
Capusa06
Ouverture du pont George-Washington.
La construction du pont a débuté en 1927, à partir d'un projet de la Port of New York Authority. L'ingénieur Othmar Ammann en dirigea la construction. Le pont fut inauguré le 24 octobre 1931, et fut ouvert à la circulation le lendemain. Il s'appelait à l'origine “Hudson River Bridge”, avant d'être baptisé en l'honneur de George Washington, le premier président des États-Unis. Lors de son ouverture, le GW Bridge était le pont qui possédait la plus longue portée, d'une longueur de 1 067 mètres. Elle doublait alors le précédent record détenu par l'Ambassador Bridge et ses 564 mètres. Le record a depuis été plusieurs fois battu, et le pont George-Washington est actuellement le trente-deuxième plus long pont suspendu au monde en termes de portée.
À l'origine, le pont ne possédait que six voies de circulation, mais en 1946, deux voies furent ajoutées sur ce qui est aujourd'hui le niveau supérieur. Le 29 aout 1962, un deuxième niveau inférieur, qui figurait dans les plans originaux d'Othmar Ammann fut inauguré. La capacité du pont augmenta ainsi de 75 %, faisant du GW le seul pont au monde à posséder quatorze voies. À l'origine, les deux tours du pont devaient être encaissées avec du béton et du granite. Cependant, en raison des coûts élevés et de la Grande Dépression que traversait le pays, et des critiques positives envers le béton, le projet fut annulé. Les deux tours et leurs renforts en croix sont devenus l'une des caractéristiques du pont les plus connues.
Après les attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement interdit de prendre des photos de l'édifice, de peur que les terroristes n'envisagent un attentat sur le pont.
En septembre 2013, le pont est au centre d'un scandale politique, le « Bridgegate » ou « Christiegate ». Le gouverneur du New Jersey, le républicain Chris Christie, est accusé d'avoir fait fermer entre le 9 et le 13 septembre des voies d'accès du pont pour provoquer d'importants embouteillages à Fort Lee pour punir le maire démocrate de ce borough qui avait refusé de le soutenir dans sa campagne de réélection comme gouverneur. La fermeture des voies avait été ordonnée par David Wildstein, ami d'enfance de Christie qui l'avait nommé deux ans plus tôt au Port Authority of New York and New Jersey et sur demande de Bridget Anne Kelly, la chef de cabinet adjointe du gouverneur.
Misterprof-
24 octobre 1902 :
Bertillon inventeur de la police scientifique.
Chef du service de l'identité judiciaire à la préfecture de police de Paris où il est entré en 1879, à 26 ans, comme simple commis, Alphonse Bertillon a fondé l'anthropométrie, un système de classement des photos sur la base de onze caractères fondamentaux (taille du crâne, des membres...).
Grâce à la « signalisation » systématique des criminels et délinquants, l'inventeur aboutit à quelques succès dans l'identification des récidivistes, ce qui lui vaut une immense popularité.
Son classement anthropométrique est parfois encore appelé « bertillonnage » en son honneur.
Mais le système anthropométrique demeure aléatoire.
Il est bientôt concurrencé par la comparaison des empreintes digitales, une technique mise au point aux Indes britanniques et adoptée par Scotland Yard en 1901, à l'initiative du commissaire Edward Henry.
Alphonse Bertillon est d'abord tenté de nier l'intérêt de cette technique concurrente, anglaise qui plus est.
Mais, sollicité après un meurtre qui a eu lieu chez un dentiste parisien, il met en évidence les similitudes entre les empreintes digitales recueillies sur place et celles d'un obscur repris de justice auquel il a eu affaire quelques mois plus tôt.
Ce premier coup d'éclat de la police scientifique consacre la gloire de Bertillon et la supériorité du fichier d'empreintes digitales.
delphinium29
Le 24 octobre 1929 est un « Jeudi noir » à la bourse de Wall Street, à New York. La crise boursière, due à une spéculation sur les titres, débouche sur une crise du crédit et entraîne le monde entier dans une crise économique sans précédent. On compte treize millions de chômeurs aux États-Unis en 1933...
Ainsi, lorsque les prix viennent à baisser, les actionnaires s'empressent de revendre leurs titres avant qu'ils ne perdent trop de valeur. La panique s'empare rapidement de Wall Street le jeudi 24 octobre 1929 et mène irrémédiablement à la journée du "jeudi noir", où près de 13 millions d'actions sont mises en vente.
Quand se termine la crise de 1929 ?
En cinq ans, de 1929 à 1933, la dépression a détruit les trois piliers principaux de l'économie mondiale : la production, le commerce international des produits et des capitaux, le système monétaire international. La misère se répand comme une traînée de poudre dans les années 1930.1
FAE
Un grand merci, les amis !
Erreur internet sur Marthe Mercadier ce matin . . .
"Son grand-père Victor Mercadier étant administrateur de la Société des auteurs, elle est grâce à lui auditionnée dès l'âge de 5 ans pour danser avec Joséphine Baker. Elle connaît ainsi le monde du spectacle par les coulisses. À l'âge de 6 ans, elle devient bègue, puis muette ; un an plus tard, elle se rétablit sans explication. En 1936, elle est paralysée pendant dix-huit mois à la suite d'une grave chute, tombant d'une pyramide humaine.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, adolescente, elle est scolarisée au lycée Marcelin-Berthelot à Saint-Maur-des-Fossés et prend part à la lutte contre l'occupant en entrant dans la Résistance française, transmettant des courriers pour celle-ci. Elle œuvre quelque temps à Bruxelles, avant de fonder sa première association humanitaire.
