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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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delphinium29

11 avril 2024 12:06

1 avril 1961
Ouverture du procès d'Adolf Eichmann
Le 11 avril 1961, le monde occidental a les yeux fixés sur Jérusalem où s'ouvre le premier procès d'un criminel nazi depuis les procès de l'après-guerre, à Nuremberg. Dans le box de l'accusé se tient un petit homme chauve et myope de 55 ans, Adolf Eichmann.

Le procès de ce bureaucrate consciencieux et à l'intelligence médiocre met en lumière la « banalité du mal », selon la forte expression de la philosophe Hannah Arendt.

Le « crime de bureau » d'un employé exemplaire
Le futur acteur de la Solution finale est né le 19 mars 1906 à Solingen, en Rhénanie. Sa famille s'installe à Linz, en Autriche, et en avril 1932, devenu représentant de commerce après de médiocres études, il entre au parti nazi autrichien.

Deux ans plus tard, il est contraint de retourner en Allemagne pour échapper à la traque des nazis par le gouvernement autrichien de Dollfus. Il entre alors au Bureau des affaires juives comme modeste employé mais son zèle lui vaut d'en gravir assez vite les échelons jusqu'au sommet.

Adolf Eichmann (1906-1962) en uniforme de lieutenant-colonelEn 1937, Eichmann noue des contacts avec l'Agence Juive en vue de faciliter l'émigration des Juifs allemands vers la Palestine. Dans le même temps, à Vienne puis à Prague, sous occupation allemande, il organise l'expulsion de plusieurs dizaines milliers de Juifs après avoir été dépouillés de leurs biens au profit des SS.

Adolf Eichmann entre à la Gestapo en 1940 et prend la tête du Service central de l'émigration du Reich, au sein de l'Office central de sécurité (RSHA) dirigé par Reinhard Heydrich. Il est un exécutant consciencieux qui n'hésite pas à se rendre sur le terrain et payer de sa personne.

Sa principale mission se déroule toutefois à la fin de la guerre, en mars-décembre 1944, à Budapest, en Hongrie. Il y organise de sa propre initiative la déportation massive et l'extermination des Juifs hongrois.

Eichmann est arrêté par les Alliés après la guerre mais arrive à s'évader en février 1946. Avec la complicité de milieux ultra-conservateurs, il s'enfuit en Argentine avec sa famille et mène une vie modeste.

Le 23 mai 1960, le Premier ministre israélien David Ben Gourion annonce d'une voix émue à la Knesset (la chambre des députés) l'arrestation d'Adolf Eichmann.

Comme Israël a aboli la peine de mort sauf dans les cas prévus par une loi de 1950 (crime contre le peuple juif, crime contre l'humanité et crime de guerre), le prévenu sait qu'il encourt la peine capitale.

Sans trop de surprise, il est condamné à mort et pendu à Jérusalem le 31 mai 1962. Ses cendres sont dispersées en mer au-delà des eaux territoriales. L'effet le plus notable du procès est de libérer enfin la parole des rescapés des camps.

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FAE

11 avril 2024 08:10

Merci Capusa !

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Capusa06

11 avril 2024 07:03

James Parkinson, né le 11 avril 1755 à Londres et mort le 21 décembre 1824 dans la même ville, est un médecin, géologue, paléontologue et militant politique britannique. En tant que médecin, il a marqué l'histoire de la neurologie pour avoir décrit avec précision, en 1817, une affection jusqu'alors méconnue dans un essai intitulé An Essay on the Shaking Palsy . Cette maladie que Parkinson appelait paralysis agitans (paralysie agitante) sera plus tard renommée en son honneur, la maladie de Parkinson par le neurologue français Jean-Martin Charcot.

Sa jeunesse

James Parkinson naît dans le quartier londonien de Hoxton. Il est le fils de John Parkinson, apothicaire et chirurgien exerçant à Hoxton Square. En 1784 James Parkinson s’inscrit comme chirurgien à la Corporation de Londres.

Le 21 mai 1783 il épouse Mary Brun. Six enfants naîtront de leur union. Peu de temps après son mariage, James Parkinson succède à son père et reprend sa clientèle au no 1, Hoxton Square. Il estime que tout bon médecin doit connaître la sténographie, méthode dont il était adepte.

