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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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Capusa06

19 août 2024 08:43

19 août 1839
La France fait don de la photo au monde !

Le 19 août 1839, François Arago, illustre savant et homme politique en vue, déclare devant les Académies des sciences et des beaux-arts que la France a acheté le daguerréotype, une invention de Louis Daguerre à l'origine de la photographie, afin d'« en doter libéralement le monde entier » !

La plus ancienne gravure héliographique connue au monde. Il s'agit de la reproduction d'une gravure flamande du XVIIe siècle, montrant un homme menant un cheval. Elle a été obtenue par l'inventeur Français Nicéphore Niépce en 1825, suivant le procédé de l'héliographie. En 2002, la Bibliothèque nationale de France l'a acquise pour 450 000 ?, considérant qu'il s'agissait d'un « trésor national ». Agrandissement : Point de vue du Gras, première photographie par Nicéphore Niépce, vers 1826 ou 1827.

Trois hommes au berceau de la photographie

Comme il est arrivé bien souvent au temps de leur grandeur, Français et Anglo-Saxons se sont disputé la paternité de cette invention considérable, la photographie.

Celle-ci est au croisement de plusieurs techniques : la « chambre noire », dont les propriétés ont été identifiées dès l'Antiquité, et la fixation des couleurs sur papier par voie chimique.

Les Anglais soulignent que les premiers résultats dans ce domaine sont obtenus vers 1800 par l'un des leurs, Thomas Wegwood, fils d'un potier réputé. Il a l'idée d'enregistrer une image produite par une « chambre noire » de son père sur une feuille de papier imprégnée de chlorure d'argent, une substance photo-sensible. Mais il meurt en 1805 avant d'avoir obtenu des résultats satisfaisants.

La solution vient avec Nicéphore Niépce, un Français né à Chalon-sur-Saône le 7 mars 1765 et passionné par la lithographie (impression sur pierre). Il reprend l'idée d'imprégner une plaque d'impression métallique avec du chlorure d'argent mais, pour fixer l'image durablement, ajoute une couche de vernis également photo-sensible à base de bitume de Judée (une sorte d'asphalte).

Dès 1822, il produit de premières « héliographies » qui ont la vertu de ne pas s'effacer au bout de quelques minutes mais c'est en 1826 ou 1827 qu'après avoir exposé une plaque d'étain poli pendant huit heures, il produit la première photo digne de ce nom : une vue (très floue) de la fenêtre de sa maison de Saint-Loup de Varennes (voir ci-dessus).

Vu le temps d'exposition, le procédé n'est pas prêt pour la photographie instantanée mais Niépce n'en a cure : il s'intéresse avant tout à la lithographie.

Là-dessus, voilà que l'inventeur modeste de Chalon-sur-Saône entre en relation, par l'intermédiaire de son opticien, avec un fantasque décorateur de théâtre parisien, Jacques Daguerre.

De vingt-deux ans plus jeune, celui-ci utilise habilement les ressources de la chambre noire dans ses arrangements théâtraux. Il perçoit tout l'intérêt commercial du procédé de fixation des images de Niépce et le convainc de signer un contrat d'association en 1829. Voilà réunies les deux techniques à la base de la photographie !

La mort de Niépce, en 1833, ne met pas fin à l'aventure dont le rythme va même s'accélérer : Daguerre réussit avec des produits ad hoc à ramener les temps de pose à quelques minutes et conçoit en 1837 un appareil de prise de vues qu'il baptise avec modestie «daguerréotype».

François AragoComme il manque d'argent mais pas d'entregent, il convainc l'astronome François Arago (53 ans) de soutenir son projet. Celui-ci s'empresse de jouer de son influence pour pousser l'État à se rendre acquéreur de l'invention puis à « en doter libéralement le monde entier », lors de la séance historique du 19 août 1839.

La France du « roi-bourgeois » Louis-Philippe Ier prend ainsi de vitesse l'Angleterre de Fox Talbot (1800-1877). Ce dernier, qui était en concurrence avec Niépce, mettra toutefois au point un procédé permettant de multiplier les épreuves positives à partir d'un négatif.

