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29 août 1619 :
Naissance de Jean-Baptiste Colbert, homme d'État français.
À partir de 1665, il est l'un des principaux ministres de Louis XIV, en tant que contrôleur général des finances (1665-1683), secrétaire d'État de la Maison du roi et secrétaire d'État de la Marine (1669-1683).
Entré au service du roi à la mort de son protecteur Mazarin, il incite Louis XIV à disgracier son rival Nicolas Fouquet.
Ce dernier sera arrêté en 1661 et condamné à la confiscation de ses biens et au bannissement hors du royaume.
Inspirateur et promoteur d'une politique économique interventionniste et mercantiliste, ultérieurement appelée « colbertisme », Colbert favorise le développement du commerce et de l'industrie en France par la création de fabriques et l'institution de monopoles royaux.
En tant que ministre de la Marine, il commence à préparer le Code noir, relatif à l'administration de l'esclavage dans les colonies, dont la première version, mise au point par son fils Jean-Baptiste, sera promulguée par Louis XIV en 1685.
Colbert s'est inspiré des écrits de Barthélemy de Laffemas, économiste et conseiller d'Henri IV1 : Laffemas avait notamment développé le commerce colonial et l'industrie textile, les deux secteurs auxquels Colbert s'est particulièrement consacré, avec la gestion des finances publiques.
Capusa06
Guillaume Dubois
6 septembre 1656 à Brive-la-Gaillarde (Limousin, France) - 10 août 1723 à Versailles
Fils d'un modeste apothicaire de Brive, repéré pour son intelligence et son adresse, Guillaume Dubois est chargé de l'éducation du duc Philippe de Chartres, neveu de Louis XIV. Il obtient de marier son élève à Mlle de Bois, fille légitimée du roi et de Mme de Montespan.
Philippe, devenu duc d'Orléans à la mort de son père puis Régent, le 2 septembre 1715, garde Dubois à ses côtés comme conseiller.
Le précepteur entre au Conseil d'État. Il négocie le 4 janvier 1717 le traité de La Haye avec l'Angleterre et les Provinces-Unies, contre l'Espagne. Ce succès lui vaut d'être nommé ministre des Affaires étrangères. Il déjoue la conspiration de Cellamare, l'ambassadeur espagnol qui projetait de transférer la régence au roi d'Espagne !
Là-dessus, pétri d'ambition, celui que l'on surnomme « l'abbé Friponneau » en raison de sa liaison avec Mme de Tencin, obtient l'archevêché de Cambrai, illustré par Fénelon, mort un peu plus tôt.
Il y a juste un détail gênant : Dubois, simple abbé, n'est pas prêtre ! Qu'à cela ne tienne. Mgr Tressan, évêque de Nantes, accepte de lui conférer en une seule messe tous les ordres, le sous-diaconat, le diaconat et la prêtrise ! Si bien que le 9 juin 1720, Dubois est sacré archevêque. « Ce sacre va permettre à l'abbé de faire sa première communion », commente le duc de Mazarin.
Cela ne suffisant pas à sa gloire, il exige la barrette de cardinal et l'obtient l'année suivante sans avoir jamais su célébrer une messe.
En 1722, enfin, Guillaume Dubois est nommé Principal ministre par le Régent, une fonction qui n'avait plus été portée depuis la mort de Mazarin, six décennies plus tôt. Il est aussi élu à l'Académie française et à la présidence de l'Assemblée du clergé. Il décède le 10 août 1723, quelques semaines avant le Régent. Son ambition et ses mœurs légères auront réussi à occulter ses mérites de diplomate et homme d'État.
FAE
"Chantal Thomass, née le 5 septembre 1947 (76 ans) à Malakoff, est une créatrice de mode, fondatrice de la marque de lingerie du même nom, reconnaissable à son éternelle frange présente jusque dans son logo.
Elle fait ses débuts en 1967 avec diverses expériences dans le prêt-à-porter, mais c'est depuis 1975 qu'elle dessine des collections de lingerie très sexy et féminines. Après des difficultés croissantes de 1985 à 1999 pour la créatrice, la marque passe par divers propriétaires pour finalement finir dans le groupe Chantelle en 2011. "
Capusa06
5 septembre 1798
Naissance du service militaire
Le 19 fructidor An VI (5 septembre 1798), sous le Directoire, Jean-Baptiste Jourdan, à l'assemblée des Cinq-Cents et ancien vainqueur de Fleurus, fait voter une loi qui institue la conscription et le service militaire obligatoire. L'article premier de la loi Jourdan énonce : « Tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ».
