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14 septembre 2009 :
Décès de l'acteur, danseur, chanteur et producteur américain Patrick Swayze, qui s' est fait connaître grâce au succès du film Dirty Dancing (1987) pour lequel il coécrit et interprète la chanson She's Like the Wind.
Né le 18 août 1952 à Houston, Patrick Wayne Swayze est le fils d'un dessinateur industriel, Jesse Wayne Swayze, et d'une danseuse et chorégraphe, Patricia Yvonne Helen.
Il a deux frères, Don Swayze, également acteur, et Sean Swayze, et deux sœurs : Bambi (qui a été adoptée) et Vicky, danseuse, dont le suicide en 1994 bouleversa sa vie.
Jusqu'à l'âge de 20 ans, Patrick Swayze habite le quartier d'Oak Forest à Houston, où il fréquente la St Rose of Lima Catholic School, la Oak Elementary School, la Black Middle School et la Waltrip High School.
Parallèlement, il poursuit une carrière artistique et sportive de patineur et d'acteur dans des pièces d'école.
Il étudie la gymnastique au San Jacinto College pendant deux ans.
En 1970, Patrick rencontre Lisa Niemi, alors âgée de 14 ans, qui prend des cours de danse avec sa mère.
Ils se marient en 1975, mais n'ont jamais pu avoir d'enfants.
Après deux fausses couches, Lisa et lui en abandonnent l'idée.
En 1972, il part pour New York terminer ses études de danse.
Il est d'abord danseur pour un spectacle itinérant de Disney nommé Disney on Parade.
Il passe une audition pour tenir le rôle de Danny Zuko dans la comédie musicale Grease.
En 1979, il fait sa première apparition au cinéma dans le film Skatetown, U.S.A. de William A. Levey. Il poursuit avec quelques films dont Outsiders de Francis Ford Coppola (1983) et Youngblood de Peter Markle (1986).
À la suite de la mort de son père, en 1982, et de sa sœur Vicky en 1994, il sombre dans l'alcoolisme , ce qui le pousse à suivre une cure de désintoxication, lui permettant ainsi de renouer avec l'industrie du spectacle et à nouveau de s'occuper de ses ranches en Californie et au Nouveau-Mexique.
En 1985, il tient le premier rôle dans la série télévisée historique Nord et Sud.
En 1987, il connaît le succès grâce à la comédie romantique Dirty Dancing d'Emile Ardolino.
Auprès de Jennifer Grey, il y joue le rôle de Johnny Castle, un professeur de danse charismatique, rôle pour lequel il est nommé aux Golden Globe Awards.
Il poursuit dans plusieurs films dont Road House de Rowdy Herrington (1989).
En 1990, il est l'acteur principal de Ghost de Jerry Zucker aux côtés des actrices Demi Moore et Whoopi Goldberg.
Il joue ensuite le rôle d'un surfeur dans Point Break de Kathryn Bigelow en compagnie de Keanu Reeves, d'un médecin en Inde dans La Cité de la joie de Roland Joffé, d'une drag queen dans Extravagances et son propre rôle dans The Player de Robert Altman.
Le 18 août 1997, il obtient son étoile sur le Hollywood Walk of Fame.
En 2001, il joue dans Donnie Darko.
En 2003, il obtient l'un des trois rôles principaux du film One Last Dance de Lisa Niemi.
Il est aux côtés de Lisa Niemi et George De la Pena.
Le 27 juillet 2006, Swayze fait ses débuts dans le West End de Londres, dans la comédie musicale Guys and Dolls où il joue le rôle de Nathan Detroit.
Il reste dans ce rôle jusqu’au 25 novembre 2006.
Le 5 mars 2008, son agent annonce que l'acteur, alors âgé de 55 ans, souffre d'un cancer du pancréas.
Malgré sa maladie Patrick Swayze continuait à fumer jusqu'à 60 cigarettes par jour.
En décembre 2008, des rumeurs ne lui prêtant plus que quelques semaines à vivre sont démenties par l'acteur.
Le 19 mai 2009, de nouvelles rumeurs, aussitôt démenties, annoncent sa mort, qui intervient le 14 septembre 2009, dans sa maison de Los Angeles, des suites de sa maladie.
Il est incinéré et ses cendres sont répandues dans son ranch du Nouveau-Mexique.
Patrick Swayze suivit différentes traditions spirituelles.
