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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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FAE

31 mai 2021 09:12

31 mai 1819 du poète Walt Whitman
+ États-Unis • 1892

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FAE

31 mai 2021 08:55

"Sandrine Bonnaire, née le 31 mai 1967 à Gannat dans l'Allier est une actrice, réalisatrice et scénariste française. César du meilleur espoir féminin en 1984, elle remporte en 1986 le César de la meilleure actrice pour son rôle dans Sans toit ni loi et, en 1995, la coupe Volpi de la meilleure actrice à la Mostra de Venise pour La Cérémonie."

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31 mai 2021 08:36

Bonjour et bonne semaine à tous 😀 !
Merci les amis ! ☺

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Capusa

31 mai 2021 08:22

31 mai 1859

Big Ben sonne pour la première fois.

Un incendie dévaste une partie du bâtiment du Parlement en 1834. À la suite de cet événement, une commission est mise en place pour choisir le nouveau style de l'édifice. Le plan qui remporte ce grand concours est celui de Charles Barry, qui prévoit entre autres d’y intégrer un clocher.

La première cloche est fabriquée en 1856. Pour pouvoir la transporter jusqu’à la tour de l’horloge, elle est installée sur un chariot tiré par 16 chevaux. Elle se fend quelques mois après son installation, une deuxième cloche est alors moulée à la fonderie de Whitechapel le 10 avril 1858. En octobre de la même année, la cloche est déplacée de 61 mètres jusqu’au beffroi du clocher en 18 heures. Le 31 mai 1859, la célèbre horloge entre en service.

La fréquence du balancier est réglé à 2 cinquièmes de seconde près par jour, par l'ajout (pour accélérer) ou le retrait (pour ralentir) d'anciennes pièces de 1 penny datant de l'époque où le système monétaire britannique n'était pas décimal.

Le son de la cloche « Big Ben » est dû au fait que celle-ci s'est aussi fissurée en 1859, à peine deux mois après son installation officielle, ce qui lui donne une tonalité très distinctive. Pour des raisons techniques, la cloche est orientée de manière que le marteau ne frappe pas à l'endroit de la fissure.

Le célèbre air du carillon qui marque l'heure est appelé Westminster Quarters. La mélodie est constituée de cinq permutations de quatre notes dans la tonalité de mi majeur : si, mi, fa♯, sol♯[5].

La première émission radio de la BBC du carillon de Big Ben date du 31 décembre 1923.

À trois occasions, la cloche Big Ben a été sonnée pour le deuil national, aux obsèques nationales ; 68 fois pour les funérailles d'Édouard VII en 1910, 70 fois pour celles de George V en 1936, et 56 fois pour celles de George VI en 1952. Chaque son de la cloche représente un an de leurs vies.

La tour horloge est devenue la « Tour Élisabeth », en hommage à la reine Élisabeth II, pour son jubilé de diamant.

Big Ben aujourd'hui .

Depuis 1859, ce sont les cloches de Big Ben qui, à 00h00 le 1er janvier, annoncent dans tous les foyers anglais le début de la nouvelle année. Le son est retransmis sur toutes les chaînes de télévision et de radio du pays.

John Burland, professeur et directeur de recherche à l'Imperial College London, a rapporté au Sunday Telegraph que la tour s'enfonçait dans le sol de manière inégale, penchant de plus en plus en direction du nord-ouest, cette tendance s'étant accélérée depuis 2003.

Les carillons de Big Ben et les autres cloches sont diffusés quotidiennement sur BBC Radio 4, une des stations de radio les plus écoutées en Grande-Bretagne, à 6 h du soir et à minuit (ainsi que 10 h du soir le dimanche), en prélude au programme d'information.

Depuis le 21 août 2017, la tour est en rénovation jusqu'en 2021. Sauf quelques rares exceptions, la cloche ne devrait plus sonner avant la fin des travaux. Cette décision divise néanmoins la population et les députés britanniques ; selon la Première ministre Theresa May, « il n’est pas raisonnable que Big Ben soit réduite au silence pendant quatre ans ».

