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23 décembre 1913 : mort de l’écrivain et journaliste Jules CLARETIE
Administrateur général de la Comédie-Française pendant 28 ans, écrivain prolifique tenant notamment durant 35 ans une chronique consacrée aux événements rythmant la vie parisienne qu’il savait toujours émailler d’un souvenir ou d’une anecdote, Jules CLARETIE vécut en un temps où l’on pouvait encore se faire gloire, et non pas honte...
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Jean-François Champollion dit Champollion le Jeune, né le 23 décembre 1790 à Figeac (Lot) et mort le 4 mars 1832 à Paris, est un égyptologue français. Il fut le premier à déchiffrer les hiéroglyphes, il est considéré comme le père de l'égyptologie.
Il disait de lui-même : « Je suis tout à l'Égypte, elle est tout pour moi ».
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22 décembre 1905 : naissance de Pierre Brasseur à Paris, comédien français "Le quai des brumes" en 1938 - "Les enfants du paradis" en 1945 - "Mon frère Jacques" en 1961 - "Le crime ne paie pas" en 1962.. Victoires du cinéma français du meilleur acteur en 1958.
(mort le 14 août 1972)
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19 décembre 1967 : Adoption de la loi Neuwirth SUR LA CONTRACEPTION.
Déposée le 18 mai 1966 par Lucien Neuwirth, élu gaulliste de la Loire, la proposition de loi vise à autoriser l’usage des contraceptifs et notamment de la pilule, déjà légale aux États-Unis, en Australie, en Allemagne ou encore en Grande-Bretagne.
Traité de « fossoyeur de la France », de « malfaiteur public », surnommé « l’Immaculée Contraception » par un ministre, l’élu parvient toutefois à convaincre le général de Gaulle. Au printemps 1967, le premier ministre Georges Pompidou lui apprend alors que sa proposition est inscrite à l’ordre du jour parlementaire.
Une décision dont « le bénéfice électoral ira dans l’immédiat au parti de M. Neuwirth, dû le nom de celui-ci être cité demain à côté du nom des législateurs qui ont le plus contribué à ébranler la famille française, sa santé morale et sa santé physique », peut-on lire alors dans la Croix du 30 juin 1967.
« Comme l’ensemble des Français, du ministre moyen au citoyen moyen, la plupart des députés ont été mis en condition par une campagne qui dure depuis bien des années, au succès de laquelle concoururent, et une réelle conviction des partisans de la contraception, d’ailleurs justement émus par la détresse de certains foyers, et les ressources inépuisables de laboratoires pharmaceutiques pressés de se voir ouvrir tout grand le marché national » déplore encore le journaliste de la Croix ce même jour.
Après plusieurs examens et amendements, le texte est finalement adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat le 19 décembre 1967. Il prévoit que les contraceptifs seront délivrés sur ordonnances ou certificat de non-contre-indication nominatifs, limités dans le temps. Pour les mineures (la majorité est alors à 21 ans), la pilule n’est autorisée que si elles disposent de l’accord écrit d’un des parents.
Depuis Colombey-les-Deux-Églises où il est en vacances pour les fêtes de fin d’année, le général de Gaulle signe la loi le 28 décembre 1967. Mais les premiers décrets d’application ne sont finalement publiés qu’en février 1969. Un « sabotage délibéré » par la « puissance administrative », selon les termes de Lucien Neuwirth.
Il faut attendre la loi du 4 décembre 1974 de la nouvelle ministre de la santé, Simone Veil, pour que la pilule soit remboursée par la Sécurité sociale et que les Centres de planification puissent la délivrer gratuitement et anonymement à des mineures. La majorité ayant été par ailleurs abaissée à 18 ans au mois de juillet de la même année, le consentement parental est également éliminé pour celles qui ont entre 18 et 21 ans.
Depuis 1975 l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est également possible en France sous conditions et la pilule du lendemain, ou pilule de contraception d’urgence, est disponible dans les pharmacies sans prescription médicale depuis 1999.
Lucien Neuwirth décède à Paris le 26 novembre 2013, à l’âge de 89 ans.
