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"POST - POESIES POUR TOUS" -

huarsy - 24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

Pour éviter de faire plusieurs posts ! si vous êtes d'accord évidemment !

Pierrette pour ne pas encombrer ta discussion


1 par jour - 1 par personne Merci ! ce post est pour tous les poètes alors, à vos inspirations !!!


NE PAS OUBLIER DE METTRE VOS INITIALES OU PSEUDO OU AUTEUR

"POST - POESIES POUR TOUS" -

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huarsy24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

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huarsy

30 décembre 2015 08:01

Une année se termine................................. :

La ronde des mois

Janvier prend la neige pour châle ;
Février fait glisser nos pas ;
Mars de ses doigts de soleil pâle,
Jette des grêlons aux lilas.

Avril s'accroche aux branches vertes ;
Mai travaille aux chapeaux fleuris ;
Juin fait pencher la rose ouverte
prés du beau foin qui craque et rit.

Juillet met les œufs dans leurs coques
Août sur les épis mûrs s'endort ;
Septembre aux grands soirs équivoques,
Glisse partout ses feuilles d'or.

Octobre a toutes les colères,
Novembre a toutes les chansons
Des ruisseaux débordant d'eau claire,
Et Décembre a tous les frissons.

Rosemonde Gérard ("Les pipeaux" - éditions Grasset, 1923).

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huarsy

23 décembre 2015 11:59

Merci Coucoumerevoila pour ton joli poème qui résume en quelques lignes les moments de Noël. Je te souhaite un Heureux Noël entourée des tiens.
Gros :bisous: et au plaisir de te retrouver aux cours de nos sorties, en 2016 -

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huarsy

22 décembre 2015 22:56

Coucou Kankou - :jadore: ton dessin de sapin de Noël - Merci -

Coucou Kankou joli ton dessin de sapin de Noël -

Cartes de Noël !

"Le ciel est noir, la terre est blanche,
Cloches, carillonnez gaîment !
Jésus est né. La Vierge penche
Sur lui son visage charmant.

Pas de courtines festonnées
Pour préserver l'enfant du froid,
Rien que des toiles d'araignées
Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et, pour l'échauffer dans sa crèche
L'âne et le bœuf soufflent dessus.

La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s'ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le chœur des anges
Chante aux bergers : "Noël ! Noël !"

Théophile Gautier

Joyeux Heureux Noël à toutes et tous - :bisous:

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kankou

22 décembre 2015 02:11

🎄🎄 Coucou @ Tous 🎄🎄

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********* JOYEUX NOËL @ TOUS ********

La légende des guirlandes

C’était il y a bien longtemps de cela. La tradition voulait qu’avant Noël, toute la maison soit nettoyée, du sol au plafond. Gerda appela donc ses enfants et distribua balais et chiffons. Toute la famille se mit aussitôt à l’ouvrage.

Ce remue-ménage ne plaisait pas à tout le monde. Les araignées de la maison n’eurent plus qu’une solution : si elles voulaient échapper à cette armée de balais, elles devaient se réfugier dans le grenier. Ce qu’elles firent bien vite sans se faire remarquer.

Quand la maison fut entièrement débarrassée du moindre grain de poussière, Gerda et ses enfants dressèrent le sapin de Noël dans la salle à manger. Toute la famille alla ensuite se coucher. Lorsque la maisonnée fut endormie et le silence revenu, les araignées descendirent les escaliers sur la pointe des pattes.

Dans la salle à manger, elles découvrirent le sapin. Émerveillées, elles grimpèrent dans l’arbre et se promenèrent sur ses branches, le couvrant de leurs toiles. Quand le Père Noël arriva par la cheminée, il n’eut pas le cœur de chasser les araignées qui avaient l’air si heureuses. Mais il pensa à Gerda et ses enfants qui seraient peinés de voir leur sapin recouvert de ces vilaines toiles grises. Alors il étendit les mains et, par une magie dont lui seul a le secret, transforma les toiles en fils d’or et d’argent. Puis il déposa ses cadeaux et repartit comme il était venu.

