
alyde
Souvenirs, souvenirs
Je vous retrouve en mon cœur
Et vous faites refleurir
Tous mes rêves de bonheur
Je me souviens d'un soir de danse
Joue contre joue
Des rendez-vous de nos vacances
Quand nous faisions les fous
Souvenirs, souvenirs
De nos beaux jours de l'été
Lorsque nous partions cueillir
Mille fleurs, mille baisers
Et pour mieux garder dans ma tête
Les joies de la belle saison
Souvenirs, souvenirs
Il nous reste nos chansons
Souvenirs, souvenirs
Quelque part dans le matin
Où le soleil semblait rire
Tout le long de nos chemins
Nous n'avions au fond de nos poches
Qu'un peu d'espoir
Mais nous partions comme Gavroche
Le cœur assez bavard
Souvenirs, souvenirs
Vous revenez dans ma vie
Illuminant l'avenir
Lorsque mon ciel est trop gris
On dit que le temps vous emporte
Et pourtant ça, j'en suis certain
Souvenirs, souvenirs
Vous resterez mes copains
Source : Musixmatch
Paroliers : Fernand Bonifay
rdbrdb
Non je n'ai rien oublié
Charles Aznavour
Je n'aurais jamais cru qu'on se rencontrerait
Le hasard est curieux, il provoque les choses
Et le destin pressé un instant prend la pause
Non je n'ai rien oublié
Je souris malgré moi, rien qu'à te regarder
Si les mois, les années marquent souvent les êtres
Toi, tu n'as pas changé, la coiffure peut-être
Non je n'ai rien oublié
Marié, moi? Allons donc, je n'en ai nulle envie
J'aime ma liberté, et puis, de toi à moi
Je n'ai pas rencontré la femme de ma vie
Mais allons prendre un verre, et parle-moi de toi
Que fais-tu de tes jours? Es-tu riche et comblée?
Tu vis seule à Paris? Mais alors ce mariage?
Entre nous, tes parents ont dû crever de rage
Non je n'ai rien oublié
Qui m'aurait dit qu'un jour sans l'avoir provoqué
Le destin tout à coup nous mettrait face à face
Je croyais que tout meurt avec le temps qui passe
Non je n'ai rien oublié
Je ne sais trop que dire, ni par où commencer
Les souvenirs foisonnent, envahissent ma tête
Et le passé revient du fond de sa défaite
Non je n'ai rien oublié, rien oublié
A l'age où je portais que mon coeur pour toute arme
Ton père ayant pour toi bien d'autres ambitions
A brisé notre amour et fait jaillir nos larmes
Pour un mari choisi sur sa situation
J'ai voulu te revoir mais tu étais clôitrée
Je t'ai écrit cent fois, mais toujours sans réponse
Cela m'a pris longtemps avant que je renonce
Non je n'ai rien oublié
L'heure court et déjà le café va fermer
Oui, viens j'te raccompagne à travers les rues mortes
Comme au temps des baisers qu'on volait sous ta porte
Non, non je n'ai rien oublié
Chaque saison était notre saison d'aimer
Et nous ne redoutions ni l'hiver, ni l'automne
C'est toujours le printemps quand nos vingt ans résonnent
Non, non je n'ai rien oublié, rien oublié
Cela m'a fait du bien de sentir ta présence
Je me sens différent, comme un peu plus léger
On a souvent besoin d'un bain d'adolescence
C'est doux de revenir aux sources du passé
Je voudrais, si tu veux, sans vouloir te forcer
Te revoir à nouveau, enfin, si c'est possible
Si tu en as envie, si tu es disponible
Si tu n'as rien oublié
Comme moi qui n'ai rien oublié
LILAS
MÉMÉ LOUISE
Tant de fois, j’ai rêvé
Que je la retrouvais
L’espace d’un instant,
Juste pour un moment.
Appuyée sur mon bras,
Marchant à petits pas,
Son petit tablier,
Ses cheveux blancs tirés .
Et ce regard si bleu,
Ses rides au coin des yeux,
Ses gestes familiers,
Son foulard bien serré…
Je voudrais la revoir
Pour parler tout un soir,
Effacer les silences,
Pudeur de mon enfance.
Je lui demanderais :
Raconte moi, mémé
Ta vie et ses secrets.
Et je l’écouterais,
Accroupie à ses pieds,
Près de la cheminée,
Ma tête sur ses genoux
Et son regard si doux…
Dehors, il ferait froid,
Un petit vin de noix
Dont elle a le secret
Elle me ferait goûter…
Et nous resterions là,
Sans élever la voix.
Pourquoi ne dit on pas
Tant que les gens sont là
Ces mots d’amour si vrais ?
Le saura t elle jamais
Combien elle m’a manqué ?
Depuis qu’elle a quitté
Les rives de la vie
Pour rêver d’infini
Moi, je l’ai dans mon cœur,
Elle me porte bonheur.
Je sais qu’elle m’aimait
Et mes yeux embués
Ne peuvent retenir
Longtemps son SOUVENIR…
Fugitives images
Restées sur le rivage.
Moi, j’en oublie mon âge.
Berce moi, s’il te plait,
Encore une soirée
Comme un petit enfant
Qui pleure les absents.
Venelles, le 25 août 1991.
Brigitisis
LILAS
Une amère souffrance.
Recueil : Poésies nouvelles (1852)
Non, quand bien même une amère souffrance
Dans ce cœur mort pourrait se ranimer ;
Non, quand bien même une fleur d'espérance
Sur mon chemin pourrait encor germer ;
Quand la pudeur, la grâmece et l'innocence
Viendraient en toi me plaindre et me charmer,
Non, chère enfant, si belle d'ignorance,
Je ne saurais, je n'oserais t'aimer.
Un jour pourtant il faudra qu'il te vienne,
L'instant suprême où l'univers n'est rien.
De mon respect alors qu'il te souvienne !
Tu trouveras, dans la joie ou la PEINE,
Ma triste main pour soutenir la tienne,
Mon triste cœur pour écouter le tien.
Alfred de Musset
(1810-1857)
