
Capusa
Le Papillon
Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses
S'enivrer de parfums, de lumières et d'azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles
Voilà du papillon le destin enchanté !
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !
Alphonse de Lamartine (1790-1866)
Coccyvette
Amis de cœur.
Recueil : Main dans la main (2014)
Sans appuis, sans parents, et seuls en ce monde,
Unissons nos forces, nos coeurs et nos destins ;
Tissons, toi et moi unis, d'authentiques liens :
Bâtissons à deux une relation réelle et profonde.
Par la confiance, la franchise et la loyauté,
Que cette fraternité nous soutienne et nous lie ;
Un ami doit pour son ami le secourir dans la vie :
Que nos deux âmes nouées puissent s'entraider.
Nous, main dans la main, bravons nos lendemains,
Et pour rendre plus doux nos malheurs communs,
De deux âmes meurtries, qu'Amitié n'en fasse qu'une.
Sans être frères de sang, devenons frères de coeurs,
Partageons nos joies et soucis, et nos pires douleurs :
Et que ces instants partagés, deviennent notre fortune.
Maxalexis
Capusa
Bonne fête à toutes les femmes d'ici et d'ailleurs 🌷❤
Merci de nous donner la vie
HOMMAGE A LA FEMME
💕Femme noire, femme blanche, femme métisse, c’est votre journée aujourd’hui et nous voulons nous unir au monde entier pour vous souhaiter, que dis-je ? Nous souhaiter une très bonne fête.
La femme est en réalité, l’essence même de la vie, celle qui donne la vie, qui est épouse, mère, amie, confidente, battante, aimante et dont le cœur est grand et plein d’amour.
La côte de l’homme, elle a toujours su concilier travail et foyer, être au service de sa famille et de son travail. Nous aimerions rendre un hommage particulier à toutes ces femmes veuves ou divorcées qui ont cette lourde responsabilité de s’occuper seules de leurs enfants, puisse DIEU leur donner toujours la force et les moyens de subvenir à leurs besoins.
Hommage à ces femmes leaders politiques, présidente, députés, ministres, avocates, femmes d’affaires, commerçantes, journalistes et bien d’autre que je ne peux citer, ces femmes qui ont dépassées les limites d’épouses et de mères, vous êtes un modèle sûr, un exemple pour les générations à venir.
Je ne saurais terminer sans avoir une pensée pieuse pour toutes ces femmes qui ont perdue la vie en donnant naissance, ces femmes anonymes qui dans le secret ont apportées beaucoup dans la société, qu’elles reposent en paix.💕
Clotilde Manzan
Coccyvette
La femme.
Recueil : Sonnets et poésies (1864)
Ô compagne de l'homme et sa plus douce amie !
Femme qu'un Dieu d'amour mit sur notre chemin,
Et qui dans ce labeur qu'on appelle la vie,
Quand notre cœur faiblit, nous tendez votre main ;
Rester auprès de nous, car tout à vous nous lie ;
Sans vous notre bonheur est passager et vain ;
Et, lorsque nous souffrons, notre douleur s'oublie,
Si nos pleurs en tombant soulèvent votre sein.
Qu'un stoïque, insensible à mon enthousiasme,
À ses impurs dédains ajoute le sarcasme !
Ses coups n'atteindront pas votre front radieux.
Qui ne sait pas que Dieu vous a faite si belle
Que jadis plus d'un ange, épris d'une mortelle,
Pour mourir dans ses bras, a déserté les cieux ?
Armand de Flaux
Capusa
💕Ils s'aiment s'aiment en riant
Ils s'aiment s'aiment pour toujours
Ils s'aiment tout au long du jour
Ils s'aiment s'aiment s'aiment tant
Qu'on dirait des anges d'amour
Des anges fous se protégeant
Quand se retrouvent en courant
Les amants
Les amants de coeur
Les amants
Ils s'aiment s'aiment à la folie
S'effeuillant à l'ombre des feux
Se découvrant comme deux fruits
Puis se trouvant n'être plus deux
Se dénouant comme velours
Se reprenant au petit jour
Et s'endormant les plus heureux
Les amants,les amants de coeur
Les amants
Ils s'aiment s'aiment en tremblant
Le coeur mouillé le coeur battant
Chaque seconde est une peur
Qui croque le coeur entre ses dents
Ils savent trop de rendez-vous
Où n'vinrent que des facteurs
Pour n'avoir pas peur du loup
Les amants,les amants de coeur
Les amants
Ils s'aiment s'aiment en pleurant
Chaque jour un peu moins amants
Quand ils ont bu tout leur mystère
Deviennent comme soeur et frère
Brûlent leurs ailes d'inquiétude
Redeviennent deux habitudes
Alors changent de partenaire
Les amants, les amants de coeur
Les amants
Qui s'aiment s'aiment en riant
Qui s'aiment s'aiment pour toujours
Qui s'aiment tout au long du jour
Qui s'aiment s'aiment s'aiment tant
Qu'on dirait des anges d'amour
Des anges fous se protégeant
Quand ils se retrouv'nt en courant
Les amants, les amants de coeur.💕
-Jacques Brel - Les amants de coeur
Coccyvette
«Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ?
-Eh bien, vois-tu, j’apprends.
J’apprends le petit, le minuscule, l’infini.
J’apprends les os qui craquent,
Le regard qui se détourne.
J’apprends à être transparente,
À regarder au lieu d’être regardée.
J’apprends le goût de l’instant,
Quand mes mains tremblent,
La précipitation du cœur qui bat trop vite.
J’apprends à marcher doucement,
À bouger dans des limites,
Plus étroites qu’avant et à y trouver,
Un espace plus vaste que le ciel.
-Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ?
