
Capusa06
18 juin 1694 : Bataille de la plage rouge
Pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, les Anglais en guerre contre Louis XIV lancent avec leurs alliés hollandais une attaque contre la rade de Brest. Avec 8000 soldats et marins, 37 vaisseaux et frégates ainsi que neuf brûlots et galiotes à bombes, ils entrent dans la mer d'Iroise. Un premier contingent de huit cents grenadiers (troupe d'élite) débarque sur la plage rouge (Trez Rouz en breton), sur la presqu'île de Crozon, en face de Brest. Mais il est aussitôt pris sous le feu de trois cents soldats français bien retranchés dans les dunes. Du port voisin de Camaret, les batteries de la tour construite par Vauban pilonnent d'autre part les navires. Les assaillants tentent de se replier mais c'est pour s'apercevoir que la marée, en se retirant, a mis leurs chaloupes à sec. Les Bretons s'en sont aussi aperçus et se précipitent à l'attaque. C'est un carnage. Plus de mille marins et soldats anglo-hollandais sont mis hors de combat. Brest ne sera plus jamais attaqué par la mer.
FAE
"Gérald Berthelot, de son nom de scène, Gérald Dahan, né le 17 mai 1973 à Cognac en Charente, est un humoriste, imitateur, animateur de radio et acteur français. Il s'est notamment illustré dans les canulars téléphoniques en piégeant des personnalités du monde politique ou médiatique français."
Misterprof-
FAE a écrit :
Il y a une autre surprise gigantesque dans ce moulin. Je vous laisse la découvrir. C' est simplement fantastique !
J'ai eu l'occasion de le visiter en 2009.
Effectivement, c'est très surprenant !
17 juin 1957 :
Naissance de l'actrice Grace de Capitani.
Maria Grazia de Capitani est une actrice et poétesse belge d'origine italienne.
Elle prend des cours de théâtre, d'abord à Bruxelles au théâtre royal des Galeries avec Jacques Joel et Georges Pirlet, puis à Paris, au cours Florent avec Francis Huster.
Sa carrière d'actrice débute en 1982 avec le film Les Sous-doués en vacances de Claude Zidi.
Grâce à cette expérience humoristique et populaire, elle monte sur scène, notamment avec Michel Galabru, et enchaîne de très nombreux téléfilms et séries : de 1986 à 1988, elle joue l'un des personnages principaux de la série Espionne et tais-toi et apparait notamment dans Navarro, Nestor Burma et plus récemment dans deux prime-time spéciaux de Scènes de ménages.
Se faisant plus rare au cinéma à partir du milieu des années 1990, elle se consacre essentiellement au théâtre.
Elle joue dans la comédie Le Clan des veuves dès septembre 2011, qui fait l’objet d’une tournée en France, en Suisse et en Belgique.
Cette même année, elle rencontre le chef cuisinier Jean-Pierre Jacquin qui devient son compagnon.
Depuis début septembre 2016, Grace de Capitani anime une chronique intitulée Carte blanche dans le podcast Les artistes ont la parole animé par Michel Berger.
De 1982 à 2014, sa carrière est marquée par 13 longs métrages, 3 courts métrages, 23 séries télévisées, 11 pièces de théâtre et 3 recueils de poésie.
Capusa06
17 juin - 9 juillet 1789
Les états généraux deviennent Assemblée nationale puis Constituante
Le 17 juin 1789, à Versailles, les députés du tiers état, renforcés par quelques curés représentant le clergé, se proclament «Assemblée nationale» sur une proposition de l'abbé Sieyès.
L'autorité du roi bafouée
Quelques semaines plus tôt, le roi Louis XVI a réuni les états généraux en vue de trouver une solution à la faillite qui menace le gouvernement. Héritée d'une tradition médiévale, l'assemblée des états généraux comporte des représentants des trois ordres : clergé, noblesse et tiers état.