La dernière date de fermeture était 1983-1985 et 1987 pour une maintenance. La cloche a été démontée et la tour est entièrement rénovée. Sa réouverture n’est pas prévue avant courant 2021. Pendant les travaux, les horloges continueront de fonctionner grâce à un mécanisme électronique. Donc, les aiguilles ne cesseront jamais d’indiquer la bonne heure avec leur légendaire ponctualité. La visite de l’intérieur de Big Ben n’est autorisée qu’aux résidents du Royaume-Uni, sur rendez-vous. Ils doivent en faire la demande plusieurs mois à l’avance et par écrit, auprès du Parlement. Cette visite n’est pas autorisée aux enfants de moins de 11 ans.

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31 mai 2021 04:44

31 mai 1967 :
Naissance de l’ actrice Sandrine Bonnaire

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FAE

30 mai 2021 23:06

"Clint Eastwood, né l à San Francisco, est un acteur, réalisateur, compositeur et producteur de cinéma américain. Autodidacte, il entre grâce à des amis au studio Universal où il interprète d’abord de petits rôles dans des séries B, puis l’un des rôles phares d'une longue série, Rawhide. Il est alors remarqué par Sergio Leone qui l’embauche pour la Trilogie du dollar (Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand). Devenu célèbre, il interprète de nombreux rôles, d’abord pour Universal, puis pour Warner Bros., notamment celui de l'inspecteur Harry dans les films Dirty Harry (1971-1988). En 1968, il devient producteur avec la création de la société Malpaso et réalise son premier film en 1971, avec Un frisson dans la nuit. Aujourd'hui, avec plus de trente-cinq films à son actif, parmi lesquels Impitoyable, Un monde parfait, Sur la route de Madison ou encore Mystic River et plus récemment Million Dollar Baby, Gran Torino, American Sniper, Sully et La Mule, Clint Eastwood figure parmi les cinéastes les plus reconnus au monde. D'abord connu pour ses rôles d'antihéros volontiers redresseur de torts et tragiques, dans des films d'action violents ou des westerns tels que L'Homme des Hautes Plaines ou encore Pale Rider, il a ensuite endossé des rôles plus touchants dans des films empreints d'un certain classicisme, influencés par le cinéma de John Ford et de Howard Hawks. Il est également connu pour ses comédies telles que Doux, dur et dingue et Ça va cogner. De par sa longévité, sa richesse et ses nombreux succès, tant critiques que commerciaux, cette double carrière d'acteur et de réalisateur fait de Clint Eastwood une figure légendaire du cinéma, aussi bien au niveau américain qu'à l'international. Il a ainsi été récompensé à de nombreuses reprises, remportant notamment quatre Oscars, cinq Golden Globes, trois Césars et la Palme d'honneur au Festival de Cannes en 2009."

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FAE

30 mai 2021 21:43

31 mai 1930 : naissance de Clint Eastwood.

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30 mai 2021 14:14

Merci à tous. Je vous lis avec passion. 😃

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Capusa

30 mai 2021 09:36

30 mai 1854

Création du bagne de Cayenne, en Guyane .

Le 30 mai 1854, sous le Second Empire, une loi relative aux travaux forcés officialise la création du bagne de Cayenne, en Guyane. L'objectif est de remplacer les bagnes des ports métropolitains, Rochefort, Brest et Toulon, mais aussi de peupler la colonie.



La « terre de la Grande Punition »

Dès la Révolution, Cayenne a accueilli des proscrits royalistes arrêtés à la suite du coup d'État du 18 Fructidor (4 septembre 1797). 65 députés et 35 journalistes furent ainsi condamnés à la « guillotine sèche ». À la suite du coup d'État de Napoléon III, la Guyane reçut encore trois mille prisonniers.

