Voyage en FranceVisiter Marseille sans traîner sa valise
Le TGV arrive à Marseille Saint-Charles à 10 heures, et la chambre d'hôtel n'est libre qu'à 15 heures. Ou l'inverse : on rend les clés à 11 heures, et le train du retour part en fin de journée. Entre les deux, il reste une valise. On la tire sur les trottoirs, on la cale sous la table du restaurant, on renonce au musée parce qu'elle ne passera pas l'entrée. Sur un séjour de trois jours, ce sont deux demi-journées qui y passent.
Le casse-tête des heures « entre deux »
Le problème est connu de tous les voyageurs, mais il pèse davantage quand on part hors saison et qu'on prend son temps. Séjours en semaine pour profiter de tarifs plus doux, week-ends prolongés, escapades entre amis : les horaires d'arrivée et de départ collent rarement avec ceux de l'hébergement. Et à Marseille, ville de collines et d'escaliers, une valise à roulettes devient vite un fardeau.
La consigne chez le commerçant, comment ça marche ?
La solution s'est beaucoup développée ces dernières années. Des commerces de quartier, des hôtels, des boutiques ou des supérettes ouvrent leur réserve aux voyageurs de passage et gardent leurs bagages pour quelques heures ou la journée. Des plateformes mettent les deux en relation, comme Stasher, qui développe ce service dans de nombreuses villes françaises.
Le fonctionnement est simple. On réserve en ligne ou sur l'application en choisissant un lieu, on dépose son bagage en présentant sa confirmation, puis on le récupère quand on le souhaite pendant les heures d'ouverture. Le tarif démarre à 1,49 € par bagage et par jour.
Où déposer ses bagages à Marseille ?
Marseille illustre bien l'intérêt du système. La ville compte plus de 40 points de consigne à bagages à Marseille, concentrés là où les voyageurs arrivent et repartent : une douzaine autour de la gare Saint-Charles et une quinzaine autour du Vieux-Port. Les lieux sont variés. On peut laisser sa valise dans un hôtel du Vieux-Port, chez un commerçant près de la station de métro Colbert ou dans un magasin du côté de la gare Saint-Marcel.
Une journée les mains libres
Une fois délesté, on découvre la ville autrement. On prend le métro sans se battre avec les portillons, on grimpe dans les ruelles en escalier du Panier, on s'installe en terrasse sur le Vieux-Port sans garder un œil sur ses affaires. Les musées, qui refusent souvent les grosses valises, redeviennent accessibles. Le bus 60 conduit ensuite jusqu'à Notre-Dame-de-la-Garde, pour profiter de la vue sur la rade et les îles du Frioul. Et au déjeuner, on choisit sa table pour la vue plutôt que pour la place disponible sous la chaise.
Quelques conseils pour bien s'organiser
Choisissez un point de dépôt proche de votre gare de départ plutôt que de vos visites. Le jour du retour, vous récupérerez votre valise sur le chemin du train, sans détour.
Vérifiez les horaires d'ouverture du lieu choisi. Certains ferment en début de soirée, d'autres restent ouverts tard, voire jour et nuit. Mieux vaut ne pas trouver le rideau baissé une heure avant son départ.
Pendant les vacances scolaires et les ponts, réservez la veille : les places partent vite dans les points les mieux situés.
Enfin, gardez sur vous vos papiers, vos médicaments, votre chargeur de téléphone et vos objets de valeur. La consigne est faite pour la valise, pas pour le sac à main.
Deux demi-journées regagnées, cela peut sembler peu. C'est pourtant souvent ce qu'il faut pour flâner au Panier, déjeuner sans se presser et monter saluer la Bonne Mère avant de reprendre le train.
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