Elle joue pour la première fois sur scène en 1945, pendant le gala de fin d’année du cours d’art dramatique de Maurice Escande. Intégrant le Cours Simon, elle a pour camarades de classe Michel Bouquet, Robert Hirsch ou encore Michel Piccoli.
Dans un premier temps, Marthe Mercadier est souffleuse au théâtre Saint-Georges à Paris. Elle fait ses débuts sur les planches à la fin des années 1940 en jouant essentiellement au théâtre de boulevard, puis devient une comédienne populaire notamment grâce à la télévision en tenant l'un des premiers rôles de la série à succès Les Saintes chéries de 1965 à 1970.
De décembre 1970 à octobre 1971, elle prend la direction du théâtre du Vieux-Colombier. Elle y présente diverses activités : spectacles pour enfants, théâtre de minuit, cabaret, mais son passage à la tête de l'établissement se clôt par un échec financier.
Au cours des années 1950-1960, en plus de ses activités théâtrales, elle tourne au cinéma dans plus d'une trentaine de films.
De 1976 à 1977, elle coanime La Grande Cocotte, une émission de cuisine de TF1 où les grands chefs de l'époque étaient invités à réaliser une recette du terroir.
Elle devient parallèlement productrice, produisant notamment en 1979, le film Et la tendresse ? Bordel ! réalisé par Patrick Schulmann et qui obtient un vif succès. En 1981 au théâtre de Paris, elle produit Bent, pièce de Martin Sherman adaptée par Lena Grinda et mise en scène par Peter Chatel, avec entre autres, les comédiens Bruno Cremer et Jean-Pierre Sentier.
Elle soutient François Mitterrand pour l'élection présidentielle de 1981. En septembre de la même année, elle est nommée chargée de mission pour les problèmes de l'audiovisuel auprès d'Yvette Roudy, ministre des Droits de la Femme. Elle rédige un livre blanc sur la place des femmes dans le secteur mais il n'a aucune suite ; elle démissionne.
Elle s'implique également dans des associations caritatives, devenant notamment présidente de l'IFPPF, qui envoie à l'étranger du matériel médical français non utilisé. L'association est cependant mêlée au scandale politico-financier dit « affaire du Carrefour du développement ».
Elle témoigne dans le documentaire Chantons sous l'Occupation d'André Halimi.
Treize à table est l'une de ses pièces préférées parmi celles qu'elle a énormément jouées, notamment en 1984 lors de l'émission Au théâtre ce soir dans le rôle de Madeleine Villardier auprès de René Camoin.
Marthe Mercadier a partagé l'affiche avec des célébrités tels que Michel Roux, Louis de Funès ou encore Michel Galabru.
Les années 2000
Son succès continue avec la pièce Le Squat, où elle joue avec Claude Gensac et qui remporte un grand succès entre 2001 et 2002. Par la suite, elle joue les pièces Clémentine et Tout bascule.
En juillet 2002, elle préside le Jury du 15ème Festival International du Film de Vébron (Lozère).
En 2005, elle publie ses mémoires, Le rire est mon refuge, où elle raconte notamment son passé durant la Seconde Guerre mondiale.
En avril 2007, elle reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur. Entre mars et mai 2008, elle préside le Festival d'humour et de café-théâtre de Rocquencourt.
Les années 2010
Elle joue cinq pièces de théâtre :
Tout bascule ;
Les Quatre Vérités ;
N'ayons pas peur des mots ! ;
Madame Marguerite.
Mercadier et de Funès en Vadrouille
et un one-woman show :
Les Femmes, le spectacle et la politique.
En février-mars 2011, elle participe à la première saison de l'émission Danse avec les stars sur TF1, aux côtés du danseur Grégoire Lyonnet et termine sixième de la compétition. Étant âgée de 82 ans à l'époque, elle est la candidate la plus âgée de l'histoire de l'émission, toutes saisons confondues.
Le 27 juin 2011, elle assiste et participe activement à la soirée qui marque le 75e anniversaire du Balajo, le célèbre établissement de la rue de Lappe à Paris.
En octobre 2011, paraît son livre Je jubilerai jusqu'à 100 ans ! chez Flammarion, avec la collaboration d'Alain Morel.
En 2012, elle joue au théâtre du Gymnase avec Laurent de Funès, petit-fils de Louis de Funès, un duo intitulé Mercadier et de Funès en vadrouille.
En 2014, elle lance un appel à l'aide, risquant l'expulsion de son logement car surendettée. Peu après, au mois d'avril, sa fille Véronique annonce publiquement qu'elle est atteinte depuis un an de la maladie d'Alzheimer.
Marthe Mercadier est membre de l'Académie Alphonse Allais.
Elle meurt le 15 septembre 2021 à Puteaux à l'âge de 92 ans3, des suites de la maladie d'Alzheimer. Ses obsèques ont lieu le 21 septembre à la paroisse Sainte-Hélène, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, en présence de Fiona Gélin, Chantal Ladesou, Olivier Lejeune et Cyril Viguier.
Vie privée
Marthe Mercadier épouse le comédien Gérard Néry en 1952. Leur mariage fait alors la Une des journaux. En 1961, le couple donne naissance à une fille, Véronique ; adulte, elle devient l'attachée de presse de sa mère. Les deux comédiens se séparent après vingt ans de mariage. Marthe Mercadier rencontre alors une autre célébrité de l'époque, l'Argentin Juan Manuel Fangio, l'un des plus grands coureurs automobiles. Avec le quintuple champion du monde de Formule 1, elle vit une année de passion amoureuse.