Le succès du daguerréotype est immédiat et phénoménal. Sans cesse amélioré, avec désormais un temps de pose de quelques secondes, il prend vite la place des portraits en miniature dans les salons des familles bourgeoises .

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19 août 2024 08:21

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

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19 août 2024 08:16

C'est à la suite d'un communiqué de sa famille à l'AFP que l'information a été diffusée.
19 août 1239 : Saint Louis accueille la Sainte Couronne à Paris.
Soucieux de rehausser le prestige de sa capitale et de sa dynastie, le roi Louis IX a acheté à Byzance de précieuses reliques dont la couronne d'épines qu'aurait portée le Christ lors de sa Passion.
Négociées par l'intermédiaire des marchands vénitiens, les précieuses reliques, au nombre de vingt-deux, sont accueillies cérémonieusement à Villeneuve-l’Archevêque, en Bourgogne, le 10 août 1239.
De là, elles gagnent la capitale en procession.
Sur le chemin, les chroniques rapportent la présence d'une foule immense de fidèles venus se recueillir.
Le 19 août 1239, la procession arrive aux portes de Paris.
Le jeune roi d'à peine vingt-cinq ans délaisse ses atours royaux, endosse une simple tunique de pénitent et, pieds nus, aidé de son frère Charles d'Anjou, porte la Sainte Couronne jusqu'à la cathédrale Notre-Dame de Paris, dont la construction est achevée depuis peu.
Elle sera un peu plus tard accueillie dans un reliquaire à sa mesure, la Sainte-Chapelle.

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18 août 2024 12:13

Un ami m'écrit qu'Alain Delon est décédé. J'ignore comment il l'a appris.

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18 août 2024 10:13

C'est sa fête : Hélène
Servante d'auberge, Hélène épouse Constantin Chlore, devenu plus tard empereur romain. Son prénom vient du mot hélê (éclat de soleil). Elle donne le jour au futur Constantin le Grand.

Chrétienne pieuse, Hélène, devenue impératrice, se rend à la fin de sa vie, en 327, en Palestine, sur les lieux où vécut le Christ, et se met en quête de témoignages de sa prédication. On peut la considérer comme le premier pèlerin en Terre Sainte. Après elle, les flux de pèlerins ne vont cesser de grossir jusqu'à l'irruption des Turcs après l'An Mil.

Selon une chronique de la fin du IVe siècle, très postérieure à sa mort et donc douteuse, Hélène aurait supervisé des fouilles à Jérusalem et permis la découverte de ce que l'on considère être la Vraie Croix (note).

À sa mort, à 80 ans, en 329, son fils Constantin l'aurait fait enterrer à Rome dans un mausolée dont il subsiste des vestiges. Mais si l'on en croit la tradition catholique, ses reliques auraient été volées en 845 par le moine Teutgis et transférées à l'abbaye de Hautvillers, au-dessus d'Épernay, en Champagne, surtout connue aujourd'hui pour les exploits oenologiques de Dom Pérignon (l'inventeur des petites bulles du champagne).

Nouvelle pérégrination en 1820 : le moine Grossard transfère les reliques à Paris, en l'église Saint-Leu-Saint-Gilles, rue Saint-Denis, au siège de la Confrérie des Chevaliers du Saint-Sépulcre, où l'on peut encore les vénérer.

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18 août 2024 09:00

Alain DELON s'est éteint ce dimanche 18 août à l’âge de 88 ans, ont annoncé ses trois enfants dans un communiqué commun à l’AFP.

«Alain Fabien, Anouchka, Anthony, ainsi que (son chien) Loubo, ont l’immense chagrin d’annoncer le départ de leur père. Il s’est éteint sereinement dans sa maison de Douchy, entouré de ses trois enfants et des siens.

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18 août 2024 08:41

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
Merci les amis !

