UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb
rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

rdbrdb
“Je marche parce que l'éducation marche mal. Je marche parce que trop de pères reculent. Je marche parce que l'intégration boîte. Je marche parce qu'il faut avancer.”
De Jean-Jacques Goldman / interview pour le Journal du Dimanche du 11 janvier 2015
“La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera.”
De Emile Zola / L’Affaire Dreyfus.
“Le monde avec lenteur marche vers la sagesse.”
De Voltaire
et quelques observations.... qui marchent , qui marchent ...
“Le piston ne marche qu’avec les huiles.”
De Philippe Bouvard
“L'abus marche souvent auprès de la puissance.”
De Antoine-François Le Bailly
Les PUISSANTS ?
Naturelle33
Magnifique cette chanson Coccinelle...
Bohémien donc...
Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.
(Arthur Rimbaud)
MARCHE - MARCHER
coccinelle
MA LIBERTE
Ma liberté
Longtemps je t'ai gardée
Comme une perle rare
Ma liberté
C'est toi qui m'a aidé
A larguer les amarres
Pour aller n'importe où
Pour aller jusqu'au bout
Des chemins de fortune
Pour cueillir en rêvant
Une rose des vents
Sur un rayon de lune
Ma liberté
Devant tes volontés
Mon âme était soumise
Ma liberté
Je t'avais tout donné
Ma dernière chemise
Et combien j'ai souffert
Pour pouvoir satisfaire
Toutes tes exigences
J'ai changé de pays
J'ai perdu mes amis
Pour gagner ta confiance
Ma liberté
Tu as su désarmer
Toutes Mes habitudes
Ma liberté
Toi qui m'a fait aimer
Même la solitude
Toi qui m'as fait sourire
Quand je voyais finir
Une belle aventure
Toi qui m'as protégé
Quand j'allais me cacher
Pour soigner mes blessures
Ma liberté
Pourtant je t'ai quittée
Une nuit de décembre
J'ai déserté
Les chemins écartés
Que nous suivions ensemble
Lorsque sans me méfier
Les pieds et poings liés
Je me suis laissé faire
Et je t'ai trahi pour
Une prison d'amour
Et sa belle geôlière
Georges MOUSTAKI
BOHEMIEN
Naturelle33
Je reprend VOIX de Rd...
Il y a dans la vie des gens qui croient nécessaire, pour être entendus, d'adopter un ton sérieux, de prendre la voix de Dieu le père. Ces gens-là sont à fuir. On ne peut décemment les écouter plus d'une minute, et d'ailleurs ils ne parlent pas: ils affirment. Ils donnent des leçons de morale, des cours de pédagogie, d'ennuyeuses leçons de maintien. Même quand ils disent vrai ils tuent la vérité de ce qu'ils disent. Et puis, merveille des merveilles, on rencontre ici ou là des gens qui se taisent comme dans les livres. Ceux-là on ne se lasserait pas de les fréquenter. On est avec eux comme on est avec soi: délié, calme, rendu au clair silence qui est la vérité de tout. Christian Bobin
SILENCE
coccinelle
TA VOIX
Quand j'entends ta voix
Je me fais des ailes
Je plane de bonheur et de joie
Comme les pigeons, comme les hirondelles
Ta voix, je l'entends en musique
Magique et unique
Elle efface tous mes temps
Pour ne laisser que le printemps
Par ta voix, je te revois
Aussi belle que la première fois
Dans ta robe de mariée en soie
Dans ta main, un bouquet fleurs
Dans tes yeux, une lueur
D'espoir et de bonheur
Dans tes pensées
De nuit et de jour
Un avenir sans passé
De tendresse et d'amour
Par ta voix, je te revois
Au milieu de tous ces enfants
Petits et grands
Dansant autour de toi
Chantant notre amour, chantant notre joie
Ta voix me renvoie
Au début, à la première fois
Là bas, loin au bord de cette mer
Où les vagues caressaient le sable et le rocher
Où tes longs cheveux dorés
Sillonnaient à travers les rayons du soleil, au coucher
Se déferlaient en douceur, au toucher
De ton corps de fée
Comme les vagues de cette mer
Ta voix me renvoie
Au début, à la première fois
Quand nos regards se sont embrassés
Quand nos coeurs se sont mariés
Au dessus de nos volontés
Le temps s'est soudain, mis en pause
Pour effacer le passé, remis en cause
Ecrire sur nos pages blanches
Assoiffées de tendresse et d'amour
Mes mots errants qui te faisaient la cour
Pour déclarer la naissance de notre histoire
Difficile à lire, difficile à croire
Ta voix me remet sur la voie
Menant auprès de toi
À ma famille, sous mon toit
À l'abri de la pluie, à l'abri du froid
rdbrdb
Victor HUGO (1802-1885)
L'aurore s'allume
I
L'aurore s'allume ;
L'ombre épaisse fuit ;
Le rêve et la brume
Vont où va la nuit ;
Paupières et roses
S'ouvrent demi-closes ;
Du réveil des choses
On entend le bruit.
