
FAE
"Né à Paris, Claude Chabrol fréquente très tôt les salles de cinéma de la capitale. Après la Libération, et des études de lettres, de droit et de pharmacie, il devient attaché de presse à la Fox. Il écrit aussi des critiques de cinéma pour la revue "Les Cahiers du cinéma", aux côtés de François Truffaut et de Jacques Rivette notamment. En 1957, son épouse fait un coquet héritage qui lui permet de monter sa maison de production. Il débute en 1956 en produisant un court-métrage de Jacques Rivette "Le Coup du berger". Puis il tourne son premier film, "Le Beau Serge", avec Jean-Claude Brialy. Il enchaîne avec "Les Cousins". Ces deux films marquent le début de la Nouvelle Vague. Dans les années 70, il réalise "La Femme infidèle", "Le Boucher", "Juste avant la nuit", "Les Biches" : autant de films qui critiquent la bourgeoisie de l'époque. En 1972, "Docteur Popaul", avec Belmondo, est l'un de ses plus gros succès. En 1978, sa rencontre avec Isabelle Huppert est décisive. Il la fait tourner dans de nombreux films comme "Violette Noziere" puis, en 1988, dans "Une affaire de femmes" ou "Merci pour le chocolat", en 2000. Dans les années 80, il fait aussi tourner les grandes stars de l'époque comme Serrault, Poiret ou Noiret. [...] Il est mort le 12 septembre 2010."
FAE
23 juin : fête nationale au Luxembourg :
"La fête nationale au Luxembourg a été instaurée pour célébrer l'anniversaire du Grand-Duc, en commençant par l'anniversaire de la Grande-Duchesse Charlotte, qui tombait sur le 23 janvier. Comme la date de son anniversaire tombait en hiver, les célébrations ont été reportées à une date ultérieure, le 23 juin. La date a été maintenue après son règne.
Les festivités partout dans le pays commencent la veille de la journée nationale, le 22 juin. À Luxembourg-ville les célébrations débutent vers 16h00 avec la relève solennelle de la garde devant le Palais Grand-Ducal.
En soirée, une retraite aux flambeaux a lieu dans la capitale. Les places publiques et les ruelles de Luxembourg-ville se transforment en une grande fête en plein air avec des concerts gratuits, Dj's et des pistes de danse partout dans la ville. C'est le moment d'essayer quelques spécialités locales comme les saucisses, les "Gromperekichelcher", les bières et vins luxembourgeois ...
Plus tard dans la soirée, un feu d'artifice est tiré à partir du pont Adolphe.
Le jour de la fête nationale (23 juin), la journée commence par une cérémonie officielle, suivie du tir d'honneur de coups de canon et d'un défilé militaire dans le quartier Kirchberg. Un Te Deum traditionnel a lieu à la cathédrale Notre-Dame dans l'après-midi."
FAE
"Zinédine Zidane, né le 23 juin 1972 à Marseille, est un footballeur international français devenu entraîneur. Durant sa carrière de joueur, entre 1988 et 2006, il évolue au poste de milieu offensif, comme meneur de jeu. De janvier 2016 à fin mai 2018, et de mars 2019 à mai 2021, il est l'entraîneur du Real Madrid, où il a terminé sa carrière de joueur.
Surnommé Zizou, il est considéré comme l'un des plus grands joueurs de l'histoire du football. Doté d'un profil atypique, il remporte de nombreux titres, tant avec l'équipe de France qu'avec les clubs où il a joué, comme les Girondins de Bordeaux, la Juventus et le Real Madrid. Il a, de plus, été nommé meilleur joueur de l'année au moins une fois dans chaque championnat où il a évolué.
Zidane est, selon la BBC, le meilleur joueur européen de l'histoire. Il est désigné meilleur joueur européen des cinquante dernières années par l'UEFA en 2004. Il est cité parmi les 125 meilleurs joueurs mondiaux encore vivants en 2004, dans un classement conjoint de Pelé et de la FIFA. Il est à trois reprises nommé meilleur joueur mondial de l'année par la FIFA, en 1998, 2000 et 2003, et remporte le Ballon d'or 1998. S'il est par deux fois classé second meilleur joueur français de tous les temps par France Football, il est pour L'Équipe le meilleur footballeur français de l'histoire. En 2011, il est élu meilleur joueur de la Ligue des champions des vingt dernières années par l'UEFA. Membre de l'équipe UEFA du xxie siècle, du Onze des Légendes de l'Euro (meilleure équipe de l'histoire du Championnat d'Europe), de la FIFA World Cup Dream Team (meilleure équipe de l'histoire de la Coupe du monde) et de la Dream Team World Soccer (meilleure équipe de l'histoire), Zinédine Zidane a, en outre, été élu meilleur joueur de la décennie 2000 par Marca, Sports Illustrated, Fox Sports, ESPN et Don Balón.
Sélectionné à 108 reprises et 25 fois capitaine de l'équipe de France, Zinédine Zidane s'illustre principalement au niveau international lors de la victoire à la Coupe du monde de 1998 où il marque deux buts de la tête lors de la finale gagnée 3 buts à 0 contre le Brésil, au championnat d'Europe de 2000 également remporté, et à la Coupe du monde de 2006 où ses exploits portent la France en finale." [...]
