
montreal
Bonjour les amies ( is ) @ Fred , bonjour et bises à Line et Mamie de nous deux :bisous: aussi Brigitte et Alain , Martine , Reinemere , Chocolatte ,Mirepass , Bernard mais aussi Whisky . Dicton du jour " Temps de la Saint-Fernand , chaleur et soleil riant " .
Saint Fernand
Martyr, compagnon d'Ignace Azevedo (+ 1570)
27.06 s. Maelvon - évêque d'Aleth/Saint-Malo au 7e siècle, directeur de conscience de Judicael, se retire à St-Méen
27-06-1894 : Jean Casimir-Perier est élu président.
27-06-1905 : Les marins du cuirassé Potemkine se mutinent en Mer Noire.
27-06-1929 : Décès de Georges Courteline.
27-06-1929 : Naissance du comédien Laurent Terzieff.
27-06-1940 : Le Général de Gaulle prend le titre de "Chef des Français Libres".
27-06-1955 : Naissance de l'actrice Isabelle Adjani.
27-06-1963 : Kennedy est acclamé à Berlin et prononce son fameux 'Ich bin ein Berliner'.4
27-06-1964 : Création de l'ORTF.
27-06-1977 : Indépendance du Djibouti.
27-06-1983 : Mort de Louis de Funès.
La nouvelle vague
Avec près de cent cinquante pièces, autant dire que Guitry place, incontestablement, le théâtre au centre de sa création artistique. Il se frotte toutefois à des genres littéraires différents (romans, réflexions, mémoires) et tâte même de la peinture. Dès 1915, il se tourne vers le cinématographe et s'autorise, avec Ceux de chez nous, une intrusion dans la vie des gloires de l'époque, ses intimes: Sarah Bernhardt, Degas, Monet, Rodin, Saint-Saëns... Au milieu des années 1930, il revient à la caméra et, en l'espace de deux décennies, réalise une trentaine de films d'une tout autre veine (Le Roman d'un tricheur, Ils étaient neuf célibataires, Assassins et Voleurs, Si Versailles m'était conté...). Malmené par la critique qui fustige son «théâtre filmé», Guitry doit la réhabilitation de son oeuvre aux cinéastes de la Nouvelle Vague — Resnais, Godard et Truffaut — qui s'accordent à louer le modernisme de son travail.
Ici il y avait 16° au lever avec de la pluie . La terre en a besoin ( les jardiniers aussi ) 😉 Bonne journée à vous toutes et à vous tous les amies is ,
martinemdh
Guillot, disait un jour Lucas
D'une voix triste et lamentable,
Ne vois-tu pas venir là-bas
Ce gros nuage noir ? C'est la marque effroyable
Du plus grand des malheurs. Pourquoi ? Répond Guillot.
- Pourquoi ? Regarde donc : ou je ne suis qu'un sot,
Ou ce nuage est de la grêle
Qui va tout abîmer, vigne, avoine, froment ;
Toute la récolte nouvelle
Sera détruite en un moment.
Il ne restera rien ; le village en ruine
Dans trois mois aura la famine,
Puis la peste viendra, puis nous périrons tous.
La peste ! Dit Guillot : doucement, calmez-vous,
Je ne vois point cela, compère ;
Et s'il faut vous parler selon mon sentiment,
C'est que je vois tout le contraire :
Car ce nuage assurément
Ne porte point de grêle, il porte de la pluie ;
La terre est sèche dès longtemps,
Il va bien arroser nos champs,
Toute notre récolte en doit être embellie.
Nous aurons le double de foin,
Moitié plus de froment, de raisins abondance ;
Nous serons tous dans l'opulence,
Et rien, hors les tonneaux, ne nous fera besoin.
C'est bien voir que cela ! Dit Lucas en colère.
Mais chacun a ses yeux, lui répondit Guillot.
- Oh ! Puisqu'il est ainsi, je ne dirai plus mot,
Attendons la fin de l'affaire :
Rira bien qui rira le dernier. - Dieu merci,
Ce n'est pas moi qui pleure ici.
Ils s'échauffaient tous deux ; déjà, dans leur furie,
Ils allaient se gourmer, lorsqu'un souffle de vent
Emporta loin de là le nuage effrayant ;
Ils n'eurent ni grêle ni pluie.
Jean-Pierre Claris de Florian.