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18 août 2024 08:29

18 août 1929 :
Naissance du chanteur Hugues Aufray.
Hugues Jean-Marie Auffray est un auteur-compositeur-interprète, guitariste et sculpteur français.
Il est le troisième fils de l'industriel1 Henry Auffray, lui-même fils de l'homme politique Jules Auffray, et d'Amyelle de Caubios d'Andiran (1898-1992).
Il est le frère du physicien Jean-Paul Auffray (1926-2022), de l'actrice Pascale Audret (1935-2000) et l'oncle de l'actrice Julie Dreyfus.
Il a également eu un autre frère, Francesco (1928-1955), chanteur classique, dont le suicide à l'âge de 27 ans à Montréal pour chagrin d'amour l'a profondément marqué.
Il est également, par son père, l'arrière-petit-fils du philosophe Amédée de Margerie.
Quand les parents d'Hugues Aufray divorcent, la famille quitte Paris pour Sorèze (Tarn), terre de leurs aïeux, où il est élevé par sa mère.
Pendant la guerre il est, de 1941-1945, élève au collège de Sorèze, chez les dominicains.
En 1945, Hugues Aufray rejoint son père à Madrid, où il poursuit sa scolarité au lycée français.
Il demeure trois ans dans cette ville, puis regagne la France et commence à chanter en espagnol. Puis, très vite, il interprète les chansons de Félix Leclerc, Georges Brassens, Serge Gainsbourg et d'autres chanteurs.
Finissant 2e du concours Les Numéros 1 de Demain, il est remarqué par Eddie Barclay qui lui fait enregistrer son premier disque en 1959.
En 1961, Aufray sort Santiano, adaptation par le parolier Jacques Plante d'une chanson de marins d'origine anglaise.
Ce sera le son premier vrai succès.
La même année, Maurice Chevalier l'invite à New York où il reste finalement un an.
Il passe pendant ce séjour un contrat avec le célèbre cabaret de Manhattan, le Blue Angel, où il rencontre trois jeunes débutants Peter, Paul and Mary qui interprètent des chansons d'un dénommé Bob Dylan.
Peter, Paul et Mary introduisent Hugues Aufray dans le milieu des « folk-singers » et c'est à cette occasion qu'il va à Greenwich Village rencontrer Bob Dylan avec qui il se lie d'amitié rapidement. C'est ainsi qu'Hugues Aufray devient l'un des premiers chanteurs français à adapter les chansons de Bob Dylan au milieu des années 1960.
En 1964, il représente le Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson et se classe quatrième avec la chanson Dès que le printemps revient.
L'année suivante, il sort l'album Aufray chante Dylan, dans lequel il adapte des chansons de Dylan en compagnie du musicien Jean-Pierre Sabar et du parolier Pierre Delanoë.
En 1966, Aufray sort un super 45 tours de quatre titres comprenant notamment Céline, une chanson originale, et Stewball, adaptation d'une ballade traditionnelle irlandaise.
Ces deux chansons connaissent un grand succès et sont aujourd'hui parmi les plus connues de l'artiste.
En mai 1966, au Palais des Sports de Paris, à l'occasion du premier concert contre le racisme, il chante pour Martin Luther King Les Crayons de couleur, adaptation de la chanson allégorique What color is a man.
1968 voit la sortie de Adieu monsieur le professeur.
Coécrite par Aufray, Vline Buggy et Jean-Pierre Bourtayre, interprétée par Aufray, la chanson acquiert rapidement le statut de classique de la chanson francophone.
Auteur de nombreuses chansons dont il réalise parfois les arrangements ou la musique, il en co-signera beaucoup avec les paroliers Vline Buggy et Pierre Delanoë, de même que Jacques Plante, ou Claude Morgan.
Hugues Aufray puise son répertoire dans le folklore espagnol, anglo-saxon et latino-américain, mais aussi dans le blues et le rock.
Il travaille également avec de nombreux compositeurs, entre autres André Georget, Jean-Pierre Sabar, Georges Augier de Moussac, Guy Magenta, ainsi qu’avec le poète algérien Lounis Ait Menguellet.
Ses traductions de textes anglo-saxons, notamment ceux de Bob Dylan, édulcorent souvent la crudité du texte original.
Les arrangements musicaux qui font la part belle à la guitare acoustique dénotent une influence du folk américain.
Il est aussi le premier à se produire sur scène accompagné d'un skiffle group ( genre de musique folklorique, d'influence jazz, country et blues).
Il figure sur la photo du siècle prise par Jean-Marie Périer en avril 1966, qui réunit 46 vedettes françaises du yéyé.
En juillet 1984, il chante The Times They Are a-Changin' en duo avec Bob Dylan au parc de Sceaux et à Grenoble.
Hugues Aufray vit dans l'ancienne maison du sculpteur Aristide Maillol, à Marly-le-Roi.
Passionné d'équitation, il crée des spectacles équestres (les Cavaliers sans frontière), des stages d'équitation pour enfants et un ranch dans les Alpes.
Cette passion est née à l'Abbaye-école de Sorèze où il a suivi ses études secondaires, école qui entretenait jusqu'à sa fermeture une écurie de chevaux de selle pour la formation des élèves.
Son nom apparaît sur les tableaux des anciens élèves accrochés dans les couloirs de l'établissement.
Il s'est aussi beaucoup intéressé à la voile et consacre une partie de son répertoire à la mer et aux marins.
Il ne cesse de se produire en tournée dans toute la France et dans les pays francophones.
Il est, en octobre 2014, une des vedettes de la tournée Rendez-vous avec les Stars.
Il participe à la tournée Âge tendre en novembre 2016, aux côtés de nombreux artistes tels que Gérard Lenorman et Sheila.
En 2021, il écrit une nouvelle chanson Au-delà des frontières et des étoiles en hommage à Thomas Pesquet.
Par l'intermédiaire de Boris Diaw, cette chanson est partie dans l'espace avec Thomas Pesquet.
En 2022, la Société des Poètes et Artistes de France (S.P.A.F.) organise son 63e Congrès international à Sorèze, durant lequel Hugues Aufray est honoré du Grand Prix International de Poésie Francophone, saluant l'ensemble de son œuvre et de sa carrière.