Le tiers état représente les Français qui n'ont droit à aucun privilège particulier. Ses députés sont issus de la bourgeoisie. La majorité est composée d'avocats. Considérant, selon le mot de Sieyès, qu'ils représentent les «quatre-vingt-seizièmes de la Nation», ces députés bafouent la division en trois ordres en se proclamant assemblée nationale.
Ils s'arrogent le droit d'autoriser la perception des impôts et envisagent de fixer par écrit les futures règles de gouvernement et les attributions de chacun (roi, ministres, députés...) dans une Constitution, à l'imitation des conventionnels américains (1789)... et des indépendantistes corses (1735)
Le roi Louis XVI prend fort mal la chose et, sur les conseils de son entourage, fait fermer la salle des Menus Plaisirs où les députés ont pris l'habitude de se réunir.
Qu'à cela ne tienne. Le 20 juin, les députés se retrouvent dans une autre salle de Versailles, au Jeu de Paume, où ils font le serment «de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où les circonstances l'exigeraient, jusqu'à ce que la constitution du royaume fût établie et affermie par des fondements solides». La Révolution française commence...
Misterprof-
16 juin 1970 :
Décès de l'écrivaine Elsa Triolet.
Ella Yourievna Kagan est une femme de lettres et résistante française d'origine russe.
Née le 12 septembre 1896 (24 septembre dans le calendrier grégorien) à Moscou, dans une famille aisée d'intellectuels juifs russes, Ella Kagan (puis Triolet après son premier mariage, nom qu'elle gardera toute sa vie) est la fille d'Elena Yourievna Berman, pianiste de grand talent, et de l'avocat Youri Alexandrovitch Kagan spécialisé dans les contrats d'édition d'artistes et d'écrivains.
Elle a une sœur, Lili, de cinq ans son aînée, qui la fascine mais dont elle est jalouse.
Lili avait été éduquée par sa mère tandis qu'Ella le fut par une nourrice.
Elle écrira à partir de ses souvenirs d'enfance un de ses premiers romans en russe Fraise des bois (Ziemlianika), surnom qu'on lui donnait quand elle était enfant, largement empreint du sentiment de n'être pas aimée.
Elle fait de brillantes études, s'initie au piano, apprend l'allemand auprès de ses parents qui parlent cette langue, ainsi que le français dès l'âge de six ans.
Elle termine le lycée avec une « médaille d'or », puis obtient un diplôme d’architecte en juin 1918. Elle voyage en Europe avec sa sœur et sa mère, pour laquelle les arts, et la musique en particulier, tiennent une grande place.
Sa sœur Lili se joint en 1905 aux révolutionnaires russes dont fait partie son futur époux Ossip Brik. Le couple introduit Ella dans leur cercle d'amis qui compte notamment Boris Pasternak, Victor Chklovski et le linguiste Roman Jakobson, amoureux d'elle et qui demeurera toujours son ami.
En 1911, elle rencontre le poète Vladimir Maïakovski, son premier grand amour.
Lors d'une soirée de novembre 1915, Ella est accompagnée de Maïakovski pour la première fois chez Lili et Ossip Brik.
Lili s'amourache alors de Maïakovski et en fait son amant.
Après la mort de son père en 1915, elle vit avec sa mère dans des difficultés financières.
En 1917, elle rencontre André Triolet, un officier français en poste à Moscou, héritier d'une riche famille de Limoges.
Elle quitte la Russie avec lui et l'épouse le 20 août 1919.
Le couple séjourne à Tahiti pendant un an.
Elle qui avait souhaité quitter la Russie de la Révolution, dont elle embrassait les idées, mais détestait les conséquences sur les conditions de vie : guerre civile, misère, famine, etc., se morfond dans l'indolence d'une île où elle cultive la nostalgie de son cher cercle littéraire de Moscou.
Malheureuse dans son couple, Elsa quitte son mari en 1921 et garde son nom.