Filmographie
Cinéma
1950 : Le Tampon du capiston de Maurice Labro : Mélanie
1950 : Souvenirs perdus de Christian-Jaque : Liliane, la jeune fille sur le banc
1951 : Folie douce de Jean-Paul Paulin : Juliette
1951 : Le Plus Joli Péché du monde de Gilles Grangier : Liliane
1951 : Identité judiciaire, de Hervé Bromberger : la prostituée Rose Muchet
1951 : La nuit est mon royaume de Georges Lacombe : Simone
1951 : Chacun son tour d’André Berthomieu : Ketty
1951 : La Maison Bonnadieu de Carlo Rim : Mademoiselle Clorinde
1951 : Ouvert contre X de Richard Pottier : la détenue-manucure
1952 : Rendez-vous à Grenade de Richard Pottier : Annette
1952 : Un caprice de Caroline chérie de Jean Devaivre : Ida
1952 : Rayés des vivants de Maurice Cloche : Marcelle
1953 : Un acte d'amour (Act of Love) d'Anatole Litvak : la jeune femme à la terrasse
1953 : Les Détectives du dimanche de Claude Orval
1954 : Obsession de Jean Delannoy : Arlette Bernardin
1954 : Scènes de ménage d’André Berthomieu : Ernestine Boulingrin
1955 : M'sieur la Caille d'André Pergament : Bertha
1955 : Les salauds vont en enfer de Robert Hossein : Germaine, la femme de Georges Bagot
1956 : Les Aventures de Gil Blas de Santillane de René Jolivet : Serafina
1957 : Vacances explosives de Christian Stengel : Marie la Paimpolaise
1958 : Le Tombeur de René Delacroix : Amanda
1958 : Les femmes sont marrantes d’André Hunebelle : Yolande
1958 : Jeunes filles en uniforme (Mädchen in Uniform) de Géza von Radványi : Madame Aubert
1959 : Les Noces vénitiennes (La Prima Notte) d’Alberto Cavalcanti : Antoinette
1961 : Dans l'eau qui fait des bulles de Maurice Delbez : Georgette Ernzer
1963 : Le Bon Roi Dagobert de Pierre Chevalier : Madame Pelletan / Gomatrude
1969 : Aux frais de la princesse de Roland Quignon : Hélène
1968 : Béru et ces dames de Guy Lefranc : Madame Albertine
1970 : La Coqueluche de Christian-Paul Arrighi : Marie-Blanche
1977 : Blue Jeans de Hugues Burin des Roziers : la mère de Jean-Luc
1981 : Belles, blondes et bronzées de Max Pécas : la religieuse
1981 : Les Folies d'Élodie d'André Génovès : Juliette
1981 : La Puce et le Privé de Roger Kay : Odette Rupert
1982 : Le Braconnier de Dieu de Jean-Pierre Darras : l'hôtelière de Lourdes
1982 : Te marre pas... c'est pour rire ! de Jacques Besnard : Agathe Frémont, l'épouse de Michel
1988 : Camp de Thiaroye d'Ousmane Sembène : la tenancière
1994 : Soutien de famille de Christophe Jacrot
2001 : Les Aliénés d'Yvan Gauthier : la mère
Télévision
1956 : La Puce à l'oreille de Georges Feydeau, réalisation Stellio Lorenzi, avec Pierre Mondy, Louis de Funès, Robert Manuel, Alfred Adam
1959 : Une nuit orageuse de Marcel Bluwal
1965 : Le train bleu s'arrête 13 fois de Mick Roussel, épisode Antibes : coup fourré
1965 : Les Saintes chéries, Ève à la maison de Jean Becker : Fanny
1965 : Les Saintes chéries, Ève et les magasins de Maurice Delbez : Fanny
1967 : Les Cinq Dernières Minutes : Finir en beauté de Claude Loursais
1970 : Les Saintes chéries, Ève PDG de Jean Becker : Fanny
1970 : Les Saintes chéries, Ève et la secrétaire de l'homme de Jean Becker : Fanny
1970 : Les Saintes chéries, Ève cherche du travail de Jean Becker : Fanny
1976-1977 : La Grande Cocotte : Coanimatrice
1979 : L'Hôtel du libre échange de Georges Feydeau, réalisation Guy Seligmann, avec Jean Poiret, Danielle Volle, Jean-Pierre Darras, Pierre Mondy
1983 : Marianne, une étoile pour Napoléon réalisation de Marion Sarraut
1986 : Catherine, il suffit d'un amour réalisation de Marion Sarraut
1996 : Les Surprises du chef (téléfilm) d'André-Guy Flédérick
1998-2004 : Le Bigdil : Tolilola, la mère de Bill
1998-1999 : Drôle de jeu : Tolilola, la mère de Bill
2005-2006 : Crésus : Suriole, la sorcière et la mère de Crésus
2011 : Danse avec les stars (saison 1), en tant que candidate
2012 : R.I.S Police scientifique
Au théâtre ce soir
1966 : Chérie noire de François Campaux, mise en scène de l'auteur, réalisation Pierre Sabbagh, théâtre Marigny, avec Jean-Jacques, Paul Demange
1966 : Interdit au public de Roger Dornès et Jean Marsan, mise en scène Jean Le Poulain, réalisation Pierre Sabbagh, théâtre Marigny, avec Jean Le Poulain, Maria Pacôme, Jean Marsan
1968 : Boléro de Michel Duran, mise en scène Fred Pasquali, réalisation Pierre Sabbagh, théâtre Marigny
1973 : Les Quatre Vérités de Marcel Aymé, mise en scène René Clermont, réalisation Georges Folgoas, théâtre Marigny
1974 : Le Vison à cinq pattes de Constance Coline, d'après Peter Coke (en), mise en scène René Dupuy, réalisation Jean Royer, théâtre Marigny, avec Marcelle Ranson-Hervé, Jean Marsan, Anne Wartel, Mony Dalmès, Madeleine Barbulée
1975 : Ah ! La Police de papa ! de Raymond Castans, mise en scène Jacques Charon, réalisation Pierre Sabbagh, théâtre Édouard-VII
1977 : La Libellule d'Aldo Nicolaj (it), mise en scène René Clermont, réalisation Pierre Sabbagh, théâtre Marigny
