
Vamycrons
Ah la petite Corse…
Le jour de la quille, après 27 mois de S.M. pour des chanceux sur la Côte D’Azur, à 5 copains nous rentrions sur Paris. Le train semblait plein mais le Corse, lui qui devait faire du rab parce qu’il avait fait des bêtises nous avait accompagnés à la gare et lui aussi cherchait des places libres pour nous.
De l’autre bout du convoi il nous cria ; ‘’Là, là il y a de la place… ‘’ Le temps d’accourir nous l’avions trouvé en train de parler par la vitre entre ouverte à la jeune personne seule dans le compartiment ;
‘’Ah oui MademoiseLLe allors vous aLLez à Dijon… et vous venez D’AJarcio…’’…
‘’ Bon les gars je vous la conFfie… mais eLLes sont sérieuses les fiLLes CoRrses…’’
Nous n’avions pas passé Marseille que les copains avaient sorti le jeu de cartes pour une ultime belote et j’avais eu la chance d’y échapper. La jeune fille était assise près de la vitre et je m’étais placé près d’elle… pour laisser les 2 fois 2 places face à face aux joueurs de cartes.
Sympa la fille accepta le partage de nos petites provisions de voyage.
Quand la nuit tomba les copains éteignirent la lumière et comme la fille, de suite ils somnolèrent.
Je l’avais enlacée et très vite sa tête du rigide bord de vitre s’en vînt reposer sur mon épaule.
De petits baisers sur sa main que j’amenais à ma bouche et l’autre qui de son épaule passait à son buste il advint normal que je caresse ses genoux… Et que je m’y limite… pourquoi après tout… ?
Point ne fut nécessaire d’attendre longtemps avant que de la fille les gémissements couverts par le bruit du train et les répétitives coupures de rails me soient des plus agréables…
Tout son corps se tendit puis d’un coup se détendit à m’en laisser surpris et même inquiet.
Mais elle continua ou reprit son sommeil sans envers moi le moindre regard ni reproche.
Peu après alors que le train ralentissait je la réveillais en lui disant :
‘’Mademoiselle vous êtes arrivées à Dijon…’’ Sans un mot, dans le filet elle attrapa son petit bagage.
Je l’avais accompagnée sur le quai et elle me planta là sans le moindre merci ni baiser…
A mon retour un copain m’avait dit : ‘’On ne t’a pas embêté… tu aurais pu faire plus…’’
Mon plaisir aurait été… et pourquoi ‘’ne serait-il pas’’ de revoir le mataf Corse pour lui dire ;
‘’Tu sais les fiLLes CoRSes… eLLes sont aussi gentiLLes que les z’Autres…’’
Vamycrons
Un réveil familial.
J’étais sorti du lit, madame avait suivi, avait réveillé nos deux ados et comme d’hab nous avions échangé la salle de bains et la table du petit déjeuné.
Le premier à embaucher j’avais quitté notre pavillon à la campagne.
A la pendule de l’atelier, dépité je vis que j’avais une heure d’avance mais comme l’un des deux groupes en équipes était déjà au travail j’avais gagné mon bureau sans taquinerie sur m’on inhabituelle arrivée si matinale.
Le soir j’avais appris que ma femme qui emmenait aussi une jeune voisine lui avait dit ; ‘’Ah tu ne fais que de te lever, je ne peux pas t’attendre, c’est moi qui ouvre l’école ; tant pis ta mère va aujourd’hui te conduire… ‘’
Après qu’ils avaient découvert eux aussi que nous avions eu le tort de ne pas vérifier chez nous l’heure sur aucun réveil, pendule ou montre, nos ados avaient patienté une heure auprès de leur mère avant de rejoindre, comme d’hab leurs cours par les bus de la ville…
Nous en avons ri et même bien ri avec les amis et appris, ce jour-là à ne pas suivre sans preuve… ne serait-ce que de l’heure qu’il est.
Vamycrons
La louable intention…
Depuis quelques années un ami français patron d’affaires qu’il créait les unes après les autres à l’étranger m’avait fait miroiter un travail de responsable à ma taille disait-il. Il avait du mal à coiffer chacune de ses près de douze dernières agences réparties dans le pays d’un chef sur qui il pouvait compter.
J’avais saisi l’occasion d’un dégagement de cadres dans ma boite avec versement d’un pécule pour prendre l’avion.
Là-bas, restaurants, repas-réunions arrosés qu’au whisky… avec la dizaine de ses cols blancs, la chaleur, le monde hautin de ses amis, l’insuffisance de ma pratique linguistique étaient compensés par les balades sur son bateau.