À partir de 1854, les bagnards, dits « transportés », sont astreints à des travaux forcés et parqués dans différents camps, à Cayenne mais aussi à Saint-Laurent-du Moroni, Sinnamary ou encore aux îles du Salut. Selon le principe du « doublage », les survivants ont l'obligation de résider dans la colonie pendant autant de temps qu'ils y ont été incarcérés, voire toute leur vie si leur peine est supérieure à huit ans. Ils reçoivent pour leur subsistance un lot de terres.

L'administration pénitentiaire espère de la sorte contribuer à la mise en valeur de la colonie, comme avec les convicts anglais en Australie. Mais sous le climat tropical, dans une nature profondément hostile, avec des hommes détruits par la brutalité de leur détention, cette tentative se solde par un échec total. En 1867, du fait d'une trop grande mortalité parmi les Européens, le bagne est réservé aux condamnés des colonies.

Les condamnés de la métropole sont alors dirigés vers le bagne de Nouvelle-Calédonie, ouvert en 1864, dix ans après Cayenne, suivant un décret signé par Napoléon III le 2 septembre 1863. Il va accueillir 22 000 « transportés » jusqu'à sa suppression en 1887, en raison de conditions de détention jugées trop... douces. Il s'agit de condamnés de droit commun mais aussi politiques. De 1872 à 1878, vingt-deux navires vont ainsi amener sur l'île près de 4 500 Communards, dont l'institutrice Louise Michel, et 90 déportés kabyles coupables de s'être rebellés contre la République en 1871.

En 1887, les condamnés européens retrouvent donc le chemin de Cayenne.

La loi de relégation du 27 mai 1885 astreint à résidence en Guyane les condamnés récidivistes et certains petits délinquants. Certains de ces « relégués » sont astreints au travail forcé, d'autres simplement détenus. Parmi eux, le capitaine Alfred Dreyfus, incarcéré de mars 1898 à juin 1899 sur l'île du Diable, l'une des trois îles du Salut.

Le bagne sort avec lui de l'anonymat, et un peu plus tard, dans les années 1920, le journaliste Albert Londres va dénoncer avec brio les conditions d'incarcération. « Ici, morts vivants, dans des cercueils - je veux dire des cellules -, des hommes expient, solitairement », écrit-il devant des cachots de quatre mètres carrés.

Le 17 juin 1938, Gaston Monnerville, petit-fils d'esclave guyanais devenu sous-secrétaire d'État aux Colonies, fait voter une loi prévoyant enfin la suppression du bagne de Cayenne. Celle-ci ne deviendra effective qu'en 1946, quand la colonie sera érigée en département d'outre-mer.

Au total, la Guyane aura accueilli 52 000 « transportés » et 16 000 « relégués » ; la Nouvelle-Calédonie, 20 000 « transportés » et 10 000 « transportés ».



La Guyane, terre de tous les mirages .

La Guyane est la seule dépendance d'outre-mer avec des frontières terrestres (à part l'île antillaise de Saint-Martin, partagée entre la France et les Pays-Bas). Grande comme le Massif central (83 000 km2) et peuplée de seulement 250 000 habitants (2017), c'est un pan de l'immense massif forestier amazonien.

Des marins normands abordent le rivage vers 1637 et l'amiral Jean d'Estrées occupe en 1676 la presqu'île de Cayenne, capitale de la région. Sur le littoral s'installent quelques plantations esclavagistes semblables à celles des Antilles.

Au siècle suivant, en 1763, le gouvernement de Louis XV tente de mettre en valeur cette région inhospitalière, aussi appelée « France équinoxiale », de la même façon qu'il a tenté de coloniser la Louisiane. Autour de Kourou, il lance des travaux de drainage à la façon des voisins hollandais et fait venir des paysans européens de toutes origines. Total échec.

Revendiquée par les Hollandais, les Anglais et les Portugais, la Guyane est définitivement attribuée à la France en 1817, sur une décision du congrès de Vienne. Comme tous les habitants des « vieilles colonies » héritées de l'Ancien Régime, les Guyanais reçoivent la citoyenneté française et le droit de vote en avril 1848, en même temps qu'est aboli l'esclavage.