1977 : Les Petits Oiseaux d'Eugène Labiche et Alfred Delacour, mise en scène René Dupuy, réalisation Pierre Sabbagh, théâtre Marigny
1980 : La Chambre mandarine de Robert Thomas, mise en scène Michel Roux, réalisation Pierre Sabbagh, théâtre Marigny
L'Hôtel du libre échange de Georges Feydeau (à confirmer)
1945 : À l'approche d'un soir du monde de Fabien Reignier, mise en scène Maurice Escande et Jacques-Henri Duval, théâtre Saint-Georges
1946 : Doris de Marcel Thiébaut, mise en scène Pierre Bertin, théâtre Saint-Georges
1949 : La Galette des Rois de Roger Ferdinand, mise en scène Jean Wall, théâtre Daunou
1951-1952 : Le Don d'Adèle de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy, théâtre des Célestins
1952 : La Puce à l'oreille de Georges Feydeau, mise en scène Georges Vitaly, théâtre Montparnasse
1953 : Trésor de Roger Mac Dougal, mise en scène Jean Marsan, théâtre des Bouffes-Parisiens
1955 : Charmante Soirée de Jacques Deval, mise en scène de l'auteur, théâtre des Variétés
1956 : La Puce à l'oreille de Georges Feydeau
1957 : Une femme trop honnête d'Armand Salacrou, mise en scène Georges Vitaly, théâtre Édouard-VII
1958 : Chérie noire de François Campaux, mise en scène Jacques Charon, théâtre Michel, théâtre des Bouffes-Parisiens en 1959
1960 : Le Sexe et le néant de Thierry Maulnier, mise en scène Marcelle Tassencourt, théâtre de l'Athénée
1960 : Le Tartuffe de Molière, mise en scène Jean Le Poulain, Festival de Bellac
1961 : Coralie et Compagnie de Maurice Hennequin et Albin Valabrègue, mise en scène Jean Le Poulain, théâtre Sarah-Bernhardt
1962 : L'Archipel Lenoir d'Armand Salacrou, mise en scène Charles Dullin, théâtre Montparnasse
1963 : Sacré Léonard de Jean Poiret et Michel Serrault, mise en scène André Puglia, théâtre Fontaine
1965 : Les Filles de Jean Marsan, mise en scène Jean Le Poulain, théâtre Édouard-VII, théâtre de la Porte-Saint-Martin
1967-1968 : Interdit au public de Jean Marsan, mise en scène Jean Le Poulain, théâtre Saint-Georges
1970-1972 : La Facture de Françoise Dorin, théâtre des Célestins
1972 : Ah ! la police de papa de Raymond Castans, mise en scène Jacques Charon, théâtre des Bouffes-Parisiens
1973 : Les Quatre Vérités de Marcel Aymé, mise en scène René Clermont, théâtre des Variétés
1975 : La Libellule de Aldo Nicolaï (it), mise en scène René Clermont, théâtre des Nouveautés
1980 : Diable d'homme ! de Robert Lamoureux, mise en scène Daniel Ceccaldi, théâtre des Bouffes-Parisiens
1982 : Lorsque l'enfant paraît d’André Roussin, mise en scène Jean-Michel Rouzière, théâtre des Variétés
1984 : Treize à table de Marc-Gilbert Sauvajon, mise en scène René Clermont, théâtre Édouard-VII
1986 : Les Voisins de dessus de Laurence Jyl, avec Pierre Doris, Stéphane Hillel, Sonia Vollereau, puis Louise Lemoine Torrès théâtre de la Renaissance et réalisation de Jacques Audoir pour TF1
1988 : La Présidente de Maurice Hennequin et Pierre Veber, adaptation Jean Poiret, mise en scène Pierre Mondy, théâtre des Variétés
1988 : Les Bonshommes de Françoise Dorin, tournée Baret
1991 : La Bonne Anna de Marc Camoletti, Théâtre Michel
1992 : Les Enfants d’Édouard de Marc-Gilbert Sauvajon, mise en scène Jean-Luc Moreau, théâtre Édouard-VII
1995 : La Poule aux œufs d'or d'Alexandre Vial
1996 : Vacances de rêve de Francis Joffo, mise en scène de l'auteur, théâtre du Palais-Royal
2000 : Le Squat de Jean-Marie Chevret, mise en scène Jean-Pierre Dravel, théâtre Rive Gauche, théâtre de la Madeleine
2002 : Vacances de rêve de Francis Joffo
2004-2005 : Folles de son corps de Gérard Moulévrier (avec la collaboration d'Alain Sachs), mise en scène Alain Sachs, théâtre des Bouffes-Parisiens et tournée en régions
2005 : Trop c'est trop d'Olivier Lejeune
2005-2006-2007: Tout bascule d'Olivier Lejeune, mise en scène de l'auteur, La Grande Comédie
2006 : Clémentine de Jean Barbier, mise en scène Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé, théâtre des Nouveautés
2008-2009 : Les Quatre Vérités de Marcel Aymé, mise en scène Raymond Acquaviva
2008-2009 : Tout bascule, d'Olivier Lejeune, mise en scène et jouée par l'auteur, La Grande Comédie
2009 : Les Femmes, le spectacle et la politique, théâtre du Clan, Nogaro (Gers)
2009-2010 : N'ayons pas peur des mots ! de Thibaud Valérian
2010 : Madame Marguerite de Roberto Athayde (sv), tournée
2012 : Mercadier et de Funès en vadrouille (duo), tournée
One-woman show
2009 : Les Femmes, le spectacle
Tes yeux de Breizh (collectif), Marthe Mercadier enregistre un single avec le collectif des "Voix de la Breizh" [archive] (réunissant des artistes tels qu'Indra, Anny Duperey, Philippe Candeloro, Miss Dominique, Richard Cross, Magloire, etc.) à l'initiative du chanteur David Stephan au profit de l'association "La Breizh de l'Espoir, Brûlons la Muco" [archive] qui lutte contre la Mucoviscidose. La musique est signée Géraldine Potron et les paroles Vincent Hélou. La sortie de ce single est prévue pour le 15 juin 2013.
