

chantoon
Bonjour bonjour a tous mes amis poètes ou pas. Me voilà de retour sur ma tablette.
Pour fêter ça, je vous offre cette chanson tirée de mes souvenirs et qui rappelleront beaucoup j'espère a certains.
Qu'il fait bon vivre.
Qu'il fait bon vivre quand on revient chez soi
Que l'on revoit le toit où vous attend la joie
La joie de vivre, les amis d'autrefois,
Bonjour, me revoilà
Sur les chemins, par le monde
J'ai navigué longtemps
Avant de m'apercevoir
Que notre terre était ronde
Comme un ballon d'enfant
Je reviens plein d'espoir.
Tout le pays est en fête
Et toi tu me souris
Le cœur tout en émoi
Je vois combien j'étais bête
Je comprend tout le prix
De mon amour pour toi.
Qu'il fait bon vivre au ciel de son pays
Après de longues nuits et de longs jours d'oubli
Qu'il fait bon vivre , ah qu'il est beau le jour
Le jour de mon retour.

chantoon
Pendant mon séjour au bord de la mer. En mai/juin, les couleurs du ciel et de la mer, souvent après un orage étaient splendides et dans ces moments de grande émotion ,
il me venait en tête cette poésie de Victor Hugo apprise dans la classe de mon papa, au cours moyen. Je n'avais souvenir que de quelques brides aussi je l'ai recherchée sur Internet (merci le progrès) et il me plait de vous la retranscrire , un peu en hommage à mon cher directeur d'école qu'était mon papa.
Peut être vous en souvenez vous aussi , de ce magnifique poème....?
OCEANONOX
Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !
Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !
Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !
On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !
On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.
Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !
Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !
Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!