
Coccyvette
CONFIANCE
Se fier à quelqu'un en lui donnant un certain crédit
Voilà qui demeure aujourd'hui difficile dans la vie
Après tant de mensonges, de trahisons et de déceptions
L'assurance, l'espérance et la sécurité sont en question
Comme une fleur, il est nécessaire d'arroser au quotidien
L'évolution de la confiance, en amitié comme en amour
Au niveau de ses relations qui peuvent, un beau jour,
Vous mettre en porte-à-faux voire vous poser un lapin
La confiance est ce rapport à la conscience de la valeur
Que peut avoir autrui quand chacun y met du sien
Avec l'attente d'une réciprocité quand on croit au destin
D'une liaison durable, en temps de heurts comme de bonheur
C'est un sentiment qui peut résister à tout instant
Si la communication peut en assurer la sûreté
Lorsque les paroles et les promesses sont actées
Sans qu'au final, il y ait retrait de l'engagement
La confiance nécessite une forme de foi, de croyance
Envers la sécurité du rapport qui unit tout un chacun
Il est donc nécessaire de garder le respect et la bienveillance
Pour éviter de subir le courroux de funestes lendemains !
© Nicolas BOUVIER
Coccyvette
"Nous sentir responsable de nos proches est louable, mais nous avons la capacité d'ouvrir notre esprit suffisamment pour assumer une responsabilité bien plus grande, celle de l'infinité des êtres. Pourquoi limiter notre profond sentiment de tendresse à quelques personnes, alors que nous pouvons l'étendre à tous les êtres ? "
-Jigmé Khyentsé Rinpoché-
Coccyvette
La tasse de thé
On raconte qu'en Inde, un grand maître spirituel, un Mahatma, vivait au plus profond de la forêt. Un savant vint un jour lui rendre visite.
Il était très pressé et demanda au Mahatma:
- « Vénérable sage, pouvez-vous m’enseigner la méditation? »
Le Mahatma lui sourit et dit:
- « Pourquoi êtes- vous si pressé? Asseyez-vous, détendez-vous et prenez une tasse de thé. Nous discuterons ensuite, nous avons le temps. »
Mais le savant était agité et impatient. Il répondit:
- « Pourquoi pas maintenant? Dites-moi quelque chose au sujet de la méditation! »
Le Mahatma insista néanmoins pour que le savant s’assoie, se détende prenne une tasse de thé avant d’aborder le sujet.
Le visiteur dû céder et finit par s’asseoir. Il lui fut toutefois impossible de se détendre; il parlait sans arrêt.
Le Mahatma prit son temps. Il prépara le thé et revint auprès du savant qui l’attendait avec impatience. Il lui tendit une tasse et une soucoupe, puis se mit à verser le thé. La tasse se remplit, déborda, mais le Mahatma ne cessait pas de verser.
Le savant cria:
- « Que faites- vous? La tasse est pleine? Arrêtez! »
Mais le Mahatma continuait. Le thé déborda dans la soucoupe, puis se mit à couler sur le sol.
Le savant cria de toutes ses forces:
- « Hé! Êtes-vous aveugle? Ne voyez-vous pas que la tasse est pleine et ne peut contenir une goutte de plus? »
Le Mahatma sourit et cessa de verser.
- « C’est juste, dit-il, la tasse est pleine et ne peut contenir une goutte de plus. Tu sais donc qu’une tasse pleine ne peut recevoir davantage. Comment pourrais-tu alors, toi qui débordes de connaissances, m’écouter lorsque je parle de méditation? C’est impossible. Fais de la place, d’abord, dans ton esprit et ensuite, je te dirai ce que je peux faire pour toi. »
niceflore
Bonjour! merci pour cette rubrique si émouvante!
Le Papillon
Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses
S'enivrer de parfums, de lumières et d'azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles
Voilà du papillon le destin enchanté !
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !
Alphonse de Lamartine (1790-1866)
Coccyvette
Un jour, je marchais avec mon père, quand tout d'un coup il s'est arrêté dans un virage et, après un court silence il m'a demandé :
En plus du chant des moineaux, tu entends autre chose ?
J'ai dressé les oreilles et au bout de quelques secondes j'ai répondu :
Le bruit d'une charrette .
D'accord, m'a-t-il dit.
C'est une charette vide .
Je lui ai demandé :
Comment sais-tu que c'est une charette vide si tu ne l'as pas encore vue ?
Il m'a répondu :
C'est facile à comprendre !
Quand une charette est vide, plus elle est vide, plus elle fait de bruit.
Je suis devenu adulte et, encore aujourd'hui, quand je vois une personne qui parle trop, interrompt la conversation des autres, est intrusive, se vante des talents qu'elle pense avoir, est autoritaire et pense pouvoir se passer des autres, j'ai le impression d'écouter la voix de mon père qui disait:
Plus la charette est vide, plus elle fait de bruit.
~Bruno Ferrero~
{Éloge de l'humilité}