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UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

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rdbrdb5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


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Clown

2 juillet 2019 17:34

LÈCHE–COCU
Comme il chouchoutait les maris,
Qu'il les couvrait de flatteries,
Quand il en pinçait pour leurs femmes
Qu'il avait des cornes au cul,
On l'appelait lèche–cocu.
Oyez tous son histoire infâme.

Si le mari faisait du bateau,
Il lui parlait de tirant d'eau,
De voiles, de mats de misaine,
De yacht, de brick et de steamer,
Lui, qui souffrait du mal de mer
En passant les ponts de la Seine.

Si l'homme était un peu bigot,
Lui qui sentait fort le fagot,
Criblait le ciel de patenôtres,
Communiait à grand fracas,
Retirant même en certains cas
Le pain bénit de la bouche d'un autre.

Si l'homme était sergent de ville,
En sautoir – mon Dieu, que c'est vil –
Il portait un flic en peluche,
Lui qui, sans ménager sa voix,
Criait "Mort aux vaches" autrefois,
Même atteint de la coqueluche.

Si l'homme était un militant,
Il prenait sa carte à l'instant
Pour bien se mettre dans sa manche,
Biffant ses propres graffiti
Du vendredi, le samedi
Ceux du samedi, le dimanche.

Et si l'homme était dans l'armée,
Il entonnait pour le charmer
"Sambre–et–Meuse" et tout le folklore,
Lui, le pacifiste bêlant
Lui fabriquait des cerfs–volants
Avec le drapeau tricolore.

Et bien, ce malheureux tocard
Faisait tout ça vainement, car
Étant comme cul et chemise
Avec les maris, il ne put
Jamais parvenir à son but:
Toucher à la fesse promise.

Ravis, ces messieurs talonnaient
Le bougre qui les flagornait
A la ville, comme à la campagne,
Ne lui laissant pas l'occasion
De se trouver, quelle dérision,
Seul à seul avec leurs compagnes.

Et nous, copains, cousins, voisins,
Profitant (on n'est pas des saints)
De ce que ces deux imbéciles
Se passaient rhubarbe et séné,
On se partageait leur dulcinée
Qui se laissait faire DOCILE.

Et, tandis que lèche–cocu
Se prosternait cornes au cul
Devant ses éventuelles victimes,
Par surcroît, l'on couchait aussi –
La morale était sauve ainsi –
Avec sa femme légitime.

Georges Brassens

FOLKLORE

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1 juillet 2019 15:16



Le chat et l'oiseau


Un VILLAGE écoute désolé
Le chant d'un oiseau blessé
C'est le seul oiseau du village
Et c'est le seul chat du village
Qui l'a à moitié dévoré
Et l'oiseau cesse de chanter
Et le chat cesse de ronronner
Et de se lécher le museau
Et le village fait à l'oiseau
De merveilleuses funérailles
Et le chat qui est invité
Marche derrière le petit cercueil de paille
Où l'oiseau mort est allongé
Porté par une petite fille
Qui n'arrête pas de pleurer
Si j'avais su que cela te fasse tant de peine
Lui dit le chat
Je l'aurais mangé tout entier
Et puis je t'aurais raconté
Que je l'avais vu s'envoler
S'envoler jusqu'au bout du monde
Là-bas où c'est tellement loin
Que jamais on n'en revient
Tu aurais eu moins de chagrin
Simplement de la tristesse et des regrets

Il ne faut jamais faire les choses à moitié

Jacques Prévert



LE CHAT

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Clown

27 juin 2019 17:31




Douter du crime

Une seule corde une seule torche un seul homme
Étrangla dix hommes
Brûla un village
Avillit un peuple

La douce chatte installée dans la vie
Comme une perle dans sa coquille
La douce chatte a mangé ses petits

Paul Eluard

VILLAGE

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27 juin 2019 11:32

« Elle n’a peur de rien Mais un rien la fait rougir



« Elle n’a peur de rien
Mais un rien la fait rougir
Elle ne désire rien
Mais un rien la fait rêver
Elle ne dit rien
Mais un rien la fait chanter
Elle ne pense à rien
Mais un rien la fait douter
Elle ne rit de rien
Mais un rien la fait sourire
Elle ne s’attache à rien
Mais un rien la fait aimer
Elle ne croit en rien
Mais un rien la fait espérer
Elle ne ressent rien
Mais un rien la fait pleurer »


( Micaïna Coquart, recueil de poèmes « Mois à la ligne » )
Maryna Uzun


DOUTER

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Avatar coccinelle

coccinelle

24 juin 2019 16:14

CHUT... C'EST UN SECRET !

