
Capusa
Saint Germain de Paris
Evêque (✝ 576)
Nous connaissons la vie de saint Germain par son ami saint Venance Fortunat, poète latin. Germain voit le jour près d'Autun. On raconte que sa mère ne le désirait pas et voulut se faire avorter. Elle n'y parvint pas et l'enfant vécut.
Après des études à Avallon, il est, durant quinze ans, moine dans une petite communauté locale. C'est là que l'évêque d'Autun, Agrippin, vient le chercher pour en faire un prêtre: il y a tant à faire dans ce pays des Francs si peu évangélisés. On le voit un temps abbé de Saint-Symphorien d'Autun, mais les moines ne sont pas enchantés de cet abbé qui donne leur pain aux pauvres. Le roi de Paris, Childebert, fils de Clovis et de sainte Clotilde, le découvre et se prend d'amitié pour lui. Voilà saint Germain évêque de Paris. Il s'y illustre par une série de guérisons miraculeuses ou non, par la libération systématique des prisonniers et des esclaves. Il fonde aussi l'abbaye de Sainte-Croix-Saint-Vincent qui deviendra Saint-Germain des Prés. Son action en faveur des parisiens ne s'arrêta pas avec sa mort.
Il contribue au développement du culte des saints gaulois, canalisant la dévotion du peuple vers des saints protecteurs, son prédécesseur Marcel en particulier...
D'abord abbé de Saint-Symphorien d'Autun, puis appelé au siège épiscopal de Paris, il conserva son mode de vie monastique en exerçant avec fruit sa tâche de pasteur, charitable envers les pauvres et veillant à la fondation du monastère de la Sainte-Croix, où il fut enterré et qui prit son nom.
FAE
"Alain Souchon, né Alain Kienast, est un auteur-compositeur-interprète et acteur français né à Casablanca au Maroc. Figure majeure de la chanson française depuis les années 1970, sa carrière est notamment marquée par sa collaboration avec Laurent Voulzy entamée en 1974. Il a vendu plus de 9 millions de disques . Alain Souchon est l'un des artistes les plus récompensés aux Victoires de la musique avec 10 trophées gagnés depuis 1986."
Capusa
26 mai 1986
Evasion de Michel Vaujour
Michel Vaujour, né le 16 janvier 1951 à Saint-Quentin-le-Petit (Ardennes), est un ex-braqueur français connu pour avoir reçu douze condamnations, totalisant 27 années de prison dont 17 en Quartier de Haute Sécurité ainsi que 3 années de cavale pour des faits de grand banditisme et de six évasions .
Fils de fonctionnaires de Châlons , il est abandonné à l'âge de quatre ans par ses parents et est confié à sa tante Germaine mais cette dernière meurt d'un cancer lorsqu'il a huit ans, si bien qu'il retourne vivre avec ses parents, subissant la violence de son père alcoolique .
Ouvrier d'usine et père à 18 ans, Michel Vaujour vole une voiture pour une virée et écope de trente mois de prison ferme. Il ressort de prison en décembre 1972, mais est interdit de séjour dans 21 départements pendant cinq ans. Engagé comme monteur-voltigeur dans un complexe pétrolier du port de Fos-sur-Mer, il est arrêté alors qu'il roule un jour sans permis. S'enfuyant, il est arrêté à Mâcon. Emprisonné, il s'évade une première fois, mais il est à nouveau arrêté après une tentative de cambriolage. Condamné à quatre ans dans la prison de Châlons, il s'en évade. Après plusieurs tentatives infructueuses, il a l'idée de faire un double de la clé de sa cellule. Ayant bousculé un gardien, il prend l'empreinte de la clé du trousseau avec « la cire rouge » de la croûte du Babybel, et la reproduit avec un morceau de fer travaillé à la lime et à la scie à métaux. La serrure étant à l'extérieur, il l'atteint après avoir percé avec un thermoplongeur .
En 1979, il s'évade à nouveau en prenant en otage une juge d'instruction qu'il braque avec un pistolet de savon noirci au cirage . Il entre dans le grand banditisme mais est repris fin 1981. Le 26 mai 1986, il s'évade de la prison de la Santé à bord d'un hélicoptère piloté par son épouse Nadine qui a pris, sous un faux nom, des cours dans une école de pilotage de Meythet depuis août 1985. Arrivée en haut de la cour de promenade à bord de l'Alouette , son complice y lance une housse contenant un pistolet automatique et une canne à pêche télescopique à laquelle est reliée une corde à nœuds. Vaujour et son co-détenu Pierre Hernandez escaladent un mur pour atteindre le toit de la troisième division. Vaujour s'accroche à un patin de l’hélicoptère qui repart, abandonnant sur le toit Pierre Hernandez . Cette évasion inspire le film La Fille de l'air avec Béatrice Dalle. Il est repris quelques mois plus tard au cours d'un braquage à l'issue duquel éclate une fusillade avec la police. Il est grièvement blessé d'une balle dans la tête. Quand il sort du coma, il est hémiplégique mais il réussit à retrouver l'usage de ses membres grâce au yoga.