Distinctions
Décorations
1974 : Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres
1989 : Officier de l'ordre des Arts et des Lettres Officier de l'ordre des Arts et des Lettres
1993 : Chevalier de l'ordre national du Mérite Chevalier de l'ordre national du Mérite, pour son action humanitaire, décernée par Simone Veil et remise par l’Abbé Pierre / Prix de la Solidarité décerné par les Nations Unies pour son engagement humanitaire depuis 20 ans.
2007 : Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur
Récompense
1989 : Molière du meilleur spectacle comique à La Présidente, de Jean Poiret, mise en scène de Pierre Mondy
Marthe Mercadier, Le rire est mon refuge, Paris, Éditions no 1, coll. « Documents/Actualité », mars 2005, 214 p. (ISBN 978-2-84612-169-9, BNF 39936448, présentation en ligne.
Marthe Mercadier et Alain Morel (collaboration), Je jubilerai jusqu'à 100 ans ! : Souvenirs… et bons conseils, Paris, Éditions Flammarion, coll. « Documents et Essais », octobre 2011, 234 p. (ISBN 978-2-08-123918-0, BNF 42550706, présentation en ligne [archive]).
Fichier des décès On n’est pas couché le 19 mars 2011.
« Marthe Mercadier, la reine du théâtre de boulevard, est morte », sur lemonde.fr, 15 septembre 2021 (consulté le 15 septembre 2021).
« La Grande Cocotte (Tf1) » [archive], sur ina.fr (consulté le 27 juillet 2022)
L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, 2 septembre 1981.
Enquête sur un carrefour dangereux, de Jacques Derogy et Jean-Marie Pontaut, éd. Fayard.
« Accueil » [archive], sur L'Est-Éclair (consulté le 8 novembre 2020).
« Marthe Mercadier vous dit ses 4 vérités » 27 novembre 2008, sur lyongratuit.com.
« Thibaud Valérian » [archive], sur THEATRE online.com (consulté le 4 janvier 2022).
« Paris Normandie : votre site d'information régional », sur Paris Normandie (consulté le 8 novembre 2020).
« Nogaro. Marthe Mercadier au théâtre du CLAN », La Dépêche du Midi, 27 septembre 2009 (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2022).
« Bigard, Manoukian et Karembeu dans "Danse avec les stars" », sur 7sur7.be, 26 janvier 2011.
« Marthe Mercadier : quand la comédienne participait à « Danse avec les stars » à... 82 ans », TV Mag Le Figaro, 16 septembre 2021, consulté le 4 janvier 2022).
« PHOTOS - Marthe Mercadier lors du 75e anniversaire de la célèbre boîte de nuit le Balajo à Paris le 27 juin 2011 » [archive], sur purepeople.com (consulté le 8 novembre 2020).
Le Balajo toujours au plus haut, Jean-Pierre Thiollet, France Soir, 24 juin 2011.
Le Point.fr, « Marthe Mercadier souffre de la maladie d'Alzheimer », sur lepoint.fr, 8 avril 2014 (consulté le 8 novembre 2020).
Voici.fr, « Obsèques de Marthe Mercadier : sa fille Véronique, Fiona Gélin, Chantal Ladesou… l'émotion de ses proches », sur voici.fr, 21 septembre 2021 (consulté le 22 septembre 2021).
« Mort de Marthe Mercadier : Juan Manuel Fangio était le grand amour de sa vie », sur programme-tv.net (consulté le 16 septembre 2021).
(en) Les surprises du chef (1996) [archive] sur l’Internet Movie Database (consulté le 24 septembre 2021).
Ses pièces de théâtre référencées pages 197-198 de son ouvrage Le rire est mon refuge (2005)
Naissance en octobre 1928 dans le département de la Seine à Saint-Ouen-sur-Seine
Élève du cours Simon
Actrice française de cinéma. Actrice de théâtre de boulevard. Actrice française de théâtre. Participant à Danse avec les stars. Chevalier de la Légion d'honneur. Décès en septembre à Puteaux à 92 ans de la maladie d'Alzheimer."
Capusa06
23 octobre 1958
Les Schtroumpfs est une série de bande dessinée jeunesse belge créée par Peyo en 1958 racontant l'histoire d'un peuple imaginaire de petites créatures bleues logeant dans un village champignon au milieu d'une vaste forêt. Les seize premiers albums ont été publiés par leur auteur. Depuis sa mort le 24 décembre 1992, son fils Thierry Culliford dirige l'édition des nouveaux albums.
En 2013, 25 millions d'albums des Schtroumpfs avaient été vendus dans le monde entier, ainsi que 300 millions de figurines, 40 millions de disques et CD et 8 millions de DVD.
Au cinéma, il atteint plus de 560 millions de dollars de recettes pour le 1er film Les Schtroumpfs, mélangeant animation et prises de vues réelles, en 2011[1]. En 2013, Les Schtroumpfs 2 totalise 347,5 millions de dollars récoltés dans le monde. La troisième adaptation, Les Schtroumpfs et le Village perdu, sortie en 2017 et qui est exclusivement en images de synthèse, récolte 197,2 millions de dollars de recettes au niveau mondial.