Connaissant un temps d'errance, elle va d'abord à Londres, puis à Berlin en 1923 où Victor Chklovski, très épris d'elle et la voyant dépressive, insiste pour qu'elle écrive.
Il publie l'échange épistolaire qu'ils ont eu sous le titre de Zoo, lettres qui ne parlent pas d'amour ou la Troisième Héloïse.
Ce recueil de lettres est lu par Maxime Gorki qui, ayant particulièrement apprécié les lettres d'Elsa, demande à la rencontrer.
Durant leur entrevue, Gorki encourage la jeune femme à se consacrer à l'écriture.
De retour à Paris en 1924, elle loge dans un l'hôtel du Quartier du Montparnasse, où habitent des écrivains surréalistes et des artistes comme Marcel Duchamp, Francis Picabia ou Man Ray.
Elle y séjourne par intermittence entre 1923 à 1928.
Elle écrit en russe son premier livre À Tahiti (paru à Léningrad en 1925), où elle mène une réflexion sur l'écriture, puis Fraise-des-Bois (Moscou, 1926), en s'inspirant de son journal d'enfance, et Camouflage (Moscou, 1928).
Elle rencontre Louis Aragon en 1928 au café La Coupole, fréquenté par beaucoup d'artistes.
Il devient l'homme de sa vie, celui par qui elle peut enfin s'enraciner dans la société française.
Elle devient sa muse.
En 1929-1930, Elsa crée des colliers pour la haute couture pour subvenir à ses besoins, et écrit des reportages pour des journaux russes.
Les années suivantes, elle traduit en russe des auteurs français : Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, en 1934 ; Les Cloches de Bâle (1937) et Les Beaux Quartiers (1938), les deux premiers romans du cycle Le Monde réel d'Aragon.
Elle traduira également, au cours de sa vie, de nombreux auteurs russes en français, dont notamment Tchékhov et Maïakovski.
Elle collabore par de nombreux textes au quotidien Ce soir, dirigé par Louis Aragon et Jean-Richard Bloch.
En 1937, elle commence à écrire un premier roman en français, Bonsoir Thérèse, publié en 1938 aux éditions Denoël.
Elle se marie avec Louis Aragon le 28 février 1939 à Paris, en présence de Pierre Unik (écrivain, poète et journaliste français). et de Georges Sadoul ( critique et historien français du cinéma).
Elle participe avec lui à la Résistance, dans la zone Sud (à Lyon et dans la Drôme notamment) et contribue à faire paraître et à diffuser les journaux La Drôme en armes et Les Étoiles.
Elle continue à écrire des nouvelles et le roman Le Cheval blanc.
Entrée avec Aragon dans la clandestinité, sa nouvelle Les Amants d'Avignon est publiée aux Éditions de Minuit en octobre 1943 sous le pseudonyme de Laurent Daniel, en hommage à Laurent Casanova (homme politique et résistant français, député communiste de Seine-et-Marne de 1945 à 1958) et son épouse Danielle .
Cette nouvelle et trois autres sont réunies sous le titre Le premier accroc coûte deux cents francs (phrase qui annonçait le débarquement en Provence) et obtiennent le prix Goncourt 1945 au titre de l'année 1944.
Elsa Triolet est ainsi la première femme à obtenir ce prix littéraire.
Après la guerre, elle participe au Congrès de l'Union des Femmes françaises et milite en faveur de la paix et d'une littérature française progressiste.
Elle rassemble alors toutes ses conférences sous la forme du livre L’Écrivain et le livre en 1948.
Elle assiste en 1946 au procès de Nuremberg sur lequel elle écrit un reportage dans Les Lettres françaises.
Pour cette revue, elle assure la rubrique théâtrale d'octobre 1948 à décembre 1951 ; ces articles sont rassemblés et publiés chez Gallimard en 1981, sous le titre Chroniques théâtrales.
La période de la guerre lui inspire le roman L’Inspecteur des ruines, puis la menace atomique, au temps de la guerre froide, Le Cheval roux.