-J’apprends avec les arbres,
Et avec les oiseaux,
J’apprends avec les nuages.
J’apprends à rester en place,
Et à vivre dans le silence.
J’apprends à garder les yeux ouverts,
Et à écouter le vent.
J’apprends la patience et aussi l’ennui.
J’apprends que la tristesse du cœur,
Est un nuage, et nuage aussi le plaisir .
J’apprends à passer sans laisser de traces,
À perdre sans retenir,
Et à recommencer sans me lasser.
-Grand-mère, je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ?
-Parce qu’il me faut apprendre,
À regarder les os de mon visage,
Et les veines de mes mains,
À accepter la douleur de mon corps,
Le souffle des nuits,
Et le goût précieux de chaque journée,
Parce qu’avec l’élan de la vague,
Et le long retrait des marées,
J’apprends à voir du bout des doigts,
Et à écouter avec les yeux.
J’apprends qu’il faut aimer,
Que le bonheur des autres,
Est notre propre bonheur,
Que leurs yeux reflètent dans nos yeux
Et leurs cœurs dans nos cœurs.
J’apprends qu’on avance mieux,
En se donnant la main,
Que même un corps immobile danse,
Quand le cœur est tranquille.
Que la route est sans fin,
Et pourtant toujours exactement là.
-Et avec tout ça, pour finir, qu’apprends-tu donc grand-mère ? »
-J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant,
J'apprends à être vieille ! »
~Joshin Luce Bachoux
Capusa
Le bonheur de vivre
Tu me disais parfois,
D’un regard, d’un rire, le bonheur de vivre,
La flèche d’un carquois
Que Cupidon aux frontispices des livres
Brandit d’un air narquois
Quand il plante aux cœurs son trait de cuivre,
Et qu’il n’est plus de lois
Que les juges, dans leur sagesse délivrent,
Et qu’il n’est plus de rois
Que la folie des peuples aiment suivre,
Quand plus aucun pavois
Ne hisse d’idoles dont la foule s’enivre,
Quand l’amour est courtois,
Que les mots attisent le sang de fièvres,
Qu’on se sent aux abois,
Quand tremble le baiser au rebord des lèvres
Et qu’on veut une fois,
Rien qu’une seule fois, sentir sous la plèvre
Le battement sournois
D’un cœur qui chamade au fond de son havre.
Tu me disais parfois,
D’un regard, d’un rire, le bonheur de vivre.
Jean linfonte
Coccyvette
La vie est trop courte.
Prends le temps d'aimer...
C'est le secret de l'éternelle jeunesse.
Prends le temps de lire...
C'est la source du savoir.
Prends le temps d'écouter...
C'est la force de l'intelligence.
Prends le temps de penser...
C'est la clé de la réussite.
Prends le temps de jouer...
C'est la fraîcheur de l'enfance.
Prends le temps de rêver...
C'est un souffle de bonheur.
Prends le temps de rire...
C'est la musique de l'âme.
Prends le temps de pleurer...
C'est l'émotion d'un grand cœur.
Prends le temps de vivre.
... car le temps passe vite
et ne revient jamais...
~ Sagesse tibétaine ~
Capusa
Titre : La vie profonde
Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage,
La sève universelle affluer dans ses mains.
Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l'espace.
Sentir, dans son cœur vif, l'air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ;
— S'élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l'ombre qui descend.
Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du cœur vermeil couler la flamme et l'eau,
Et comme l'aube claire appuyée au coteau
Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...
Anna de Noailles.
Coccyvette
La vie est une fleur.
Recueil : Poèmes (1990)
La vie est une fleur qui s'épanouit lentement
Un a un ouvre ses pétales, éclatante de beauté
Puis doucement s'éteint et se fane.
Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon
Recroquevillé tel un foetus.
Puis dans un cri s'arrache du ventre de la terre,
Sa mère nourricière.
Dans l'éclat du petit matin hésite, tremblante et s'ouvre,
Réchauffée par la lumière et les premiers rayons du soleil.
Bercée tendrement par la douceur du vent printanier
Laissant couler les dernières larmes de pluie
Sur sa robe encore froissée.
Protégée par sa fragilité et sa beauté éphémère
Comme l'enfant, petit être naïf et innocent
Frêle, émerveillée, lentement se redresse et grandit
Découvre la vie, s'émerveille et s'épanouit
Puis rebelle, tête haute brave les forces et les tempêtes
Adulte, trace son chemin, se résigne
Accepte son destin
Lentement regarde sa vie,
S'accroche au passé
Mais l'avenir défile droit devant
Et paisible elle s'éteint
Epargnée par sa fragile nature
Des agressions qui auraient pu l'anéantir.
La main innocente qui arrache la beauté de cette fleur
Ou la haine qui l'écrase de sa botte
Douloureusement se replie et se recroqueville
Dans une pluie, verse ses larmes fécondes
Nourrit la terre de sa source.
Christelle David
Capusa
Le bonheur éternel.
Jusqu'à la fin des temps, je te caresserais
De mes dix doigts pressés de conquérir ta peau
Tandis que mes lèvres sèmeront à gogo
De tes pieds à ton front, des baisers indolents.
Et quand au passage, je verrais un frisson
S'envoler prestement de la zone interdite,
Je ferais un virage, j'augmenterais le son
Pour le voir s'agrandir, augmenter son orbite.
Quand tu auras franchi le seuil du paradis,
Quand la vague accourue du fond des profondeurs
T'emportera au loin sur la plage, éblouie,
Quand tu auras goûté au nectar du bonheur,
Je te caresserais jusqu'à la fin des temps
De mon corps, de mon âme avec tant de passion
Que tu me supplieras dans un ultime élan
De te rejoindre pour parfaire notre union !
Philippe Brat