Avec la loi Jourdan, la guerre n'est plus réservée à des professionnels comme sous l'Ancien Régime, quand les souverains recrutaient les soldats parmi les vagabonds et les officiers parmi les jeunes nobles en mal d'aventures et de gloire .
De la milice médiévale à la conscription .
Il existait jusqu'à l'aube de la Révolution une forme de service militaire : la milice, composée de célibataires recrutés par tirage au sort. D'origine médiévale, cette force d'appoint au service des seigneurs et des souverains avait été renforcée par une disposition de Louvois, secrétaire d'État de la Guerre de Louis XIV, en 1688.
Cette milice était assez peu contraignante mais très impopulaire à cause des abus qu'en faisaient les agents du roi et de son caractère inégalitaire : seuls étaient astreints à servir les paysans et manouvriers pauvres. Elle est réprouvée dans son principe par les cahiers de doléances de 1789 et abolie.
Mais le 11 juillet 1792, effrayée par la menace d'invasion étrangère, l'Assemblée législative proclame la « Patrie en danger » et lance un vibrant appel aux volontaires, avec un résultat très relatif. Aux côtés des vétérans de l'ancienne armée royale, les nouveaux engagés remportent la victoire de Valmy. Toutefois, ils ne suffisent pas à apporter la paix...
Comme le pays est désormais menacé par une première coalition européenne et que les bonnes volontés s'épuisent, la Convention nationale recourt le 24 février 1793 à la « levée en masse » de 300 000 hommes, recrutés parmi les célibataires et veufs de 18 à 45 ans par les départements de la manière qui leur convient (tirage au sort, désignation...).
Ce retour à grande échelle de l'ancienne milice débouche sur des désertions en nombre et des soulèvements. Les paysans renâclent et, pire que tout, les Vendéens se soulèvent ! La Révolution n'en est pas moins sauvée une nouvelle fois l'année suivante, en juin 1794, par la victoire de Fleurus.
La conscription entre dans les moeurs
Avec l'avènement du Directoire, la Révolution s'engage dans des guerres de conquêtes.
C'est alors que la loi Jourdan oblige tous les jeunes gens entre 20 et 25 ans à s'inscrire sur les registres communaux pour faire face à la menace d'une deuxième coalition européenne. Cette « conscription » a pour objet de faciliter une levée en masse. Les citoyens sont appelés sous les drapeaux sur ordre ou par tirage au sort, avec possibilité pour les plus fortunés de se trouver un remplaçant.
Les conscrits se disposent à un service de cinq ans. Ils sont répartis en 5 classes et chaque année sont appelées une ou plusieurs classes en fonction des besoins militaires. La loi Jourdan suscite encore plus de réticences que la levée en masse de 93. Il y a beaucoup de réfractaires et le Directoire a le plus grand mal à recruter les effectifs souhaités.
Après la paix d'Amiens, en 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte se garde d'abroger la loi Jourdan et quand reprend la guerre, il prend l'habitude d'y recourir pour compléter les effectifs de la Grande Armée. C'est seulement à la chute de l'Empire, avec le retour à la stabilité et à la paix que la loi Jourdan est abolie par le roi Louis XVIII, au grand soulagement de l'opinion.
Le bel avenir de la conscription
Au cours du XIXe siècle, les besoins militaires imposent le recours à une conscription allégée, laissant une grande place aux dispenses de tous ordres, au tirage au sort et aux remplacements, qui permettent aux enfants de la bourgeoisie de payer un jeune paysan pour qu'il parte à leur place.
Le 21 mars 1905, le gouvernement de Maurice Rouvier instaure un service militaire obligatoire de deux ans pour tous les citoyens mâles, sur le modèle allemand. Il n'est plus question de dispenses ou de tirage au sort. En pleine guerre religieuse, l'opinion républicaine se réjouit de voir les « curés sac au dos ». En compensation, à effectifs constants, la durée du service actif est ramenée de trois à deux ans. À noter que les élèves des grandes écoles accomplissent la première année dans le rang, la deuxième comme sous-lieutenant. Pendant la Grande Guerre, ces jeunes gens majoritairement issus de la bourgeoisie paieront cher ce « privilège » car ils seront en première ligne dans les assauts.
Mais après l'affaire d'Agadir, le ciel européen se couvre à nouveau de nuages et la menace d'une agression allemande réapparaît. Le président Raymond Poincaré obtient, le 19 juillet 1913, que les députés votent l'allongement à trois ans du service actif.
Quand éclate la Grande Guerre de 1914-1918, les généraux de tous les bords, qui disposent avec la conscription d'armées nombreuses et de soldats non professionnels, sont incités à multiplier les offensives meurtrières.