Le lendemain, Gerda et ses enfants poussèrent des cris d’admiration : au milieu de la pièce, le sapin scintillait de mille feux. Voilà pourquoi on accroche des guirlandes au sapin de Noël, en espérant que s’y cache une petite araignée qui portera bonheur toute l’année.

(D’après une tradition allemande)

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kankou

19 décembre 2015 08:48

☼☼ Coucou @ Huarsy @ Tous ☼☼

Hommage à Édith Piaf qui aurait eu 100 ans ce jour 19 décembre 2015

Le poème A LA MÔME PIAF écrit par ArsneMaulavé

Tu n’étais qu’un petit bout d’femme
Mais tu chantais avec ton âme
Y’avait que la voix dans ton corps
Mais ta voix c’était un trésor
Toi qui portais un nom d’oiseau
T’avais l’feeling et l ’vibrato
Tes chansons étaient poésie
Et tes chansons c’était ta vie

Tu chantais »La vie en rose »
Pour toi c’était pas la mêm’ chose
Ta vie elle allait de guingois
Mais y’avait du soleil dans ta voix
Quand tu remontais sur la scène
Pour nous c’était le bonheur suprême
Ta voix t’habitait des pieds à la tête
Et nous mettait le coeur à la fête

Les chants d’amour c’était ton trip
Avec ton corps avec tes tripes
Tu chantais les amours éphémères
Qu’il était beau ton légionnaire
Quand tu chantais c’était merveilleux
Et le public avait les larmes aux yeux
Ta vie c’était un golgotha
Et on t’aimait sans doute pour ça

Tu aimas toujours et souvent
Des hommes plus jeunes que toi
Tu aimas surtout Marcel Cerdan
Tu l’aimes toujours au firmament
Encore amoureuse de Théo
Tu mourus le même jour que Cocteau
Qui était ton meilleur ami
Tout le monde était abasourdi

On ne t’a jamais remplacée
On ne remplace pas un génie
Pour sûr que t’es montée au paradis
Le Bon Dieu te devait bien ça
Pour t’avoir fait tant de misères
Et partout autour de la terre
On continuera toujours de chanter
»Le ciel bleu peut bien s’effondrer »

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huarsy

13 décembre 2015 23:17


Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites.
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! - Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas... -
Ecoutez bien ceci :

Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille au plus mystérieux
De vos amis de coeur, ou, si vous l'aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu ;
Ce mot que vous croyez que l'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre !
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
- Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle ! -
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera.
Il suit le quai, franchit la place, et caetera,
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez l'individu dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive, et, railleur, regardant l'homme en face,
Dit : - Me voilà ! je sors de la bouche d'un tel.

- Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.

Victor Hugo
Le mot

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huarsy

9 décembre 2015 09:23

Un de mes premiers sur le site qui est toujours d'actualité.

Un petit tour et puis s'en vont les rires et les chansons.
Tu aimais tant que nous discutions que tu en as oublié
Mon silence pour t'écouter.

Un petit tour et puis s'en vont les discussions en diapason.
Tu voulais faire de moi une chanson, berceuse de toutes
Les saisons, une à une, tu les collectionnais.
Mais, je ne suis plus un bébé.

Un petit tour et puis s'en vont, je tourne les talons.
Tes regrets ne pourront rien y changer.
Ma liberté j'y tiendrai ; enchaînée, rien n'y ferait.

Un petit tour et puis s'en vont mes sourires à une autre vie.
Tant ont besoin du bonheur que tu as refusé.
Légèreté j'ai souhaité ; je l'ai gagné et je la garderai !!!
VB

MERCI pour vos partages, vos créations.
Les personnes qui aiment s'exprimer en poésies, ne savent pas écrire, peuvent par l'intermédiaire du net nous faire participer aux poèmes que vous aimez.

