
nandocinqsix
Exact ! Beaucoup de fins psychologues considèrent la relation mère/fille plus intense, que du côté paternel. Et le sens de la descendance, est généralement plus actif que son contraire : l'ascendance . Seulement quand le vide s'installe , le vertige fait mal..
Mieux vaut s'y préparer plus tôt..
huarsy
Sylve2012 a écrit :
Je me suis occupée de ma mère durant 18 ans, naturellement, sans réfléchir. Les 12 premières années, c'était simple : j'allais la voir tous les soirs à la sortie du bureau. Nous parlions (beaucoup mieux que lorsque j'étais ado), je l'encourageais à sortir, je l'emmenais chez ses médecins, faire des courses autant que je pouvais, m'occupais de la partie administrative. Puis, son état s'est dégradé et il a fallu gérer plus. Quand elle est devenue un danger pour l'immeuble où elle habitait et surtout pour elle-même, il a fallu l'installer en Epahd. Cela a été très dur pour moi avec le ressenti de l'abandon. Mais j'ai continué à passer la voir tous les soirs. Finalement, j'ai été rassurée de la savoir soignée, surveillée. Tout ce que je sais, c'est qu'elle m'a reconnue jusqu'au bout. J'étais à ses côtés lors de son décès. J'espère lui avoir apporté quelque bonheur dans sa fin de vie, c'est tout.
Merci Sylvie2012 pour votre témoignage.
Proche de mes parents de ma naissance jusqu'au décès de mon père.
Toujours évité de les contrarier, j'agissais pour leur bien au moindre caprice.
Cela fait sept années à présent que je m'occupe de ma mère.
Seule dans son appartement, je vais, je viens, je téléphone.
Hors de question de m'éloigner. Je culpabilise à un point impensable !.
Un jour je suis la mère, l'autre je reste pour elle une gamine de douze ans.

Sylve2012
Je me suis occupée de ma mère durant 18 ans, naturellement, sans réfléchir. Les 12 premières années, c'était simple : j'allais la voir tous les soirs à la sortie du bureau. Nous parlions (beaucoup mieux que lorsque j'étais ado), je l'encourageais à sortir, je l'emmenais chez ses médecins, faire des courses autant que je pouvais, m'occupais de la partie administrative. Puis, son état s'est dégradé et il a fallu gérer plus. Quand elle est devenue un danger pour l'immeuble où elle habitait et surtout pour elle-même, il a fallu l'installer en Epahd. Cela a été très dur pour moi avec le ressenti de l'abandon. Mais j'ai continué à passer la voir tous les soirs. Finalement, j'ai été rassurée de la savoir soignée, surveillée. Tout ce que je sais, c'est qu'elle m'a reconnue jusqu'au bout. J'étais à ses côtés lors de son décès. J'espère lui avoir apporté quelque bonheur dans sa fin de vie, c'est tout.