đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47

mistouflette
Noël
La vieille dame est assise dans son vieux canapé
Il y a bien longtemps que Noël s'est brisé
Chez Elle pas de sapin, pas de crĂšche ni cadeaux
Son mari est parti, ses enfants sont lĂ -haut
A la télévision, on ne parle que de ça
Noël et sa "Magie" pour Elle ça ne fonctionne pas
Elle voudrait oublier qu'elle n'a plus d'Avenir
Elle voudrait s'endormir pour ne plus revenir
Dans sa petite cuisine elle se préparera
Un petit quelque chose, peut-ĂȘtre du foie gras
Qu'elle a pu acheter en mettant de cÎté
Pendant quelques semaines un petit peu de monnaie
Ses voisins sont partis, pas de messe de minuit
Seule la télévision lui tiendra compagnie
Alors, pour ne pas pleurer
Elle repensera encore à ceux qu'elle a aimé
Mistou 19 Décembre 2016
â
montreal
Lâidylle dorĂ©e
Au vent joyeux de la bonne nouvelle
LâĂ©table sâouvre; et sa merveille est telle
Que les naïfs bergers en sont troublés.
Illuminant la crĂšche sombre encore,
LâEnfant paraĂźt en un orbe dâaurore,
Plus blond que lâor des mĂ©teils et des blĂ©s.
Tout reluit sous lâhumble chaume en ruine;
Tout y rutile. Ă nuits de Palestine,
De vos ciels dâaube pĂąle, est-ce un reflet?
Lune magique, est-ce ton sortilĂšge?
Est-ce lâĂ©clat de ta blancheur de neige?
Est-ce ton charme, ĂŽ bel enfantelet?
Un homme est lĂ , grave comme en un temple;
Hiératique, il admire, il contemple,
Ne sachant plus que bénir à genoux.
Dans son long voile et dans sa blanche robe,
Pudique et belle, aux regards se dérobe
Une humble femme au profil triste et doux.
Couple candide, ils restent sans parole,
Le front ceint dâune opaline aurĂ©ole,
NavrĂ©s dâamour et de ravissement.
Le pĂšre exulte, et la mĂšre soupire;
Tendre, elle fait effort pour lui sourire,
Mais son sourire expire tristement.
Elle, la Sainte, elle, lâImmaculĂ©e,
Oh! comme elle est confuse, émerveillée,
Toute Ă son rĂȘve et toute Ă son affront.
Elle se voit dans une bergerie,
Et, pour son Christ, non pour elle, Marie
Pleure, le glaive au coeur, lâĂ©pine au front.
Le nouveau-nĂ©, demi-nu, que lâhaleine
Du boeuf et de lâĂąne rĂ©chauffe Ă peine,
Tout frĂȘle et tout mignon, tremble et vagit.
La plus modeste entre toutes les mĂšres
Se meurt de honte, et le sang de ses pĂšres
Comme une pourpre Ă sa tempe rougit.
Dans ce réduit de misÚre, les anges,
Venus du ciel, modulent les louanges
Du gracieux petit roi de Sion.
Lâoreille entend la harpe qui console,
La tendre lyre et la tendre viole,
Et le théorbe et le psaltérion;
Mais ni le luth qui berce et qui caresse,
Ni la viole exquise de tendresse,
Rien nâa charmĂ© le souci maternel.
Pensive, au bord de la crÚche accoudée,
Elle pressent, crucifiante idée,
Quelque chagrin qui lui semble éternel.
Les séraphins suspendent leur cantique :
Et lâĂąpre son du hautbois bucolique
Se mĂȘle au frais gazouillis des pipeaux.
La corne a pris sa voix la plus cĂąline,
Et le roseau langoureux, en sourdine,
Chante Ă ravir lâĂąme des bleus oiseaux.
On croit ouĂŻr les endormeuses plaintes
De lâair parmi les lĂ©gers tĂ©rĂ©binthes,
Du soir parmi les pĂąles oliviers.
En la blancheur de la lumiĂšre astrale
Monte et descend la fraĂźche pastorale
Que dit le choeur rustique des bouviers.
Cette musique élyséenne coule
Et, vrai miracle, ondule et se déroule,
SâachĂšve et file en sanglots inouĂŻs.