Il fut élevé dans un cadre catholique romain, puis il étudia le bahaïsme (religion abrahamique et monothéiste proclamant l’unité spirituelle de l’humanité), le bouddhisme ainsi que la scientologie (qui, aux États - Unis, n'est pas considérée comme une secte !).
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Isadora Duncan (1878 - 1927)
Pionnière de la danse moderne
Danseuse et chorégraphe américaine, Isadora Duncan rompt avec la tradition et transforme l’art de la danse à la fin du XIXème siècle. Elle jette en Europe les bases de la danse moderne.
Pieds nus, drapée dans de fines tuniques inspirées de l’Antiquité, elle s’affranchit de toute technique connue. La liberté, elle la met autant au cœur de ses mouvements que de sa vie amoureuse. Le soir du 14 septembre 1927, à Nice, alors qu'elle part pour un tour en voiture, elle se retrouve projetée sur la chaussée, piégée par son écharpe qui s'est prise dans la carrosserie. Sa mort tragique a contribué à façonner la légende de cette héroïne fascinante.
Une vie de danse et d’amour
Isadora Duncan naît à San Francisco, en Californie, le 27 mai 1878. En l’absence de son père, elle vit une enfance bohème entourée de sa mère, pianiste, de ses trois frères et de sa sœur, à Oakland. Dès son plus jeune âge, elle montre un besoin d’expression qui passe par le corps.
Poussée par sa mère, Isadora prend des cours de danse mais les pointes et les tutus, ce n’est pas fait pour elle.
En 1899, elle part travailler comme danseuse à Londres. Ses visites du British Museum conforte sa passion pour l’Antiquité grecque. L’année suivante, elle part à Paris et c’est dans la capitale française qu’elle connaît un grand succès.
La liberté de sa gestuelle fascine. Ses mouvements, réalisés pieds nus sous sa tunique légère, sont novateurs et vivants.
En 1904, elle ouvre une première école de danse. Sa popularité ne cesse de croître et de nombreux artistes veulent la rencontrer. Elle inspire notamment Antoine Bourdelle et Auguste Rodin.
En 1913, Bourdelle grave son portrait sur les bas-reliefs du tout nouveau théâtre des Champs-Élysées. Cette même année, elle ouvre une deuxième école de danse à Meudon.
En août 1927, à l’âge de 50 ans, Isadora s’installe à Nice. Sous le soleil de la côte d’Azur, elle multiplie les liaisons amoureuses avec des jeunes hommes. Mais elle y décède tragiquement le soir du 14 septembre 1927, étranglée par son châle qui s'est pris dans les roues de sa voiture.
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13 septembre 1993 :
Signature des accords d'Oslo.
Les accords d'Oslo sont signés à Washington par l'Israélien Shimon Pérès et le Palestinien Mahmoud Abbas, en présence d'Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, président de l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) et du président américain Bill Clinton.
Par ces accords, qui font suite à deux années de négociations ultra-secrètes à Madrid et Oslo, l'OLP reconnaît le droit d'Israël à l'existence.
Il est par ailleurs convenu que l'armée israélienne se retirera en cinq ans de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, occupées en 1967, et que l'administration de ces territoires sera confiée à une Autorité palestinienne, en attendant la création d'un véritable État palestinien.
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13 septembre 1923
Primo de Rivera au pouvoir en Espagne
Le 13 septembre 1923, le général Miguel Primo de Rivera (53 ans) commet un pronunciamiento à Barcelone pour tenter d'en finir avec les désordres de la monarchie espagnole.
Une crise sans fin
Lors de l'occupation de l'Espagne par les troupes de Napoléon Ier, le peuple lutte farouchement contre l'intrus cependant que les élites, surnommées afrancesados, se discréditent en collaborant avec lui. Après sa victoire à l'arraché, l'Espagne se replie sur elle-même. En 1823, une brève tentative révolutionnaire échoue (déjà !) du fait d'une intervention étrangère (les Français s'emparent du Trocadéro).
Au début du XXe siècle, sous le règne d'Alphonse XIII, le pays se remet mal d'une première expérience républicaine de 1873 à 1876. Elle est également meurtrie par son humiliante défaite face aux États-Unis.
Le pays connaît dans les années 1890-1900 une flambée d'anarchisme comme la France, l'Italie, la Serbie ou encore la Russie. Cet anarchisme s'exprime par la violence et le terrorisme, avec un caractère violemment antireligieux. Assassinats politiques, attaques de processions religieuses, incendies d'églises et de couvents, bombe au théâtre du Liceo, à Barcelone. Il débouche aussi en 1910 sur la création d'un puissant syndicat en Catalogne, la CNT (Confédération Nationale du Travail).
