
Capusa06
Chaque jour j’attends tout
Et quand je me réveille
Je murmure au soleil
"Avons-nous rendez-vous ?"
Bien sûr me répond t’il,
Même si mes rayons
Se perdent dans les haillons
Des murs gris de la ville.
Personne ne peut éteindre
Ma divine lumière,
Elle est sous tes paupières
Et ton coeur va la peindre
Aux couleurs chatoyantes
De la grande espérance
De la douce confiance
Et de l’âme bienveillante.
Floriane Barbu
Coccyvette
Et si aujourd'hui, tu te faisais plaisir,
en te connectant à la vie, afin que naisse le sourire,
Et si pour quelques heures, tu écoutais le calme, pour entendre le bonheur,
et que se baissent tes armes,
Et si pour un instant, tu écoutais ta voix,
pour devenir confiant, et mieux faire tes choix,
Et si pour l'existence, tu choisissais juste d'être, tu connaîtras la chance, d'éloigner le paraître,
et si sur ton visage, tu faisais briller tes yeux,
pour ôter les blocages, qui t'empêchent d'être heureux.
et si pour aujourd'hui, tu prenais soin de toi,
sans négliger autrui, pour que le bien soit roi,
il suffit d'un instant, pour modifier sa vie,
de prendre un engagement, et le reste s'ensuit.
~ Alexandra Julien
Coccyvette
J'ai dans mon coeur, dont tout voile s'écarte,
Deux bancs d'ivoire, une table en cristal,
Où sont assis, tenant chacun leur carte,
Ton faux amour et mon amour loyal.
J'ai dans mon coeur, dans mon coeur diaphane,
Ton nom chéri qu'enferme un coffret d'or ;
Prends-en la clef, car nulle main profane
Ne doit l'ouvrir ni ne l'ouvrit encor.
Théophile GAUTIER
Capusa06
Rêver
Rêver,c'est oublier la réalité
En se donnant un moment de liberté.
Rêver,c'est dire non à l'impossible
Mais aussi atteindre ce qui est inaccessible
Rêver,c'est s'inventer des roses
Quand dans la vie il n'y a pas grand chose
Rêver,c'est se promener dans son jardin secret
Aussi sereinement qu'un roitelet.
Rêver, c'est se créer un moment à soi
Illuminé par un soleil de joie.
Rêver, c'est toucher la beauté
Mais aussi émouvoir sa sensibilité.
Rêver,c'est broder un poème,
Avec la joie d'un JE T'AIME
Sur le ciel de son coeur
Pour le donner à toutes les douleurs.
Rêver,c'est savoir se mentir
Et transfigurer la souffrance en plaisir.
Rêver,c'est pénétrer dans un autre univers
Ou l'on ne voit ni la tristesse ni l'enfer...
Pascaline DELETTRE
Coccyvette
Je vais la recoudre ta vie, je ferai de mon mieux, c’est promis, tous les petits fils qu’ils ont pris un malin plaisir à arracher, toutes les déchirures qui font sur ton cœur de larges plaies, laisse-moi tout réparer...!!!
[Antoine de Saint-Exupéry]
Que la vie est belle
Capusa06
Vague de bonheur, c’est le printemps …
C’est comme un refrain
Qu’on connaît par cœur,
Présent de beau matin ;
On appelle ça le bonheur !
Le printemps qui revient
Balayer ma demeure,
Et là, sur son chemin
Renaissent les fleurs ...
Le fredonner à tue-tête
Tout au long de la journée,
Quitte à paraître bête
J’me mettrais bien à danser !
On peut bien rire de moi
Tant pis pour les frileux,
Passer au-dessus de ça !
L’amour est contagieux ...
Viens dans mon sillage
Toi, qui as l’air malheureux,
Si ton temps est à l’orage
Je t’invite sous mon ciel bleu !