Chut! Tu ne le diras pas !
Surtout fais attention le voilà.
Rien ne doit s’ébruiter.
Et le taire à tout jamais !
Chut! Tu ne le penseras pas !
Et puis tu l’oublieras !
Mais surtout porte le, en toi
Comme une promesse de moi !
Tous ces secrets semés au vent
Qui ont augmenté le tourment,
Dans le cœur des enfants
Apprendre surtout comment on ment !
Tous ces non dits qui empoisonnent
Les rivières de nos vies ou foisonnent
Tant de chuchotements et de médiocrités
Résistant à toutes les vérités !
Dans les familles se trament
Des complots qui arment
Les uns et les autres dans le drame
Finissant dans les larmes.
Chut c’est un secret
Surtout ne le dévoile jamais
Personne n’aura ce privilège là
D’avoir entendu cela !
Alors au fond de ta mémoire
Infiltrant ton cerveau un soir
Il rongera ton âme profonde
Et envahira ta vie comme une onde.
Tu n’auras plus qu’une seule idée
Chuchoter à ton tour ce secret
Pour libérer ta conscience
Mais tu pleureras devant ta défaillance !
Chut ! Surtout ne me dis rien !
Ce secret n’est pas un bien.
Gardes le pour toi je n’en veux pas !
Le taire, je n’y arriverais pas.

Auteur Inconnu

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Naturelle33

23 juin 2019 19:48

Notre Père qui êtes au cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l'Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuileries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les MERVEILLES du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Eparpillées
Emerveillées elles-mêmes d'être de telles merveilles
Et qui n'osent se l'avouer
Comme une jolie fille nue qui n'ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Avec leurs tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l'acier des canons

(Prévert - Pater Noster)



MYSTERE(S)

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19 juin 2019 18:54

Lorsqu'on a aimé une certaine femme, et d'une certaine façon, rien ne peut plus nous satisfaire, et ce qu'il y a de mieux, dans ce cas, c'est de vivre absolument retiré, et c'est à quoi je suis résolu.

Maxime Du Camp



Il n'y a réellement de repos que dans la solitude absolue.

Maxime Du Camp


REPOS

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18 juin 2019 19:43


Le Myosotis

Ayant perdu toute mémoire
Un myosotis s’ennuyait.
Voulait-il conter une histoire ?
Dès le début, il l’OUBLIAIT .

Pas de passé, pas d’avenir,
Myosotis sans souvenir.
Robert DESNOS,


Il faut apprendre à laisser pousser l'herbe de l'OUBLI sur un péché.
Victor Cherbuliez ;


Quand rien ne va plus dans un couple, mieux vaut partir au pays des oublis.
Victor Cherbuliez


COUPLE

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18 juin 2019 18:16

- Spleen

J'ai plus de SOUVENIRS que si j'avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombrés de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
- Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.

Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité
Prend les proportions de l'immortalité.
- Désormais tu n'es plus, ô matière vivante !
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Sahara brumeux ;
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.

Charles Baudelaire

L ENNUI

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17 juin 2019 17:17


“ Rien n'est plus vivant qu'un souvenir.”

Federico Garcia Lorca


SOUVENIR

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17 juin 2019 16:59

Dans mon chagrin, rien n'est en mouvement
J'attends, personne ne viendra
Ni de jour, ni de nuit
Ni jamais plus de ce qui fut moi-même
Mes yeux se sont séparés de tes yeux
Ils perdent leur confiance, ils perdent leur lumière
Ma bouche s'est séparée de ta bouche
Ma bouche s'est séparée du plaisir
Et du sens de l'amour, et du sens de la vie
Mes mains se sont séparées de tes mains
Mes mains laissent tout échapper
Mes pieds se sont séparés de tes pieds
Ils n'avanceront plus, il n'y a plus de route
Ils ne connaîtront plus mon poids, ni le repos
Il m'est donné de voir ma vie finir
Avec la tienne
Ma vie en ton pouvoir
Que j'ai crue INFINIE
Et l'avenir mon seul espoir c'est mon tombeau
Pareil au tien, cerné d'un monde indifférent
J'étais si près de toi que j'ai froid près des autres.
Ma morte vivante