Débuts politiques

En plus de son activité médicale très prenante, Parkinson manifeste un vif intérêt pour la géologie et la paléontologie, ainsi que pour la politique du moment. Parkinson a été un ardent défenseur des milieux défavorisés et un opposant déclaré au gouvernement de William Pitt le Jeune. Le début de sa carrière a été entaché par son implication dans de nombreuses luttes sociales et révolutionnaires et certains historiens pensent qu'il a probablement été un partisan ardent de la Révolution française. Il a publié près de vingt pamphlets politiques dans la période post-révolutionnaire, au moment où le chaos politique régnait en Grande-Bretagne. Écrivant sous son propre nom et sous son pseudonyme Old Hubert, il réclamait des réformes sociales radicales.

James Parkinson a été désigné par le suffrage universel pour siéger à la Chambre des communes, une des chambres du parlement. Il était membre de plusieurs sociétés secrètes à caractère politique, dont la London Corresponding Society for Reform of Parliamentary Representation (Société Londonienne pour la réforme de la représentation parlementaire). En 1794 son appartenance à cette organisation lui a valu une convocation devant le Privy Council pour être interrogé comme témoin au sujet d'un complot visant à assassiner le roi George III. Il a refusé de témoigner sous serment à propos de sa participation au projet d’attentat, craignant d’être obligé de s'accuser lui-même. Le plan était d'utiliser une flèche empoisonnée tirée par une arme à feu pour mettre fin prématurément au règne du roi. Heureusement pour Parkinson, l'affaire a été vite oubliée et aucune accusation n'a été retenue contre lui.

Il ne publia plus d'écrit politique à compter de 1795.

Exercice de la médecine

Parkinson a ensuite mit fin à sa tumultueuse carrière politique et a publié un certain nombre d'ouvrages médicaux entre 1799 et 1807, notamment un traité sur la goutte en 1805. Il est également l’auteur des premières publications sur la Péritonite de la littérature médicale anglaise.

Dans son Essay on Shaking Palsy paru à Londres en 1817, James Parkinson a été le premier à publier une description claire et détaillée de six patients présentant les symptômes de la maladie qui porte maintenant son nom. Fait étonnant, il n'examina réellement qu'un seul de ces patients, recueillant la plupart des informations nécessaires à son étude par la simple observation de malades lors de sa pratique ou de promenades dans la rue. Ce fut le médecin français Jean-Martin Charcot qui proposa pour cette affection le terme Maladie de Parkinson plus de 60 ans après.

Parkinson militait également pour l’amélioration de l’état de santé et du bien-être de la population. Il a élaboré plusieurs théories médicales et a mis à promouvoir la santé publique et le bien-être des gens le même zèle qu’il avait manifesté dans son activisme politique. Il menait une croisade pour la protection juridique des malades mentaux, ainsi que celle de leurs médecins et des familles.

En 1812 Parkinson a aidé son fils pour la publication en anglais de la première description d’un cas d’appendicite dans lequel il a été démontré que la cause du décès était la perforation.

Travaux scientifiques

L’intérêt de Parkinson s’est progressivement détourné de la médecine au profit de la nature, en particulier le domaine relativement nouveau de la géologie et de la paléontologie. Il a commencé à recueillir des spécimens de fossiles et à les dessiner dans la dernière partie du dix-huitième siècle. Il emmenait ses enfants et ses amis en excursion pour récolter et analyser des fossiles de plantes et d'animaux. Ses tentatives pour en savoir plus sur l'identification et l'interprétation des fossiles ont été contrariés par le manque de documentation disponible et il a pris la décision d'améliorer les connaissances en écrivant lui-même une introduction à l'étude des fossiles.

En 1804 il a publié le premier volume de son Organic Remains of the Former World (restes organiques de l'Ancien monde) que Gideon Mantell a salué comme la première tentative pour répertorier scientifiquement les fossiles et les classer par familles. Un deuxième volume a été publié en 1808 et un troisième en 1811. Parkinson a illustré chacun de ces volumes, parfois en couleur. Les planches ont ensuite été réutilisées par Gideon Mantell. En 1822 il a publié un livre plus court : « Elements of Oryctology: an Introduction to the Study of Fossil Organic Remains, especially of those found in British Strata » (Éléments d’Oryctologie: Introduction à l'étude des vestiges organiques fossiles, en particulier de ceux qui ont été trouvés dans les couches géologiques britanniques).