Pour ne rien arranger, Alphonse XIII est proclamé roi le 17 mai 1902, à l'âge de seize ans, au terme d'une longue crise dynastique, et prétend aussitôt intervenir dans les affaires publiques.
L'Espagne se tient à l'écart de la Première Guerre mondiale, ce qui lui vaut de s'enrichir et de se développer. Mais son armée subit peu après, en juillet 1921, un amer revers à Anoual, dans le Rif, face à l'insurrection d'un chef marocain, Abdelkrim.
Dictature « douce »
Cette nouvelle humiliation entraîne le capitaine général de Catalogne, Miguel Primo de Rivera, à prendre le pouvoir le 13 septembre 1923, à Barcelone. Résigné, le roi Alphonse XIII l'appelle à former le gouvernement et lui donne les pleins pouvoirs.
Inspiré par l'exemple de Mussolini, dont l'arrivée au pouvoir remonte à moins d'un an, Primo de Rivera suspend la Constitution, dissout l'assemblée des Cortes et instaure la censure.
Cette dictature dite blanda ( « douce ») s'avère d'abord bénéfique.
D'énergiques technocrates entrent au gouvernement, lancent de grands travaux et modernisent les infrastructures (barrages, routes, irrigation...).
Mais le général ne tarde pas à se brouiller avec les Catalans en leur interdisant l'usage officiel de leur langue. Il se brouille aussi avec les intellectuels comme Miguel de Unamuno et Blasco Ibañez, et même avec les militaires suite à la modification des règles d'avancement.
Désavoué par les commandants des régions militaires, il se retire le 28 janvier 1930 et s'établit à Paris où il meurt deux mois plus tard.
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12 septembre 1927 :
Naissance de la chanteuse Mathé Altéry.
Marie-Thérèse Altare est une artiste lyrique (soprano) française.
Elle a connu le succès dans les années 1950 et 1960, notamment en chantant des airs d'opérettes et des standards français et étrangers.
Elle est la fille du ténor Mario Altéry (1892-1974) et la petite-nièce de la cantatrice Juliette Wermetz, qui fut la partenaire d'Enrico Caruso à la Scala de Milan.
Elle commence à chanter toute jeune à Cherbourg, où son père travaille.
Sa voix légère et déjà très assurée lui vaut auprès du public local le surnom de « rossignol cherbourgeois ».
Après des études musicales classiques, elle débute comme choriste en 1950 au théâtre du Châtelet, dans l'opérette américaine Annie du Far West.
Elle est remarquée lors d'un concours de chanson organisé à Deauville en 1953 par le chef d'orchestre Raymond Legrand qui lui fait enregistrer son premier disque, Les Belles de nuit, tiré du film du même nom de René Clair, sur une musique de Georges van Parys.
En 1956 à Lugano, elle participe au premier concours Eurovision de la chanson où elle co-représente la France avec la chanteuse Dany Dauberson.
Elle y interprète Le Temps perdu et Dany Dauberson Il est là.
Soutenue par Pierre Bourgeois, président de Pathé-Marconi, elle connaît le succès à partir de la fin des années 1950, notamment avec des albums de la « série des 13 » : 13 valses classiques, 13 valses de Vienne, 13 mélodies de la Belle Époque (prix de l'Académie Charles-Cros 1957), 13 airs d'opérette…
Dans les années 1960, Mathé Altéry prête sa voix aux versions françaises de plusieurs films musicaux.
Elle double ainsi Julie Andrews dans La Mélodie du bonheur (1965) et Audrey Hepburn dans My Fair Lady (1964) dans les séquences chantées, les dialogues étant quant à eux doublés par Martine Sarcey, voix française officielle de l'actrice américaine depuis Au risque de se perdre de Fred Zinnemann (1959).
Le succès populaire de ces deux films lui vaut des offres de récitals à Las Vegas, qu'elle décline afin de se consacrer à son mari, l'avocat parisien Bernard Baqué de Sariac (10 juillet 1933-27 juin 2014), qu'elle épouse en 1966.
La vague du yé-yé la relègue au second plan.
Elle effectue alors de nombreuses tournées à l'étranger, notamment au Canada, en Afrique du Sud et en Scandinavie, où sa voix continue de séduire un large public.
