UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb
rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

Naturelle33
À Los Angeles, la circulation sur les autoroutes est aussi mystérieuse que la vie de couple. Ça roule tranquille jusqu'au moment où ça coince, puis ça s'arrête sans raison facilement explicable. Michael Connelly
Les pédagogues sincères ont la tâche impossible, coincés entre l'indifférence méprisante de publics qui revendiquent « leur » propre culture et l'édulcoration démagogique à laquelle ils sont obligés de se livrer s'ils veulent bousculer les frontières. Georges Picard
FRONTIÈRE ??
Naturelle33
Moi je ressemble à tout le monde. Je crois que jamais personne ne s'est retourné sur moi dans la rue. Je suis la banalité. Marguerite Duras
Quand deux êtres qui s'aiment se retrouvent après une longue séparation, il ne leur vient d'abord aux lèvres que banalités. Augusta Amiel-Lapeyre
En art dramatique, c'est encore l'étrangeté qui aboutit le plus vite à la banalité. Albert Guinon
Il faut, dans la réalité, faire une part aux hasards des accidents et à la banalité de la vie courante, tandis que, dans le domaine de l'art, tout porte parce que tout est choisi; tout est présenté sous une forme exquise, aussi capable d'émouvoir le coeur que de contenter la raison.
Antonin Rondelet
RAISON??
Naturelle33
Au contraire de son contraire, le complexe d'infériorité n'est jamais gratuit. Louis Scutenaire
L'ère moderne est caractérisée par la montée de l'homo juridicus, de l'homme qui a des droits, qui ne pense qu'à ses droits, et dont l'orgueilleuse platitude, assise en reine sur l'univers a désappris, pour jamais peut-être cette extase héroïque de l'être qui reçoit ou qui conquiert quelque chose de gratuit, de mystérieux et de vierge. Cet instinct du droit tue l'amour : elle en tarit la source la plus profonde, qui est la gratitude. Gustave Thibon
SOURCE ??
rdbrdb
La Mort, l’Amour, la Vie
J’ai cru pouvoir briser la profondeur de l’immensité
Par mon chagrin tout nu sans contact sans écho
Je me suis étendu dans ma prison aux portes vierges
Comme un mort raisonnable qui a su mourir
Un mort non couronné sinon de son néant
Je me suis étendu sur les vagues absurdes
Du poison absorbé par amour de la cendre
La solitude m’a semblé plus vive que le sang
Je voulais désunir la vie
Je voulais partager la mort avec la mort
Rendre mon cour au vide et le vide à la vie
Tout effacer qu’il n’y ait rien ni vitre ni buée
Ni rien devant ni rien derrière rien entier
J’avais éliminé le glaçon des mains jointes
J’avais éliminé l’hivernale ossature
Du vou qui s’annule
Tu es venue le feu s’est alors ranimé
L’ombre a cédé le froid d’en bas s’est étoilé
Et la terre s’est recouverte
De ta chair claire et je me suis senti léger
Tu es venue la solitude était vaincue
J’avais un guide sur la terre je savais
Me diriger je me savais démesuré
J’avançais je gagnais de l’espace et du temps
J’allais vers toi j’allais sans fin vers la lumière
La vie avait un corps l’espoir tendait sa voile
Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait à l’aurore des regards confiants
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta bouche était mouillée des premières rosées
Le repos ébloui remplaçait la fatigue
Et j’adorais l’amour comme à mes premiers jours.
Les champs sont labourés les usines rayonnent
Et le blé fait son nid dans une houle énorme
La moisson la vendange ont des témoins sans nombre
Rien n’est simple ni singulier
La mer est dans les yeux du ciel ou de la nuit
La forêt donne aux arbres la sécurité
Et les murs des maisons ont une peau commune
Et les routes toujours se croisent.