Il est finalement libéré en 2003, après avoir passé 27 ans en prison dont 17 à l'isolement en QHS, grâce à l'obtention d'une remise de peine record de 16 années.
En 2009, il est le sujet du documentaire de Fabienne Godet intitulé Ne me libérez pas, je m'en charge (film nommé aux Césars 2010 - catégorie Meilleur Film Documentaire).
FAE
Philippe de Champaigne (suite . . .)
"Né à Bruxelles dans une famille pauvre, il est formé dès l'âge de douze ans au portrait miniature auprès de Jean de Bouillon, puis continue son apprentissage chez Michel de Bourdeaux avant d'apprendre le paysage avec le grand maître Jacques Fouquières, qui probablement le fait venir à Paris.
Il refuse d'intégrer l'atelier de Rubens à Anvers, mais souhaite visiter Rome.
Il s'arrête à Paris en 1621 et se fixe au collège de Laon, dans le Quartier latin. Il s'y lie d'amitié avec Nicolas Poussin et travaille chez le maniériste Georges Lallemant, où il pratique la peinture d'histoire. Il quitte l'atelier de Lallemant vers 1625 et commence à travailler pour son compte. Finalement il reprend l'atelier de Nicolas Duchesne, dont il a épousé la fille en 1628.
Remarqué par Marie de Médicis, il entre au service de la famille royale à partir de 1628. Ayant regagné Bruxelles il est rappelé un an plus tard par Claude Maugis, intendant des bâtiments de Marie de Médicis, pour participer à la décoration du palais du Luxembourg, dont les pièces maîtresses sont une série de grand tableaux relatant la vie de la commanditaire par Rubens. Champaigne y peint plusieurs fresques des plafonds. Il s'était déjà frotté à la théologie vivante des béguinages et se met tout de suite à l'œuvre pour répondre au projet de Marie de Médicis, qui souhaite mettre la représentation de la dévotion au service du politique."
FAE
Bonjour à tous ! 😃
Merci Mstrprf !
"John Wayne, pseudonyme de Marion Mitchell Morrison (né Marion Robert Morrison), est un acteur, réalisateur et producteur américain né à Winterset (Iowa) et mort le 11 juin 1979 à Los Angeles. Au cours de ses cinquante ans de carrière, il a joué dans près de 180 films , notamment des films policiers, des films de guerre et quelques comédies romantiques ; mais c'est dans ses nombreux westerns que John Wayne s'est réellement imposé, particulièrement sous la direction de deux réalisateurs : John Ford (La Chevauchée fantastique en 1939, Le Massacre de Fort Apache et Le Fils du désert en 1948, La Charge héroïque en 1949, Rio Grande en 1950, La Prisonnière du désert en 1956 ou encore L'Homme qui tua Liberty Valance en 1962) et Howard Hawks (La Rivière rouge en 1948, Rio Bravo en 1959, El Dorado en 1966 ou Rio Lobo en 1970). Il a tourné également plusieurs films sous la direction d'Henry Hathaway, dont Cent dollars pour un shérif en 1969, qui lui valut en 1970 l'Oscar du meilleur acteur (l'unique Oscar de sa carrière). En 1960, il passe derrière la caméra pour réaliser une fresque historique d'envergure, Alamo, relatant les derniers jours de Davy Crockett et ses compagnons lors de la guerre d'indépendance du Texas."
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Capusa
25 mai 1720
Le retour de la peste à Marseille .
Le 25 mai 1720, le Grand-Saint-Antoine entre dans le port de Marseille avec un passager clandestin venu de Syrie, le bacille de la peste. A bord, une dizaine de personnes ont déjà succombé au mal.
Les propriétaires du navire, discrètement prévenus par le capitaine, font jouer leurs relations pour éviter une quarantaine brutale qui empêcherait le débarquement de la cargaison.
Les médecins du port prennent l'affaire avec détachement et décident une quarantaine «douce» : les marins sont débarqués et enfermés dans un dispensaire. Mais les hommes, une fois à terre, n'entendent plus s'occuper de leur linge sale. Ils en font des ballots qu'ils confient à des lavandières...