Des femmes vont Ă lâadorable Juive
Offrir, avec la myrtille et lâolive,
Roses et lis tout frais épanouis.
Silencieux, dévalant les collines,
Orientés par les clartés divines,
Déjà , voici les chameliers du Nil.
Ils ont offert lâambre et le cinnamome
Et ces lotus dâoasis dont lâarome
Calme et guérit le mal le plus subtil.
Ni les soupirs des pipeaux et des flûtes,
Ni le noël des chevriers hirsutes,
Rien nâa charmĂ© le maternel souci;
Ni les lotus, ni les lis de Judée,
Ni lâoliban des rois de la ChaldĂ©e,
Rien ne lâallĂšge et rien ne lâadoucit.
Dans son berceau, que la mousse encourtine,
Lâenfant sâĂ©veille, et sa lĂšvre enfantine
Sâouvre et sourit dâun sourire de ciel.
Sur cette bouche idéalement rose,
La MĂšre, moins songeuse, moins morose,
Pose un baiser mouillé de pleurs de miel.
à tendres pleurs, délicieuses larmes,
Est-il quelquâun qui rĂ©siste Ă vos charmes?
Femme, tes pleurs font pleurer tous les yeux!
DĂšs son rĂ©veil, calme, Ă celle dont lâĂąme
DâinquiĂ©tude et dâangoisse se pĂąme,
Le Fils envoie un regard radieux.
Nul pavillon dâimpĂ©rator nâĂ©gale
Ce gĂźte oĂč luit la gloire filiale,
Ce lit de paille aux rideaux de soleil.
Le pĂątre adore et Joseph sâextasie :
Certes, jamais les huchiers de lâAsie
Ni les bouviers nâont vu tableau pareil.
Vision rose, exquise épiphanie,
Divine idylle Ă jamais non finie,
Charmante encore aprĂšs dix-huit cents ans!
Aux Bethléem mystiques, des deux Mondes
Peuples et rois, caravanes profondes,
à pleines nefs apportent des présents.
Bercail dâazur, asile de mystĂšre,
OĂč le noĂ«l amoureux de la terre
Alterne avec le cantique des cieux!
CrĂšche oĂč naquit lâagneau des paraboles,
Agreste autel des célestes symboles,
Je vois sâouvrir ton chaume harmonieux.
Tout Ă©bloui, sur le seuil je mâarrĂȘte,
Je me prosterne et je courbe la tĂȘte,
Dans la pĂ©nombre, en silence, Ă lâĂ©cart.
Pour te louer, divin berceau, jâaspire
Lâharmonieux lyrisme quâon respire
Dans les motifs des aĂšdes de lâart.
Ă MĂšre pure, ĂŽ Vierge maternelle,
Vase de nard qui déborde et ruisselle,
Inonde-moi des flots de ton amour!
Je veux bercer ta peine et ta hantise,
Adoucir le mal qui te martyrise,
Je veux aimer ton Jésus sans retour.
Suivant les pas des bergers et des Mages,
Je viens offrir lâencens de mes hommages.
Que nâai-je lâor des antiques CrĂ©sus!
Oh! laisse-moi, Vierge, MĂšre divine,
Prendre en mes bras, presser sur ma poitrine,
Ton bien-aimé, ton trésor, ton Jésus!
Je veux que ma lĂšvre Ă sa lĂšvre touche.
Combien heureux je serais, si ma bouche
Pouvait chanter un chant digne de toi!
Mais câest en vain que mon hymne sâĂ©lance.
Suspends ton rythme, ĂŽ mon coeur, le silence
Exprime seul mon extatique émoi.
Nérée Beauchemin

chantoon
Bonjour, bonjour...
C'est marrant, ici prÚs de Montpellier, dans l'Hérault, rien ne me rappelle NOEL...alors qu'à Nancy...bizarre, non...?
Ici j'ai plutot envie d'aller parcourir les vignes, les chemins empierrés, tout me rappelle plutÎt les vacances d'été...
J'ai trouvé ce petit poeme....
LE SUD...
Didier Sicchia
Ineffables parfums de rouges fruits confits,
Délicates saveurs ùpres de raisins mûrs.
Lâivresse est profonde et la narcose embellit
Lâinstant si fugace au potron-jacquet azur.
