
Coccyvette
Ne t'approche pas de ma tombe en pleurant. Je ne suis pas là. Je ne dors pas là. Je suis comme mille vents qui soufflent. Je suis comme un diamant dans la neige, brillant. Je suis le soleil sur le blé doré. Je suis la pluie aimable attendue en automne. Quand tu te réveilles le matin tranquille, je chante une volée d'oiseaux. Je suis aussi les étoiles qui brillent alors que la nuit tombe sur ta fenêtre. Alors ne t'approche pas de ma tombe en pleurant. Je ne suis pas là. Je ne suis pas mort
Chant navajo
Coccyvette
Un jour,
une personne est montée sur une montagne où se réfugiait un ermite qui pratiquait une drôle de méditation.
Intrigué et dubitatif , il lui demanda :
_" Que fais-tu dans tant de solitude ?
Ce qu'il a répondu dans un sourire malicieux :
_" J'ai beaucoup de travail à faire".
_" Comment peux-tu avoir autant de travail dans cet endroit ..?
Je ne vois rien ici...!"
_" Je dois entraîner deux faucons et deux aigles,
rassurer deux lapins, discipliner un serpent,
motiver un âne et dompter un lion."
_" Mais où sont-ils , je ne les vois pas..."
_" Je les ai à l'intérieur ."
_" Les faucons se lancent sur tout ce qui m'est présenté, bon ou mauvais, alors je dois les entraîner à se lancer sur de bonnes choses.
Ce sont mes yeux !"
_"Les deux aigles avec leurs griffes blessent et détruisent, je dois apprendre à ne pas blesser.
Ce sont mes mains !"
_Les lapins veulent aller où ils veulent, ils fuient face à des situations difficiles, je dois leur apprendre à être tranquille face à la difficulté où des obstacles.
Ce sont mes pieds ! "
_"L'âne est toujours fatigué, têtu , très souvent il ne veut rien porter.
C'est mon corps !"
_"Le plus difficile à dompter est le serpent.
Même s'il est enfermé dans une cage robuste,
Il est toujours prêt à mordre et empoisonner quiconque l'approche.
Je dois le discipliner , c'est ma langue ! "
_" j'ai aussi un lion. Oh ...il est fier, vaniteux,
il pense qu'il est roi , je dois le dompter.
C'est mon ego ! "
_" Comme tu le vois maintenant, j'ai beaucoup de travail à faire ! "
_ "Et toi ? Sur quoi travailles-tu? "
Sagesse Africaine
Coccyvette
CONFIANCE
Se fier à quelqu'un en lui donnant un certain crédit
Voilà qui demeure aujourd'hui difficile dans la vie
Après tant de mensonges, de trahisons et de déceptions
L'assurance, l'espérance et la sécurité sont en question
Comme une fleur, il est nécessaire d'arroser au quotidien
L'évolution de la confiance, en amitié comme en amour
Au niveau de ses relations qui peuvent, un beau jour,
Vous mettre en porte-à-faux voire vous poser un lapin
La confiance est ce rapport à la conscience de la valeur
Que peut avoir autrui quand chacun y met du sien
Avec l'attente d'une réciprocité quand on croit au destin
D'une liaison durable, en temps de heurts comme de bonheur
C'est un sentiment qui peut résister à tout instant
Si la communication peut en assurer la sûreté
Lorsque les paroles et les promesses sont actées
Sans qu'au final, il y ait retrait de l'engagement
La confiance nécessite une forme de foi, de croyance
Envers la sécurité du rapport qui unit tout un chacun
Il est donc nécessaire de garder le respect et la bienveillance
Pour éviter de subir le courroux de funestes lendemains !
© Nicolas BOUVIER
Coccyvette
"Nous sentir responsable de nos proches est louable, mais nous avons la capacité d'ouvrir notre esprit suffisamment pour assumer une responsabilité bien plus grande, celle de l'infinité des êtres. Pourquoi limiter notre profond sentiment de tendresse à quelques personnes, alors que nous pouvons l'étendre à tous les êtres ? "
-Jigmé Khyentsé Rinpoché-
Coccyvette
La tasse de thé
On raconte qu'en Inde, un grand maître spirituel, un Mahatma, vivait au plus profond de la forêt. Un savant vint un jour lui rendre visite.
Il était très pressé et demanda au Mahatma:
- « Vénérable sage, pouvez-vous m’enseigner la méditation? »
Le Mahatma lui sourit et dit:
- « Pourquoi êtes- vous si pressé? Asseyez-vous, détendez-vous et prenez une tasse de thé. Nous discuterons ensuite, nous avons le temps. »
Mais le savant était agité et impatient. Il répondit:
- « Pourquoi pas maintenant? Dites-moi quelque chose au sujet de la méditation! »
Le Mahatma insista néanmoins pour que le savant s’assoie, se détende prenne une tasse de thé avant d’aborder le sujet.
Le visiteur dû céder et finit par s’asseoir. Il lui fut toutefois impossible de se détendre; il parlait sans arrêt.
Le Mahatma prit son temps. Il prépara le thé et revint auprès du savant qui l’attendait avec impatience. Il lui tendit une tasse et une soucoupe, puis se mit à verser le thé. La tasse se remplit, déborda, mais le Mahatma ne cessait pas de verser.
Le savant cria:
- « Que faites- vous? La tasse est pleine? Arrêtez! »
Mais le Mahatma continuait. Le thé déborda dans la soucoupe, puis se mit à couler sur le sol.
Le savant cria de toutes ses forces:
- « Hé! Êtes-vous aveugle? Ne voyez-vous pas que la tasse est pleine et ne peut contenir une goutte de plus? »
Le Mahatma sourit et cessa de verser.
- « C’est juste, dit-il, la tasse est pleine et ne peut contenir une goutte de plus. Tu sais donc qu’une tasse pleine ne peut recevoir davantage. Comment pourrais-tu alors, toi qui débordes de connaissances, m’écouter lorsque je parle de méditation? C’est impossible. Fais de la place, d’abord, dans ton esprit et ensuite, je te dirai ce que je peux faire pour toi. »
