
janine33
Ccb-01 a écrit :
Ma grand mère vivait l’école comme une joie et non pas un fardeau , lorsqu’elle était autorisée à y aller .
.............................................................
J'aime bien votre dernière phrase.
Idem pour mes parents : lorsqu'ils étaient "autorisés" à y aller. Ils ont eu leur Certificat d'études à l'âge de 12 ans.
C'est toujours agréable de vous lire, janine.
Bon dimanche. 🌺 😊
Merci Ccb et bon dimanche à vous aussi depuis Pessac où le temps est incertain .
Je trouve intéressants tous les témoignages sur l’apprentissage des langues restées vivantes .
Dany
Rosa a écrit :
Les siciliens ne font pas exprès de ne pas se faire comprendre.
Je parle italien et possède également le patois que l’on parle dans la région des Pouilles , qui faisait partie autrefois de la Grande Grèce.
Avec ce patois il m’arrive de comprendre aussi le napolitain .. un peu le sicilien.
Les Pouilles ayant subies la domination des Grecs les invasions des Normands , des Aragonais principalement.
Quant aux Siciliens , ils ont un statut particulier étant des insulaires !
Le sicilien est une langue à part entière et non un patois !
L’italien est principalement fondé sur une base latine,
et le sicilien , des éléments de grec, arabe, catalan, français et espagnol , suite aux différentes invasions, dominations que l’île a subies .
Il y a des siciliens qui ne connaissent l’italien .. donc difficile pour les touristes qui parlent l’italien de comprendre et se faire comprendre !
Bien détaillé, Rosa ! il est vrai que les Vikings ont mené leurs Drakkars jusqu'en Sicile !

Rosa
Ccb-01 a écrit :
Je demandais ça, parce que, quand on va en Sicile, on a l'impression qu'ils font un peu
exprès de ne pas se faire comprendre... 😊
Ce n'est pas une critique, j'aime les langues et les apprendre et suis toujours intéressée d'apprendre l'origine des langues, des mots.
Ce qui permet aussi de connaître un pays et comment il s'est transformé, et l'Italie est riche pour ça aussi.
Les siciliens ne font pas exprès de ne pas se faire comprendre.
Je parle italien et possède également le patois que l’on parle dans la région des Pouilles , qui faisait partie autrefois de la Grande Grèce.
Avec ce patois il m’arrive de comprendre aussi le napolitain .. un peu le sicilien.
Les Pouilles ayant subies la domination des Grecs les invasions des Normands , des Aragonais principalement.
Quant aux Siciliens , ils ont un statut particulier étant des insulaires !
Le sicilien est une langue à part entière et non un patois !
L’italien est principalement fondé sur une base latine,
et le sicilien , des éléments de grec, arabe, catalan, français et espagnol , suite aux différentes invasions, dominations que l’île a subies .
Il y a des siciliens qui ne connaissent l’italien .. donc difficile pour les touristes qui parlent l’italien de comprendre et se faire comprendre !

Ccb-01
janine33 a écrit :
Ce sont les conquêtes territoriales par les rois qui ont unifié les langues dans les territoires conquis .
Nous parlons le « français royal » , celui de la cour de France , à Paris et dans le val de Loire . C’est à dire le français des puissants et des courtisans , renforcé par les écoles tenues par l’église . C’est l’origine de la fixation de l’accent , de la grammaire .
Mais le peuple n’est pas concerné et s’exprime avec ses langues locales . En fait c’est la révolution et l’instauration de la république rendant l’école obligatoire qui fixera le « français » .
Ma grand mère , s’est toujours excusée de ne pas parler correctement le français car ses parents l’envoyaient debb ce préférence aux champs plutôt qu’à l’école . La famille n’ayant pas eu de garçons , c’étaient les filles qui aidaient aux durs travaux .
Ma grand mère vivait l’école comme une joie et non pas un fardeau , lorsqu’elle était autorisée à y aller .
Ma grand mère vivait l’école comme une joie et non pas un fardeau , lorsqu’elle était autorisée à y aller .
.............................................................
J'aime bien votre dernière phrase.