Appartenant au comité directeur du Comité national des écrivains (CNE), elle s’attache à promouvoir la lecture et la vente de livres dans les années 1950 et participe activement à un mouvement lancé par le Parti communiste français en 1950-52, « Les Batailles du livre ».
Elle voyage beaucoup dans les pays socialistes avec Aragon et, bien que critique à l'égard du stalinisme et indignée par l'antisémitisme qui sévit en URSS en 1952, touchant également sa sœur, elle ne fait pas de déclaration publique.
Elle exprime sa critique du régime dans le roman Le Monument paru en 1957.
Elle démissionne la même année du comité directeur du CNE, puis écrit les trois romans du cycle L’Âge de nylon.
Elle intervient activement en 1963 pour faire traduire et paraître en France le récit d’Alexandre Soljenitsyne Une journée d'Ivan Denissovitch.
La façon dont la biographie de Vladimir Maïakovski était falsifiée en Union soviétique est une des raisons qui l’entraîne à écrire les romans Le Grand Jamais (1965) et Écoutez-voir (1968).
En 1965, elle préface le premier livre de Dominique Oriata Tron, Stéréophonies, publié par Pierre Seghers.
En 1966, Agnès Varda réalise un court métrage documentaire, Elsa la rose, sur son histoire d'amour avec Louis Aragon.
Après avoir publié La Mise en mots (1969) et Le Rossignol se tait à l'aube (1970), Elsa Triolet meurt d'un malaise cardiaque le 16 juin 1970 dans la propriété qu'elle possède avec Louis Aragon, le Moulin de Villeneuve, à Saint-Arnoult-en-Yvelines.
Le calendrier accroché dans la maison affiche toujours cette date, Louis Aragon ayant symboliquement cessé de compter les jours après la mort de son aimée.
Elsa repose aux côtés d’Aragon, dans le parc de six hectares entourant ce vieux moulin.
Capusa06
16 juin 1816
Naissance du docteur Frankenstein
Dans la nuit du 16 juin 1816, les poètes Lord Byron et Percy Shelley devisent avec leurs compagnes respectives, Claire et Mary, ainsi qu'un ami, le docteur John Polidori, dans une grande villa des bords du lac Léman, en Suisse.
En raison d'un été exceptionnellement pourri, consécutif à l'éruption d'un volcan en Indonésie, cela fait plusieurs jours qu'ils ne peuvent sortir...
La faute à la météo
Pour passer le temps, les jeunes gens entament un concours d'histoires macabres sur une suggestion de Lord Byron : « We will each write a ghost story » (« Nous allons chacun écrire une histoire de fantôme »).
C'est ainsi que la maîtresse de Shelley, Mary Godwin (19 ans), raconte l'histoire du docteur Victor Frankenstein, qui tenta de créer la vie à l'égal de Dieu.
L'histoire lui est inspirée par la vie d'un alchimiste allemand du siècle précédent, Konrad Dippel. Elle prend forme dans les jours qui suivent, après quelques nuits cauchemardesques aggravées par le deuil de la jeune femme, qui a peu avant perdu son bébé.
Elle débouche sur la publication deux ans plus tard du roman Frankenstein ou le Prométhée moderne, l'un des grands mythes de l'Occident contemporain et une mine intarissable pour les scénaristes du septième Art...
Misterprof-
15 juin 1479 :
Naissance de Lisa Gherardini.
Lisa di Antonio Maria Gherardini, également connue sous le nom de Mona Lisa, ou de Lisa del Giocondo, est un membre de la famille Gherardini de Florence.
Elle serait le modèle de La Joconde, portrait commandé par son mari et peint par Léonard de Vinci.
Issue de l'une des plus anciennes familles patriciennes toscane, Lisa est née à Florence bien que pendant de nombreuses années, on ait pensé qu'elle était née dans une des propriétés rurales de la famille, la Villa Vignamaggio juste en dehors de Greve in Chianti.
