
Capusa
Karl Marx
5 mai 1818 à Trèves (Allemagne) - 14 mars 1883 à Londres (Angleterre)
Karl Marx est né dans une famille bourgeoise de Trèves, en Rhénanie. Il étudie la philosophie et s’imprègne de la pensée de Friedrich Hegel, à l'origine de la dialectique, un outil conceptuel dont il se servira toute sa vie.
Le jeune homme dirige à Cologne une gazette libérale. C'est le début de ses ennuis matériels. Il doit émigrer à Paris où il fait la connaissance de Bakounine et Proudhon, des théoriciens de la révolution sociale, et se lie d'amitié avec Friedrich Engels, fils de riches industriels, qui va lui permettre de se consacrer pleinement à ses travaux intellectuels.
À Bruxelles, en 1845, les deux amis publient L'Idéologie allemande où ils présentent la théorie du matérialisme historique qui voit dans l'économie le ressort unique des sociétés humaines à l'exclusion de tous les autres : les progrès humains et les changements de tous ordres trouvent leur origine dans la lutte des hommes entre eux et contre la nature, pour l'appropriation de leurs subsistances.
Marx qualifie d’«idéalistes» les penseurs qui prétendent que les hommes peuvent être mus par d'autres motivations. En 1848, il condense sa pensée dans un opuscule destiné à servir de programme à un obscur parti, la Ligue des communistes : Le Manifeste du Parti communiste. Il y prédit la fin de l'Histoire et la disparition de l'État après que le prolétariat aura abattu la bourgeoisie et mis un terme à la lutte des classes.
En 1849, le philosophe s'établit à Londres. Il rédige les statuts de l'Association internationale des travailleurs (la 1ère Internationale socialiste) et publie Le Capital, son œuvre majeure.
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4 mai 1919
Les étudiants se soulèvent à Pékin .
Le 4 mai 1919, peu après la naissance de la République chinoise, 3000 étudiants manifestent à Pékin, sur la place Tien An Men.
Ils dénoncent les « 21 conditions » présentées par le Japon à leur gouvernement, car elles tendent à une colonisation de la Chine. Ils protestent aussi contre le traité de Versailles qui livre au Japon les concessions allemandes du Chang-toung, une province du nord du pays.
Assez d'humiliations !
Guidés par de jeunes intellectuels progressistes, les étudiants dénoncent également le poids des traditions, le pouvoir des mandarins et l'oppression des femmes. Ils se montrent favorables à la modernité et aux sciences nouvelles.
L'agitation gagne les citadins et les commerçants, dans tout le pays. Elle se double d'un mouvement de boycott des produits japonais. Mais elle reste dans l'immédiat sans effet sur les Occidentaux comme sur les Japonais.
Le « Mouvement du 4-mai », ainsi baptisé par les historiens, n'en est pas moins capital car il traduit l'émergence en Chine d'une conscience patriotique opposée aux Occidentaux comme aux Japonais, et l'abolition de l'empire mandchou.
Plusieurs de ses leaders rejoignent le Parti communiste chinois dans l'espoir de régénérer la Chine. Trente ans plus tard, ils célèbreront sur la place Tien An Men le triomphe de l'insurrection communiste.
70 ans plus tard, se rappelant du « Mouvement du 4-mai », d'autres étudiants réclameront la démocratie sur la même place Tien An Men. Leur révolte finira dans un bain de sang mais débouchera paradoxalement sur une ouverture de leur pays au monde extérieur.
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3 mai 1324
Naissance des Jeux Floraux .
Près d'un siècle après la croisade contre les Albigeois qui avait mis à feu et à sang le Midi de la France, la ville de Toulouse retrouve son antique prospérité et sa joie de vivre...
Le premier concours de poésie .
Le 3 mai 1324, de riches bourgeois organisent une joute poétique entre troubadours, trouvères et ménestrels de tous pays. Ainsi naît le premier concours de poésie d'Europe, sinon du monde.
Les concurrents doivent s'exprimer en langue d'oc, la langue du Midi toulousain.
Cette langue, imprégnée de tournures latines ou romanes, se distingue de la langue du Bassin parisien, la langue d'oïl, d'où nous vient le français actuel (leur nom respectif vient de ce que oui se disait oc à Toulouse et oïl à Paris).
Pour donner corps à leur initiative, les organisateurs du concours de poésie offrent au gagnant une joya (fleur en métal précieux), en l'occurence une violette d'or. Ils donnent à leur groupe le nom de « compagnie du gai savoir ». Dans cet intitulé plein de gouaille perce déjà l'esprit de Rabelais !
Les capitouls, bourgeois qui gouvernent la ville au nom du comte de Toulouse, ajoutent un souci d'argent et une églantine d'or aux prix qui seront décernés chaque année.
Parmi les premiers lauréats, au milieu du XIVe siècle, figure Gaston III de Foix, comte de Foix-Béarn, un magnifique représentant de la chevalerie médiévale, plus connu sous le nom de Gaston Fébus !
En 1515, la compagnie prend le nom de Compagnie des Jeux Floraux. Elle se place peu après sous le patronage de Clémence Isaure, une dame du siècle précédent qui lui aurait fait don de ses biens... mais dont l'existence n'est en rien avérée.
De la langue d'oc au français
En 1694, signe des temps, la Compagnie des Jeux Floraux renonce volontairement à la langue d'oc pour le français, qui a pour lui le prestige de la cour de Versailles. Elle se place sous la protection du roi Louis XIV et prend le nom d'Académie, en référence à une Accademia romaine et sans doute aussi pour concurrencer, autant que faire se peut, la jeune Académie française.
Le jury des Jeux Floraux a fait la preuve de sa sagacité en récompensant d'une Églantine Pierre de Ronsard en 1554 et d'un lys d'or le jeune Victor Hugo (19 ans). Chateaubriand a été également couronné. Et bien sûr le poète François Fabre d'Églantine qui nous a légué le calendrier révolutionnaire et « Il pleut, il pleut, bergère... » (la deuxième partie de son nom rappelle l'églantine d'argent remportée aux Jeux Floraux et dont il était très fier !).
L'Académie des Jeux Floraux est aujourd'hui hébergée dans le somptueux hôtel d'Assézat, une demeure de style Renaissance, en pierre et en brique, bâtie à la fin du XVIe siècle par un marchand enrichi dans le commerce du pastel.
Elle poursuit dans une relative discrétion la promotion de la langue d'oc depuis qu'en 1895, le poète provençal Frédéric Mistral réintroduisit cette langue en son sein (elle est aujourd'hui faussement appelée occitan).