
Capusa
Le bonheur de vivre
Tu me disais parfois,
D’un regard, d’un rire, le bonheur de vivre,
La flèche d’un carquois
Que Cupidon aux frontispices des livres
Brandit d’un air narquois
Quand il plante aux cœurs son trait de cuivre,
Et qu’il n’est plus de lois
Que les juges, dans leur sagesse délivrent,
Et qu’il n’est plus de rois
Que la folie des peuples aiment suivre,
Quand plus aucun pavois
Ne hisse d’idoles dont la foule s’enivre,
Quand l’amour est courtois,
Que les mots attisent le sang de fièvres,
Qu’on se sent aux abois,
Quand tremble le baiser au rebord des lèvres
Et qu’on veut une fois,
Rien qu’une seule fois, sentir sous la plèvre
Le battement sournois
D’un cœur qui chamade au fond de son havre.
Tu me disais parfois,
D’un regard, d’un rire, le bonheur de vivre.
Jean linfonte
Coccyvette
La vie est trop courte.
Prends le temps d'aimer...
C'est le secret de l'éternelle jeunesse.
Prends le temps de lire...
C'est la source du savoir.
Prends le temps d'écouter...
C'est la force de l'intelligence.
Prends le temps de penser...
C'est la clé de la réussite.
Prends le temps de jouer...
C'est la fraîcheur de l'enfance.
Prends le temps de rêver...
C'est un souffle de bonheur.
Prends le temps de rire...
C'est la musique de l'âme.
Prends le temps de pleurer...
C'est l'émotion d'un grand cœur.
Prends le temps de vivre.
... car le temps passe vite
et ne revient jamais...
~ Sagesse tibétaine ~
Capusa
Titre : La vie profonde
Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage,
La sève universelle affluer dans ses mains.
Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l'espace.
Sentir, dans son cœur vif, l'air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ;
— S'élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l'ombre qui descend.
Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du cœur vermeil couler la flamme et l'eau,
Et comme l'aube claire appuyée au coteau
Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...
Anna de Noailles.
Coccyvette
La vie est une fleur.
Recueil : Poèmes (1990)
La vie est une fleur qui s'épanouit lentement
Un a un ouvre ses pétales, éclatante de beauté
Puis doucement s'éteint et se fane.
Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon
Recroquevillé tel un foetus.
Puis dans un cri s'arrache du ventre de la terre,
Sa mère nourricière.
Dans l'éclat du petit matin hésite, tremblante et s'ouvre,
Réchauffée par la lumière et les premiers rayons du soleil.
Bercée tendrement par la douceur du vent printanier
Laissant couler les dernières larmes de pluie
Sur sa robe encore froissée.
Protégée par sa fragilité et sa beauté éphémère
Comme l'enfant, petit être naïf et innocent
Frêle, émerveillée, lentement se redresse et grandit
Découvre la vie, s'émerveille et s'épanouit
Puis rebelle, tête haute brave les forces et les tempêtes
Adulte, trace son chemin, se résigne
Accepte son destin
Lentement regarde sa vie,
S'accroche au passé
Mais l'avenir défile droit devant
Et paisible elle s'éteint
Epargnée par sa fragile nature
Des agressions qui auraient pu l'anéantir.
La main innocente qui arrache la beauté de cette fleur
Ou la haine qui l'écrase de sa botte
Douloureusement se replie et se recroqueville
Dans une pluie, verse ses larmes fécondes
Nourrit la terre de sa source.
Christelle David
Capusa
Le bonheur éternel.
Jusqu'à la fin des temps, je te caresserais
De mes dix doigts pressés de conquérir ta peau
Tandis que mes lèvres sèmeront à gogo
De tes pieds à ton front, des baisers indolents.
Et quand au passage, je verrais un frisson
S'envoler prestement de la zone interdite,
Je ferais un virage, j'augmenterais le son
Pour le voir s'agrandir, augmenter son orbite.
Quand tu auras franchi le seuil du paradis,
Quand la vague accourue du fond des profondeurs
T'emportera au loin sur la plage, éblouie,
Quand tu auras goûté au nectar du bonheur,
Je te caresserais jusqu'à la fin des temps
De mon corps, de mon âme avec tant de passion
Que tu me supplieras dans un ultime élan
De te rejoindre pour parfaire notre union !
Philippe Brat
Coccyvette
Il est interdit de pleurer sans apprendre,
De te lever un jour sans savoir quoi faire,
D'avoir peur de tes souvenirs.
Il est interdit de ne pas sourire aux problèmes,
De ne pas lutter pour ce que tu aimes
De tout abandonner par peur
De ne pas transformer tes rêves en réalité.