En 1965, elle enregistre un disque de duos célèbres avec le baryton Lucien Lupi.
En 1970, elle crée à Paris l'opérette Bon week-end Conchita de Roland Arday.
En 1988, elle crée Rêves de Vienne avec Francis Lopez au théâtre de l'Eldorado, jouant à guichets fermés pendant près d'un an.
Ce seront ses adieux à la scène.
Dans les années 1990 et 2000, on la voit fréquemment à la télévision lors d'émissions de variétés telles que La Chance aux chansons et Chanter la vie de Pascal Sevran sur France 2.
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12 septembre 1876
Conférence de géographie sur l'Afrique
Le 12 septembre 1876, au palais royal de Bruxelles, le roi Léopold II ouvre une Conférence de géographie consacrée à l'Afrique. Elle réunit une trentaine de savants de toute l'Europe.
Il s'agit officiellement de relancer l'exploration du continent noir en vue d'« ouvrir à la civilisation la seule partie de notre globe où elle n'a pas encore pénétré » et de lutter contre la traite des Noirs par les musulmans.
C'est l'époque où les dirigeants européens rivalisent de vitesse pour planter leur drapeau sur les dernières terres insoumises de la planète.
Le rêve de Léopold II
Le roi des Belges Léopold II (41 ans) rêve d'offrir une colonie à la Belgique. Ayant beaucoup voyagé avant de succéder à son père le 17 décembre 1865, il cultive un intérêt très vif pour l'outre-mer. C'est ainsi que le 19 septembre 1876, sa conférence de Bruxelles se conclut par la création d'une « Association internationale pour l'exploration et la civilisation de l'Afrique centrale », plus communément appelée Association Internationale Africaine. Elle est placée sous la présidence du roi et se donne un drapeau bleu étoilé d'or (semblable au drapeau actuel de l'Union européenne !).
Le 23 novembre 1878, Léopold II crée au nom de l'Association un Comité d'études du haut-Congo, lequel signe aussitôt un contrat de cinq ans avec le célèbre journaliste anglo-américain Henri Morton Stanley en vue d'explorer le bassin du Congo, principal fleuve d'Afrique centrale.
Malheureux Congo
La région a été en contact avec les Européens dès le XVe siècle. C'est ainsi qu'un roi du Congo s'était volontairement converti au catholicisme sous l'influence de voyageurs portugais. Mais les marchands d'esclaves occidentaux n'avaient pas tardé à combattre et détruire cet embryon d'État africain et la région était retournée à son isolement jusqu'à ce que survienne Stanley.
Avec une escouade de mercenaires européens et de supplétifs africains, l'aventurier remonte le cours du Congo et conclut des traités avec les chefs de tribus locaux, au nom de son royal commanditaire.
Les Belges n'ayant aucun goût pour les aventures coloniales (comme d'ailleurs les citoyens ordinaires du reste de l'Europe), c'est en son nom personnel et avec sa fortune que le roi mène la conquête du Congo... sans jamais y mettre les pieds.
Il projette en particulier de construire un chemin de fer entre l'estuaire du Congo et le Stanley Pool, une retenue naturelle en amont de l'estuaire, séparée de celui-ci par des cataractes qui empêchent le transport par voie d'eau. En 1882 est fondée Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa), sur le Stanley Pool.
Londres tente de freiner les ambitions du roi des Belges et encourage le Portugal à s'approprier la partie sud de l'estuaire. De son côté, la France, présente au nord de l'estuaire, promet à Léopold II de ne pas intervenir au sud. Le chancelier allemand Bismarck s'entremet habilement et convoque une conférence internationale à Berlin, en 1885.
Celle-ci aboutit à un compromis par lequel Léopold II se voit reconnaître à titre personnel la possession de la rive gauche du Congo, curieusement baptisée « État indépendant du Congo » ! En avril 1885, le Parlement de Bruxelles autorise « Sa Majesté à être le chef de l'État fondé en Afrique par l'Association Internationale ».
Le roi va dès lors tout faire pour rentabiliser sa conquête et lui permettre de s'autofinancer.
Dans l'intérieur du pays, ses agents entament l'exploitation des ressources locales par des méthodes souvent brutales. Ils soumettent les indigènes à des corvées pour développer notamment l'exploitation du caoutchouc ou collecter l'ivoire. Les réfractaires sont nombreux et les colons ripostent aux jacqueries par une répression impitoyable. En 1904, un collaborateur de l'entreprise royale, Edmund Dene Morel, indigné, démissionne et fonde la « Congo Reform Association ». Cette ONG avant la lettre alerte l'opinion européenne en vue de faire cesser le scandale.