Cette tragédie entraîne certains officiers à repenser le service militaire. En 1934, le colonel Charles de Gaulle dénonce les effets nocifs de la conscription et préconise la création d'une armée mécanisée et formée de professionnels éprouvés (Vers l'armée de métier, Berger-Levrault).
Au XXe siècle, seules les deux principales démocraties du monde, le Royaume-Uni et les États-Unis, persistent à ignorer la conscription permanente : elles n'instaurent le service militaire obligatoire qu'à titre provisoire, pendant les grandes crises internationales. À l'encontre des idées convenues qui voient dans les armées de conscrits un rempart contre la tyrannie, toutes les dictatures, de Lénine à Pinochet, s'appuient sur de telles armées.
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5 septembre 2012 :
Décès de l'acteur Christian Marin.
Christian Bernard Georges Marin, né le 8 février 1929 dans le 2e arrondissement de Lyon, est un acteur français dont le physique atypique, visage allongé, oreilles décollées, en fait l'un des seconds rôles populaires du cinéma français d'après-guerre.
En 1949, après une expérience aux Beaux Arts, il réussit à entrer au conservatoire de Lyon, où il fait l'apprentissage de son métier.
En 1951, sur les conseils de son ami Fernand Ledoux, il se présente à la Comédie Française mais échoue.
Il rejoint alors la troupe du TNP de Jean Vilar, où il rencontre Daniel Sorano et Gérard Philipe.
En 1953, il se joint à la troupe de Jean Dasté, la Comédie de Saint-Etienne.
Il y reste deux ans puis tente sa chance de comique dans les cabarets parisiens et finit par se faire remarquer.
Il lui faut attendre 1963 pour s'imposer enfin avec le film Pouic Pouic de Jean Girault avec Louis de Funès.
Fin 1963 et début 1964, il participe à la première tournée de Sheila, nommée La tournée du siècle, aux côtés du groupe Les Surfs et de Franck Alamo.
Entre 1964 et 1970, ce petit-fils de gendarme incarne le maréchal des logis Albert Merlot dans les quatre premières aventures du film Le Gendarme de Saint-Tropez, aux côtés de Louis de Funès.
De 1967 à 1969, à la télévision, il obtient le rôle du lieutenant Ernest Laverdure, dragueur invétéré, excentrique et gaffeur mais excellent pilote, comparse de Tanguy (interprété par Jacques Santi) dans la série télévisée Les Chevaliers du ciel, adaptée de la bande dessinée de Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo.
Trente-neuf épisodes sont tournés sur trois ans.
Dans un épisode de cette série, Christian Marin devait se débattre avec un serpent, ce qu'il fit réellement, après avoir appris à tenir le reptile.
Spécialiste des seconds rôles, notamment chez Jean Girault, Christian Marin a tourné dans une cinquantaine de films sous la direction de Claude Autant-Lara, Costa-Gavras et Yves Robert.
Il a également enregistré plusieurs 45 T de chansons, entre 1963 et 1972.
Sa principale activité professionnelle, et sa discipline préférée, reste le théâtre, dont il ne s'est jamais éloigné.
Il a joué dans une quarantaine de pièces, tant dans le répertoire classique que dans le boulevard. Depuis 2010, il jouait Le Gang des Seniors.
L'acteur a également joué,,à l'été 2011, le rôle d'un paléontologue dans un film promotionnel de la commune d'Hettange-Grande (Moselle).
Il a également participé à de nombreux projets de la ville, dont la narration d'un DVD sur l'histoire de la portion de la Ligne Maginot se trouvant sur le territoire de la commune.
Christian Marin est décédé d'un cancer le 5 septembre 2012 quelques semaines après avoir achevé la rédaction de ses mémoires intitulées Mémoires d’un chevalier du ciel, coécrits avec Gilles Antonowicz.
Il était membre de l'Académie Alphonse-Allais.
Le boulodrome d'Hettange-Grande porte son nom.
La Ville de Limeil-Brévannes a choisi de rendre hommage à son ancien résident en donnant son nom à son nouveau centre socioculturel ouvert en novembre 2015 dans le Quartier Saint-Martin .
Le 11 septembre 2012, après une cérémonie religieuse en l’église Saint-Roch à Paris, Christian Marin a été inhumé à Ermenonville.
Deux Alpha Jet de la Base aérienne 705 de Tours ont survolé le cimetière au moment de l’inhumation, rendant ainsi un dernier hommage à celui qui incarna le lieutenant Ernest Laverdure.