Elle porte le nom de Lisa, nom d'une des femmes de son grand-père paternel.
Aînée de six enfants, Lisa a trois sœurs, dont l'une est nommée Ginevra, et trois frères, Giovangualberto, Francesco, et Noldo.
La famille vit à Florence, à l'origine près de la basilique de Santa Trinita et plus tard dans l'espace loué à proximité de la basilique de Santo Spirito, car il semble qu'ils n'étaient pas en mesure de faire des réparations sur leur ancienne maison quand elle est devenue vétuste.
La famille de Lisa déménage vers ce qui s'appelle aujourd'hui la Via dei Pepi, puis près de la basilique Santa Croce, où ils vivent près de Ser Piero da Vinci, le père de Léonard de Vinci.
Ils sont également propriétaires d'une petite maison de campagne à San Donato dans le village de Poggio à 32 kilomètres au sud de la ville.
Noldo, le père et le grand-père de Lisa, ont hérité d'une ferme dans le Chianti près de l'hôpital Santa Maria Nuova.
Gherardini obtient un bail pour une autre ferme, et la famille passe ses étés dans une maison nommée Ca' di Pesa afin de superviser la récolte de blé.
Le 5 mars 1495, âgée de 15 ans, Lisa épouse Francesco di Bartolomeo di Zanobi del Giocondo, un marchand d'étoffes florentin, devenant sa seconde épouse.
La dot de Lisa est de 170 florins et la ferme de San Silvestro près de chez sa famille, ce qui montre que la famille Gherardini n'était pas riche à ce moment-là.
Leur propriété se situe entre Castellina et San Donato in Poggio, près de deux fermes qui appartiendront plus tard à Michel-Ange.
Ni pauvre, ni riche à Florence, le couple fait partie de la classe moyenne.
Lisa obtient, grâce à son mariage, un meilleur statut social car la famille de son mari était plus riche que la sienne.
De son côté, Francesco semble bénéficier de l'aura du nom de Gherardini considéré comme un « ancien nom ».
Ils vivent dans un logement partagé jusqu'au 5 mars 1503, date à laquelle Francesco peut acheter une vieille maison voisine de sa famille dans la Via della Stufa.
Léonard de Vinci, semble commencer à peindre le portrait de Lisa la même année.
Lisa et Francesco ont cinq enfants : Piero, Camilla, Andrea, Giocondo et Marietta.
Quatre d'entre eux meurent entre 1496 et 1507.
Lisa élève également Bartolomeo, le fils de Francesco et de sa première épouse, Camilla di Mariotto Rucellai, qui est morte lorsque son fils avait un an.
Camilla et Marietta deviennent des religieuses catholiques.
Camilla prend le nom de Sœur Béatrice et entre dans le couvent de San Domenico di Cafaggio, où elle est confiée aux soins de la sœur d'Antonmaria, Sœur Albiera et des sœurs de Lisa.
Béatrice meurt à l'âge de 18 ans et est enterrée dans la Basilique Santa Maria Novella.
Lisa développe une relation avec Sant'Orsola, un couvent très estimé à Florence, où elle peut placer Marietta en 1521.
Marietta prend le nom de Sœur Ludovica et devient un membre respecté du couvent en occupant certaines responsabilités.
Francesco devient un fonctionnaire de Florence.
Il est élu à la Dodici Buonomini en 1499 et à la Seigneurie en 1512, où il est confirmé comme Priori en 1524.
Il est possible qu'il ait des liens politiques ou économiques avec la maison de Médicis.
En 1512, lorsque le gouvernement de Florence craint le retour d'exil des Médicis, Francesco est emprisonné et condamné à une amende de 1 000 florins.
Il est libéré en septembre au retour des Médicis.
Selon une source, Francesco est mort lors de la peste de 1538.