D'autres projets comme Smurfs On Ice, Les Schtroumpfs Le Spectacle Musical ou encore l’exposition La Schtroumpf Experience, qui attire 240 000 visiteurs et est nommée aux Visit Brussels Awards, ont également vu le jour.
Mondialement, les Schtroumpfs sont considérés comme des icônes culturelles intergénérationnelles, tout en faisant partie des plus grands héros de la pop culture internationale. Comme les contes de fées, Tintin, Babar, Astérix ou encore les Barbapapas avant eux, ils ont fait l'objet d'interprétations politiques et d'analyses sociologiques. Les principales questions de cet ordre posées à leur sujet étant « la société des schtroumpfs est-elle communiste ? » ou « pourquoi n'y a-t-il qu'une seule schtroumpfette au village ? ».
Misterprof-
23 octobre 1965 :
Naissance de la chanteuse Jil Caplan, chanteuse et comédienne française.
Née dans le 20e arrondissement de Paris, Valentine Guillen-Viale poursuit des études de lettres modernes à la Sorbonne et prend des cours de théâtre au cours Florent lorsqu'elle rencontre Jay Alanski, producteur et compositeur de plusieurs chansons pop marquantes des années 1980.
Avec le budget d'un single alloué par la maison de disques Epic, Jil Caplan et Jay Alanski enregistrent les chansons du premier album À peine 21.
Son single, Oh tous les soirs, connaît le succès et entre dans le Top 50 français à l'automne 1987 : Jil, avec son timbre de voix singulier, son phrasé parisien et son look androgyne, séduit un large public.
D'autres titres sont extraits de cet album (Comme sur une balançoire, Cette fille n'est pas pour toi, etc.) et connaissent eux aussi un certain écho.
En 1990, ils réalisent ensemble le deuxième album, La Charmeuse de serpents.
Celui-ci devient double disque d'or, vendu à 300 000 exemplaires, grâce notamment au grand succès, au printemps 1991, de son single Tout c'qui nous sépare (classé 6e en France) ainsi que du titre Natalie Wood, à la fin de cette même année.
Les concerts s'enchaînent alors.
La consécration arrive lors de l'édition 1992 des Victoires de la musique, durant laquelle Jil Caplan est récompensée en tant que meilleur espoir féminin.
A cette même époque, un autre extrait de l'album (As-tu déjà oublié ?) rencontre un certain succès, atteignant le Top 50 (et entre même dans le Top 100 néerlandais).
En 1993, paraît son nouvel album, Avant qu'il ne soit trop tard, toujours composé avec Jay Alanski. Dans le clip du simple La Grande Malle, Jil Caplan joue avec Nils Tavernier.
Puis Jay bifurque vers la musique électronique.
En 1996 parait son quatrième album, Jil Caplan, composé, réalisé et arrangé par Franck Eulry (collaborateur, entre autres, de Laurent Voulzy), dont elle signe tous les textes et co-compose le single L'Âge de raison.
Sony pour ses dix ans de chansons sort un album de ses meilleurs titres, Jours de fête en 1997.
Elle interprète également la chanson Un autre monde qu'elle co-écrit avec Élisabeth Anaïs en 1997, spécialement pour la sortie en vidéo et dans une nouvelle version française du dessin animé La Petite Sirène de Walt Disney Pictures.
En 2001, son cinquième album, Toute crue, voit le jour, entièrement écrit par Jil Caplan et composé par J. P. Nataf (Les Innocents), son ami de toujours, (2001, Warner).
En 2002, sort chez EastWest en co-production avec Doc Pilot un mini-album intitulé Gueule d'amour.
Elle en écrit les paroles et Doc Pilot compose la musique (2002, AOL Time Warner).
En 2004, Jil Caplan sort Comme elle vient, fruit d'une collaboration avec un autre ex-Innocent, Jean-Christophe Urbain (Warner).
Tournée en France et à l'étranger, ce disque produit un petit écho dans les classements français et belges.
2007 est l'année des retrouvailles avec son compositeur d'origine, Jay Alanski.
Ils réalisent ensemble son septième album, Derrière la porte, dont elle écrit tous les textes.
Le premier simple qui en est extrait est Des toutes petites choses.
L'album fait l'objet d'une tournée en France et en Europe.
En 2011, Jil Caplan reprend la route pour une série de concerts en France et en Chine (2010-2011). En 2011, un EP de Jil Caplan, Revue, est disponible sur toutes les plateformes musicales.
C'est un EP de sept titres composé de reprises, comme une étonnante version de Mon vieux et River of No Return du répertoire de Marilyn Monroe.
En 2012, elle publie son premier livre, Vie sauvage, chez un éditeur d'art (XX1 siècle éditions).
C'est un recueil de textes libres, qui s'apparente plus à des chroniques de vie plutôt qu'à de la poésie.
Son écriture est très visuelle, et le livre reçoit de bonnes critiques (Claude Sérillon, RTL, France Inter…).
En 2013, elle participe au projet Dub Mentor sur le label israélien EN-T records, en reprenant deux chansons : Want You More, de Robert Palmer, et The Crying Game, dont elle réalise également les clips.
En 2014, elle joue avec succès dans un spectacle théâtral et musical autour des écrivains de la Beat Generation, Sur la route, aux côtés de Philippe Calvario (acteur, metteur en scène) et Sébastien Martel qui interprète la musique du chanteur de folk Woody Guthrie.