Il est interdit de ne pas démontrer ton amour,
De faire que quelqu'un paie tes dettes
et ta mauvaise humeur.
Il est interdit d'abandonner tes amis,
De ne pas essayer de comprendre
ce qu'ils ont vécu ensemble,
De les appeler juste quand tu as besoin d'eux.
Il est interdit de ne pas être toi-même
devant tout le monde,
De simuler devant les personnes
qui ne comptent pas pour toi,
De te faire remarquer juste pour
qu'on se souvienne de toi
D'oublier tous les gens qui t'aiment.
Il est interdit de ne pas faire
des choses pour toi-même,
De ne pas croire en toi
et de décider ton destin,
D'avoir peur de la vie
et de ses engagements,
De ne pas vivre chaque jour
comme si c'était un dernier soupir.
Il est interdit de regretter quelqu'un sans en rire,
D'oublier ses yeux, son rire,
Tout parce que leurs chemins
ont cessé de se croiser,
D'oublier son passé
et de le payer avec son présent.
Il est interdit de ne pas essayer
de comprendre les personnes,
De penser que leurs vies
valent plus que la tienne,
De ne pas savoir que chacun a son chemin
et son bonheur.
Il est interdit de ne pas créer ton histoire,
De ne pas avoir un moment pour les gens
qui ont besoin de toi,
De ne pas comprendre que ce que
la vie te donne, elle te l'enlève aussi.
Il est interdit de ne pas chercher ton bonheur,
De ne pas vivre ta vie avec une attitude positive,
De ne pas penser qu'on peut être meilleur,
De ne pas sentir que sans toi
ce monde ne serait pas le même.
~ Pablo Neruda ~
Capusa
Marine
L’Océan sonore
Palpite sous l’oeil
De la lune en deuil
Et palpite encore,
Tandis qu’un éclair
Brutal et sinistre
Fend le ciel de bistre
D’un long zigzag clair,
Et que chaque lame,
En bonds convulsifs,
Le long des récifs
Va, vient, luit et clame,
Et qu’au firmament,
Où l’ouragan erre,
Rugit le tonnerre
Formidablement.
Paul Verlaine (1844-1896)
Coccyvette
Jacques Prévert
A peine la journée commencée et ... il est déjà six heures du soir.
A peine arrivé le lundi et c'est déjà vendredi. ... et le mois est déjà fini... et l'année est presque écoulée
... et déjà 40, 50 ou 60 ans de nos vies sont passés.
... et on se rend compte qu’on a perdu nos parents, des amis.
et on se rend compte qu'il est trop tard pour revenir en arrière ...
Alors... Essayons malgré tout, de profiter à fond du temps qui nous reste...
N'arrêtons pas de chercher à avoir des activités qui nous plaisent...
Mettons de la couleur dans notre grisaille...
Sourions aux petites choses de la vie qui mettent du baume dans nos cœurs.
Et malgré tout, il nous faut continuer de profiter avec sérénité de ce temps qui nous reste. Essayons d'éliminer les "après" ...
Je le fais après ... > Je dirai après ... > J'y penserai après ...
On laisse tout pour plus tard comme si "après" était à nous.
Car ce qu'on ne comprend pas, c'est que :
après, le café se refroidit ...
après, les priorités changent ...
après, le charme est rompu ...
après, la santé passe ...
après, les enfants grandissent ...
après, les parents vieillissent ...
après, les promesses sont oubliées ...
après, le jour devient la nuit ...
après, la vie se termine ...
Et après c’est souvent trop tard.... Alors... Ne laissons rien pour plus tard...
Car en attendant toujours à plus tard, nous pouvons perdre les meilleurs moments, …
les meilleures expériences,
les meilleurs amis,
la meilleure famille...
Le jour est aujourd'hui...L'instant est maintenant...
Nous ne sommes plus à l'âge où nous pouvons nous permettre de reporter à demain ce qui doit être fait tout de suite.
Coccyvette
"Et si l'on se hissait,
sur la pointe des pieds,
pour écouter le Silence ...
Aller au delà du vacarme de ce Monde,
éteindre les mots,
les bruits, les voix.
Ne plus bouger,
lire le Ciel,
aller jusqu'au bout du Silence,
pour n'entendre plus que sa propre musique."
Jordan Ray.
Capusa
"Je ne regrette pas les moments où j'ai souffert, je porte mes cicatrices comme des médailles, je sais que la liberté coûte très cher, aussi cher que l'esclavage ; la seule différence, c'est que vous payez avec plaisir et avec le sourire, même quand c'est un sourire mouillé de larmes..."
_________________ Paulo Coelho _____
