UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb
rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

alyde
De : Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928)
A la limite de la lumière et de l'ombre
A la limite de la lumière et de l'ombre
Je remue un trésor plus fuyant que le sable
Je cherche ma chanson parmi les bruits du monde
Je cherche mon amour au milieu des miracles
Un poème commence où la voix s'est brisée
Et je fais mon bonheur en dénouant tes mains
Quand nous nous rencontrons au bord d'une journée
Nouvelle, au bord de l'aube où le ciel nous rejoint
DENOUER
alyde
"Il y a des émotions qu'on ne peut pas définir."
George Sand ; L'histoire de ma vie (1855)
"L'admiration est une émotion autant qu'un jugement."
Lucien Arréat ; Réflexions et maximes (1911)
"N'éprouver que ses propres émotions, c'est une triste limitation."
André Gide
DEFINIR
alyde
toilette sensuelle
_______________________________________________
L'eau sur notre peau ruisselait
Elle formait des chemins différents
Et nous attiraient dans des vagues de sentiments
Nos corps face à face dénudés
Attisant la flamme de nos envies
J'effleurais son anatomie
Avec mes doigts humides et parfumés
Pendant qu'elle me lavait le corps entier
Notre toilette se mêlait à la sensualité
Pour agrémenter notre plaisir partagé
Comme une irrésistible force d'attraction
Nous nous enlacions dans la passion
Ma bouche évinçant le savon
La sienne déjà en chemin
Sur les courbes de mon corps fiévreux
Elle vibrait sous le contact de mes mains
Je cambrais les reins sous la sensualité de nos jeux
Et nous unissions nos ardeurs
Dans la chaleur de nos désirs
Et les caresses de l'eau et de sa fraîcheur.
ARDEURS
LILAS
La femme adultère
Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu’elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s’éteignirent les lumières
Et s’allumèrent les cri-cri
Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis
Sa poitrine pour moi s’ouvrit
Comme des branches de jacinthes
Et dans mes oreilles l’empois
De ses jupes amidonnées
Crissait comme soie arrachée
Par douze couteaux à la fois
Les cimes d’arbres sans lumière
Grandissaient au bord du chemin
Et tout un horizon de chiens
Aboyait loin de la rivière
Quand nous avons franchi les ronces
Les épines et les ajoncs
Sous elle son chignon s’enfonce
Et fait un trou dans le limon
Quand ma cravate fût ôtée
Elle retira son jupon
Puis quand j’ôtai mon ceinturon
Quatre corsages d’affilée
Ni le nard ni les escargots
N’eurent jamais la peau si fine
Ni sous la lune les cristaux
N’ont de lueur plus cristalline
Ses cuisses s’enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L’une moitié toute embrasée
L’autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers
Je suis homme et ne peux redire
Les choses qu’elle me disait
Le clair entendement m’inspire
De me montrer fort circonspect
Sale de baisers et de sable
Du bord de l’eau je la sortis
Les iris balançaient leur sabre
Contre les brises de la nuit
Pour agir en pleine droiture
Comme fait un loyal gitan
Je lui fis don en la quittant
D’un beau grand panier à couture
Mais sans vouloir en être épris
Parce qu’elle était adultère
Et se prétendait sans mari
Quand nous allions vers la rivière
Federico Garcia Lorca, extrait de « El Romancero Gitano »
SENSUALITÉ
alyde
Que de souvenirs avec cette chanson .......
(Paroles Johnny Hallyday)
Souvenirs, souvenirs
Je vous retrouve dans mon cœur
Et vous faites refleurir
Tous mes rêves de bonheur
Je me souviens d'un soir de danse
Joue contre joue
Des rendez-vous de nos vacances
Quand nous faisions les fous
Souvenirs, souvenirs
De nos beaux jours de l'été
Lorsque nous partions cueillir
Mille fleurs, mille baisers
Et pour mieux garder dans ma tête
Les joies de la belle saison
Souvenirs, souvenirs
Il nous reste nos chansons
Souvenirs, souvenirs
Quelque part dans le matin
Où le soleil semblait rire
Tout le long de nos chemins
Nous n'avions au fond de nos poches
Qu'un peu d'espoir
Mais nous partions comme Gavroche
Le cœur assez bavard
Souvenirs, souvenirs
Vous revenez dans ma vie
Illuminant l'avenir
Lorsque mon ciel est trop gris
On dit que le temps vous emporte
Et pourtant ça, j'en suis certain
Souvenirs, souvenirs
Vous resterez mes copains
COPAINS
rdbrdb
Jalousie
,
Je suis jaloux. Tu es là-bas, à la campagne,
et moi je suis là, tout seul, à présent !
Des parents, je sais, t’accompagnent
qui ne sont pas très amusants.
Mais je suis jaloux tout de même,
jaloux de te savoir là-bas par ce printemps…
Tout ce bleu doit te faire oublier que tu m’aimes…
Moi je pense à toi tout le temps !
J’ai l’âme ivre et comme défaite.
Je pleure d’amour et d’ennui.
Ton image est là, dans ma tête :
tu es joliment bien, petite âme, aujourd’hui !
Je suis jaloux, quoi que je fasse ou que je veuille.
Il fait tiède et doux dans Paris !
