
coccinelle
LE VIEUX
Mains noueuses fermement appuyées sur sa canne,
Campé sur ses jambes écartées,
De ses yeux bleus délavés
Il balaie la campagne
Pour chercher sa compagne
Qui vient de s'en aller
Où es-tu donc partie ma douce paysanne
Oh ma tendre Suzon ?
J'ai scruté l'horizon
Et je ne t'ai point vu.
Sans toi je ne suis plus,
Le sol soudain s'est dérobé.
A son réveil, couché à côté de son âne
Qui se penche vers lui
Et doucement lui dit :
Ami c'est la Camarde
Qui loin de toi la garde
Laisses ton coeur pleurer
Ne cherche plus dans la campane,
Dans le lointain de l'horizon
Lève ton nez vers les étoiles
Il en est une qui te regarde
C'est ta douce et tendre Suzon
parigote
OR NOIR EN SOUS-BOIS
Elle est arrivée la poussée
Avec la chaleur, la lune, la rosée,
Je veux parler du champignon
Tant attendu en cette saison:
Le cèpe à tête noire,
Le meilleur de notre terroir.
Pour lui on vient de tous les environs
Envahir notre pays gascon,
Pour découvrir le " trésor "
Tels des chercheurs d’or...
Bottés, bâton, panier à la main,
Il faut partir de bon matin,
Arpenter les sous-bois, franchir les fossés,
Enjamber les talus, éviter les ronciers,
Scruter le sol avec attention
Et sentir une grande émotion
Quand on l’apercoit près d’une souche,
Discret tellement il est farouche
Ou majestueux au profond d’un buisson,
Dissimulé pour faire sensation...
Savoir s’attarder dans les fourrés
C’est le secret pour remplir son panier.
Si on rencontre d'autres chercheurs,
On se croise, surtout on s’ignore
Tout en regardant discrètement
Si l'autre a trouvé abondamment
Celui qui fait l’affiche des restaurants
Pour attirer tous les gourmands..
Son parfum, sa finesse, sa saveur
Font le régal des connaisseurs .,.
Sa rareté en fait son prix élevé
A l'étal de tous les marchés.
A sa venue ne pas rater l’occasion
Il ne fait que de brèves apparitions.
Cette année, nous sommes comblés
Avec une cueillette inespérée..
Telles des pépites nous les conservons
Joyaux de fête des grandes occasions!
Texte pas écrit maintenant ,,.,terre trop sèche pour le moment....

lyvi
Sauter à cloche-pied
En faisant des pieds d’nez
Un deux trois soleil
Les enfants m'émerveillent
Rire à gorge déployée
Mêm’ si c'est dévoyé
Juste un grain de folie
Quand nous en vient l'envie
P’tits rêves lutins futés
Espiègles farfadets
On les voudrait réels
Il s'enfuient à tire d'aile
Et la vie nous emmène
Quelquefois nous malmène
Tout est jeux dérisoire
Mais il reste l'espoir
Valseva
Petit poème hors saison écrit pour mes élèves
CARNAVAL
Carnaval entre dans la danse,
Plein de couleur et de gaieté.
Arlequin fait la révérence,
Gugusse lui marche sur les pieds.
Mais voilà que le lion s’avance,
Derrière son masque de papier.
Il secoue avec élégance
Sa crinière de laine enflammée.
Le sorcier se met en transe,
Il effraie les petites fées.
Vite, chacun s’élance
Dans une farandole endiablée…..

lyvi
Une silhouette qui me plaît
Un sourire qui m'enchante
Des yeux rieurs et gais
Des idées passionnantes
Un frôlement léger
Qui éveille tous les sens
Trois mots en abrégé
Qui laissent une espérance
SOS sans retour
Parole confiées au vent
Dessinant les contours
D'un désir émouvant
Se reconnaîtra-t’il
Dans ce portrait intime
L'espérance est fragile
Mais c'est elle qui anime

lyvi
Essai de sonnet
Errance
Pourquoi avoir rêvé, que j'étais sur la Lune
Qui m'y a déposé sur un grand lit de sable
Dans ce dessert feutré, tout est insaisissable
Un cruel monde bleuté, devient mon infortune.
La nature endormie sur son berceau glacé
Comme une symphonie, s'évapore doucement
Douce monotonie presque sans mouvement
Juste un peu d'harmonie, dans ce monde tracé.
Un lieu imaginaire, d'une âme aventurière
Peut-être une chimère, un soupçon de poussière
Quelques larmes prières, qui embrument les yeux
J'irai un jour là-haut, sous un ciel étoilé
Au pays des oiseaux, où tout est merveilleux
Et que voir de plus beau, que leurs ailes déployées.
Valseva
La forêt bruissante des mâts
Confie, au jour qui décline,
Des secrets d'alcôve aux draps mouillés,
Des histoires de sirènes
Dont les cheveux, tordus par les alizés
Comme des tentacules s'enroulent
Autour des corps puissants
Des marins enivrés.
Au petit jour,
Ne restent plus sur la plage nacrée
Que des lambeaux de voiles
Linceuls inutiles
D'amours noyées de brume, de tempête et d'écume
Qui hantent le regard perdu ce cet adolescent
Assis sur un rocher face au soleil levant.