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17 août 2024 08:38

17 août 1661 :
Une fête trop somptueuse.
Le puissant surintendant général des Finances, Nicolas Fouquet, a invité le roi et la Cour en son château de Vaux-le-Vicomte, où il étale sa munificence à l'occasion d'une fête somptueuse organisée par son talentueux maître d'hôtel François Vatel.
Le jeune Louis XIV (23 ans) arrive à six heures du soir en compagnie de sa mère, la reine Anne d'Autriche, et de quelque six cents courtisans.
La reine Marie-Thérèse, enceinte, n'a pu se joindre à la fête mais le roi se console avec sa jeune maîtresse, la douce Mademoiselle de La Vallière.
Parmi les autres absents de marque, on peut noter le ministre Colbert, soucieux de se démarquer de son ennemi intime, Fouquet.
Le roi a l'humeur maussade.
Depuis la mort de Mazarin, quelques mois plus tôt, il a pris le parti de diriger en personne le gouvernement et attend de tous ses ministres et conseillers qu'ils lui soient loyaux.
Dans ce contexte, l'invitation à Vaux apparaît d'une extrême maladresse.
Le décorateur du surintendant, Le Brun, fait les honneurs du château.
Il montre les allégories, écureuils (Fouquet en Français de l'époque) et soleil.
Mais le roi apprécie modérément cet étalage de vanité.
Ensuite, les invités sont répartis dans différentes pièces du château pour consommer un ambigu, buffet sur lequel sont présentés simultanément tous les plats, du salé au sucré.
Toute la cour est servie dans de très luxueux couverts en vermeil.
Après la collation, les « deux Baptiste » Molière et Lully donnent .dans les jardins une comédie-ballet, Les Fâcheux, la première du genre.
Pendant les intermèdes, des elfes sortent de derrière les ifs et servent gâteries et diamants aux dames.
En retournant vers le château, le roi et la cour sont éblouis par un feu d'artifice au-dessus de l'édifice.
Le roi, se sentant humilié par tant de faste, regagne son château de Fontainebleau sans attendre la fin de la fête.
Cette fête trop somptueuse coûtera sa liberté au surintendant.