Ce dernier était fluvial mais, sans peur il le faisait prendre la mer…
Pour une fin de semaine, en plus d’une amie… de la sienne, il avait invité un couple qui par crainte m’avait-on dit sursoyait à chaque fois à son invitation.
Au mouillage, après le repas du soir le couple ‘’officiel ‘’ayant gagné leur chambre je crus bon avec que de bonnes intentions de quitter l’alvéole où j’avais ma couche et d’aller vers l’autre, à l’opposé ouverte elle aussi sur la salle à vivre du bateau.
Là, allongée sur son lit la dame lisait. Elle m’apprit être française et directrice d’une petite entreprise qu’elle dirigeait d’une main de maitre…
Notre conversation ne dura pas très longtemps car la position debout inconfortable qui était la mienne et la douce sienne qu’elle ne semblait pas vouloir quitter pour que nous allions nous asseoir pour parler à la table ne semblant pas prendre fin je l’avais saluée et avais regagné mon lit…
Un mois après en France j’étais rentré. Cela me reste comme un échec, une casserole qui ne m’a jamais quand même empêché de dormir…
Vamycrons
Comme quoi…
J’avais un matin quitté mon travail pour un rendez-vous… qui fut en fait plus rapide que prévu.
Je n’avais pas envie de rentrer avant l’heure du repas en entreprise avec les collègues…
(Je faisais tant d’heures supplémentaires gratuites en plus de mon mensuel forfait horaire…)
Alors au téléphone j’avais expliqué ma situation à une amie qui m’avait dit ;
‘’Si tu me promets d’être sage tu montes, je te prépare un café…’’
Très bien intentionné les étages j’avais grimpé.
La porte refermée, dans mes bras je l’avais enlacée pour… comme nous étions seuls un peu plus il est vrai que les salutations habituelles entre amis.
Nous avions parlé assez longuement tout en oubliant de s’écarter.
Bien que je ne parle pas avec les mains comme les gens du Midi, les miennes courraient, sans que je le fasse exprès sur ses omoplates, l’une d’elles par inadvertance était descendue sur sa hanche et avait remonté sous son pullover… Elle m’en avait fait la remontrance en me disant ;
‘’Mais tu as chaud aux mains… coquin, tu profites que j’aie frais car je viens d’aérer l’appartement…’’
Alors qu’en suite j’avais par maladresse décroché je ne sais quoi dans son dos et qu’enfin elle me laissait parcourir ce que je ne voyais pas mais que j’appréciais en braille nous avions dû précipitamment renoncer à plus car il était grand temps qu’elle aille à l’école recueillir ses enfants.
Je n’avais pas bu ce café prévu. Comme quoi… qu’il eut été express ou pas je ne le regrette pas.
Gentille casserole qui me fait encore sourire surtout que par hasard trente ans après nous nous sommes rencontrés à l’étage culturel d’un magasin, avons pris ensemble un chocolat au bar d’en bas et qu’il m’a semblé que si j’avais été libre comme elle, nous aurions pu envisager de renouer avec l’agréable passé.
Vamycrons
Vieuxchat a écrit :
Ce n'est pas le moment pour moi de vous raconter mes "casseroles", j'en ai tellement, en ce moment tous mes "dossiers" s'écroulent les uns après les autres ...Ce n'est pas le virus ou les vaccins qui me dépriment, mais j'ai l'impression d'être le pot de terre contre le pot de fer, style Kafka, l'homme seul qui se débat devant un monde de brutes...Je comprends que tu ais ouvert ce topic, tu as tellement d'histoires à raconter...
Mais si Vieuxchat, c'est toujours le moment de prendre le plaisir d'écrire ses souvenirs, la plupart nous font rire et si ils peuvent être communicatifs ce n'est que plus jouis if...
Quand l'un d'eux rend quelque peu plus honteux, il ne faut pas dramatiser... ce n'est que du passé auquel l'on ne peut plus rien... ou si peu... dans de rares cas.
Toi l'homme qui dit, quelque part avoir un physique ''rayonnant'' pour un 80 ans et une santé sans problèmes ne te laisse pas aller à la déprime pour quelques déboires... accroche toi à tes souvenirs et fais-nous en profiter.
Ceci est aussi un appel à bien d'autres volontés...
Merci par avance
Vieuxchat
Vamycrons a écrit :
Alors ''Vieuxchat'' sur l' ''à chaque fois...'' et autres cas il y a bien quelques histoires à nous raconter qui seraient propices à ce que tu fasses, comme tu le dis, moins de bruit quand tu te déplace...