Les hommes sont faits pour s’entendre
Pour se comprendre pour s’aimer
Ont des enfants qui deviendront pères des hommes
Ont des enfants sans feu ni lieu
Qui réinventeront les hommes
Et la nature et leur patrie
Celle de tous les hommes
Celle de tous les temps.
Paul Éluard
l'AMOUR
Naturelle33
Le brin d'herbe se voit nier le droit d'être brindille. Comme ce beau brin de fille à qui l'on interdit d'être une vraie femme, ce brin de fille que l'on condamne à la minceur. Pourquoi faut-il que les canons arbitraires de la beauté en soient venus à ne reposer que sur l'impossibilité de grandir. Serge Bouchard
La mouche murmure dans l'air tiède, la fourmi court sur une brindille, le ver rampe sous le gazon ; tout ce petit monde, autour de nous, s'agite, s'accouple et travaille pour remplir la grande fonction où s'emploie toute créature, et qui est de perpétuer la vie. Lucien Arréat
LA VIE ??
Naturelle33
Pater Noster – Jacques Prévert
Notre Père qui êtes au cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l'Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuileries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Éparpillées
Émerveillées elles-mêmes d'être de telles merveilles
Et qui n'osent se l'avouer
Comme une jolie fille nue qui n'ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Avec leurs tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs
reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l'acier des
canons.
SAISON(S) ??
rdbrdb
“Gloire l'ombre et la honte ont cédé au soleil
Le poids s'est allégé le fardeau s'est fait rire
Gloire le souterrain est devenu sommet
La misère s'est effacée.”
― Paul Éluard
ne m'en voulez pas de vous faire connaître ... ce qui est soit-disant un proverbe taoïste ... noté en lisant" la fée carabine"
"si demain après la victoire de cette nuit, te contemplant nu dans ton miroir, tu te découvrais une seconde paire de testicules, que ton cœur ne se gonfles pas d'orgueil mon fils, c'est tout simplement que tu es en train de te faire enc--er".
les nominés aux gloires éphémères et éloges diverses... devraient se souvenir de ce proverbe....
MISERE ?
LILAS
DE LA PAIX POUR TOUS
Que les flammes de la paix ;
Sans toutefois s’éteindre,
Brulent dans tous les continents.
Que les flammes de la paix
Sans toutefois s’éteindre ,
Brulent toutes traces de haine entre les hommes.
Qu’elles brulent…
Brulent les traces de toute volonté de puissance ,
Toutes traces d’esprits de domination
Pour que les hommes
Sans pareil vivent dans la fraternité
Dans la solidarité sans pareil.
Enterrer tout ce qui dans le monde.
Entrave l’unité des nations !
Que les hommes , sans distinction,
Se sentent concernés par un devoir
Devoir de sauvegarder la paix
Paix sans laquelle,
Toute dignité, tout droit se fait insipide.
L’amour …
Le respect de l’autre
Sans ce qui peut y conduire
L’amour et le respect de la dignité humaine
Comme une colombe .
La paix s’installe dans les coeurs
Vole au dessus de tous les pays.
BOUGHA FERDINAND LINGE
GLOIRE
rdbrdb
Cet océan battu de tempête et d'orage
Cet océan battu de tempête et d'orage
Me venant à dédain et le dévoiement
De mon faible estomac prompt au vomissement
Me faisait déjà perdre et couleur et courage,
Quand, pour me délivrer des périls du naufrage,
D'un plus petit bateau je passai vitement
Dans un vaisseau plus grand, tenant assurément
Que plus sûr et gaillard je viendrais au rivage.
Mais las ! ce sont toujours les mêmes cours des vents,
Toujours les mêmes flots qui se vont élevant,
Toujours la même mer qui me trouble et moleste.
Ô mort ! si tu ne prends ma requête à dédain,
Tire-moi des hasards de tant d'écueil mondain,
Repoussant mon esquif dedans le port céleste.
Jean-Baptiste CHASSIGNET (1571-1635)
le monde n'a jamais été un océan de paix....
Françoise Giroud
PAIX