Une commission d'enquête internationale se penche sur les accusations portées contre les agents du roi des Belges, généralement par des Britanniques pas mécontents de se défausser sur autrui de leurs propres exactions coloniales. Elle dédouane les compagnies de l'accusation de couper les mains des réfractaires mais reconnaît des exactions innombrables dans l'exploitation du territoire : travail forcé, esclavage, brutalités...
Quelques années avant sa mort (17 décembre 1909), Léopold II lègue le Congo à la Belgique. Le gouvernement n'accepte le cadeau qu'après beaucoup d'hésitations. C'est seulement le 15 novembre 1908 que le territoire devient officiellement colonie belge. La Belgique va poursuivre sa mise en valeur avec plus de ménagement qu'auparavant, sans toutefois se soucier de former et d'éduquer les habitants. Le Congo devient indépendant de façon hâtive et désastreuse le 30 juin 1960.
Bibliographie
On peut lire sur la tragédie du Congo : Les fantômes du roi Léopold (Belfond). Terrifiant. Sur la colonisation du continent africain, rien ne vaut Le partage de l'Afrique, 1880-1914, par Henri Wesseling (Denoël).
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11 septembre 2001 :
Attentats à New York et Washington.
Le 11 septembre 2001, pour la deuxième fois de leur Histoire après la guerre anglo-américaine de 1812, les États-Unis sont agressés sur leur propre sol.
Quatre avions de ligne sont détournés par des terroristes islamistes de la mouvance al-Qaida.
Deux s'écrasent avec leurs occupants sur les tours jumelles du World Trade Center, à New York, et un troisième sur le Pentagone.
Le quatrième s'écrase dans un bois de Pennsylvanie, les passagers ayant tenté au sacrifice de leur vie de maîtriser les terroristes.
Au total, environ 3 000 morts et disparus.
L'effondrement des tours ayant été filmé en direct, l'émotion est immense dans le monde.
Les Américains sont d'autant plus consternés que le chef du commando terroriste, Mohammed Atta, jeune architecte d'origine égyptienne, donnait l'apparence d'être bien intégré dans leur société, tout comme ses acolytes.
Le président George Bush Jr, après un moment d'égarement, engage le fer contre al-Qaida et son chef mystérieux Oussama Ben Laden, héritier d'une richissime famille d'Arabie séoudite originaire du Yémen, très proche des cercles du pouvoir de Riyad.
Moins d'un mois plus tard, une coalition internationale envahit l'Afghanistan, où Ben Laden a trouvé refuge auprès des talibans islamistes.
Au bout de quelques mois de frappes militaires, le gouvernement américain et ses alliés caressent l'espoir d'avoir vaincu l'hydre terroriste.
Ben Laden lui-même est abattu dans son repaire pakistanais, le 2 mai 2011, soit dix ans après les attentats...
Ces attentats ont tellement marqué les esprits que, lors de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, le 21 septembre, on a d'abord cru à une action terroriste.
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11 septembre 910
Fondation de l'abbaye de Cluny
Le 11 septembre 910, le duc d'Aquitaine Guillaume Ier, dit « le Pieux », cède un bout de lande à un groupe de douze moines bénédictins.
L'endroit s'appelle Cluny. Situé non loin de la Saône, il est appelé à devenir une abbaye, la plus illustre et la plus grande du monde occidental grâce aux privilèges dont elle a été dotée à sa naissance.
Une abbaye hors norme
La charte octroyée par le duc Guillaume, modèle de prévoyance et de lucidité politique, comporte quatre clauses capitales :
– le strict respect de la règle de saint Benoît (alternance du travail et de la prière...),
– l'exemption de toute sujétion temporelle, de la part des rois et des seigneurs ainsi que spirituelle, de la part des évêques, hormis celle du pape,
– la garde des apôtres Pierre et Paul et la défense du souverain Pontife,
– l'obligation expresse de s'adonner avec le zèle le plus ardent « selon l'opportunité et les possibilités du lieu, aux oeuvres quotidiennes de la miséricorde envers les pauvres, les indigents, les étrangers, les voyageurs ».
Une abbaye prestigieuse
En stipulant que les moines éliront librement leur abbé et ne relèveront que de la juridiction du pape, elle fait oeuvre révolutionnaire.