Victime de la mauvaise image colportée par les bagnes, la Guyane sort à nouveau de l'anonymat en 1964, quand le général de Gaulle décide d'implanter une base de lancement de fusées à Kourou, près de l'Équateur et donc à une latitude idéale pour les vols spatiaux. Le Centre Spatial Guyanais, utilisé par tous les opérateurs européens et même russes, fait aujourd'hui la fierté du département sans pour autant nourrir sa prospérité. Son personnel essentiellement européen vit en vase clos, à l'écart de la population métissée et de ses problèmes.

Cette population endure tous les maux imaginables : violence, immigration clandestine, alcoolisme, manque d'éducation, illettrisme, absence de travail productif, corruption des élus, misère (PIB/habitant en 2017 : 16 000 euros au lieu de 32 000 pour la France). Elle parle une trentaine de langues et dialectes, notamment créoles, amérindiennes ou caribéennes. Elle perçoit comme des colons les jeunes métropolitains de passage, qui viennent les éduquer et les encadrer... avec à la clé de très généreuses primes.

Même la nature se rebelle. La forêt tropicale mérite ici plus qu'ailleurs le surnom d'« enfer vert » avec ses moustiques vecteurs de maladies (malaria, chikungunya...) et surtout la pollution des cours d'eau au mercure, due à l'orpaillage clandestin. Les Amérindiens en font les frais... tout comme les gendarmes qui affrontent périodiquement des orpailleurs lourdement armés, au péril de leur vie et loin des caméras.

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FAE

30 mai 2021 06:33

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
Merci, trice, très intéressant !

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30 mai 2021 04:24

30 mai 1963 :
Naissance de la journaliste Elise Lucet.

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FAE

29 mai 2021 10:15
FAE a écrit :
Erratum : Je viens de lire une autre date de naissance :
"Bernard Clavel, né le 29 mai 1923 à Lons-le-Saunier, mort le 5 octobre 2010 à Chambéry (Savoie), et inhumé à Frontenay (Jura), est un écrivain français principalement connu pour ses romans, mais qui s'est aussi adonné à l'écriture d'essais, de poèmes et de nombreux contes pour la jeunesse. Né dans une famille modeste, il devient apprenti pâtissier à 14 ans et se forme en autodidacte en exerçant différents métiers avant de devenir journaliste dans les années 1950. Son premier roman L'Ouvrier de la nuit, publié en 1956, marque le début d'une production importante de près d'une centaine de titres avec des œuvres pour la jeunesse et de très nombreux romans, parfois constitués en sagas comme La Grande Patience (4 volumes – 1962/1968), Les Colonnes du ciel (5 volumes - 1976/1981) et Le Royaume du Nord (6 volumes 1983/1989) ."

Passionnant ! Merci Capusa !

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Capusa

29 mai 2021 09:04

Louise Michel


Née au château de Vroncourt en Haute-Marne le 29 mai 1830, Louise Michel, parfois appelée Clémence-Louise Michel, est la fille naturelle de la servante Marie-Anne Michel et d'un père inconnu, vraisemblablement le fils du châtelain Laurent Demahis .
À la suite de sa naissance, Laurent Demahis est éloigné du château, tandis que Louise y est élevée, près de sa mère, et dans la famille des parents de Laurent Demahis, qu’elle appelle ses grands-parents. Jusqu'à ses 20 ans, Louise porte le patronyme de son grand-père Étienne-Charles Demahis (1762-1845), qui fut sous l'Ancien régime avocat au Parlement de Paris et descendait d'une famille de la noblesse de robe (de Mahis) remontant au xviie siècle. Il lui donne le goût d'une culture classique où domine l'héritage des Lumières, notamment Voltaire et Jean-Jacques Roussea. Elle reçoit une instruction solide, une éducation libérale et semble avoir été heureuse, faisant preuve, très jeune, d'un tempérament altruiste.