Capusa
Mathurin Jacques Brisson (3 avril 1723, Fontenay-le-Comte – 23 juin 1806, Croissy près de Versailles) est un zoologiste et physicien français, membre de l'Académie des sciences.
Brisson étudie de 1737 à 1738 au collège de Fontenay et prépare un baccalauréat de théologie à Poitiers. Mais il n’est pas fait pour une vie dans les ordres et, grâce à sa parenté avec René-Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757), il se lance dans l’histoire naturelle. Il enseigne la physique au collège de Navarre. Il devient le conservateur du cabinet de curiosités de Réaumur. Celui-ci, souhaitant concurrencer l’Histoire naturelle de Buffon (1707-1788), entreprend la publication d’un grand ouvrage. Il traduit Le Système du Règne animal de Jakob Theodor Klein (1685-1759) en 1756. Il entre le 15 août 1759 en qualité d'adjoint botaniste à l'Académie des sciences. C’est surtout son Ornithologie, en 1760, qui marque une étape importante dans l’étude scientifique des oiseaux. Cet ouvrage paraît avant l’Histoire naturelle des oyseaux de Buffon.
Le 29 janvier 1779, il est nommé pensionnaire botaniste à l'Académie des sciences, puis pensionnaire surnuméraire le 6 décembre 1782. Il devient pensionnaire de la classe de physique générale lors de la réorganisation du 23 avril 1785 puis nommé membre résident de la 1re classe de l'Institut de France, le 18 frimaire an IV (9 décembre 1795), dans la section de physique expérimentale.
Au début de l'année 1806, il fait une sévère attaque d'apoplexie. Sa mémoire est tellement atteinte qu'il n'arrive même plus à parler français, ne gardant que l'usage de quelques mots de son patois poitevin natal.
FAE
"Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, dite Joséphine de Beauharnais, née en 1763 aux Trois-Îlets en Martinique et morte le 29 mai 1814 au château de Malmaison à Rueil-Malmaison, est la première épouse de l’empereur Napoléon I de 1796 à 1809. À ce titre, elle est impératrice des Français de 1804 à 1809 et reine d'Italie de 1805 à 1809. Joséphine naît d'une famille de Békés dans une grande propriété de la Martinique. Elle arrive en métropole après son mariage avec Alexandre de Beauharnais, victime de la Révolution française, exécuté durant la Terreur. Durant cette période, Joséphine est emprisonnée plusieurs mois. Fréquentant les salons parisiens, elle rencontre le général Bonaparte avec qui elle se remarie. Ce second mariage lui permet de devenir impératrice, mais elle se heurte à l'hostilité de sa belle-famille et à son incapacité à donner un héritier. Napoléon divorce d'elle, et elle se retire dans son domaine de Malmaison. Malgré son mariage stérile avec Napoléon, Joséphine a une importante postérité grâce aux enfants de son premier lit."
Capusa
22 juin 1929
Le Vatican «s'arrange» avec le Mexique .
Méconnue et troublante, la guerre des « Cristeros » a opposé pendant plus de trois ans les paysans catholiques du Mexique à leur gouvernement.
Elle s'est conclue le 22 juin 1929 par un arrangement (« Arreglos » en espagnol) entre le Saint-Siège et ce gouvernement socialiste et franc-maçon, dont l'intolérance avait entraîné les paysans à la révolte.
Le représentant du pape demande aux paysans de déposer les armes sous peine d'excommunication (*). Abandonnés, les ex-rebelles vont subir pendant plusieurs années encore les exactions de l'armée.
La Vendée mexicaine .
Tout commence avec l'élection à la présidence de la République, en 1924, du général Plutarco Calles. Celui-ci consolide les acquis sociaux de la révolution de 1910, illustrée par les exploits de Zapata et Pancho Villa. Il réorganise l'instruction publique, étend la réforme agraire, nationalise l'industrie du pétrole au grand dam des États-Unis...
Mais fidèle à une tradition anticléricale vieille de près d'un siècle, il a aussi la mauvaise idée de s'en prendre à l'Église catholique.
Le 1er décembre 1924, il prive de droits civiques les catholiques (laïcs et prêtres) sous prétexte qu'ils obéissent à un souverain étranger, le pape ! Il expulse tous les ecclésiastiques étrangers et interdit aux prêtres toute critique du gouvernement en vertu de l'article 130 de la Constitution de 1917, jusque-là resté inappliqué. Il interdit les congrégations enseignantes et ferme pas moins de 20.000 églises !
L'épiscopat se rebiffe et suspend le 31 juillet 1926 l'administration des sacrements dans tout le pays pour une durée de trois ans. Cette riposte ahurissante livre au désespoir les masses rurales, majoritairement indiennes ou métisses, attachées à une religiosité traditionnelle.