Parkinson a également contribué à plusieurs articles du livre A Journal of Natural Philosophy, Chemistry and the Arts de William Nicholson et au premier, deuxième et cinquième volumes des Geological Society’s Transactions (Actes de la Société Géologique).

Le 13 novembre 1807 Parkinson et un certain nombre d’autres personnalités éminentes se sont réunis à la taverne des francs-maçons de Londres. La réunion rassemblait de grands noms comme sir Humphry Davy, Arthur Aikin et George Bellas Greenough. Ce fut la première réunion de la Geological Society of London.

Parkinson appartenait à une école de pensée, le catastrophisme qui professait avec conviction que la géologie et la biosphère de la Terre avait été façonnée par des cataclysmes récents à grande échelle. Il citait comme exemple le déluge décrit dans la Genèse et il était absolument convaincu que la création et l'extinction des espèces étaient des évènements guidés par la main de Dieu. Sa vision du créationnisme, était que chacun des six jours de la création mentionnés dans la bible correspondait en fait à une période beaucoup plus longue qui avait peut-être duré des dizaines de milliers d'années.

Commémoration

C’est à l'église St Leonard de Shoreditch — qui appartient à une congrégation dont il était membre — qu’une plaque commémorative rappelant la biographie de Parkinson a été placée. On peut également voir sa tombe au cimetière de Saint-Léonard et une plaque bleue a été apposée au no 1 Hoxton Square, à l’emplacement de sa maison.

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FAE

11 avril 2024 03:52

Bonjour à tous ! 😃
Serge Prokofiev :
Œuvres
Pierre et le Loup
Roméo et Juliette
Danse des chevaliers
Symphonie no 5 de Prokofiev
Concerto pour piano no 3 de Prokofiev
Symphonie no 1 de Prokofiev
Concerto pour piano no 2 de Prokofiev
Sonate pour piano no 7 de Prokofiev

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FAE

10 avril 2024 21:58

11 avril. 1891 : naissance du compositeur russe Serge Prokofiev (mort le 5 mars 1953) ·

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FAE

10 avril 2024 12:24

Merci Capusa pour cette surprenante et intéressante participation.

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Capusa06

10 avril 2024 07:55

Le Copyright Act de 1710, également connu comme le Statute of Anne, du nom de la reine de l'époque, est une loi du Parlement qui est la première à permettre une régulation du copyright par le gouvernement et les tribunaux au lieu d'accords entre personnes privées. Cette loi permet à l'auteur d'obtenir le droit exclusif d'impression de son œuvre et introduit le premier élément de droit patrimonial sur les œuvres artistiques.

Avant cette loi, le Licensing Act de 1662 permettait des restrictions au droit de copie et seule une corporation (appelée Stationers' Company) avait le droit d'imprimer en Grande-Bretagne et la responsabilité de censurer les écrits.

En 1694, le Parlement refuse de renouveler le Licensing Act mettant ainsi fin au monopole de la Stationers' Company. Après 10 ans de négociations la Stationers' Company propose un système de licence par auteur et non plus par imprimeur, idée qui cette fois sera considérée favorablement par le Parlement et aboutira au Statute of Anne.

Cette loi fixe une durée de droit d'auteur de 14 ans — avec une seule possibilité de renouvellement — pour les ouvrages nouvellement édités ; à l'issue de cette période l’œuvre entre dans le domaine public. Le Statute of Anne fut rédigé en 1709 et appliqué du 10 avril 1710 jusqu'au Copyright Act de 1842. Cette loi a influencé la réglementation du copyright dans plusieurs autres nations dont les États-Unis et fait l'objet d'une bibliographie abondante.

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FAE

10 avril 2024 07:32

Bonjour à tous ! 😃
"Guillaume Canet est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur de cinéma français, né le 10 avril 1973 à Boulogne-Billancourt. Il commence sa carrière au théâtre, à la télévision, avant d'aborder son domaine de prédilection, le cinéma."

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FAE

9 avril 2024 17:01

"Jean-Paul Belmondo, né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine et mort le 6 septembre 2021 à Paris 7e, est un acteur français. Il a été également producteur de cinéma et directeur de théâtre.