En 1850, la mort des grands-parents Demahis marque la fin de son appartenance au milieu social aisé de ses protecteurs. Dotées par eux d'un petit pécule, Louise et sa mère doivent quitter le château de Vroncourt, mis en vente par la veuve et les enfants légitimes de Laurent Demahis. Jusqu'alors connue à Vroncourt comme Mademoiselle Demahis, Louise doit abandonner ce nom pour prendre celui de sa mère.

À partir de 1851, elle poursuit des études à Chaumont (Haute-Marne) où elle obtient le brevet de capacité permettant d’exercer la profession de « sous-maîtresse » (on dirait institutrice aujourd'hui). Refusant de prêter serment à Napoléon III, ce qui est nécessaire pour être institutrice, en septembre 1852, à 22 ans, elle crée une école libre à Audeloncourt (Haute-Marne) où elle enseigne durant une année avant de se rendre à Paris. Fin 1854, elle ouvre une école à Clefmont (Haute-Marne) et n'enseigne, là aussi, que durant une année. Puis en ouvre une à Millières (Haute-Marne) en 1855 .




Institutrice écrivaine .

En 1856, elle quitte la Haute-Marne pour Paris. Commence alors pour elle une période d’intense activité enseignante, de tentative littéraire et de formation militante.

Pendant les quinze ans qui suivent, elle poursuit avec passion son activité d'enseignante. Elle trouve à son arrivée une place de sous-maîtresse dans le 10e arrondissement, rue du Château-d'Eau, dans la pension de Madame Voillier, avec laquelle elle entretient des rapports quasi filiaux[3]. En 1865, elle ouvre un externat au 24 rue Houdon, puis un autre cours rue Oudot en 1868.

Pour préparer les épreuves du baccalauréat, elle suit les cours d'instruction populaire de la rue Hautefeuille, dirigés par les républicains Jules Favre et Eugène Pelletan, qui élargissent son horizon politique. De plus, elle écrit des poèmes sous le pseudonyme d'Enjolras, devient sociétaire de l'Union des poètes en 1862, et aurait probablement aimé vivre de sa plume, si les temps le lui avaient permis. Elle entretient une correspondance, commencée en 1850, avec Victor Hugo, l'écrivain et le républicain le plus célèbre et le plus respecté de l'époque, et lui adresse quelques poèmes. Louise est entièrement sous le charme. Elle vient le voir à son retour à Paris après la chute de l'Empire. Il interviendra pour elle en janvier 1871, la dépeignant telle « Judith la sombre Juive » et « Aria la Romaine » dans son poème Viro Major, femmes aux destins exceptionnels et tragiques, et la défendra pendant sa déportation. Leur correspondance durera jusqu'en 1879.

Militante révolutionnaire .

Progressivement introduite dans les milieux révolutionnaires à la fin de l'Empire, elle rencontre Jules Vallès, Eugène Varlin, Raoul Rigault et Émile Eudes, et collabore à des journaux d’opposition comme Le Cri du peuple. En 1869, elle est secrétaire de la Société démocratique de moralisation, ayant pour but d’aider les ouvrières. À cette époque, Louise Michel est blanquiste, c’est-à-dire adepte du mouvement révolutionnaire et républicain socialiste fondé par Auguste Blanqui.

En août 1870, à 40 ans, en pleine guerre franco-prussienne, elle manifeste contre l'arrestation des blanquistes Eudes et Brideau. En septembre, après la chute du Second Empire, elle participe au Comité de vigilance des citoyennes du 18e arrondissement de Paris, dont elle est élue présidente le 1er novembre ; elle rencontre Théophile Ferré, frère de Marie Ferré, dont elle tombe passionnément amoureuse. Dans Paris affamé par le siège, elle crée une cantine pour ses élèves.