Idem pour mes parents : lorsqu'ils étaient "autorisés" à y aller. Ils ont eu leur Certificat d'études à l'âge de 12 ans.
C'est toujours agréable de vous lire, janine.
Bon dimanche. 🌺 😊

Ccb-01
helene9434 a écrit :
c'est l'expression (plutôt dédaigneuse) consacrée pour indiquer que c'est n'importe quoi !
Jusque dans les années 60 (avant 1968) il était de tradition qu'un des élèves de Rhétorique (classe de 1ère classique) fasse un discours en latin devant tout le lycée -profs et élèves-
mais c'était en janvier/février à la St Charlemagne (on n'en parle plus beaucoup maintenant...)
Avec le temps le pur latin était devenu du latin de cuisine, où traditionnellement on se moquait gentiment des profs, des surveillants et du proviseur.
J'ai gardé le mien , aidé d'une copine qui était beaucoup plus forte que moi !
Ok, mais ça ne fait rien, c'est joli quand même... 😃
Par contre le discours en latin, ça devait être ardu. Déjà, le préparer, l'écrire,… Ouille, il devait vraiment falloir être calé.
Cela me rappelle un très beau film, si cela vous intéresse et si vous avez l’occasion de le voir.
Les Leçons de la vie (1994), avec l’acteur anglais Albert Finney,
Ce film est le remake d'une adaptation de la même pièce, L'Ombre d'un homme (TheBrowning Version), réalisée en 1951 par Anthony Asquith.
C’est l’histoire de Andrew Crocker-Harris, un professeur de latin et de grec ancien, à la fois craint et détesté par ses élèves. Sa femme Laura le méprise et a une liaison avec un autre professeur. - Alors qu'il lit un texte grec, Andrew montre enfin, une véritable passion pour son sujet, ce qui lui donne « un aperçu du professeur qu'il aurait pu être ».
L’acteur est magistral dans ce rôle de professeur de langues blasé, désillusionné. A la fin, on a presque envie d’apprendre le latin ou le grec.. 😊
nandocinqsix
janine33 a écrit :
En effet le latin n’est plus du tout parlé . Mes enfants ont connu une simple initiation au latin . Je ne les ai jamais vu ouvrir le dictionnaire .
Je ne connais pas l’expression « latin de cuisine » , . Mais tout de même quand on fait de la botanique , on s’aide du latin pour la classification des plantes , de leurs variétés et c’est utile vu la complexité .
.. et pas que la botanique : la médecine aussi, en gros toutes les sciences !
Le latin est couramment parlé au Vatican , afin que tous les prélat venus des 4 coins du monde puisse se comprendre . Je n'en dirai pas autant de l'Espéranto..
Lionel102127
janine33 a écrit :
Ce sont les conquêtes territoriales par les rois qui ont unifié les langues dans les territoires conquis .
Nous parlons le « français royal » , celui de la cour de France , à Paris et dans le val de Loire . C’est à dire le français des puissants et des courtisans , renforcé par les écoles tenues par l’église . C’est l’origine de la fixation de l’accent , de la grammaire .
Mais le peuple n’est pas concerné et s’exprime avec ses langues locales . En fait c’est la révolution et l’instauration de la république rendant l’école obligatoire qui fixera le « français » .
Ma grand mère , s’est toujours excusée de ne pas parler correctement le français car ses parents l’envoyaient debb ce préférence aux champs plutôt qu’à l’école . La famille n’ayant pas eu de garçons , c’étaient les filles qui aidaient aux durs travaux .
Ma grand mère vivait l’école comme une joie et non pas un fardeau , lorsqu’elle était autorisée à y aller .
la encore ce que vous dites est vrai: les échanges commerciaux et la centralisation des pouvoirs ont unifié les langues en France, parfois par la force et l'interdiction de parler patois!
l'écriture s'est développée au sein du peuple pour justement maintenir une langue unie. A la Rome antique, peu de gens savaient écrire, et beaucoup avaient des origines étrangères: un grand remplacement c'était fait!