Alternant dans les premières années de sa carrière des films populaires et de cinéma d'art et d'essai avant de pencher nettement pour la première catégorie, sa gouaille de titi parisien et ses cascades sans doublure contribuent à en faire rapidement l'une des plus grandes vedettes du cinéma français. Entre 1969 et 1982, il a joué à quatre reprises dans le film le plus vu de l'année en France : Le Cerveau (1969), Peur sur la ville (1975), L'Animal (1977), L'As des as (1982), égalant le record de Fernandel, mais pas celui de Louis de Funès.

Il a tourné sous la direction de grands réalisateurs français, tels Alain Resnais, Louis Malle, Philippe de Broca, Henri Verneuil, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, François Truffaut, Claude Sautet, Jean-Pierre Melville, Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, Georges Lautner, Gérard Oury, Claude Zidi, Jacques Deray ou encore Alexandre Arcady, ainsi qu'avec quelques réalisateurs étrangers comme Vittorio De Sica, Mauro Bolognini ou Peter Brook. Un grand nombre de ses films sont devenus des classiques du cinéma français, comme À bout de souffle (1960), Léon Morin, prêtre (1961), Un singe en hiver (1962), L'Homme de Rio (1964), Cent Mille Dollars au soleil (1964), Pierrot le Fou (1965), Borsalino (1970), Le Casse (1971), Le Magnifique (1973) ou Le Professionnel (1981).

À partir du milieu des années 1980, ses films attirent moins de spectateurs, tandis que la critique ne l'épargne pas. Il est moins présent au cinéma mais obtient cependant en 1989 le César du meilleur acteur pour son rôle dans Itinéraire d'un enfant gâté, distinction qu'il ne vient pas chercher. Il se consacre surtout au théâtre et acquiert en 1991 le théâtre des Variétés qu'il revend en 2004. Au début des années 2000, des problèmes de santé l'ont contraint à se retirer du cinéma et des planches, si l'on excepte un film sorti en 2009. Pour l'ensemble de sa carrière, il reçoit une Palme d'honneur au cours du festival de Cannes 2011 puis un hommage lors de la cérémonie des Césars de 2017. "

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FAE

9 avril 2024 16:24

Bonsoir à tous ! 😃
Merci Mmstrprf !

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Misterprof-

9 avril 2024 07:58

9 avril 1956 :
Naissance du cuisinier Claude Troisgros, chef français vivant à Rio de Janeiro.
Il est le fils du célèbre chef Pierre Troisgros qui, avec son frère Jean, faisait partie d'un des pionniers de la nouvelle cuisine dans les années 1970, influencée par Fernand Point.
Claude Troisgros dirige quatre restaurants à Rio de Janeiro : Olympe, 66 Bistrô, CT Brasserie et CT Boucherie.
Il fut également copropriétaire du restaurant Caviar & Banana de New York et est chef exécutif / consultant au Blue Door Restaurant de l'hôtel Delano à Miami.
66 Bistrô a récemment fermé pour ouvrir un autre magasin CT Boucherie.
Troisgros est un chef reconnu au Brésil, où il anime sa propre émission de télévision, Que Marravilha! sur la chaine câblée GNT.
L'émission prend la forme d’un magazine, avec des recettes, des reportages de téléréalité et des carnets de voyage.
Lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016, il réalise avec son fils Thomas le dîner d'arrivée de François Hollande.
Depuis octobre 2019, il anime Mestre do sabor, une émission de téléréalité culinaire sur la chaîne Globo.

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9 avril 2024 07:31

Bonjour à tous ! 😃
Merci Capusa : je découvre !

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Capusa06

9 avril 2024 07:22

9 avril 1579 : « déluge du faubourg Saint-Marcel » notamment chez Nicolas Houël près du Paris d'alors.

Biographie
Nicolas Houël est vraisemblablement né en 1524. Il est reçu maître apothicaire en 1548.

Après avoir été apothicaire durant trente ans rue de la Truanderie à Paris, Houël consacre la dernière partie de sa vie à la philanthropie. Selon Paul Dorveaux, Houël était riche et influent : il a été maître juré en 1556-1557, et ordonnateur de travaux artistiques auprès de Catherine de Médicis. En 1576 il s'adresse au roi Henri III pour fonder une institution d'aide aux malades indigents et aux orphelins. Son projet vise à enseigner aux orphelins l' « Art de l'apothicairerie » afin de les préparer à un métier nécessaire, tout en distribuant des remèdes aux nécessiteux. Houël s'installe d'abord près du Temple, dans la « Maison des Enfants-Rouges », fondée en 1536 par le roi François Ier.