Lisa est tombée malade et est prise en charge par sa fille Ludovica au couvent de Sant'Orsola, où elle est morte quatre ans plus tard, à l'âge de 63 ans.
Selon une autre, Francesco aurait vécu jusqu'à 80 ans, et serait mort en 1539.
Lisa, quant à elle, aurait pu vivre jusqu'en 1551, c'est-à-dire jusqu'à 71 ou 72 ans.
En juin 1537, de nombreuses dispositions sont données dans le testament de Francesco.
Il retourne la dot de Lisa, lui donne ses vêtements et les bijoux et aide à son avenir.
Il confie sa femme aux soins de leur fille Ludovica, et si possible, de Bartolomeo.
À l'instar d'autres Florentins de niveau social équivalent, la famille de Francesco est amatrice d'art et mécène.
Son fils Bartolomeo a demandé à Antonio di Domenico Mazzieri de peindre une fresque dans le caveau familial de la basilique de la Santissima Annunziata .
Andrea del Sarto peint une madone pour un autre membre de sa famille.
Francesco a passé commande à Léonard d'un portrait de sa femme et à Domenico Puligo d'une peinture de Saint François d'Assise.
La Joconde, peinte au début du XVIe siècle, a tous les attributs de l'époque pour un portrait de femme vertueuse, ce qui était courant en période de deuil.
Lisa est dépeinte comme une épouse fidèle car sa main droite repose sur sa gauche qui retient une couverture.
Léonard présente Lisa comme une femme à la mode et aisée, peut-être plus aisée qu'elle n'était vraiment.
Aucun indice ne représente un rang aristocratique.
Ses vêtements sombres et son voile noir sont dus à l'obscurcissement des vernis successifs.
Le portrait est très grand, sa taille est égale à celle des commandes des riches mécènes d'art, mais la composition, montrant le modèle aussi largement encadré, est atypique pour l'époque.
Cette extravagance a été expliquée comme un signe d'aspiration sociale de Francesco et Lisa.
Léonard n'a aucun revenu au cours du printemps 1503, ce qui peut en partie expliquer son intérêt pour un portrait privé.
Mais plus tard, il doit retarder ses travaux sur La Joconde quand il reçoit le paiement pour le démarrage de La Bataille d'Anghiari, qui est une commande d'une valeur plus élevée et qu'il doit par contrat achever en février 1505.
En 1506, Léonard achève le portrait.
Il n'est pas rémunéré pour son travail et ne le livre pas à son client.
L'artiste l'emporte avec lui tout au long de sa vie, et il a peut-être pu la terminer de nombreuses années plus tard en France, éventuellement en 1516.
Capusa06
15 juin 1381 : Mort de Wat Tyler
Début juin 1381, les paysans anglais, avides de justice sociale, se révoltent. Un soldat du Kent dénommé Wat (ou Walter) Tyler prend leur tête après qu'un collecteur d'impôts eut offensé sa fille. Londres est envahie et pillée après bien d'autres villes. Les prisonniers sont délivrés, des prisons et des monuments brûlés... Mais le jeune roi Richard II joue d'astuce. Il rencontre Wat Tyler dans la prairie de Mile End le 14 juin 1381 et s'engage tout à la fois à affranchir les derniers serfs du royaume et accorder des hausses de salaires aux manouvriers. Il promet en sus une amnistie aux insurgés. Le lendemain cependant, des insurgés reprennent les pillages. Les représentants du roi proposent un nouveau rendez-vous à Wat Tyler pour s'en expliquer. Comme le chef rebelle se fait insolent, il est tué par le maire de Londres, Sir William Walworth.
La révolte va dès lors tourner court. Une dizaine de jours plus tard, l'ordre seigneurial est rétabli. John Ball, poète révolutionnaire, est lui-même exécuté à Saint Adams le 15 juillet 1381. Il est l'auteur du verset célèbre :
« Quand Adam bêchait et Eve filait
Qui était le gentilhomme ? »