Exécution en 1927, au Jalisco, du père Francisco Vera, coupable d'avoir célébré la messe
Les paysans se soulèvent dans un parallèle frappant avec le soulèvement des Vendéens en 1793, au cri de « ¡ Viva Cristo Rey ! ¡ Viva la Virgen de Guadalupe ! » (Vive le Christ-Roi ! Vive la Vierge de Guadalupe).
Ils sont par dérision surnommés « Cristeros ». Eux-mêmes qualifient leur soulèvement de « Cristiada » (Christiade) mais ils sont désavoués par l'épiscopat, à deux ou trois exceptions près. Il n'empêche qu'avec 50.000 combattants, ils vont constituer la plus importante rébellion qu'ait connue le pays, lequel compte à cette époque moins de vingt millions d'habitants disséminés sur deux millions de km2.
Trois ans plus tard, l'armée des Cristeros tient les trois quarts de l’ouest du Mexique et la moitié des 30 États de la fédération. Ses escarmouches occasionnent un total d'environ 90.000 tués selon l'historien Jean Meyer, dont les deux tiers dans les troupes gouvernementales, lesquelles sont en infériorité tactique face à la guérilla, malgré leur recours systématique à la terreur.
Arrangements bafoués .
Le président Calles ose se réconcilier avec le gouvernement des États-Unis et fait des concessions sur le pétrole en échange de l'aide de l'US Air Force dans son combat contre les Cristeros...
Désespérant malgré cela de vaincre la rébellion par les armes, il en vient à faire appel au Saint-Siège. En témoignage de bonne volonté, il autorise à nouveau le culte catholique le 3 mars 1929 et fait rouvrir la cathédrale de Mexico.
Enfin, il conclut « los Arreglos » avec le Secrétaire d'État du pape Pie XI, le cardinal Gasparri, celui-là même qui signa les accords de Latran avec Mussolini.
À sa demande, le président mexicain s'engage à ne plus tenter d'appliquer les articles antireligieux de la Constitution ! Il donne aussi sa parole que les rebelles seront amnistiés et qu'il ne leur sera fait aucun mal. Mais il ne s'agit que de sa parole. Aucun document n'est signé...
Obéissants, les Cristeros se soumettent mais, dans les faits, l'amnistie ne sera pas le moins du monde respectée et des centaines d'insurgés seront assassinés dans d'atroces conditions aussitôt après avoir rendu leurs armes sur ordre de leur évêque.
L'armée ne s'en tient pas là. Elle met à sac les campagnes reculées de l'Ouest avec le désir d'éradiquer une bonne fois pour toutes toute trace de christianisme. Le romancier Graham Greene en fait état dans son roman La Puissance et la Gloire. Il s'ensuit une seconde guerre des Cristeros (la Secunda), qui réunit quelques milliers de combattants désespérés. Elle va durer de 1934 à 1938 sans qu'il soit possible d'en évaluer le nombre de victimes.
Il faudra encore plusieurs années avant que la paix religieuse ne revienne au Mexique.
L'émotion suscitée par « los Arreglos » entraîne la disgrâce du cardinal Gasparri, remplacé à la Secrétairerie d'État (le ministère des Affaires étrangères du Vatican) par le cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII).
Bibliographie
La guerre des Cristeros a été longtemps occultée tant par l'historiographie officielle que par le Saint-Siège.
Elle est sortie de l'oubli à la faveur d'une volumineuse thèse de l'historien français Jean Meyer, qui l'a découverte en 1964, quand il n'était encore qu'un jeune étudiant à l'écoute de Pierre Chaunu. Il a publié sa thèse en 1975 : La Christiade, l'État et le peuple dans la révolution mexicaine (Payot).
Histoire du christianisme, Hors-série N°7Le 13 mai 2014, les éditions CLD ont réédité le livre de Jean Meyer dans une version enrichie et réactualisée : La rébellion des Cristeros, L’Église, l’État, le peuple dans la Révolution mexicaine (348 pages, 23 €). Elles ont édité aussi une version illustrée du même ouvrage : La Cristiada, la lutte du peuple mexicain pour la liberté religieuse (224 pages, plus de 300 illustrations et documents inédits, 35 €).
En 2012, le film Cristeros du réalisateur Dean Wright lui a donné une nouvelle visibilité. La revue Histoire du christianisme a par ailleurs consacré un remarquable hors-série aux Cristeros (printemps 2014), incluant un entretien avec Jean Meyer, des articles de celui-ci et une analyse du film de Dean Wright.
FAE
"Armand Fallières, né le 6 novembre 1841 à Mézin (Lot-et-Garonne) et mort le 22 juin 1931 à Villeneuve-de-Mézin (Lot-et-Garonne), est un homme d'État français, président de la République française de 1906 à 1913. Ministre dans plusieurs gouvernements entre 1882 et 1892, il est nommé président du Conseil en 1883, mais son gouvernement dure moins d'un mois. Devenu président du Sénat en 1899 après l'élection d'Émile Loubet à l'Élysée, il est élu chef de l’État en 1906, succédant à nouveau à celui-ci. À l’issue de son septennat, il ne sollicite pas un second mandat présidentiel et se retire des affaires publiques."