C’est adorable ! Et moi je rage et je t’écris,
à toi, à toi, petit chéri,
qui est là-bas, où sont les feuilles…
Tu dois avoir ton grand chapeau
de paille blonde et de glycines
qui met des petits ronds de soleil sur ta peau.
Tu dois bien m’oublier ! Et moi je te devine
jolie, heureuse… Il fait si beau !
Ah ! je pleurerais de colère !
Il a plu pendant tout un mois :
Il faut qu’on t’écarte de moi
quand tu m’es le plus nécessaire !
Je ne t’ai jamais tant aimée qu’en ce moment.
Cet air tiède et doux m’exaspère
qui pénètre l’appartement
Je t’en veux, je souffre, et souhaite
que là-bas tu souffres autant.
Ce n’est pas très gentil, bien sûr ! C’est un peu bête.
Mais, que veux-tu ! je t’aime tant !
Je voudrais que tu me regrettes
au point de haïr ce printemps…
Je serais même très content
s’il te faisait un peu mal à la tête.
Paul Géraldy
(il est passé où mon petit livre vert pâle « Toi et Moi » de l'année de mes 18 ans)
REGRETS REGRETTER
Naturelle33
Est jaloux celui qui s'aperçoit que la personne aimée trouve en quelqu'un d'autre une qualité semblable à celle que lui-même trouve dans la personne aimée : un détail ou un geste, une habileté ou une disposition. Dans la jalousie, nous découvrons donc que la personne que nous aimons est attirée, charmée, par un don que nous n'avons pas, et que quelqu'un d'autre possède. Francesco Alberoni
JALOUSIE ??
LILAS
La réputation des littérateurs et des artistes vient de Paris; les provinciaux l'acceptent sans la faire: c'est la sonnette tirée à leur porte, qui retentit chez eux sous une impulsion venue du dehors.
Jean Antoine Petit, dit John Petit-Senn
Il y a peu de temps encore un Intouchable qui allait traverser une route devait agiter une sonnette et crier bien haut: «Attention, Brahmes des environs, un salaud, un misérable intouchable, va passer. Attention, le rebut va passer.»
Henri Michaux
COURAGE
rdbrdb
Le soleil disparu rayonne sur la mer.
Le soleil disparu rayonne sur la mer,
Le navire propage un remous d'émeraude,
Le sable garde empreint le rampement du ver.
Ève est nue, et derrière Ève le serpent rôde.
Déjà l'étoile errante éclaire d'autres cieux
Quand son sillage encore nous éblouit les yeux.
Le soir l'ombre de l'arbre est plus longue que l'arbre.
La source s'élargit dans le ruisseau, le marbre
Jette au vent son manteau de lierre souple et noir.
La douleur sur un sein meurtri berce l'espoir,
La volupté nourrit pour fille la tristesse,
Et la femme qui marche, harmonieuse, laisse
Après elle un sillon d'amour et de parfum.
Ainsi tout se survit dans un écho, dans un
Reflet ou dans une ombre, hélas ! Quand l'homme est seul
À ne pas rayonner à travers son linceul.
L'aile agile du temps obscurcit sa pensée
D'une ride à l'instant par une autre effacée,
Et ses rêves, au cœur des races qui viendront,
Ne feront même pas le bruit lointain que font
Les chutes de cailloux dans l'eau d'un puits profond.
Aussi, lorsque, épuisant nos âmes inquiètes,
Nous, les plus douloureux des hommes, les poètes,
Les doigts entrelacés sur le front, nous songeons
Que les élans plaintifs de nos cœurs vers la gloire
Tariront comme l'eau qui pleure entre les joncs,
Que nos livres détruits pleuvront en cendre noire
Sur la terre féconde et les bois toujours verts,
Que le temps laissera mourir dans sa mémoire
Le son de plus en plus affaibli de nos vers.
....
Charles Guerin
SON SONNER SONNETTE
alyde
On est dans notre bulle d'amour
On y prend soin chaque jour
Pour aller plus loin chaque lendemain
Et faire face au chemin du destin
Main dans la main, on va tous les deux
Vers la direction du bonheur
Ensemble nous combler sans erreurs
Faire toi et moi, ce qu'il y a de plus merveilleux
Je vais faire de toi un homme heureux
Celui qui rayonne jour et nuit et même mieux
Je souhaite te voir à mes côtés
Pour t'offrir ma tendresse dans l'égalité
Moi, je vais être pour toi, ta FEMME
Celle qui illuminera cette flamme
Où l'amour sortira sans le demander
Et on prendra du plaisir à s'aimer
RAYONNER ?
Naturelle33
Tout enfant, j'allais rêvant Ko-Hinnor,
Somptuosité PERSANE et papale
Héliogabale et Sardanapale !
Mon désir créait sous des toits en or,
Parmi les parfums, au son des musiques,
Des harems sans fin, paradis physiques !
Aujourd'hui, plus calme et non moins ardent,
Mais sachant la vie et qu'il faut qu'on plie,
J'ai dû refréner ma belle folie,
Sans me résigner par trop cependant.
Soit ! le grandiose échappe à ma dent,
Mais, fi de l'aimable et fi de la lie !
Et je hais toujours la femme jolie,
La rime assonante et l'ami prudent.
(Verlaine - Résignation)
FEMME(S) ??