Dauphin Laurence©️
Capusa06
Mes parents
Mon père était fier d’être un père
Je le vois encore comme si c’était hier
Un homme trapu et costaud
Tout blanc, poilu et très beau
Il était simple, humble, bienveillant
Bon, gentil et souriant
Il était drôle et bon vivant
Sérieux, franc et sincère
Il faisait ce qu’il devait faire
Il le faisait avec abnégation
Certitude et conviction
Jamais je ne l’ai vu en colère
Furieux ou en mauvaise humeur
Une fois je l’ai vu en pleurs
Quand il avait perdu sa mère
Il ne cachait jamais son sourire
Son rire, sa joie de vivre
Sa voix faisait trembler les murs
Sa présence nous rendait grands et forts
Il nous offrait le confort et le réconfort
Il faisait son devoir sans hésiter
Il résistait, luttait
Priait, patientait
Ses principes et valeurs :
Protéger ses enfants de tout malheur
Il vivait pour sa progéniture
Sa seule raison de vivre
Maintenant il est sous terre
Mais il me sourit encore
Mon père vit toujours
Dans mon cœur
Ma mère était fière d’être une mère
Je la vois encore comme si c’était hier
Ma mère n’était pas une femme
Ma mère était une âme
Un ange sans ailes
Elle était tendre douce et belle
Résistante, vaillante et fidèle
Ma mère était une reine chez elle
Elle était sage, instruite et intelligente
Fière, excellente et brillante
Jamais individualiste, jamais égoïste
Toujours généreuse, bonne et altruiste
Ma mère se réveillait chaque matin
Pour travailler avec fougue et entrain
Elle nous réveillait, nous débarbouillait
Nous nourrissait, nous habillait
Elle nous choyait, nous embrassait
Nous dorlotait, nous enlaçait
Ma mère trimait, veillait
Entre ses mains tout brillait
Jamais elle ne se plaignait
Jamais elle ne criait
Jamais elle ne s’inclinait
Elle ne demandait rien
Ne voulait rien
N’avait besoin de rien
Elle vivait pour sa progéniture
Sa seule raison de vivre
Maintenant elle est sous terre
Mais elle m’embrasse encore
Ma mère vit toujours
Dans mon cœur
Reposez en paix chers parents
Vous êtes toujours vivants !
Mostafa Houmir
Coccyvette
Ecoute... Je n'aime pas faire la morale, mais je vais te donner un conseil qui te servira à jamais. Dans la vie tu rencontreras beaucoup de cons. S'ils te blessent, dis-toi que c'est la bêtise qui les pousse à te faire du mal. Ça t'évitera de répondre à leur méchanceté. Car il n'y a rien de pire au monde que l'amertume et la vengeance. Reste toujours digne et intègre à toi-même. " Extrait du film Persépolis
Capusa06
Il est des mots dont les baisers
Nous font penser qu'ils ont des lèvres,
Ces mots sont d'amour, ou d'espoir,
D'immense amour, d'espoir sans trêve.
Ces mots sont nus et ils embrassent
Lorsque la nuit perd son visage,
Ces mots sont nus et se refusent
Aux murs de ta déconvenue.
Des mots soudain hauts en couleur
Au milieu d'autres sans saveur,
Des mots épées, inespérés
Tels la poésie ou l'amour.
(Voilà le nom de qui l'on aime
Lettre à lettre tout dévoilé
Sur un bout de marbre distrait,
Ou de papier abandonné.)
Ce sont des mots qui nous transportent
Là où la nuit est la plus forte,
Jusqu'au silence des amants
Qui s'étreignent contre la mort.
Alexandre O'Neill
Coccyvette
Que serai-je…
J’ai tant écrit pour toi les mots de mes silences
Les larmes retenues et celles que j’ai versées
J’ai tant lutté, nié cette folle attirance
Que j’ai laissé pour toi l’encre sur le papier
Que serai-je aujourd’hui, perdue dans ton absence
Aveugle à ne plus voir tes yeux où je me perds
Que serai-je sans toi ? Vaine mon existence,
Par les flots, ballottée ma bouteille à la mer.
J’ai tant écrit pour toi, je t’écrirai encore
Tant que mes doigts vaillants en battements de cœur
Rythmeront la cadence et que naîtra l’aurore
Je t’écrirai l’amour et le sens du bonheur.
J’ai tant écris pour toi les mots de mes silences
J’ai tant écrit pour toi
J’ai tant écrit
J’ai…
J’ai tant écrit,
J’ai lu et j’ai compris
Qu’au manque d’un amour,
Rien ne meurt,
Vient l’oubli.
Karmanda Maghi