Lorsque les manifestations pour créer une Commune révolutionnaire commencent, en janvier 1871, membre du Comité de vigilance de Montmartre aux côtés de Paule Minck, Anna Jaclard et Sophie Poirier, Louise Michel est très active. Selon une anecdote fameuse, le 22 janvier 1871, en habit de garde nationale, elle fait feu sur l'Hôtel-de-Ville lors d'une manifestation réprimée dans le sang par le général Vinoy. Propagandiste, garde au 61e bataillon de Montmartre, ambulancière, et combattante, elle anime aussi le Club de la Révolution à l'église Saint-Bernard de la Chapelle. Les 17 et 18 mars, elle participe activement, armée, à l'affaire des canons de la garde nationale sur la butte Montmartre. On assiste à d’étonnantes manifestations : femmes, enfants, gardes fédérés entourent les soldats qui fraternisent avec cette foule joyeuse et pacifique. Elle rencontre Georges Clemenceau, maire de Montmartre qui tente alors une médiation. Louise Michel fait alors partie de l’aile révolutionnaire la plus radicale aux côtés des anarchistes, et pense qu’il faut poursuivre l’offensive sur Versailles pour dissoudre le gouvernement d’Adolphe Thiers, qui n’a alors que peu de troupes. Elle est même volontaire pour se rendre seule à Versailles et tuer Thiers. Elle n’est pas suivie et le projet avorte.



En avril-mai, lors des assauts versaillais contre la Commune, elle participe aux batailles de Clamart, Issy-les-Moulineaux et Neuilly. Elle fait partie du 61e bataillon de marche de Montmartre et sert également comme ambulancière. Sa bravoure est mentionnée dans le Journal officiel du 10 avril. Lors de la Semaine sanglante en mai, elle participe au combat de rue au cimetière de Montmartre puis sur la barricade de Clignancourt. Le 24 mai, pour faire libérer sa mère, elle se rend. Louise Michel est détenue au camp de Satory près de Versailles, puis à la prison des Chantiers à Versailles et, à partir du 15 juin, à la maison de correction de Versailles. Elle assiste alors aux exécutions et voit mourir ses amis, parmi lesquels son ami Théophile Ferré (exécuté avec l’ancien ministre de la Guerre de la Commune, Louis Rossel), auquel elle fait parvenir un poème d’adieu : Les Œillets rouges.



Le 28 juin, elle est interrogée pour la première fois par le conseil de guerre. Louise Michel déclare devant ses juges :

« Ce que je réclame de vous, c'est le poteau de Satory où, déjà, sont tombés nos frères ; il faut me retrancher de la société. On vous dit de le faire. Eh bien, on a raison. Puisqu'il semble que tout cœur qui bat pour la liberté n'a droit aujourd'hui qu'à un peu de plomb, j'en réclame ma part, moi ! »

Elle revendique les crimes et délits dont on l'accuse et réclame la mort au tribunal (« Si vous n'êtes pas des lâches, tuez-moi ») alors que la plupart des accusés cherchent à sauver leur tête en minimisant leur action. Le lendemain, elle fait la une de tous les journaux. En hommage, Victor Hugo lui dédie un poème intitulé Viro Major, qui jouera un grand rôle dans sa postérité. Le 19 septembre, elle est transférée à la prison d'Arras, où elle écrit une lettre à l'abbé Folley le 13 novembre. Ramenée à Versailles le 29 novembre, elle est condamnée par le conseil de guerre à la déportation à vie dans une enceinte fortifiée le 16 décembre. Elle refuse de faire appel et est transférée à l'abbaye d'Auberive (transformée en prison) le 21 décembre 1871, où elle reste jusqu'au 24 août 1873. C’est le temps où la presse versaillaise la nomme « la Louve avide de sang » ou « la Bonne Louise ».

Déportation.