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17 août 2024 08:26

17 août 1220
Création de la faculté de médecine de Montpellier

La faculté de médecine de Montpellier est sans doute la plus ancienne école universitaire de médecine au monde encore en activité. Elle est née officiellement le 17 août 1220, quand le cardinal Conrad d'Urach, légat apostolique du pape Honorius III, concéda à l'« universitas medicorum » ses premiers statuts et rassembla ainsi les écoles médicales montpelliéraines en communauté. Ces écoles avaient été créées de façon informelle dans les décennies antérieures par des marchands languedociens riches de leurs connaissances en phytothérapie et médecine acquises lors de leurs voyages en Orient.

Au croisement des civilisations orientales et occidentales, la faculté de médecine de Montpellier allait se développer grâce au partage des cultures médicales arabes, juives et chrétiennes, en bénéficiant aussi de ce que dans la ville, juifs et chrétiens traduisaient « à quatre mains », en hébreu puis en latin, les manuscrits de l'Antiquité.

« Jadis, Hippocrate était de Cos, maintenant il est de Montpellier »
Dès 1181, une bonne partie de la population montpelliéraine s'était vue octroyer le droit d’exercer et d’enseigner la médecine. Ces thérapeutes étaient souvent des marchands qui avaient appris au Levant les secrets des herbes médicinales et s'étaient reconvertis dans la médecine libérale. Ils pratiquaient leur art de quartier en quartier, de ville en ville, accompagnés d'élèves avides d'apprendre.

Mais face à une pratique sans cadre ni règle, la nécessité de garantir et d’organiser le savoir devient impérieuse. En 1220, le statut d’Universitas medicorum est donc concédé par le légat apostolique Conrad d’Urach. Le 26 octobre 1289, Nicolas IV adresse, depuis Rome, la constitution apostolique « Quia Sapientia », dans laquelle la Sagesse, au sens médiéval du terme, est exaltée : le savoir est ordonné à des fins spirituelles, au service du beau et du vrai.

Les débuts de l’école de médecine sont plus que prometteurs et les voyageurs de passage célèbrent, dans leur correspondance épistolaire, la qualité de l’enseignement aussi bien que le sérieux des médecins. La devise de la faculté en est l’expression : Olim Cous nunc Monspeliensis Hippocrates (« Jadis, Hippocrate était de Cos, maintenant il est de Montpellier »). Rien que ça !

Les cours ont lieu aux domiciles des régents, au cœur de l’Écusson. L'enseignement consiste à lire, commenter et débattre - parfois assez librement - de textes médicaux grecs et arabes classiques. Les étudiants ont le libre choix de l'enseignant et passent l’examen au moment où ils se sentent suffisamment qualifiés.

Alors que l’université se place au cœur d’un système international de relations, l’année 1340 marque un tournant. Le prestigieux cours d’anatomie est créé. Montpellier fait alors partie des universités associant théorie et pratique, revendiquant son savoir hérité du passé et bénéficiant de la présence de maîtres illustres, comme Arnaud de Villeneuve ou Guy de Chauliac.

La cité devient l’équivalent français de Bologne ou de Padoue, aussi bien dans la renommée de son école de médecine que par sa puissance commerciale.

Établie de la Révolution à nos jours dans l'ancienne résidence des archevêques, près de la cathédrale, la faculté de médecine réunit aujourd'hui dans ce magnifique bâtiment ses magnifiques collections, ouvertes à la visite : 11 000 pièces anatomiques, plusieurs centaines de manuscrits médiévaux, des centaines d’incunables et post-incunables, 100 000 volumes imprimés dans tous les domaines du savoir, 1 000 dessins originaux de maîtres (Rubens, Titien, Tintoret, Fragonard...), l’un des plus vieux herbiers de France. À cela s'ajoute le somptueux Jardin des plantes élaboré sous l’impulsion d’Henri IV (1593) à deux pas de la faculté.