Ah ! Le long des chemins hasardeux de Provence,
Je respire la saponaire et la lavande
Aussi ces infinies bacchanales fragrances
Que le Sombre et le Libeccio austral répandent.
Puis, au crépuscule de la douce journée,
A lâheure tardive quand chantent les grillons,
Il viendra encore Ă la table sâajouter
Lâintime chaleureux et le vin vermillon.
Parmi les Enfers et les lointains paradis
Se trouve un balcon sublime sur le bonheur,
Un séjour idyllique et presque une utopie
Afin de subir lâinsistant carillonneur.
Ineffables parfums de rouges fruits confits,
Délicates saveurs ùpres de raisins mûrs.
Lâivresse est profonde et la narcose embellie
Lâinstant si fugace au potron-minet azur.
Didier Sicchia, La rhĂ©torique de lâineffable, 2010
Belle journée A vous toutes et tous,...
Ici du soleil et un ciel bien bleu...sĂ»r que dans LA rĂ©gion Lorraine....Ce n'est pas la mĂȘme chose....!!!!!
montreal
Noël
Le ciel est noir, la terre est blanche ;
â Cloches, carillonnez gaĂźment ! â
JĂ©sus est nĂ© ; â la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.
Pas de courtines festonnées
Pour prĂ©server lâenfant du froid ;
Rien que les toiles dâaraignĂ©es
Qui pendent des poutres du toit.
Il tremble sur la paille fraĂźche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour lâĂ©chauffer dans sa crĂšche
LâĂąne et le boeuf soufflent dessus.
La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit sâouvre le ciel
Et, tout en blanc, le choeur des anges
Chante aux bergers : » Noël ! Noël ! »
Théophile Gautier
mistouflette
Petit Papa NOĂL
Je mets entre vos mains
Tous mes rĂȘves, mes faiblesses
Toutes mes promesses
Tous mes " Je t'aime "
Si vous pouviez lui apporter
Afin que, peut-ĂȘtre, il comprenne
Si vous pouviez lui expliquer
Que sans lui, ma Vie se traine
Dites lui que sans lui
Le soleil ne brille pas
Dites lui que sans lui
Mon cĆur a toujours froid
Dites lui le soleil, les couleurs, les saveurs
Dites lui la Tendresse, dites lui le Bonheur
Que je peux lui donner
S'il veut bien l'accepter.
Mistou 11 Décembre 2016
â

chantoon
AH Joëlle Ursull...sacré belle chanteuse...et cette chanson que lui a Úcrit Gainsbourg lui va comme un gant.
Moi aussi quand j'ai le spleen , je me passe en boucle ses 33 tours...eh oui je suis DE l'époque ancienne, et je n'ai
pas jetĂ© mes vinyles. Et quand j'Ă©coute Tanya Saint val...et ses zouk love....que DE souvenirs.....đđđ
J'ai aussi en tĂȘte sa " lettre ouverte au prĂ©sident Hollande"........
Merci Ă vous Vincine...je vous embrasse affectueusement....

chantoon
Il m'est revenu à mon esprit , une chanson que me chantait ma maman...je me suis demandé si je pouvais la retrouver avec internet..je ne me souvenais que de quelques mots, j'ai tapé ET hop, quel bonheur, la chanson s'est affichée...
Peut ĂȘtre,LA connaissez vous ? Je ne l'avais pas entendue depuis ma petite enfance....
Il n'y avait que ma mére pour me la chanter...
â€ïžđđđđđđđđ
ENTRE LE BOEUF'ET L'ĂNE GRIS
Entre le bĆuf et l'Ăąne gris,
Dort, dort, dort le petit fils,
Mille anges divins, mille séraphins,
Volent Ă l'entour de ce grand Dieu d'amour.
Entre les pastoureaux jolis,
Dort, dort, dort le petit fils,
Mille anges divins, mille séraphins,
Volent Ă l'entour de ce grand Dieu d'amour.
Entre les roses et les lys,
Dort, dort, dort le petit fils,
Mille anges divins, mille séraphins,
Volent Ă l'entour de ce grand Dieu d'amour.
Entre les deux bras de Marie,
Dort, dort, dort le petit fils,
Mille anges divins, mille séraphins,
Volent Ă l'entour de ce grand Dieu d'amour.
â€ïžđđđđđđđđ