đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47

ninounette
Encore des nuages
Dans un ciel pas sage
Qui bougent et remuent
Restent comme des sangsues
LĂąchent encore des morceaux
Chantent avec brio
Enchainent tangos
Dans un rythme allegro
à tous une bonne journée
De gros bisous ensoleillés :bisous:
Ninou le 13/11/2014
montreal
Un beau ciel de novembre aux clartés automnales
Baignait de ses tiédeurs les vallons vaporeux ;
Les feux du jour buvaient les gouttes matinales
Qui scintillaient dans lâherbe au bord des champs pierreux.
Les coteaux de Lormont, oĂč sâeffeuillaient les vignes,
Ătageaient leurs versants jaunis sous le ciel clair ;
Vers lâorient fuyaient et se perdaient leurs lignes
En des lointains profonds et bleus comme la mer.
Lente et faible, la brise avait des plaintes douces
En passant sous les bois à demi dépouillés ;
Lâune aprĂšs lâune au vent tombaient les feuilles rousses,
Elles tombaient sans bruit sur les gazons mouillés.
HĂ©las ! plus dâhirondelles au toit brun des chaumiĂšres,
Plus de vol printanier Ă©gayant lâhorizon ;
Dans lâair pĂąle, Ă©manant ses tranquilles lumiĂšres,
Rayonnait lâastre dâor de lâarriĂšre-saison.
La terre pacifique, aux rĂȘveuses mollesses,
AprĂšs lâĂąpre labeur des Ă©tĂ©s florissants,
Semblait goûter, pareille aux sereines vieillesses,
Les tiÚdes voluptés des soleils finissants.
Avant les froids prochains, antique NourriciĂšre,
Repose-toi, souris à tes champs moissonnés !
Heureux qui, lâĂąme en paix au bout de sa carriĂšre,
Peut comme toi sourire à ses jours terminés !
Mais nous, rimeurs chétifs, aux pauvretés superbes,
De nos vertes saisons, hĂ©las ! quâavons-nous fait ?
Qui peut dire entre nous, pesant ses lourdes gerbes :
« Mourons ! mon Ćuvre est mĂ»re et mon cĆur satisfait ! »
Jouets du rythme, esprits sans boussole et sans force,
Dans ses néants la forme égara nos ferveurs ;
Du vrai, du grand, du beau nous nâaimions que lâĂ©corce ;
Nous avons tout du fruit, tout, hormis les saveurs !
En nombres dâor rimant lâamour et ses dĂ©lires,
Nous nâavons rien senti, nous avons tout chantĂ©.
Vides sont les accords quâont exhalĂ© nos lyres !
Vide est le fruit dâorgueil que notre arbre a portĂ© !
Tombez, tombez, tombez, feuilles silencieuses,
Fleurs séniles, rameaux aux espoirs avortés !
Fermez-vous sans écho, lÚvres mélodieuses !
Endormons-nous muets dans nos stérilités !
Plus de retours amers ! trĂȘve aux jactantes vaines !âŠ
Oui, la Muse eût voulu des astres plus cléments !
Un sang pauvre et le doute, hélas ! glaçaient nos veines :
Nous sommes de moitié dans nos avortements.
Il faisait froid au ciel quand nous vĂźnmes au monde,
La sĂšve Ă©tait tarie oĂč puisaient les aĂŻeux.
RĂ©signons-nous, enfants dâune Ă©poque infĂ©conde :
Nous mourons tout entiers, nous qui vivons sans dieux !
O duretĂ© des temps ! ĂŽ tĂȘtes condamnĂ©es !
Fiers espoirs dâoĂč la nuit et lâoubli seuls naĂźtront !
Eh bien, soit ! â Acceptons, amis, nos destinĂ©es :
Sans haine effaçons-nous devant ceux qui viendront !
Succédez-nous, croissez, races neuves et fortes !
Mais nous, dont vous vivrez, nous voulons vous bénir.
Plongez vos pieds dâairain dans nos racines mortes !
Dâun feuillage splendide ombragez lâavenir !
Et vous, ferments sacrés des époques prospÚres,
Foi, liberté, soleil, trésors inépuisés,
Donnez Ă nos vainqueurs, oublieux de leurs pĂšres,
Tous les biens quâaux vaincus la vie a refusĂ©s !
ninounette
Un petit rayon de soleil
Qui éclaire des merveilles
Cachées
Colorées
Dorées
Beauté
Coeur en douceur
Sous la chaleur
MĂȘme passagĂšre
Juste messagĂšre
De notre intérieur
Tendre et rieur
à tous une bonne journée
De gros bisous ensoleillés :bisous:
Ninou le 12/11/2014
ninounette
C'est le onze novembre
Monument en marbre
Pour une commémoration
Souvenir d'une libération
Pour un mot Liberté
Pas qu'un jour férié
Avoir en mémoire
Des hommes de devoir
Qui ont combattu
Pour des inconnus
Juste un idéal
D'une vie normale
à tous une bonne journée
De gros bisous ensoleillés :bisous:
Ninou le 11/11/2014