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16 août 2024 08:50

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

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16 août 2024 08:34

C'est aussi sa fête : Roch
Saint Roch naît vers 1350 à Montpellier. Laïc de bonne famille chrétienne, il étudie la médecine.

Lors de l'épidémie de peste de 1367, à Acquapendente, près de Rome, il soigne et guérit de nombreux malades par sa science et son charisme (le charisme se définit étymologiquement comme un « don de Dieu » : l'aptitude à manifester l'amour divin).

Le futur saint rencontre le pape Urbain V, comme lui originaire de Montpellier. Absurdement arrêté comme espion au cours d'un pèlerinage, il meurt en prison le 16 août 1378.

Il est invoqué contre la peste et honoré le 16 août dans de nombreuses villes comme Montpellier mais aussi Nuremberg.

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16 août 2024 08:34

C'est sa fête : Armel
Ce missionnaire originaire du pays de Galles évangélisa la Bretagne au Ve siècle, au temps des rois mérovingiens. La paroisse où il mourut s'appelle depuis lors Ploërmel en son honneur. Ses reliques sont vénérées à Saint-Marmel, près de Rennes.

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16 août 2024 08:34

Thomas Edward Lawrence (Lawrence d'Arabie)
16 août 1888 à Tremadoc (Pays de Galles) (Royaume-Uni) - 19 mai 1935 à Moreton

Un Britannique quelque peu illuminé a tenté de restaurer au début du XXe siècle l'empire arabe de Damas, disparu plus de mille ans auparavant.

De ce «rêve fracassé», selon le mot de son biographe Jacques Benoist-Méchin, il reste un film à grand spectacle, Lawrence d'Arabie, réalisé par David Lean en 1962, avec l'acteur shakespearien Peter O'Toole dans le rôle-titre.

Il reste surtout un chef d'œuvre littéraire, Les sept piliers de la sagesse, dans lequel l'auteur raconte ses aventures sur un mode épique en agrémentant son récit de considérations poétiques et philosophiques..

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16 août 2024 07:37

16 août 1861 :
Une Française accède pour la première fois au baccalauréat.
Sous le règne de Napoléon III, Julie-Victoire Daubié, une institutrice de 36 ans, militante entêtée des droits de la femme, passe avec succès le baccalauréat à Lyon.
Elle est la première Française dans ce cas.
Le ministre de l'Instruction publique refuse de signer le diplôme au prétexte qu'il « ridiculiserait le ministère de l'Instruction publique ».
Son successeur Victor Duruy montrera beaucoup plus d'ouverture d'esprit en faisant voter, en avril 1867, une loi qui impose l'ouverture d'une école primaire réservée aux filles dans chaque commune de plus de 500 habitants.
C'est un premier pas vers la féminisation du baccalauréat.
Si François Villon fait allusion à de « jeunes bachelettes » dans sa « Double ballade » (XVe siècle), le mot désignait alors simplement une jeune fille qui présentait tous les avantages pour devenir épouse.
Laissons aussi l'ironique Voltaire qui se moque des femmes savantes en général et d'Ève en particulier, « la première bachelière, puisqu'elle tâta de l'arbre de la science avant son mari » (Histoire de Jenni, 1775) !
Le XIXe siècle n'est guère plus indulgent puisque, pour Le Dictionnaire de la langue verte de Delveau (1883), une bachelière est « une femme du quartier latin qui est juste assez savante pour conduire un bachot [petit bac] en Seine et non pour passer en Sorbonne ».
Mais cette définition nous rappelle quand même que l'idée de filles passant le baccalauréat faisait son chemin !
Le premier lycée pour filles a ouvert à Paris en 1870, à l'extrême fin du Second Empire.
Situé près des Invalides, il porte aujourd'hui le nom du ministre qui a promu la cause féminine. C'est le lycée Victor Duruy (désormais ouvert aux garçons comme aux filles).
Il n'empêche que, même au début de la IIIe République, passer le baccalauréat passait encore pour une idée farfelue.

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