En 1578, l'institution déménage dans l'ancien hôpital de Lourcine (aujourd'hui Broca), ruiné mais alors restauré, appelé aussi « hôtel-Dieu des Patriarches », au faubourg Saint-Marcel. Depuis 1559, on y reçoit les gens contaminés par la maladie des troupes de Charles VIII revenues d'Italie. Depuis 1496 ces patients étaient entassés dans l'hôtel-Dieu de Paris ou dans des granges, rue du Sépulcre. Houël s'engageait contractuellement vis-à-vis du roi à assurer aux orphelins gîte, repas, habillement et enseignement. Le long de la Bièvre, sur la « terre d'Alez », site du futur Jardin royal des plantes médicinales (actuellement le Jardin des plantes, siège du Muséum national d'histoire naturelle), ils apprennent notamment la botanique, l'herboristerie et la pharmacie ; dans l'« hôtel-Dieu des Patriarches », des éléments de théologie et de littérature.

Dans la nuit du 8 au 9 avril 1579, une soudaine crue de la Bièvre, ultérieurement qualifiée de « déluge du faubourg Saint-Marcel », emporte douze bâtisses, noie des dizaines de gens surpris dans leur sommeil, et endommage gravement le domaine d'Houël et plus spécialement l'apothicairerie et la séminothèque. Pendant cette crue qui dura une journée et une nuit encore, l'eau monta de 4 à 5 mètres, atteignant le deuxième étage des maisons : les dégâts se montèrent à environ 50 000 écus, une somme énorme même pour Houël, mais celui-ci ne perdit pas le soutien du roi qui l'aida à financer les réparations. Pour éviter que ses plantes médicinales soient encore emportées par la Bièvre, Houël fit défricher un « terrain des vieux fossés » pentu, situé de l'autre côté de la rue de Lourcine, et montant vers la rue de l'Arbalète.

Il meurt en 1587 à Paris.

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FAE

8 avril 2024 10:38

Brel (suite . . .)
"À force de travail, Brel trouve son style et son public, et connaît enfin le succès lors de ses galas. Entre autres particularités, il ne cède jamais à la tradition du rappel, qu'il juge démagogique. En 1957, son second 33 tours reçoit le grand prix de l'académie Charles-Cros et, fin 1958, année de naissance de sa troisième fille, Isabelle, c'est le succès à l'Olympia en première partie. L'année suivante, il est tête d'affiche à Bobino, où il crée Ne me quitte pas, écrite, selon elle, pour l’actrice Suzanne Gabriello et La Valse à mille temps.

Dès lors, les tournées s’enchaînent à un rythme infernal, Brel donnant parfois plus de concerts qu'il n'y a de jours dans l'année. En 1960, il achète, entre Monaco et le Cap Martin, sur la plage de Cabbé au Golfe bleu, une maison qu'il occupe jusqu'en 1970. Ses amis y viennent en visite, notamment Leny Escudero ou Serge Gainsbourg. C'est là qu'il composera La Fanette et Amsterdam. Après sa mort, en hommage, la mairie de Roquebrune-Cap-Martin a fait placer dans le village un buste en bronze dû au sculpteur Cyril de La Patellière.

En mars 1962, il quitte la maison de disques Philips pour Barclay (avec qui il signera un contrat exceptionnel de trente ans en 197222). Le 6 mars 1962, il enregistre Le Plat Pays, hommage à la Flandre. En octobre 1962, il crée sa maison d'éditions musicales Arlequin, qui devient six mois plus tard les éditions Pouchenel (Polichinelle en bruxellois). Son épouse en est la directrice. En 1963, il interprète Les Vieux en référence à ses parents. La mort de son père, suivie de très près par celle de sa mère, amène Brel à évoluer vers des chansons de plus en plus dramatiques, telles que La Fanette, Au suivant ou encore en 1964 Amsterdam.

