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UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

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rdbrdb5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


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Avatar Naturelle33

Naturelle33

9 juin 2019 21:05

Je préfère le désespoir à l'incertitude. Jean-Paul Sartre

Il ne suffit pas d'être malheureux séparément pour être heureux ensemble. Deux désespoirs qui se rencontrent, cela peut bien faire un espoir, mais cela prouve seulement que l'espoir est capable de tout... Romain Gary

ESPOIR - ESPÉRER

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rdbrdb

9 juin 2019 18:09

Complainte amoureuse

Oui, dès l’instant que je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes ;
De l’amour qu’en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous aperçûtes ;
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les vœux que je vous offris !
En vain je priai, je gémis :
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis.
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes,
Et je ne sais comment vous pûtes
De sang-froid voir ce que j’y mis.
Ah! fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu’ingénument je vous le disse,
Qu’avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez,
Et qu’en vain je m’opiniâtrasse,
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez !

Alphonse Allais (1854-1905)


ouf !!!

DESESPOIR DESESPERER mais on peut éviter l'imparfait du subjonctif !!!

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Avatar Clown

Clown

5 juin 2019 17:39

Douce folie

Puis, s'est levé le chant, dans la brise joyeuse,
D'une étrange complainte aux accents chatoyants.
La voix d'une sirène aux discours flamboyants
Que susurre, sans fin, l'attirante enjôleuse.

Me voilà prisonnière, en l'extase soyeuse,
D'un jardin surprenant aux charmes verdoyants
Où je me suis perdue en des bras prévoyants,
Ivre de vivre encore, à l'heure périlleuse.

Et je n'ai, désormais, de cesse de penser
À ce troublant mirage où ma raison se cache
En ses rires, ses pleurs, et ce vœux insensé,

De ne quitter ce lieu et ma mélancolie.
J'aurais voulu qu'il dure, au-delà de l'amour,
Le délire brûlant ... de ta douce folie.


Myosotis

COMPLAINTE

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rdbrdb

5 juin 2019 11:54

Voulez-vous avoir une idée juste du mérite de la solitude, sachez qu'elle fait le désespoir des sots, le supplice des médians et le bonheur des sages.
Chauvot de Beauchêne

Le sage fait sa vie, et poursuit son chemin, comme si chaque jour était sans lendemain.
Publilius Syrus

.
Les étourdis ne font jamais ce qu'ils disent, et les sages ne disent jamais ce qu'ils font.


L'homme sage doit apprendre à profiter de tout, des biens et des maux de la vie, des vices et des vertus des autres, de ses propres fautes, et de ses bonnes actions.
Jacques-Bénigne Bossuet ;

Il n'y a rien de tel que d'être bien fou pour paraître un peu sage.
Joseph Michel Antoine Servan ;

FOU FOL FOLIE

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Avatar coccinelle

coccinelle

30 mai 2019 17:26



VERITE EPHEMÈRE

Ta créativité est ton essence
Même si tu ne le sais pas
Pour ce que tu fais, tes proches te flattent
Des fois ils te rabaissent, des fois c’est l’indifférence
Tu comprends, mais tu ne les comprends pas
Leur objectivité est-elle ternie par amour, amitié, jalousie ?
Tu te dis que ce n’est pas de leur faute
Tu as surement raison
Mais toi, tu cherches la vérité
Ces sages autour ne t’aident guère
Et la vérité ne vient pas de toi tout seul
Pourtant tu as de la chance
Des autres te regardent aussi
Et ceux-là tu ne les connais pas

Jules DELAVIGNE

SAGE

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rdbrdb

25 mai 2019 05:14


- « Vérité dans un temps, erreur dans un autre. »
(Montesquieu)

- « L’erreur a créé beaucoup plus que la vérité. »
(Edouard Herriot)


-- « N’ayez pas peur de faire une erreur. Mais faites en sorte de ne pas faire la même erreur deux fois.»
(Akio Morita)




VERITE

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LILAS

24 mai 2019 06:15

Le savant est l'homme par lequel s'opère facilement la distinction entre la franchise et le mensonge dans les paroles, entre la vérité et l'erreur dans les convictions entre la beauté et la laideur dans les actes.