Des histoires de ''La mi août'' par exemple là où il y a ''de la joie pour les matous...'' ou autres genres et périodes.
Bien à toi.
Ce n'est pas le moment pour moi de vous raconter mes "casseroles", j'en ai tellement, en ce moment tous mes "dossiers" s'écroulent les uns après les autres ...Ce n'est pas le virus ou les vaccins qui me dépriment, mais j'ai l'impression d'être le pot de terre contre le pot de fer, style Kafka, l'homme seul qui se débat devant un monde de brutes...Je comprends que tu ais ouvert ce topic, tu as tellement d'histoires à raconter...
Vamycrons
J'avais un jour suivi un cours de 40 heures sur l'année scolaire de ''Dactylo''. Nous étions 2 seuls hommes parmi les env 2 bonnes douzaines de femmes. Comme ayant travaillé sur des machines à commandes manuelles multiples j'avais bien acquis dextérité et rapidité sur le clavier caché au regard.
Je jour de la fin d'année la prof nous avait demandé de dessiner un bateau avec les ''X'' du clavier...
J'avais dessiné, pleine page un voilier et inscrit sur sa proue un joli pseudo que j'avais imaginé avec le prénom de la dame prof... D'après mon collègue, en le regardant elle avait eu du mal à cacher qu'elle était ravie et avait dit vouloir garder la feuille.
Avant de nous quitter elle m'avait fait l'accompagner à la salle des profs pour me rendre je ne sais plus quoi qu'elle devait me redonner depuis quelques semaines.
Je lui portais son lourd cartable et des collègues à elle qui nous croisaient faisaient des petits ''hous, hous'' pour je ne savais quoi...
Dès que j'ai eu en main le pourquoi avec elle j'étais venu... je lui avais souhaité bonnes vacances, avais tourné les talons et étais parti... la laissant... ''dépitée...'' je m'en veux toujours et je pense à ça, à elle... chaque fois que je passe devant le dit collège... 😊
Casserole, non pas agréable, mais quelque peu désagréable.
Vamycrons
laura a écrit :
Et la TOTALE un numéro de téléphone d'un homme avec qui je n'ai vraiment jamais discuté via le site!
Un N° de téléphone... ce n'est rien... le note et l'utilise qui veut... et certains de ces auteurs d'envois y trouvent un succès... On peut peut-être comparer cela à des ''coucou la voila'' dont nos femmes et nos filles ont subit un jour ou l'autre l'exhibition. Là aussi parait-il des auteurs avaient avec ça... un ''succès...'' Il y a tellement des gens de toute sorte... pour faire un monde... et dans ce monde.
Vamycrons
laura a écrit :
@ Vamycroms,c'est bien triste tout cela moi j'ai 2 demandes d'amis et je pense que je ne vais pas accepter,jamais discuté avec eux via le site,profils crées il y a moins d'une heure ,il y a de quoi s'interroger et se méfier.
Je ne sais pas si c'est triste... car je ne sais pas non plus si la prostitution maintenant obligatoirement cachée ne se fait pas par ces sites, par ailleurs des organisations proposent aux hommes des tas de photos de femmes à ''rencontrer'' et les ''échanges'' ou ''spectacle privé'' par webcam n'en sont je pense qu'un petit aspect...
Bien entendu... il faut payer en ne craignant pas de confier les données de sa carte bancaire... aux ''fournisseurs de plaisirs'' au travers d'internet...
Pour qui se laisse séduire par un brouteur ou brouteuse ce n'est je crois que plus tard que la nécessité de leur envoyer de l'argent... (avec restriction sur le ''plus tard...)
Vamycrons
Puisque à priori je peux accéder au forum et... à pas grand chose sans internet... je tente un copier-coller d'un petit peu de préparé...
L’écrit à la jeune femme.
A la suite de sa visite sur mon profil, comme parfois j’avais ouvert le profil de cette jeune femme de plus de 45 ans car pour celles-ci je ne fais même pas tant… Je mets à la poubelle carrément…
La très petite photo du joli visage de celle-ci était vraiment agréable ce que, sur son mur je lui avais dit. En réponse elle m’avait indiqué son téléphone et un message écrit je lui avais envoyé en lui répétant mon plaisir de voir son sourire et lui demandant si elle demeurait loin de Caen.
Une réponse toute guillerette avec autre photo j’avais reçu mais elle émanait d’un mec… ceci aussitôt je le jetai dans mon classeur cylindrique à revêtement intérieur de plastique…
Peu de temps après la jeune femme m’expliqua dans un courrier de reprise de contact avoir eu sa messagerie piratée et bien sûr ne pas être à l’origine de ma surprise.