En 1966, au sommet de son art, Jacques Brel sort Ces gens-là, un nouvel album qui, outre la chanson Ces gens-là, compte plusieurs titres qui deviennent des classiques incontournables de son œuvre : Jef, La Chanson de Jacky, Le Tango funèbre, Fernand, Mathilde… C'est lors d'un concert à Laon, au début de l'été 1966, que se produit l'incident qui le décide à abandonner la scène. Alors qu'il interprète Les Vieux, le cinquième titre du programme, il s'aperçoit qu'il a doublé machinalement un couplet, et n'accepte plus de « tricher » face au public en perdant de sa spontanéité et de son authenticité. Pour autant, il honore ses contrats pendant encore plus d'un an et fait ses adieux « officiels » à l'Olympia le 6 octobre 1966. À la fin de son récital, il revient saluer à sept reprises près de 2 000 spectateurs debout qui hurlent « Ne nous quitte pas ».

En 1967, il est berné25 par Paul Touvier, qu'il « autorise à utiliser un de ses thèmes musicaux » pour les besoins d'un disque éducatif, L'Amour et la vie, produit par Touvier et distribué par Philips. Le 16 mai 1967, il donne son dernier récital à Roubaix.
Vers d'autres horizons
Jacques Brel le 26 octobre 1971 au château de Groeneveld (Pays-Bas), à l'occasion de la remise d'un disque d'or à la chanteuse néerlandaise Liesbeth List pour son album de reprises Liesbeth List zingt Jacques Brel (« Liesbeth List chante Jacques Brel »).

S'il délaisse les prestations scéniques, Brel ne reste pas inactif pour autant : durant l'été 1967, il joue dans son premier long métrage, Les Risques du métier du réalisateur André Cayatte ; le film est un succès public. Puis, sur son voilier, il commence à naviguer. Deux albums paraissent : Jacques Brel 67, où figurent La Chanson des vieux amants et quelques titres créés sur scène l'année de ses adieux, dont Mon enfance et Le Cheval dans lequel il rappelle les critiques qui lui reprochaient lors de ses débuts en public son allure dégingandée, sa laideur, ou moquent ses dents de cheval hennissant… En 1968, parait l'album J'arrive dont certaines chansons sont filmées en studio ou sur plateaux de télévision : Vesoul (avec Marcel Azzola à l'accordéon), L'Éclusier, Je suis un soir d'été, Regarde bien petit.

En octobre 1968, à Bruxelles, au théâtre royal de l'opéra, la Monnaie, il crée la version francophone de L'Homme de la Mancha, interprétant le rôle de don Quichotte au côté de Dario Moreno dans celui de Sancho Pança. Le spectacle doit être repris à Paris en décembre, mais Moreno meurt le 1er décembre 1968 à 47 ans d'une hémorragie cérébrale à l'aéroport d'Istanbul, avant le décollage de son avion. Robert Manuel reprend le rôle pour le spectacle présenté en décembre à Paris. Au début de l'été 1969, Brel est Mon oncle Benjamin, dans le film d'Édouard Molinaro, dont il compose la musique avec François Rauber. Claude Jade, qui a 20 ans à cette époque, racontera : « Ma rencontre avec Jacques Brel a lieu à Vézelay. […] Il se montre d'emblée d'une grande sympathie. […] Il sort des longues et fatigantes représentations de L'Homme de la Mancha qui a été un beau succès et il a gardé pour le film les cheveux longs de don Quichotte. […] Il est cordial, sympathique, ouvert et attentionné aux autres, et l'atmosphère gaie et chaleureuse du tournage lui doit beaucoup. […] Jacques est passionné d'aviation, […] à l'aérodrome de Toussus-le-Noble, le dernier jour […] il était heureux à l'idée de s'envoler vers le Midi et nous a parlé de cette passion, des ciels, des paysages, des voyages… ». En 1969, il tourne un court métrage de sensibilisation à l'épilepsie chez les enfants, dans les locaux et avec des enfants de cinquième primaire du complexe scolaire « Le Paradis des Enfants » à Etterbeek.

Il tourne encore plusieurs autres films et en réalise lui-même deux : Franz en 1971, partageant l'affiche avec son amie Barbara. En 1973, sort sur les écrans Le Far West, qui est un échec. À l'occasion de cette sortie, Brel, à Cannes, participe à l'émission radiophonique de Jacques Chancel, Radioscopie. Pour son dernier rôle au cinéma, il campe le dépressif François Pignon, le personnage récurrent de Francis Veber, face au tueur à gages « Monsieur Milan », joué par Lino Ventura, dans L'Emmerdeur, à nouveau réalisé par Édouard Molinaro.