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Avatar Spleen

Spleen

9 décembre 2015 08:23

Eblouissement

Ils étaient là
Tous deux intimidés, muets
Je la vois diaphane dans sa nudité
Déroulant lentement sa lourde chevelure
Attendant l'étreinte de ses bras
Mais n'osant faire un pas ......
Comme j'aimerais retrouver
La pureté de cette attente
La blancheur de cette peau
Et ces cheveux si doux frémissants sous les doigts!
Lisa

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kankou

8 décembre 2015 09:04

Coucou @ Huarsy @ Tous

Toutes mes condoléances à la famille et amis de Maryse que j'ai connu à Berck en 2014...suis :triste:

C'est dans le sommeil de la mort que reposent pour jamais les maladies, les douleurs, les chagrins, les craintes, qui agitent sans cesse les malheureux vivants.

-Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre-

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huarsy

8 décembre 2015 07:33

Bienvenue @Jacqueline59000 - merci et au plaisir de vous rencontrer lors d'une sortie lilloise -


Voix éteinte
François Fabié
Elle perdit d’abord et par degrés sa voix
Qu’elle avait chaude et grave, émue et pénétrante
Comme la voix du loriot au fond des bois…
En l’écoutant chanter pour ses amis, parfois,
Même quand nul encor ne la savait souffrante,
Je me sentis le coeur traversé du soupçon
Qu’elle leur donnait trop de son âme vibrante,
Que son air s’achevait en un furtif frisson,
Et que le luth un jour plierait sous la chanson.

Et soudain, confirmant et dépassant mes craintes,
Un mal lâche et sournois la saisit au gosier,
Comme pour empêcher ses plaintes,
Et l’étouffa sous ses étreintes
Tel un serpent un rossignol dans un rosier…

Oh ! quinze mois entiers l’angoissante torture
D’entendre s’enrouer, tousser, tousser encor,
Tousser d’une toux rauque et suffocante et dure
La gorge d’où longtemps avaient pris leur essor
Tant de beaux chants à l’aile d’or !
Chaque matin sentir plus sourde sa parole,
Et ses efforts plus grands, plus vains, plus anxieux
Pour l’appel qui supplie ou le mot qui console
La pauvre mère qui s’affole…
Puis ne plus rien entendre d’Elle – que ses yeux !

La douce enfant, si bien douée et si peu fière
De tous ses autres dons, aimait pourtant celui
Par qui son âme tout entière
S’unissait à l’âme d’autrui :
Elle pleurait sa voix d’amour et de lumière,
Sans se douter encor que la Mort la voulait
Toute, et qu’avec sa voix son âme s’en allait…

Ô chère voix qui ne vis plus qu’en notre oreille ;
Voix qui faisais jadis notre maison pareille
A la ruche joyeuse et vibrante sans fin ;
Voix tendre et si prenante, archet vraiment divin
Qui passais sur les coeurs, et jamais, ô merveille,
Ne les sollicitais en vain ;

Maintenant que dans l’air tu t’es évanouie,
Perdue, – ou bien plutôt, puisque rien ne se perd,
Très loin, très loin de nous à tout jamais enfuie,
Sans doute entrée au vaste et sublime concert
Où pour l’éternité Dieu fait ses symphonies
Avec toutes nos voix dans son amour unies,
– Ma voix de vieux poète aux destins révolus
Gémira sur le tien, mais ne chantera plus.

François Fabié, Fleurs de genêts

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huarsy

2 décembre 2015 08:33

Bonjour et bienvenue @Fragile59000 -
Merci pour votre poème revisité -
Quoi qu'il en soit, notre vote est important !

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huarsy

27 novembre 2015 07:12

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo

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kankou

19 novembre 2015 13:07

🐞 Coucou @ Huarsy @ Tous 🐞

Hommage à Diesel ( Chienne Malinoise d’assaut du RAID)

Elle portait un nom original
Mais ce n'était pas n' importe quel animal
Elle a rendu bien des services
Avec des heures de dressages intensifs
pour arriver
A de tels sacrifices
Pour être la meilleure
Par son travail de rigueur

Aujourd'hui faisant lui honneur
En lui rendant un dernier hommage
Elle qui était magnifique doté
D'une intelligence et obéissante
Est morte en héroïne pour la France.

