UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb
rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

LILAS
Bel astre voyageur, hôte qui nous arrives
Des profondeurs du ciel et qu'on n'attendait pas,
Où vas-tu ? Quel dessein pousse vers nous tes pas ?
Toi qui vogues au large en cette mer sans rives,
Sur ta route, aussi loin que ton regard atteint,
N'as-tu vu comme ici que douleurs et misères ?
Dans ces mondes épars, dis ! avons-nous des frères ?
T'ont-ils chargé pour nous de leur salut lointain ?
Ah ! quand tu reviendras, peut-être de la terre
L'homme aura disparu. Du fond de ce séjour
Si son œil ne doit pas contempler ton retour,
Si ce globe épuisé s'est éteint solitaire,
Dans l'espace infini poursuivant ton chemin,
Du moins jette au passage, astre errant et rapide,
Un regard de pitié sur le théâtre vide
De tant de maux soufferts et du labeur humain.
Louise Ackermann
GLOBE
LILAS
Yvette GERGES
Comme une farandole
Mes doigts qui égrenaient les notes de l’ennui
Courent sur le clavier en une frénésie
Majestueuse et folle
Ma nuit s’est éclairée de multiples paillettes
Que la lune complice en mes yeux me reflète
Comme une farandole
Effrayée de ma voix criant des mots d’amour
Que j’avais cru pourtant oubliés pour toujours,
J’en frissonne et m’affole
Serait-ce une chimère, un bien-être éphémère
Qui bouillonne en mon sang, qui suinte de ma chair ?
Au plus haut je m’envole
Mon corps, avec délice, échappe à ma raison,
Il dérive et se noie dans un bain de passion
J’exulte et crains encore
Qu’à l’aube, dès l’éveil,
Au lever du soleil,
Le bonheur s’évapore…
CHIMÈRE
LILAS
Chaque année de plus à vivre nous expose à perdre les êtres les plus chers.
Citation de Louis-Philippe de Ségur ; La vieillesse (1816)
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Les mauvaises années sont de rudes campagnes, elles doivent compter double.
Citation de Adolphe d'Houdetot ; Dix épines pour une fleur (1853)
CAMPAGNE
LILAS
La HAINE sans cause m'inspire une horreur mêlée d'effroi, à cause de sa perversité ; en petit, on y sent l'enfer. J'ai déjà pris plus d'une fois quelqu'un la main dans le sac, le sac de perfidie bien entendu, car il ne s'agit pas d'improbité.
Citation de Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 11 juillet 1878.
SAC
rdbrdb
Aimez le CHOCOLAT à fond, sans complexe ni fausse honte, car rappelez vous "sans un grain de folie, il n'est point d'homme raisonnable.,
La Rochefoucauld
(pour éphémère j'ai repensé trop tard à cette citation retenue de Kradify .."c'est souvent avec des histoires éphémères que l'on fabrique ds souvenirs"....
HAINE
LILAS
Des mots sur les maux
Je mets des mots sur les maux, le mot tisane sur mal au ventre, le MOT pâquerette sur la tête de ma tante.
Je mets des mots sur les maux, je mets ma bouche sur mon cœur et la confiance sur mes peurs.
Je mets des mots sur les maux, un coquelicot sur ma fatigue, l’éphémère sur mon ennui, trois grosses gouttes de joie quand je marche sous la pluie.
Caché sous mon chapeau, je mets des monts sur les merveilles, je mets des mots sur les maux, je mets des fleurs sous les abeilles.
Je mets du beau dans l’inconnu, du chocolat dans ma tristesse, je mets du toi, je mets du moi, je mets du nous dans nos tendresses.
Je mets du baume sur mon épaule et de l’amour dans ma douceur, je mets du blanc dans mes idées et je laisse la vie mettre du rouge dans les veines de mon cœur.
Philippe Rovère
CHOCOLAT
LILAS
Confiance perdue
Je ne voyais que toi, toujours confiant
Je buvais tes paroles, en mendiant
La jalousie n’était pas la mienne
L’amour aveugle sur des semaines
J’imaginais l’amour, si sincère
Complices d’une vie éphémère
La confiance éperdue
Tout se brise en quelques jeux de mots
Tes mensonges marquent notre tempo
L’évidence n’a plus de nuance
Tu me mens avec tant d’insolence
Pris en faute, tu jures loyauté
Mais, à nouveau, perle ta cruauté
La confiance perdue
Bref, je ne doute pas de ton amour
Juste de ses détours, ses contours
Avec le temps, je briserai mes fers
Avec ou sans toi, je fuirai l’enfer
Sans crainte, juste un nouvel horizon
Des couleurs qui me donneront raison
Et la confiance mue.
Internaute
ÉPHÉMÈRE
LILAS
Le Héron
Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où,
Le Héron au long bec emmanché d'un long cou.
Il côtoyait une rivière.
L'onde était transparente ainsi qu'aux plus beaux jours ;
Ma commère la carpe y faisait mille tours
Avec le brochet son compère.
Le HÉRON en eût fait aisément son profit :
Tous approchaient du bord, l'oiseau n'avait qu'à prendre ;
Mais il crut mieux faire d'attendre
Qu'il eût un peu plus d'appétit.
Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
Après quelques moments l'appétit vint : l'oiseau
S'approchant du bord vit sur l'eau
Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
Le mets ne lui plut pas ; il s'attendait à mieux
Et montrait un goût dédaigneux
Comme le rat du bon Horace.
Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
La Tanche rebutée il trouva du goujon.
Du goujon ! c'est bien là le dîner d'un Héron !
J'ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
Il l'ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
Qu'il ne vit plus aucun poisson.
La faim le prit, il fut tout heureux et tout aise
De rencontrer un limaçon.
Ne soyons pas si difficiles :
Les plus accommodants ce sont les plus habiles :
On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
Gardez-vous de rien dédaigner ;
Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
Bien des gens y sont pris ; ce n'est pas aux Hérons
Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
Vous verrez que chez vous j'ai puisé ces leçons.
Jean De La FONTAINE
MANGER
LILAS
On essaie de se dire que la réalité vaut mieux que le rêve. On se persuade qu'il vaut mieux ne pas rêver du tout. Les plus solides d'entre nous, les déterminés s'accrochent à leurs rêves. Il arrive aussi qu'on se retrouve en face d'un rêve tout neuf qu'on avait jamais envisagé. Un jour on se réveille, et contre toute attente, l'espoir renaît, et avec un peu de chance on se rend compte, en affrontant les événements, en affrontant la vie, que le véritable rêve, c'est d'être encore capable de rêver.
Anonyme
VIE