Lionel102127
il en est de même de l'arabe!
l'arabe d'Algérie, n'est pas le même que celui de Tunisie ou d'Arabie, cependant ils arrivent à se comprendre du fait des échanges commerciaux. les langues parlées évoluent selon ces échanges avec d'autres peuples. Notre français ne serait pas compris par Rabelais, comme nous comprenons son français!
N'avons nous pas intégré des expressions américaines ?
janine33
helene9434 a écrit :
comme le français, qui est aussi dérivé du bas latin parlé par le peuple romain après la conquête de la Gaule, avec bien sûr, comme partout, des mots de tous les peuples ayant à un moment donné "séjourné" dans le pays.
On peut donc dire que le français est dérivé du "latin de cuisine", le latin que l'on étudie maintenant était le latin littéraire.
Ce sont les conquêtes territoriales par les rois qui ont unifié les langues dans les territoires conquis .
Nous parlons le « français royal » , celui de la cour de France , à Paris et dans le val de Loire . C’est à dire le français des puissants et des courtisans , renforcé par les écoles tenues par l’église . C’est l’origine de la fixation de l’accent , de la grammaire .
Mais le peuple n’est pas concerné et s’exprime avec ses langues locales . En fait c’est la révolution et l’instauration de la république rendant l’école obligatoire qui fixera le « français » .
Ma grand mère , s’est toujours excusée de ne pas parler correctement le français car ses parents l’envoyaient debb ce préférence aux champs plutôt qu’à l’école . La famille n’ayant pas eu de garçons , c’étaient les filles qui aidaient aux durs travaux .
Ma grand mère vivait l’école comme une joie et non pas un fardeau , lorsqu’elle était autorisée à y aller .
janine33
helene9434 a écrit :
c'est l'expression (plutôt dédaigneuse) consacrée pour indiquer que c'est n'importe quoi !
Jusque dans les années 60 (avant 1968) il était de tradition qu'un des élèves de Rhétorique (classe de 1ère classique) fasse un discours en latin devant tout le lycée -profs et élèves-
mais c'était en janvier/février à la St Charlemagne (on n'en parle plus beaucoup maintenant...)
Avec le temps le pur latin était devenu du latin de cuisine, où traditionnellement on se moquait gentiment des profs, des surveillants et du proviseur.
J'ai gardé le mien , aidé d'une copine qui était beaucoup plus forte que moi !
En effet le latin n’est plus du tout parlé . Mes enfants ont connu une simple initiation au latin . Je ne les ai jamais vu ouvrir le dictionnaire .
Je ne connais pas l’expression « latin de cuisine » , . Mais tout de même quand on fait de la botanique , on s’aide du latin pour la classification des plantes , de leurs variétés et c’est utile vu la complexité .
helene9434
Ccb-01 a écrit :
Le "latin de cuisine", c'est joli comme expression.
Un peu d'huile, un peu de vinaigre et hop.... 😊 une petite salade de mots..
c'est l'expression (plutôt dédaigneuse) consacrée pour indiquer que c'est n'importe quoi !
Jusque dans les années 60 (avant 1968) il était de tradition qu'un des élèves de Rhétorique (classe de 1ère classique) fasse un discours en latin devant tout le lycée -profs et élèves-
mais c'était en janvier/février à la St Charlemagne (on n'en parle plus beaucoup maintenant...)
Avec le temps le pur latin était devenu du latin de cuisine, où traditionnellement on se moquait gentiment des profs, des surveillants et du proviseur.
J'ai gardé le mien , aidé d'une copine qui était beaucoup plus forte que moi !

Ccb-01
helene9434 a écrit :
comme le français, qui est aussi dérivé du bas latin parlé par le peuple romain après la conquête de la Gaule, avec bien sûr, comme partout, des mots de tous les peuples ayant à un moment donné "séjourné" dans le pays.
On peut donc dire que le français est dérivé du "latin de cuisine", le latin que l'on étudie maintenant était le latin littéraire.
Le "latin de cuisine", c'est joli comme expression.
Un peu d'huile, un peu de vinaigre et hop.... 😊 une petite salade de mots..