Abd El-Kader


ERREUR

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23 mai 2019 16:00



Je te l’ai dit pour les nuages
Je te l’ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l’œil qui devient visage ou paysage
Et le SOMMEIL lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l’ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.
Je te l’ai dit pour les nuages



Paul Eluard


PAROLES

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LILAS

23 mai 2019 09:11

Elsa


Tandis que je parlais le langage des vers
Elle s'est doucement tendrement endormie
Comme une maison d'ombre au creux de notre vie
Une lampe baissée au coeur des myrtes verts

Sa joue a retrouvé le printemps du repos
O corps sans poids pose dans un songe de toile
Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles
Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau

La voila qui reprend le versant de ses fables
Dieu sait obéissant à quels lointains signaux
Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux
Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables

Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis
Qu'elle reste pareille aux marches du silence
Qui m'échappe pourtant de toute son enfance
Dans ce pays secret à mes pas interdit

Je te supplie amour au nom de nous ensemble
De ma suppliciante et folle JALOUSIE
Ne t'en va pas trop loin sur la pente choisie
Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble

J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute
Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux


Louis Aragon


SOMMEIL

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22 mai 2019 18:30

Oser et L'Espoir
par Paul Eluard





OSER l'ESPOIR



Lorsque le pélican
Les murs de la maison se ressemblent
Une voix enfantine répond
Oui comme un grain de blé et les bottes de sept
lieues
Sur l'un des murs il y a les portraits de famille
Un singe à l'infini
Sur l'autre il y a la porte ce tableau changeant
Où je pénètre moi
La première
Puis on devise sous la lampe
D'un mal étrange
Qui fait les fous et les génies
L'enfant a des lumières
Des poudres mystérieuses qu'elle rapporte de loin
Et que l'on goûte les yeux fermés
Pauvre petit ange disait la mère
De ce ton des mères moins belles que leur fille
Et jalouses
Violette rêvait de bains de lait
De belles robes de pain frais
De belles robes de sang pur
Un jour il n'y aura plus de pères
Dans les jardins de la jeunesse
Il y aura des inconnus
Tous les inconnus
Les hommes pour lesquels on est toujours toute neuve
Et la première
Les hommes pour lesquels on échappe à soi-même
Les hommes pour lesquels on n'est la fille de personne
Violette a rêvé de défaire
A défait
L'affreux nœud de serpents des liens du sang.

Espoir
Paul Eluard




JALOUSE

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rdbrdb

22 mai 2019 17:26

Le rouge se perd sur le toit
le verre voile le gisant en feu
comment regarder sans brûler
s’habiller d’une formule festive
sans devenir l’œuvre

Une épée dans la rosace
rien de plus doux que cette flamme
du cœur qui braise d’attente
s’endort sur un banc de PRIERE
me tire vers le bas pour monter
avec l’ange déshydraté

La chapelle en frémit de nuit
avant que la verrière
n’emprisonne dans son piège
les rayons du soleil

Jacques Gauthier, La vie inexprimable

BRULER BRULURE

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10 mai 2019 10:45

L'ALLIANCE courte poésie de Paul Eluard

Définitivement ils sont deux petits arbres
Seuls dans un champ léger
Ils ne se séparerons plus jamais


ARBRE

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LILAS

8 mai 2019 20:25

Poème de Clément Marot Dedans Paris, ville jolie,
Un JOUR, passant mélancolie, Je pris alliance nouvelle A la plus gaie demoiselle Qui soit d’ici en Italie. D’honnêteté elle est saisie Et crois (selon ma fantaisie) Qu’il n’en est guère de plus belle Dedans Paris. Je ne vous la nommerai mie, Sinon, que c’est ma grande Amie, Car l’alliance se fit telle, Par un doux baiser, que j’eus d’elle Sans penser aucune infamie, Dedans Paris.


ALLIANCE

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8 mai 2019 15:31

La mélancolie se lève chaque matin avant moi.
Elle est comme quelqu'un qui me fait de l'OMBRE, debout, entre le jour et moi.
Christian Bobin


JOUR

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6 mai 2019 17:26

La Géante

Du temps que la nature en sa verve puissante
Concevait chaque jour des enfants monstrueux,
J'eusse aimé vivre auprès d'une jeune géante,
Comme aux pieds d'une reine un chat voluptueux.

J'eusse aimé voir son corps fleurir avec son âme
Et grandir librement dans ses terribles jeux ;
Deviner si son cœur couve une sombre flamme
Aux humides brouillards qui nagent dans ses yeux ;

Parcourir à loisir ses magnifiques formes ;
Ramper sur le versant de ses genoux énormes,
Et parfois en été, quand les soleils malsains,

Lasse, la font s'étendre à travers la campagne,
Dormir nonchalamment à l'ombre de ses seins,
Comme un hameau paisible au pied d'une montagne.

Charles Baudelaire


OMBRE

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