Outre son épouse Monique avec qui il vécut soixante ans, il laisse quatre enfants et huit petits enfants.
FAE
Bonjour et bonne semaine à tous ! 😃
"Louis XIV, dit « le Grand » ou « le Roi-Soleil », né le 5 septembre 1638 au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le 1ᵉʳ septembre 1715 à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Son règne s'étend du 14 mai 1643 — sous la régence de sa mère Anne d'Autriche jusqu'au 7 septembre 1651 — à sa mort en 1715."
Misterprof-
4 septembre 1870 :
Proclamation de la IIIe République.
C'est après avoir appris la capture de l'empereur Napoléon III par les Prussiens à Sedan que les républicains de la capitale ont pris le pouvoir.
Ils ont été devancés de quelques heures par leurs homologues de Lyon et Marseille.
Quelques mois plus tôt, le 8 mai, Napoléon III était sorti renforcé d'un plébiscite qui lui avait donné 7 336 000 oui contre 1 560 000 non en confirmant l'orientation libérale de l'empire.
À Paris, toutefois, à la différence du reste du pays, une majorité républicaine s'était prononcée contre le régime.
La déclaration de guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, allait détruire les illusions de l'empereur.
Dans la nuit du 3 au 4 septembre, dès l'annonce de la défaite, les députés du Corps législatif se réunissent au Palais-Bourbon.
Ils dédaignent de confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et s'interrogent sur la conduite à suivre.
Dans le petit groupe républicain, plusieurs députés se préparent à un illustre destin.
Parmi eux, Jules Favre, Jules Grévy, Jules Simon et Jules Ferry, qui fonderont la « République des Jules ».
Il y a aussi Adolphe Crémieux et surtout Léon Gambetta, superbe orateur de 32 ans.
Les Parisiens envahissent bientôt le Palais-Bourbon et exigent l'instauration de la République.
Les députés craignent d'être débordés par l'insurrection.
Jules Favre leur suggère alors de proclamer eux-mêmes la République à l'Hôtel de ville de Paris, comme aux plus beaux jours de la Révolution de 1789 ou des journées de Février 1848.
Pour séduire et rassurer la foule, Jules Ferry a l'idée de constituer un gouvernement composé de députés républicains de Paris.
Léon Gambetta et Jules Favre proclament la République au milieu d'une liesse générale quelque peu surréaliste en regard de la situation militaire du pays.
Beaucoup de Parisiens croient naïvement que la déchéance de l'empereur et l'avènement de « Marianne » rendront les Prussiens plus accommodants.
Certains imaginent aussi un sursaut général comme aux temps héroïques de Valmy.
La résistance de l'armée de Bazaine à Metz leur donne quelques motifs d'espérer.
Le « gouvernement de la Défense nationale » est placé sous la présidence du gouverneur militaire de la place, le général Louis Trochu, un conservateur timoré, « Breton, catholique et soldat », selon ses propres termes.
Il délègue le député Adolphe Crémieux à Tours en vue de prendre en main les zones encore libres. Mais le généreux septuagénaire se révèle vite insuffisant à la tâche et la situation s'aggrave le 19 septembre avec l'encerclement de Paris par les troupes ennemies.
Capusa06
4 septembre 1090
Les Assassins s'emparent d'Alamout
Le 4 septembre 1090, un aventurier persan de la secte musulmane des Ismaéliens s'empare de la forteresse d'Alamout. De ce nid d'aigle qui domine la mer Caspienne, la petite communauté va piller les caravanes et terroriser les princes turcs, arabes et croisés du Moyen-Orient pendant deux siècles.
Des crimes au goût de hachisch
Le seigneur d'Alamout, que les croisés de Palestine surnomment le «Vieux de la montagne», dispose d'hommes prêts à se sacrifier sur un ordre de lui. Ces hommes, à ce que l'on dit, sont drogués avec une boisson à base de hachisch puis conduits dans un jardin paradisiaque au milieu de belles jeunes filles.
En retrouvant leurs sens, ils se laissent convaincre qu'ils ont été au paradis et y retourneront pour toujours dès qu'ils auront accompli leur devoir. Aussi ne craignent-ils pas de mourir.
C'est ainsi que le «Vieux de la montagne» fait poignarder ses ennemis, des vizirs ou des chefs croisés.
Les membres de la communauté d'Alamout étaient appelés Assassins par les chroniqueurs de l'époque, peut-être par référence à la consommation de hachisch.
Aujourd'hui, notons-le, il n'est même plus besoin de hachisch pour convaincre des jeunes gens fragiles de commettre des attentats-suicides...