Poèmes de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

VIVANT

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15 juin 2019 19:04


Le firmament

Le firmament est plein de la vaste clarté ;
Tout est joie, innocence, espoir, bonheur, bonté.
Le beau lac brille au fond du vallon qui le mure ;
Le champ sera fécond, la vigne sera mûre ;
Tout regorge de sève et de vie et de bruit,
De rameaux verts, d'azur frissonnant, d'eau qui luit,
Et de petits oiseaux qui se cherchent querelle.
Qu'a donc le papillon ? qu'a donc la sauterelle ?
La sauterelle à l'herbe, et le papillon l'air;
Et tous deux ont avril, qui rit dans le ciel clair.
Un refrain joyeux sort de la nature entière;
Chanson qui doucement monte et devient prière.
Le poussin court, l'enfant joue et danse, l'agneau
Saute, et, laissant tomber goutte à goutte son eau,
Le vieux antre, attendri, pleure comme un visage ;
Le vent lit à quelqu'un d'invisible un passage
Du poëme inouï de la création ;
L'oiseau parle au parfum; la fleur parle au rayon ;
Les pins sur les étangs dressent leur verte ombelle ;
Les nids ont chaud ; l'azur trouve la terre belle,
Onde et sphère, à la fois tous les climats flottants ;
Ici l'automne, ici l'été ; là le printemps.
Ô coteaux ! ô sillons ! souffles, soupirs, haleines !
L'hosanna des forêts, des fleuves et des plaines,
S'élève gravement vers Dieu, père du jour ;
Et toutes les blancheurs sont des strophes d'amour ;
Le cygne dit: Lumière ! et le lys dit: Clémence
Le ciel s'ouvre à ce chant comme une oreille immense.
Le soir vient ; et le globe à son tour s'éblouit,
Devient un oeil énorme et regarde la nuit ;
Il savoure, éperdu, l'immensité sacrée,
La contemplation du splendide empyrée,
Les nuages de crêpe et d'argent, le zénith,
Qui, formidable, brille et flamboie et bénit,
Les constellations, ces hydres étoilées,
Les effluves du sombre et du profond, mêlées
À vos effusions, astres de diamant,
Et toute l'ombre avec tout le rayonnement !
L'infini tout entier d'extase se soulève.
Et, pendant ce temps-là, Satan, l'envieux, rêve.


Victor Hugo


INFINI

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12 juin 2019 18:48

Le sculpteur

Dans la masse uniforme il va créer son oeuvre.
Ses mains fébrilement cherchent, aiment toucher
Et petit à petit ainsi pendant des heures
Il voit naître la forme qu'il a voulu sculpter.

Ses gestes sont précis, avec force il façonne,
Il modèle, il creuse, il courbe lentement,
La matière complice, s'offre et s'abandonne,
Ou parfois lui résiste avec entêtement.

Mais le don est plus fort, il habite son être,
Il occupe ses jours et il hante ses nuits,
Car à chaque SCULPTURE c'est lui qui est le maître
En devenant tyran, et toujours sûr de lui.

Il lui vole sa vie et un peu de son âme
Exigeant un détail ou la belle expression
Mais dans l'œuvre achevée il a posé sa flamme,
Pour en faire un chef d'œuvre créé avec passion.

Nicole Nourrit Crouzat


FLAMME

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11 juin 2019 18:20



La vie est simple et gaie
Le soleil clair tinte avec un bruit doux
Le son des cloches s'est calmé
Ce matin la lumière traverse tout
Ma tête est une lampe rallumée
Et la chambre où j'habite est enfin éclairée

Un seul rayon suffit
Un seul éclat de rire
Ma joie qui secoue la maison
Retient ceux qui voudraient mourir
Par les notes de sa chanson

Je chante faux
Ah que c'est drôle
Ma bouche ouverte à tous les vents
Lance partout des notes folles
Qui sortent je ne sais comment
Pour voler vers d'autres OREILLES

Entendez je ne suis pas fou
Je ris au bas de l'escalier
Devant la porte grande ouverte
Dans le soleil éparpillé
Au mur parmi la vigne verte
Et mes bras sont tendus vers vous

C'est aujourd'hui que je vous aime

Pierre Reverdy

FOU FOLIE

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10 juin 2019 15:59



Dans les rues de la ville il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima?

Il cherche son pareil dans le voeu des regards.
L'espace qu'il parcourt est ma fidélité.
Il dessine l'ESPOIR et léger l'éconduit.
Il est prépondérant sans qu'il y prenne part.

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse.
A son insu, ma solitude est son trésor.
Dans le grand méridien où s'inscrit son essor,
Ma liberté le creuse.

Dans les rues de la ville il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima et
L'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas?

rené Char


Dans mon chagrin, rien n'est en mouvement
J'attends, personne ne viendra
Ni de jour, ni de nuit
Ni jamais plus de ce qui fut moi-même

Mes yeux se sont séparés de tes yeux
Ils perdent leur confiance, ils perdent leur lumière
Ma bouche s'est séparée de ta bouche
Ma bouche s'est séparée du plaisir
Et du sens de l'amour, et du sens de la vie
Mes mains se sont séparées de tes mains
Mes mains laissent tout échapper
Mes pieds se sont séparés de tes pieds
Ils n'avanceront plus, il n'y a plus de route
Ils ne connaîtront plus mon poids, ni le repos

Il m'est donné de voir ma vie finir
Avec la tienne
Ma vie en ton pouvoir
Que j'ai crue infinie

Et l'avenir mon seul ESPOIR c'est mon tombeau
Pareil au tien, cerné d'un monde indifférent
J'étais si près de toi que j'ai froid près des autres.
Ma morte vivante
Poèmes de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

Paul Grindel, dit Paul Eluard

LESPOIR est le pire des maux puisqu'il prolonge les tourments

f w NIETZSCHE


l'ESPOIR est un sentiment qui ne meurt qu'avec l'homme

Reine Malouin



SENTIMENT

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