Le spectacle présenté au festival d'Avignon figure parmi les dix spectacles à retenir, selon le journal Le Monde.
Ce spectacle fait l'objet de deux tournées, en automne 2014 puis en 2015.
En septembre 2014, les éditions Derrière la salle de bains éditent un recueil de poèmes de Jil Caplan, Pour les oiseaux.
Le 10 mars 2017 parait son huitième album intitulé Imparfaite dont elle signe tous les textes.
Les musiques sont composées par Romane, guitariste de jazz swing, et arrangé par Jean-Christophe Urbain (Les Innocents).
Elle joue le rôle de Catherine, dans Juste la fin du monde, de Jean-Luc Lagarce, mis en scène par Jean-Charles Mouveaux aux côtés de Philippe Calvario au Studio Hébertot et lors du Festival d'Avignon en 2017 & 2018 au théâtre Le Petit Louvre.
En février 2022, elle publie un récit autobiographique intitulé Le Feu aux joues dans lequel elle relate son histoire familiale, ses premiers chocs musicaux évoqués avec vingt-trois albums qui l'ont amenée à devenir elle-même artiste.
Actrice, elle joue au cours de cette même année le personnage de Maggy dans Le Dindon de Georges Feydeau, mis en scène par Philippe Person, pour 53 représentations au théâtre parisien le Lucernaire.
En 2023, elle joue dans Juste la fin du monde au Théâtre de l'Épée de Bois de Vincennes.
En mars 2023, la chanteuse s'engage dans le soutien au mouvement contre le projet sur les retraites en signant une pétition s'adressant au chef de l'État pour demander le retrait immédiat du projet, considéré comme « injuste, inefficace, touchant plus durement les plus précaires et les femmes », en plus d'être rejeté par « l'immense majorité de la population, et même minoritaire à l'Assemblée nationale ».
delphinium29
Théophile Gautier
30 août 1811 à Tarbes - 23 octobre 1872 à Neuilly-sur-Seine
Biographie Théophile Gautier
Pilier du monde des lettres au milieu du XIXe siècle, Théophile Gautier fut proche de Victor Hugo, Gérard de Nerval, Honoré de Balzac... Ceint de son écharpe rouge, il s'illustra lors de la bataille d'Hernani. Ce touche-à-tout de l'école romantique s'est signalé par des critiques d'art, son recueil de poésies, Émaux et Camées (1852), très apprécié de Baudelaire, et ses nouvelles fantastiques, comme La Cafetière. Ses voyages de la Russie à l'Égypte lui ont fourni la matière de plusieurs récits et du roman qui allait le rendre célèbre auprès du grand public, Le roman de la momie (1857), une histoire d'amour à l'époque des pharaons. Sur la fin de sa vie, le mouvement poétique du Parnasse, reprendra à son compte sa formule : « L'art pour l'art ».
Misterprof-
22 octobre 1962 :
Ultimatum de Kennedy à Khrouchtchev.
Une semaine plus tôt, des photos aériennes prises par un avion-espion U2 ont révélé au président américain que les Soviétiques étaient en train d'installer des bases de lancement de fusées à tête nucléaire sur l'île de Cuba, à 200 kilomètres de la Floride et à portée immédiate des métropoles américaines.
Il s'agit pour les Soviétiques de répliquer à l'installation en novembre 1961, par le président Kennedy, de quinze fusées Jupiter en Turquie et de trente en Italie, destinées à frapper l'URSS en cas de guerre nucléaire.
Pour les Soviétiques, cette épée de Damoclès est inadmissible.
Il en va de même pour les Américains avec l'installation par les Soviétiques de fusées similaires à Cuba.
Le président Kennedy confie la gestion de la crise à un Conseil de sécurité nationale placé sous l'autorité de son frère Bob et du Secrétaire à la Défense McNamara.
Le vice-président Lyndon Johnson y participe exceptionnellement.
Pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, dans le secret, ce conseil élabore tous les scénarios possibles face au casus belli que constitue l'installation des fusées à Cuba.
Le 19 octobre, dans le salon ovale de la Maison Blanche, le général en chef de l'US Air Force, Curtis Le May, tente encore de convaincre le président d'employer la manière forte, à savoir un bombardement de Cuba avec le risque d'un engrenage nucléaire.
Américains et Soviétiques négocient pendant ce temps dans les coulisses.
La tension est à son comble.
Le président choisit en définitive de montrer ses muscles pour n'avoir pas à les utiliser.
Dans son discours du 22 octobre, il annonce une « quarantaine » autour de Cuba en vue d'empêcher les navires communistes de livrer le matériel destiné aux bases de missiles.
C'est un jeu extrêmement périlleux : avec ce blocus, on frôle à tout moment l'incident qui pourrait dégénérer en troisième guerre mondiale.
Dès le 24 octobre, des cargos soviétiques renoncent à poursuivre leur route vers l'île.
Le 26 octobre, Nikita Khrouchtchev propose des négociations mais Kennedy ne veut rien d'officiel qui rappellerait les tristement célèbres accords de Munich (1938).
Le lendemain, un avion-espion U2 est abattu au-dessus de Cuba et son pilote tué.
Kennedy prévient les Soviétiques que la prochaine agression de ce type serait suivie d'un bombardement des sites de missiles.
Mais du bout des lèvres, il accepte le principe des négociations et prend par écrit l'engagement de ne jamais tenter d'envahir Cuba.
Par une clause secrète, il s'engage aussi à démanteler ses missiles en Turquie, aux frontières de l'URSS.
Le 28 octobre, Khrouchtchev, l'honneur sauf, s'incline et accepte de démonter les sites de missiles.
Pour le monde entier, il devient clair qu'aucun des deux Super-Grands n'est prêt à prendre le risque d'un conflit nucléaire.
