
coccinelle
andie a écrit :
inexorable c'est bien le mot on est tous condamné à mourir depuis notre naissance, le principale est de pouvoir en reculer l'échéance
Pour certains reculer l'échéance a assez duré ; ils sont au bout du bout et le principal pour eux, qui aspirent à sortir de la gangue de douleurs, d'invalidité et de dépendance dans lesquelles ils sont enfermés, est que ce choix de quitter la vie qu'ils considèrent ne plus en être une, soit respecté et se déroule dans de bonnes conditions. Pour ceux-là, cette loi est un vrai soulagement et la promesse d'un départ dignement et murement réfléchi.
kunzite
andie a écrit :
Cela repose la question du suicide assisté et de voir si tous les pays sont dans la même démarche.
Est t'on bien conscient de ce que l'on veut vraiment quand la souffrance est extrême. Même si vous êtes une femme, n'avez vous jamais eu ces pensées lors d'un bricolage qui dérape, lors d'un violent accident de vélo ou lors d'un réveil douloureux à la sortie d'une opération ?
Vous allez me dire, ne comparons pas des personnes que l'on dit sans espoir de guérison mais il a cependant des cas où on ne leur donnait que quelques jours à vivre et qui aujourd'hui, transplantés ou bénéficiant d'une trithérapie sont en pleine forme ou ce qui y ressemble.
Il existe aujourd'hui des malades pour lesquels il n'y a pas d'espoir de guérison : la sclérose latérale amyotrophique pour laquelle, il n'y a pas de traitement efficace, les cancers récidivants quand le patient est informé que le dernier traitement proposé n'a pas donné les résultats escomptés et qu'il n'y a rien d'autre si ce n'est un traitement contre la douleur .
Dans ces cas là, les patients auront désormais le droit, une fois que la loi sera promulguée, de demander l'aide à mourir . Cette possibilité, elle existait déjà mais elle n'était pas légale, donc tous les patients concernés ne pouvaient pas y avoir accès .
J'ai lu quelque part que 150 français s'étaient rendus à l'étranger en 2025 pour bénéficier de cette aide . Comme je l'ai souligné dans un autre commentaire, le fait d'aller mourir à l'étranger privait les patients d'un peu de leur vie parce qu'il fallait être encore suffisamment en bon état pour pouvoir voyager donc décider plus rapidement .

christie7
joiedevivre15 a écrit :
Lez soins paliatifs ne suffisent pas toujours. Certains malades en fin de vie souffrent le martyr. C'était inhumain. Pour moi, on s'appartient. Et cela me choque même que l'on doit passer par des lois pour encadrer sa fin de vie ...
Chaque personne est unique et avec ses idées . Cette loi peut être bien si contrôlée. Maintenant mon corps et mon cerveau m’appartiennent, alors si je peux décider du moment en toute conscience , je ferais ce qui me semblera le mieux pour moi et les miens. Mais aujourd’hui il faut penser continuer à vivre au mieux notre vie et se faire aider si besoin.
kunzite
christie7 a écrit :
Oui je vous suis . Maintenant on ne peut pas demander à un médecin d’appliquer cette loi si c’est contre son sermon et sa religion !
Je pense que c’est une affaire de chacun . On a déjà vu des couples âgés se suicider avant de ne plus pouvoir être en possession de le faire .
Et on pourrait écrire (comme un testament) ce que l’on veut si un accident arrivait ….
Vous pouvez déjà écrire ce que vous voulez ça s'appelle" les directives anticipées " mais ce n'est pas suffisant .
Une loi vient d'être adoptée, attendons qu'elle soit promulguée pour voir ce qu'elle autorise . Elle comporte une clause de conscience pour les soignants .