Grâce à son indépendance, l'abbaye va très vite se développer et rayonner dans tout l'Occident.
Des moines issus de Cluny relèvent de nombreux monastères en déconfiture, comme Saint-Benoît-sur-Loire ou Saint-Maur-des-Fossés, et en créent de nouveaux. On compte bientôt plus de mille communautés clunisiennes en Europe. L'abbaye bourguignonne devient le centre d'une congrégation, c'est-à-dire d'un ensemble d'abbayes-filles dont les abbés obéissent à celui de Cluny.
La grandeur de Cluny et son rôle majeur dans la naissance et le développement de l'Europe moderne doivent beaucoup à la qualité de ses premiers abbés.
Dès avant l'An Mil, ces abbés inspirent les papes et les grands de ce monde. Parmi eux, Odon, successeur de Bernon, Mayeul, Odilon et Hugues qui eurent tous une grande longévité.
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10 septembre 1915
Premier numéro du Canard Enchaîné
Le 10 septembre 1915, Maurice et Jeanne Maréchal publient le premier numéro du Canard Enchaîné (son titre fait allusion à un autre journal contestataire, L'Homme enchaîné de Clemenceau). Appelé à devenir une institution de réputation mondiale, le journal satirique naît pendant la Première Guerre mondiale, avec la volonté de dénoncer la censure, la propagande, les mensonges et le « bourrage de crâne », selon une formule popularisée par Albert Londres en 1914. Mais sa sortie ne va pas sans difficultés. L'hebdomadaire interrompt sa parution dès le cinquième numéro avant de la reprendre l'année suivante.
En juin 1917, Le Canard Enchaîné lance sa première offensive contre les mensonges et les outrances de la presse. Il organise auprès de ses lecteurs le concours du « grand chef de la tribu des bourreurs de crânes ». La compétition est rude car les concurrents sont nombreux et talentueux. La palme est attribuée au journaliste Gustave Hervé (46 ans).
Gustave Hervé a été avant la guerre professeur d'Histoire au lycée de Sens. Il a aussi milité dans les rangs socialistes. Libertaire, il a été poursuivi pour des propos antimilitaristes dans son journal La Guerre sociale. Ainsi en 1901, pour l'anniversaire de Wagram, il préconisait dans Le Travailleur Socialiste de l'Yonne que l'on rassemble « dans la principale cour du quartier toutes les ordures et tout le fumier de la caserne et que, solennellement, [...] le colonel en grand plumet y plante le drapeau du régiment ». Mais quand éclate la guerre, il tourne casaque et se rallie à l'Union sacrée. En 1916, il rebaptise son journal La Victoire. On y lit : « Quelle est la maman, quelle est l'épouse qui, en ce moment où se joue la vie de la France, n'est pas prête à accepter le suprême sacrifice ? Crois-tu, maman, que les hommes qui meurent en un tel jour meurent réellement ? » (note). Entre les deux guerres, Gustave Hervé se signalera encore à l'attention de ses compatriotes avec cette manchette récurrente de La Victoire : « C'est Pétain qu'il nous faut ».
La propagande de guerre, une réalité toujours actuelle
Dix ans après la Première Guerre mondiale, en 1928, le diplomate anglais Lord Ponsonby publie un essai lumineux sur la propagande de guerre : Falsehood in War-Time: Propaganda Lies of the First World War (« Le mensonge en temps de guerre : Les bobards de la propagande dans la Première Guerre mondiale »). Arthur Ponsonby y voit une caractéristique des conflits modernes. Elle s'avère indispensable dans tous les camps pour mobiliser les masses et soutenir l'effort de guerre.
En 2001, dans Principes élémentaires de propagande de guerre, l'historienne Anne Morelli s'inspirera du travail de Lord Ponsonby pour définir les dix principes de la propagande de guerre ; ces principes paraissent toujours d'une cruelle actualité :
1- Nous ne voulons pas la guerre.
2- La partie adverse est seule coupable de guerre.
3- L'ennemi est intrinsèquement mauvais et ressemble au diable.
4- Nous défendons une noble cause, pas nos propres intérêts.
5- L'ennemi commet des atrocités exprès ; nos bavures sont involontaires.
6- L'ennemi utilise des armes interdites.
7- Nous subissons de petites pertes, celles de l'ennemi sont énormes.
8- Des artistes et intellectuels reconnus soutiennent notre cause.
9- Notre cause est sacrée.
10- Tous ceux qui doutent de notre propagande sont des traîtres.