Embarquée, à Saint-Martin-de-Ré, sur le Virginie le 9 août 1873 pour être déportée en Nouvelle-Calédonie, Louise Michel arrive sur l’île après quatre mois de voyage le 8 décembre et est débarquée à la presqu'île de Ducos le 13 décembre. À bord, elle fait la connaissance de Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel, elle aussi grande animatrice de la Commune ; c’est sans doute au contact de cette dernière que Louise Michel devient anarchiste. Elle reste sept années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d’un autre régime que celui des hommes ou d'une grâce individuelle.


Louise Michel à Nouméa.

Elle crée le journal Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie. Elle apprend une langue canaque et traduit dans une langue poétique plusieurs des mythes fondateurs des Kanaks, dont un mythe portant sur le déluge. Elle édite en 1885 Légendes et chansons de gestes canaques . S'intéressant aux langues kanaks et, dans sa recherche de ce que pourrait être une langue universelle, à la langue pidgin qu'est le bichelamar, elle cherche à instruire les autochtones kanaks et, contrairement à certains communards qui s’associent à leur répression, elle prend leur défense lors de leur révolte de 1878. Elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés (notamment des Algériens de Nouvelle-Calédonie), de gardiens, puis dans les écoles de filles. Elle instruit les Canaques adultes le dimanche, inventant toute une pédagogie adaptée à leurs concepts et leur expérience.

Par décision du 8 mai 1879, sa peine est commuée en déportation simple, peine commuée à 10 ans de bannissement à partir du 3 juin 1879 avant une remise du reste sa peine par décision du 16 décembre 1879.

Clemenceau, qui lui vouait une grande admiration, continuait de lui écrire durant sa déportation et lui adressait des mandats.


De retour à Paris le 9 novembre 1880, après avoir débarqué dans le port de Dieppe (plaque commémorative près du port de plaisance, quai Henri-IV), elle est chaleureusement accueillie par la foule qui l'acclame aux cris de « Vive Louise Michel ! Vive la Commune ! À bas les assassins ! ». À Paris, ce sont près de 10 000 personnes qui viennent l'acclamer à la gare Saint-Lazare. Elle y reprend son infatigable activité militante, donnant de nombreuses conférences, intervenant dans les réunions politiques. Deux mois après son retour, elle commence à faire publier sous forme de roman-feuilleton son ouvrage La Misère, qui remporte un vif succès.

Elle se réclame jusqu’à sa mort du mouvement anarchiste. C’est le 18 mars 1882, lors d’un meeting salle Favié à Paris, que Louise Michel, désirant se dissocier des socialistes autoritaires et parlementaires, se prononce sans ambigüité pour l’adoption du drapeau noir par les anarchistes (socialistes libertaires) : « Plus de drapeau rouge mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions. »

Ce nouvel engagement est bientôt concrétisé par l’action : le 9 mars 1883, elle mène aux Invalides, avec Émile Pouget, une manifestation au nom des « sans-travail » qui dégénère rapidement en pillages de trois boulangeries et en affrontement avec les forces de l'ordre. Louise, qui se rend aux autorités quelques semaines plus tard, est condamnée en juin à six ans de prison assortis de dix années de surveillance de haute police, pour « excitation au pillage ». Elle est libérée au bout de trois sur intervention de Clemenceau, pour revoir sa mère sur le point de mourir. Pourtant dès août, elle est de nouveau emprisonnée pour quatre mois à cause d'un discours prononcé en faveur des mineurs de Decazeville, aux côtés de Jules Guesde, Paul Lafargue et Paul Susini. Refusant de faire appel, elle est finalement relâchée en novembre à la suite d'une remise de peine.


Attentat contre Louise Michel en 1888.

En janvier 1887, elle se prononce contre la peine de mort, en réaction à la peine capitale à laquelle vient d'être condamné son ami Duval. Le 22 janvier 1888, après avoir prononcé dans l'après-midi un discours au théâtre de la Gaîté du Havre, elle est attaquée dans la soirée à la salle de l'Élysée par le « chouan » Pierre Lucas, qui tire sur elle deux coups de pistolet ; blessée à la tête, elle refuse de porter plainte contre son agresseur. Une des balles lui érafle le lobe de l'oreille et l'autre se loge dans son crâne ; on ne parvient pas à l'extraire et elle y demeurera jusqu'à la mort de Louise Michel, dix-sept ans plus tard.