Morte à cause de ses barbares
Qui ont souillé notre beau Paris
Par des actes de barbaries
Ça ne suffisait pas en plus de tuer
Des innocents, même cette pauvre
Diesel en fut une victime de ses êtres
Cruel qui ont détruit sa vie un matin
A saint Denis.

Laissant les forces de l'ordre
Meurtries, abasourdi qu'elle tragédie
Qu'elle boucherie .
C'est attristé que je viens couché
Ces quelques vers à ma manière
Pour rendre hommage à cette chienne
Qui a servi notre si beau pays , notre belle France

Notre Diesel mérite bien le repos éternel
Vers un beau paradis blanc
Où elle pourra se reposer avec dignité
C'est bien mérité.

Ne l' oublions pas c'était pas une simple bête
Comme les autres et y'a laisser sa peau
Morte en héroïne, pour notre pays, pour la France
Un nom de six lettres que nous garderons en mémoire
En sa mémoire il s' agit de Diesel.

Rip pour elle .

Texte écrit par Linna

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huarsy

10 novembre 2015 22:01

Bonsoir @happy2 - bonne :dort:

Tandis que je parlais le langage des vers
Elle s'est doucement tendrement endormie
Comme une maison d'ombre au creux de notre vie
Une lampe baissée au coeur des myrtes verts

Sa joue a retrouvé le printemps du repos
O corps sans poids pose dans un songe de toile
Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles
Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau

La voila qui reprend le versant de ses fables
Dieu sait obéissant à quels lointains signaux
Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux
Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables

Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis
Qu'elle reste pareille aux marches du silence
Qui m'échappe pourtant de toute son enfance
Dans ce pays secret à mes pas interdit

Je te supplie amour au nom de nous ensemble
De ma suppliciante et folle jalousie
Ne t'en va pas trop loin sur la pente choisie
Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble

J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute
Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux


Elsa
Poèmes de Louis Aragon

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huarsy

7 novembre 2015 19:52

Merci @lilimarlen - je préfère votre jolie photo au carré gris -


Pierre GRINGOIRE (1475-1539)

Considérez que gens vindicatifs

Ballade

Considérez que gens vindicatifs
Qui ne veulent les fautes pardonner,
Sont de péché les enfants nutritifs
Et ne veut Dieu de leur cas ordonner.
Tout homme humain se doit abandonner
A pardonner si on lui quiert merci,
Où jà son coeur ne sera éclairci
Quelque prière que par devers Dieu fasse,
Qui pardonne mérite d'avoir grâce ;
Qui aime amour vit en tous bons accords ;
Et ses méfaits par tel mérite efface,
Car Dieu bénit tous les miséricords.

Les aucuns sont ingrats et déceptifs
Qui ne veulent aucun pardon donner
Et commettent plusieurs maux excessifs
Dont ils ne font souvent cloches sonner.
Tels gens on voit de leurs sens bétournés.
Ils s'éloignent de Dieu faisant ainsi.
Dieu est juste ; d'eux il s'éloigne aussi,
Ainsi l'ingrat ingratitude trace,
Fallacieux est trompé par fallace,
Et les haineux sont nourris en discords.
Pardonnons donc pour voir Christ face à face,
Car Dieu bénit tous les miséricords.

Ne soyez point de biens mondains actifs
Qui font âmes en Enfer séjourner.
De soi venger ne faut être hâtifs.
Ne a délinquants à merci ramener ;
Les obstinés en mal faut détourner,
Leur remontrant la peine et le souci
Que corps pécheur après qu'il est transi
Fait à l'âme que le diable menace
De jour en jour par subtile fallace ;
Humains voudraient être de ses consorts ;
En pardonnant sa puissance se casse,
Car Dieu bénit tous les miséricords.

Prince, pardon est de grand efficace,
Les pardonnants ont aux saints cieux audace,
Pardon cure les âmes et les corps.
De pardonner n'est requis qu'on se lasse
Car Dieu bénit tous les miséricords.

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