C'est une première faille dans la guerre froide et l'amorce timide de la détente.
Une ligne téléphonique directe, le « téléphone rouge », est installée entre la Maison Blanche et le Kremlin pour prévenir de nouvelles crises.
Quelques mois plus tard, dans la discrétion, les Américains démantèlent leurs bases de fusées Jupiter installées en Turquie, à la frontière avec l'Union soviétique.
Affaibli par son échec, Khrouchtchev est chassé du pouvoir le 14 octobre 1964 par ses rivaux du Politburo soviétique.
Un an plus tôt, Kennedy a été assassiné à Dallas (sans que cela ait eu quelque chose à voir avec la crise des fusées).
La crise des missiles va inspirer au cinéaste Stanley Kubrick le film Docteur Folamour (1964), une illustration satirique de ce à quoi le monde a échappé.
Capusa06
22 octobre 1612 : Les Polonais chassés de Moscou
Le 22 octobre 1612, l'armée russe, composée de boyards (nobles) et de milices populaires, précédée par la célèbre icône de la Vierge de Kazan, rentre à Moscou et en chasse les Polonais.
Le départ des étrangers met fin au « temps des Troubles », consécutif à la mort du tsar Boris Godounov. Il ne reste plus aux Russes qu'à rétablir un pouvoir digne de ce nom. Les états généraux (les Zemski Sobor) se réunissent et, prenant la précaution d'exclure du trône tout étranger quel qu'il soit, ils élisent le prince Michel Romanov. Sa descendance règnera sur le pays jusqu'à la révolution de Février 1917.
La date anniversaire de la libération de Moscou est aujourd'hui encore en Russie une fête nationale chômée consacrée à la Vierge de Kazan (celle-ci est visible dans l'église Notre-Dame de Kazan, sur la Place Rouge, à Moscou).
Capusa06
Jean Bart
21 octobre 1650 à Dunkerque - 27 avril 1702 à Dunkerque
Né à Dunkerque dans une famille de marins, Jean Bart s'est engagé comme mousse à 12 ans. À 16 ans, le jeune cadet commande déjà en second. Il s'engage dans la marine hollandaise pour participer à l'expédition contre Londres en 1667.
Lorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande, il regagne son pays et se lance dans la « guerre de course » contre les Hollandais, remportant des « prises » fort lucratives à l'occasion de coups d'audace contre des navires marchands chargés d'épices. Pas moins de 81 bâtiments !
Malgré les préventions de l'époque, le roi sait reconnaître sa valeur et le nomme en 1686 capitaine de frégate, alors que débute la longue guerre de la Ligue d'Augsbourg. Jean Bart affine sa pratique des coups de main sur les navires et les bases ennemies.
En 1689, retenu prisonnier à Plymouth, il réussit à s'évader des pontons anglais et à regagner Saint-Malo après deux jours de rame.
Son plus grand succès intervient le 29 juin 1694 devant l'île du Texel, dans l'archipel de la Frise. Avec sept navires, le corsaire attaque une imposante flotte de guerre hollandaise. Il attaque lui-même le navire-amiral commandé par l'amiral de Vries. Trois navires hollandais sont pris, cinq autres prennent la fuite. Grâce à quoi le Dunkerquois reprend à l'ennemi 170 navires chargés de blés que la France avait achetés à la Norvège et dont les Hollandais s'étaient emparés. Leur arrivée à Dunkerque va sauver la France de la famine !
Le 19 juin 1696, sur le Dogger Bank, en mer du Nord, Jean Bart remporte une nouvelle victoire sur les Hollandais, prenant ou détruisant 80 navires marchands. Louis XIV l'anoblit et le nomme chef d'escadre en 1697.
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Avatars d'une troupe prestigieuse
Le roi Louis XIV usa de son pouvoir pour mettre fin à la concurrence stérile entre ces troupes qui les conduisait à jouer parfois en même temps les mêmes pièces et à se voler les comédiens à la mode. Le souverain voulait aussi, pour la grandeur de la monarchie, promouvoir le théâtre classique français.
Faisant concurrence à la comédie italienne, très en vogue au milieu du XVIIe siècle, la Comédie-Française présentait principalement les pièces du défunt Molière, de Racine, ainsi que de Corneille. Elle n'eut pas trop de mal à s'imposer car la plupart des chefs-d'oeuvre du théâtre français étaient déjà écrits quand elle naquit.
La Comédie-Française, plus tard appelée également Théâtre-Français, est établie dans un premier temps à l'hôtel Guénégaud mais déménage plusieurs fois au cours du siècle suivant. La troupe est dissoute pendant la Terreur révolutionnaire et rétablie en 1799 par le Directoire qui met à sa disposition la salle Richelieu, sur la place du Palais-Royal, où elle n'a depuis lors cessé de jouer.
Rebaptisée Théâtre de SM L'Empereur, la Comédie-Française sera épargnée par le décret de Napoléon Ier sur les théâtres qui réduira à huit le nombre de salles parisiennes. L'Empereur lui donnera en 1812 un nouveau règlement, toujours en vigueur. Le décret en question sera rédigé à Paris mais antidaté de Moscou. Par cette tricherie de... comédie, Napoléon a voulu laisser croire que, même dans les pires situations, à l'autre bout de l'Europe, il continuait de gérer les affaires courantes, ainsi que l'a montré l'historien Jean Tulard !...
Au fil des ans, la Comédie-Française est devenue le conservatoire du théâtre français mais aussi international, élargissant sa programmation à toutes les grandes oeuvres du répertoire (aujourd'hui 3000 pièces) et se prêtant à de nombreuses audaces... dont la première d'Hernani, le 25 février 1830.