Elle est présente aux côtés de Charles Malato le 9 août 1888 au cours d’un meeting en pleine grève des terrassiers au cours duquel, Joseph Tortelier prend la parole devant 400 personnes :

« Ce n’est que par la grève universelle que l’ouvrier créera une société nouvelle, dans laquelle on ne trouvera plus de tyrans. »

En avril 1890, Louise Michel est arrêtée à la suite d'un discours qu'elle a prononcé à Saint-Étienne et en raison de sa participation à un meeting qui a entraîné de violentes manifestations à Vienne. Un mois plus tard, elle refuse sa mise en liberté provisoire, car ses coïnculpés restent en prison. Elle finit par tout casser dans sa cellule, un médecin demande alors son internement comme « folle ». Le gouvernement, qui craint l'hostilité de la presse, s'y oppose. Elle a alors 60 ans. Finalement, elle est libérée et quitte Vienne pour Paris le 4 juin. En juillet, Louise se réfugie à Londres où elle gère une école libertaire pendant quelques années. À son retour le 13 novembre 1895, elle est accueillie par une manifestation de sympathie à la gare Saint-Lazare. Résolument antimilitariste, elle ne prend que modérément part à l’agitation provoquée par l’affaire Dreyfus - elle veut protéger le « frère » Henri Rochefort, polémiste antisémite et résolument anti-dreyfusard.





Pendant les dix dernières années de sa vie, Louise Michel, devenue une grande figure révolutionnaire et anarchiste, multiplie les conférences à Paris et en province, accompagnées d'actions militantes, et ce, malgré sa fatigue ; en alternance, elle effectue des séjours à Londres en compagnie d'amis. En 1895, elle fonde le journal Le Libertaire en compagnie de Sébastien Faure. Le 27 juillet 1896, elle assiste à Londres au congrès international socialiste des travailleurs et des chambres syndicales ouvrières.

Quelques mois avant sa mort, d'octobre à décembre 1904, Louise Michel alors âgée de 74 ans, se rend en Algérie avec Ernest Girault pour une tournée de conférences.

Elle meurt, le 9 janvier 1905, à Marseille à l’hôtel de l’Oasis au boulevard Dugommier. Après une série de conférences données dans les Alpes, elle prend froid à Sisteron, ce qui aggrave la bronchite chronique dont elle souffre depuis des années. Le Dr Berthelot de Toulon juge son état alarmant et le Dr Dufour de Marseille conclut à une pneumonie. Le matin du 22 janvier, ses funérailles drainent à Paris une foule de plusieurs milliers de personnes.

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29 mai 2021 07:08

John Fitzgerald Kennedy est né aux États-Unis le 29 mai 1917.
+ 1963

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29 mai 2021 06:10

Erratum : Je viens de lire une autre date de naissance :
"Bernard Clavel, né le 29 mai 1923 à Lons-le-Saunier, mort le 5 octobre 2010 à Chambéry (Savoie), et inhumé à Frontenay (Jura), est un écrivain français principalement connu pour ses romans, mais qui s'est aussi adonné à l'écriture d'essais, de poèmes et de nombreux contes pour la jeunesse. Né dans une famille modeste, il devient apprenti pâtissier à 14 ans et se forme en autodidacte en exerçant différents métiers avant de devenir journaliste dans les années 1950. Son premier roman L'Ouvrier de la nuit, publié en 1956, marque le début d'une production importante de près d'une centaine de titres avec des œuvres pour la jeunesse et de très nombreux romans, parfois constitués en sagas comme La Grande Patience (4 volumes – 1962/1968), Les Colonnes du ciel (5 volumes - 1976/1981) et Le Royaume du Nord (6 volumes 1983/1989) ."

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