Le 20 juin, une lavandière meurt après quelques jours d'agonie sans que quiconque prenne garde au «charbon» apparu sur ses lèvres. C'est seulement le 9 juillet, après quelques autres décès, que deux médecins venus au chevet d'un adolescent donnent enfin l'alerte. La peste !
L'épidémie va bientôt faire un millier de morts par jour dans la ville. L'évêque, Monseigneur Belsunce, parcourt les rues au mépris de la mort, assiste et secourt les malades. Le chevalier Roze libère des bagnards et, avec eux, incinère les cadavres qui par milliers pourrissent dans les rues. Tâche indispensable et ô combien dangereuse ! Sur 200 forçats, 12 sont encore en vie cinq jours plus tard.
En deux mois, Marseille va perdre la moitié de ses 100 000 habitants et la peste va tuer dans l'ensemble de la région pas moins de 220 000 personnes...
Capusa
FAE a écrit :
On a envie de lire la suite : la « Marche rouge ». . .
La marche rouge
En mai 1750, de violentes émeutes éclatèrent à Paris à la suite d’une ordonnance prise par le lieutenant général de police à l’automne 1749 concernant la répression du vagabondage. Des exempts (policiers) déguisés commencèrent à arrêter des enfants qu’ils conduisaient au Châtelet, au For-l'Évêque, à l’hôpital Saint-Louis ou à l’Hôpital général.
Les arrestations de mendiants et vagabonds étaient très impopulaires, et les policiers se heurtaient à la résistance de la population qui, souvent, venait en aide aux gens arrêtés[1]. Mais, quand ils s’en prirent à des enfants jouant dans la rue ou simplement se promenant ou faisant des courses, les parents se soulevèrent et plusieurs émeutes très graves éclatèrent.
Le vendredi 22 mai 1750, au carrefour de la Croix-Rouge, rive gauche dans le faubourg Saint-Germain, des centaines d’émeutiers assiégèrent une rôtisserie où s’était réfugié un policier. Il y eut deux morts.
Le même jour, porte Saint-Denis, une émeute éclata qui se termina par le siège d’un commissariat et la mort de plusieurs émeutiers et policiers. L’après-midi, la traque d’un soldat soupçonné de vouloir enlever un petit garçon se termina rue de la Calandre, à deux pas du palais de justice, par une émeute sanglante qui opposa plusieurs milliers de manifestants et des escouades du guet réfugiées dans un commissariat assiégé. À la nuit tombée, des émeutiers tentèrent de prendre d’assaut une armurerie sur le pont Saint-Michel. Cette émeute se termina sans trop de dommage.
Le samedi 23 mai, rue Saint-Honoré, des milliers de manifestants poursuivirent et massacrèrent une mouche de la police qu’on avait vu tenter de prendre une petite fille au marché le matin. Après avoir lapidé un commissariat et tenu en échec plusieurs escouades du guet, les manifestants, principalement des ouvriers et artisans, hommes et femmes, tentèrent de clouer le cadavre du policier sur la porte du lieutenant général de police. Celui-ci dut s’échapper de son domicile avec femme et enfant en escaladant le mur de son hôtel avant que les émeutiers n’y pénètrent de force.
Le marquis d’Argenson rapporte dans son journal qu’on raconta au roi qu’il était visé par les émeutes, ce qui ne se vérifia pas. Mais il en fut tellement ulcéré qu’il décida de ce jour de ne plus passer par Paris en se rendant à Saint-Denis, et fit construire une route traversant le village de Saint-Ouen qu’on appela « la Route de la Révolte ».
Saisi de l’instruction et du procès qui suivirent, le Parlement de Paris condamna trois émeutiers à être pendus, et les agents de police à trois livres d’amende.
Marion Sigaut lie l’affaire des enlèvements d’enfants au scandale de l’Hôpital général, où auraient été enfermés de nombreux enfants enlevés, et met en avant le soupçon d’un vaste réseau de trafic d’enfants dont l’Hôpital général aurait été le centre.
De son côté, Leslie Choquette signale des émeutes à Paris non seulement en 1750, mais aussi en 1720 et en 1769, en réponse à l’arrestation par la police de vagabonds et de mendiants destinés à être envoyés aux colonies ; la plupart des détenus sont des hommes, entre 13 et 25 ans, apprentis ou travailleurs sans spécialité. Quant aux émeutiers, ils comprennent des apprentis, des compagnons, des marchands de rue, des cireurs de chaussures, des porteurs d’eau, des livreurs de charbon, des miliciens et des mendiants[2].