Tout chante et murmure,
Tout parle à la fois,
Fumée et verdure,
Les nids et les toits ;
Le vent parle aux chênes,
L'eau parle aux fontaines ;
Toutes les haleines
Deviennent des voix !
Tout reprend son âme,
L'enfant son hochet,
Le foyer sa flamme,
Le luth son archet ;
je m'arrête aux premières strophes ...
VOIX
coccinelle
Jean-Pierre Claris de FLORIAN (1755-1794)
L'enfant et le miroir
Un enfant élevé dans un pauvre village
Revint chez ses parents, et fut surpris d'y voir
Un miroir.
D'abord il aima son image ;
Et puis, par un travers bien digne d'un enfant,
Et même d'un être plus grand,
Il veut outrager ce qu'il aime,
Lui fait une grimace, et le miroir la rend.
Alors son dépit est extrême ;
Il lui montre un poing menaçant,
Il se voit menacé de même.
Notre marmot fâché s'en vient, en frémissant,
Battre cette image insolente ;
Il se fait mal aux mains. Sa colère en augmente ;
Et, furieux, au désespoir,
Le voilà devant ce miroir,
Criant, pleurant, frappant la glace.
Sa mère, qui survient, le console, l'embrasse,
Tarit ses pleurs, et doucement lui dit :
N'as-tu pas commencé par faire la grimace
A ce méchant enfant qui cause ton dépit ?
- Oui. - Regarde à présent : tu souris, il sourit ;
Tu tends vers lui les bras, il te les tend de même ;
Tu n'es plus en colère, il ne se fâche plus :
De la société tu vois ici l'emblème ;
Le bien, le mal, nous sont rendus.
Naturelle33
On ne saurait faire boire un âne s'il n'a pas soif
Il ne faut pas avoir peur des chevaux sous le capot mais de l'âne derrière le volant.
Le riche avare est semblable à un âne chargé d'or, qui mange de la paille.
Un âne ne tombe pas deux fois dans le même sable mouvant, le sot : oui.
(proverbes)
La nuit sera bientôt passée, puis surgira l'aurore, et apparaîtra le brillant soleil. » Pendant que la cicindèle enfermée au calice d'un liseron se fait ces réflexions, passe un âne qui d'un coup de dent emporte l'insecte et la fleur. Paul Masson
RÉFLÉCHIR - RÉFLEXION
rdbrdb
Avec cent lapins on ne fabriquera jamais un cheval, avec cent soupçons on ne fabriquera jamais une preuve.
Fédor Dostoïevski
Donne un cheval à celui qui dit la vérité , rappelle un proverbe afghan, il en aura besoin pour s'enfuir.
Maurice G. Dantec...
et d'un âne on n fera jamais un cheval de course dit un proverbe français....
ANE ?