christie7
joiedevivre15 a écrit :
Je parle de notre propre arbitre et non du pouvoir que d'autres peuvent prendre sur nous ! Comprenez la nuance !
Oui je vous suis . Maintenant on ne peut pas demander à un médecin d’appliquer cette loi si c’est contre son sermon et sa religion !
Je pense que c’est une affaire de chacun . On a déjà vu des couples âgés se suicider avant de ne plus pouvoir être en possession de le faire .
Et on pourrait écrire (comme un testament) ce que l’on veut si un accident arrivait ….
andie
Aurore a écrit :
Complètement d'accord... Arrêter les pesticides aussi et toutes ces merdes cancérigènes dans les sols, l'eau et l'air. Ça fera diminuer de moitié au moins les demandes d"aides à mourir".
on dit pourtant que marché dedans du pied gauche ça porte bonheur
et puis ce n'est pas parce qu'on a mis le pied dedans que l'on ne peut pas y mettre les mains
Aurore
andie a écrit :
Ouf, oui l'aide à vivre, peut être déjà en arrêtant les guerres, la famine, les pandémies, les zoonoses, le tabac... mais là je rentre dans des habitudes de vie dont certains ne voudraient pas être déshabitué.
Complètement d'accord... Arrêter les pesticides aussi et toutes ces merdes cancérigènes dans les sols, l'eau et l'air. Ça fera diminuer de moitié au moins les demandes d"aides à mourir".
andie
janine33 a écrit :
Uniquement quand la vie est vivable et désirée comme telle . Tout le monde préfère l’aide à la vie .
Mais quand on ne veut plus vivre …?
Cela repose la question du suicide assisté et de voir si tous les pays sont dans la même démarche.
Est t'on bien conscient de ce que l'on veut vraiment quand la souffrance est extrême. Même si vous êtes une femme, n'avez vous jamais eu ces pensées lors d'un bricolage qui dérape, lors d'un violent accident de vélo ou lors d'un réveil douloureux à la sortie d'une opération ?
Vous allez me dire, ne comparons pas des personnes que l'on dit sans espoir de guérison mais il a cependant des cas où on ne leur donnait que quelques jours à vivre et qui aujourd'hui, transplantés ou bénéficiant d'une trithérapie sont en pleine forme ou ce qui y ressemble.
andie
Aurore a écrit :
Il y aura aussi l'aide à vivre, rassurez vous
Ouf, oui l'aide à vivre, peut être déjà en arrêtant les guerres, la famine, les pandémies, les zoonoses, le tabac... mais là je rentre dans des habitudes de vie dont certains ne voudraient pas être déshabitué.

grany
Un Droit de plus oui, mais soyons vigilent que çà ne devienne pas une solution pour diminuer la Dette !
De son côté, le député LR Philippe Juvin, chef des urgences de l'hôpital Georges Pompidou, espère que les « sages du Conseil Constitutionnel » protégeront mieux les personnes les plus vulnérables. "On va proposer la mort avant de proposer des soins. Moi, je préfère une société qui aide à vivre plutôt qu'une société qui aide à mourir", affirme-t-il.
Tous les amendements de bon sens proposés par le Dr Jusin et d'autres, pour encadrer au mieux cette loi qui pose déjà des problèmes en Belgique, où l'on euthanasie les dépressifs et même les jeunes mineurs, tous, absolument tous ont été refusés.
Ne pas oublié non plus qu'un économiste a déjà calculé les économies potentielles du suicide assisté.
L'aide à mourir, combien ça rapporte ?
Le Point
https://www.lepoint.fr › Débats
1 févr. 2025 — Une étude iconoclaste a calculé que l'euthanasie et le suicide assisté seraient une source d'économies budgétaires. Non sans effets pervers. (Mais tellement tentante pour les cupides qui nous gouvernent).
Assemblée nationale https://www.assemblee-nationale.fr › dyn › deputes
Retrouvez ses travaux parlementaires(interventions vidéo, .../
andie
kunzite a écrit :
N'importe qui préfère l'aide à vivre mais quand la mort est inexorable, et que la personne concernée ne supporte plus ce qu'elle vit, pouvoir décider d'y mettre fin c'est réconfortant . Ce n'est pas pour autant que la personne va prendre la décision mais le simple fait de savoir que c'est possible peut rendre la souffrance moins insupportable, il y a une issue possible .
inexorable c'est bien le mot on est tous condamné à mourir depuis notre naissance, le principale est de pouvoir en reculer l'échéance
coccinelle
Enfin !!!
Merci aux 291 parlementaires ayant fait preuve d'humanité en votant pour la validation de cette loi qui permettra à chacun* de décider librement de conserver ou non leur dignité jusqu'au bout de leur chemin de vie.
Honte aux 241 qui, dépourvus d'empathie envers ceux qui souffrent, ont voté contre ; et souhaitons leur de vivre longtemps d'atroces supplices avant de mourir dans de d'insoutenables et dégradantes douleurs.
* Cette loi ne permettra malheureusement pas aux personnes atteintes de maladies neurodégénératives d'en bénéficier, même si elles en avaient manifesté le souhait par écrit alors qu'elles étaient encore en pleine conscience.