Le succès l'attend aux États-Unis et au Royaume-Uni. Des traductions en anglais de ses chansons sont accueillies avec succès et enregistrées par David Bowie (Amsterdam), Scott Walker (Amsterdam, Mathilde), Marc Almond (Amsterdam, Jacky), le groupe Goodbye Mr. Mackenzie (en) (Amsterdam), Terry Jacks (Le Moribond) et Alex Harvey (Au Suivant = « Next »). Jacques Brel is alive and well and living in Paris est une comédie musicale américaine qui est jouée dans le monde entier pendant plusieurs années. Elle comprend des traductions à rimes, assemblées en 1968 par Mort Shuman, ami de Brel. En 1974, le spectacle est adapté au cinéma.

En 1964, son emploi du temps le forçant à de nombreux allers-retours entre Biarritz et Charleville, son imprésario loue un petit avion. Il y prend goût et passe son brevet de pilote privé le 28 juin 1965 (brevet TT 16060). Puis, après une formation de dix semaines, Jacques Brel est pilote qualifié IFR le 17 avril 1970.

Il s'achète successivement un Gardan GY-80 (en 1964, F-BLPG), un Wassmer 4/21 (en 1969, S/N 11.1969), un Beechcraft Baron B 55 (son premier bimoteur) et un Beechcraft Twin Bonanza D 50 (F-ODBU, en novembre 1975 à Tahiti), qu'il baptise « JoJo » en souvenir de son grand ami disparu (Georges Pasquier, secrétaire, chauffeur et factotum du chanteur). Cet avion sera très utile à la communauté marquisienne, Brel assurant régulièrement des évacuations sanitaires vers Papeete.
Maladie
L'avion de Jacques Brel, Jojo, à Atuona (île d’Hiva Oa située dans les Îles Marquises).

En 1973, il met un terme à sa carrière de cinéma après l'échec commercial et critique de son film Le Far West. S'étant découvert une nouvelle passion, la voile, Brel s'achète le 8 février 1974 un ketch, l’Askoy (nom provenant de l'île norvégienne Askøy), et obtient son brevet de « capitaine au grand cabotage » le premier juillet.

Il part avec sa fille France et Maddly Bamy, rencontrée lors du tournage de L'aventure c'est l'aventure de Claude Lelouch, d'Anvers, le 24 juillet 1974, à bord de l’Askoy, pour réaliser un tour du monde en trois ans. Lors d'une escale aux Canaries, une violente douleur à la poitrine l'oblige à interrompre son tour du monde. Les médecins lui diagnostiquent un cancer du poumon gauche (Brel est grand fumeur). Il subit à Bruxelles une ablation du lobe supérieur du poumon gauche puis retourne aux Canaries en décembre 1974 pour poursuivre sa croisière.

Lors de son escale aux îles Marquises, diminué, il abandonne le projet de tour du monde et décide de se retirer dans ce lieu, où personne ne le connaît38. En 1976, il revend l'Askoy à un couple de jeunes Américains36 (retrouvé échoué en Nouvelle-Zélande, le bateau sera restauré39 en 2022), et Maddly Bamy lui achète le 30 novembre 1976, un bimoteur Beechcraft Twin Bonanza immatriculé F-ODBU et baptisé Jojo, en souvenir de son vieil ami, disparu en 1974, Georges Pasquier, il y fait l'avion-taxi pour rendre service aux habitants en les transportant entre l'île marquisienne de Hiva-Oa, où il réside, et Tahiti, sur un trajet maritime de 1 430 kilomètres, soit un vol d'environ cinq heures.
Le bimoteur de Jacques Brel exposé devant la « maison du jouir » de Paul Gauguin, à Atuona.

En 1977, malgré la maladie, il revient à Paris pour enregistrer son dernier 33 tours, Les Marquises, qui paraît le 17 novembre, avec un record d'un million de précommandes.

La chanson homonyme Les Marquises, qui clôt l'album, s'achève sur ces paroles « Veux-tu que je te dise / Gémir n'est pas de mise / Aux Marquises ». Il retourne aux Marquises après cet enregistrement.

En juillet 1978, le cancérologue Lucien Israël, de passage à Tahiti, lui diagnostique une récidive du cancer du poumon. Brel retourne en France métropolitaine, où il se fait soigner à l'hôpital Avicenne de Bobigny, dans le service du docteur Israël."

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FAE

8 avril 2024 09:44

Merci les amis ! 😃

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