Nous avons un petit peu correspondu et j’ai du lui afficher ma déconvenue sur son, malgré tout jeune âge, sur le fait que la correspondance recherchée était surtout dirigée vers l’emploi de webcams et sur le lieu de sa résidence à l’autre bout de la France qui était indiquée dans son profil ce que je n’avais pas repéré…ou oublié.
Depuis elle m’a envoyé la photo de son portrait, en effet très joli… mais quand j’ai ouvert l’adresse de l’envoyeur c’est celle d’un brouteur que des consœurs avaient déjà décelée…
Encore une petite casserole qui ne me déplait pas car de celle-ci je rigole comme pour d’autres sans conséquence sur ma vie ou celle d’autrui.
Vamycrons
Alors ''Vieuxchat'' sur l' ''à chaque fois...'' et autres cas il y a bien quelques histoires à nous raconter qui seraient propices à ce que tu fasses, comme tu le dis, moins de bruit quand tu te déplace...
Des histoires de ''La mi août'' par exemple là où il y a ''de la joie pour les matous...'' ou autres genres et périodes.
Bien à toi.
Vamycrons
Cette casserole n’est pas à moi. Si elle l’était je ne vous la raconterez pas.
Elle était à un bon copain qui me l’avait confiée par ce qu’il avait besoin d’en parler…
Comme hélas maintenant vous ne pourrez plus, à mon grand regret faire sa connaissance… je vous la livre pour vous faire sourire. Je l’ai écrite en essayant d’y apporter mes petits goûts de dramaturge...
‘’Un soir à la sortie de son boulot à la nuit près d’être tombante… de son auto dans la circulation urbaine Charles voit juste devant lui Jacqueline sa maîtresse qui roule vers chez elle. Il déclenche des appels de phares. D’un geste de la main elle lui fait voir qu’avec son rétroviseur elle l’a reconnu.
Alors, pris d’une envie soudaine, la suivant en sortant de la ville il actionne ses clignotants et avec de nouveaux appels de phares il lui signale qu’il désire qu’en bas de la petite côte, elle tourne à droite dans le chemin qu’ils connaissent bien… avant le passage à niveau… Elle obtempère.
Là, quelque trois-quatre cents mètres plus loin juste après le petit virage qui cache aux regards éventuels de la départementale ils arrêtent leurs véhicules l’un derrière l‘autre le long de la voie ferrée toute proche.
Charles descend de sa voiture et rejoint son amie qui descend elle aussi de la sienne.
Ils s’enlacent et s’embrassent comme amant et maîtresse qu’ils sont… La soirée est douce et ces retrouvailles imprévues les met tous les deux en condition pour un rapide câlin… si bien qu’en ouvrant la portière arrière derrière la place chauffeur de la voiture haute sur roues de son amie Charles en poussant un peu Jacqueline qui est face à lui l’assied sur la banquette.
Quelque peu après, ils sont tout à leur plaisir alors qu’elle s’est renversée sur le frais simili cuir du siège et comme il l’attire en la glissant vers lui les jambes gainées de bas en fil blanc de Madame sortent de l’habitacle. Elles sont même haut-perchées de part et d’autre de Charles resté debout. C’est à ce moment-là qu’un grand bruit se fait entendre et qu’un flot de lumière envahit la nuit.
C’est un train de voyageurs qui vient de quitter la gare proche et grimpe péniblement la petite rampe. Il fait un temps si doux ce jour d’automne que des gens sont accoudés aux vitres qui, en ce temps-là ouvrent encore sur l’extérieur des wagons. Deux voyageurs, entre autres sont côte à côte à la même ouverture et l’un d’eux devinant certainement ce qui se passe là, crie un ‘’HO ! Ho !’’ plein de surprise quelque peu rigolarde tout en faisant un signe amical de la main.
En tournant la tête Charles les voit très proches comme l’ensemble du train qui passe derrière lui avec les lumières de chaque compartiment. Des occupants encore debout rangent leurs bagages ou regardent le paysage mais pour son plaisir et celui de sa chérie Charles ne se désunit pas de ce qu’il est entrain de faire. Ce n’est que quand le train est passé qu’il rentre son buste dans la voiture pour embrasser son amante.
Celle-ci qui retrouve son calme lui demande ;
‘’C’est quoi ce bruit ?’’
Qu’il lui répond ;
‘’Ce n’est rien ma chérie… ce n’est que le train qui passait… tu es mon amour rentre vite chez toi’’
