Obésité : l’hérédité en questionsSanté

Obésité : l’hérédité en questions

Emeline E.  |   Date de publication : 17 septembre 2013 08:25 / Dernière mise à jour : 16 septembre 2025 23:00

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- Naît-on obèse ou devient-on obèse ?

« Les deux. Pour vulgariser l’aspect génétique, un enfant qui a l’un de ses deux parents obèse a 40 % de chances d’être en surpoids, 80 % quand les parents sont obèses tous les deux. Outre cet aspect génétique, s’ajoutent l’alimentation de la maman pendant la grossesse, l’alimentation de l’enfant jusqu’à ses 6/8 ans. Les marqueurs sont définitivement posés vers 21/23 ans selon les personnes. L’obésité est multifactorielle, elle peut aussi survenir après une dépression, avec une mauvaise alimentation et des régimes à répétition favorisant la prise de poids, une trop grande sédentarité… »

- Existe-t-il un dépistage de l’obésité pour les enfants en bas âge ?

« Les pédiatres peuvent alerter les parents s’ils constatent une prise de poids inquiétante grâce à la courbe de poids. C’est alors aux parents (et aux grands-parents) de modifier l’hygiène de vie de leurs enfants, d’intégrer une activité physique, de changer les habitudes alimentaires, d’arrêter de proposer de la nourriture comme réconfort… C’est par exemple remplacer un soda par un sirop, arrêter le paquet de chips devant la télé, proposer deux biscuits avec un fruit ou une compote…

Il est important de redéfinir le message « Manger 5 fruits et légumes par jour », dont l’accent n’a pas été suffisamment placé sur le vrai intérêt pour la santé : ils sont anti-cancer, antioxydants, ils offrent un accès aux vitamines aux enfants.

- Si l’obésité est inscrite dans notre patrimoine génétique, faut-il se résoudre à être obèse ?

« L’obésité n’est pas une fatalité. Quand la probabilité est plus grande, il faut avoir un comportement adéquat, mais il faut surtout s’accepter tel que l’on est et être bien dans ses baskets. Il faut peaufiner et améliorer sa situation. On peut porter le gène de l’obésité et ne pas le déclencher en évitant le stress, en bougeant beaucoup, en ayant une alimentation adaptée.

Il faut avoir pour leitmotiv « Ce n’est que moi qui pourrais faire bouger les choses » et se prendre en charge, se donner la chance de ne pas baisser les bras. »

- Peut-on inverser la tendance en modifiant ses habitudes ?

« Oui, mais attention à ne pas partir dans les régimes yoyo, la solution ne se trouve pas dans ces livres miracles. Inutile de se faire mal avec des régimes inadaptés. Il est préférable de se tourner vers des centres qui accueillent les personnes en surpoids. Ces centres sont multidisciplinaires, le CNAO en compte 37 mais il en existe d’autres, ils travaillent sur de nombreux aspects, comme l’alimentation, le côté médical (cardiologue, pneumologue…), la psychologie, le sport…

Une activité physique adaptée est nécessaire, pas question de compétition, mais de rester au contraire dans le plaisir. Faire du vélo, de la marche nordique, de l’aquagym, de la natation, avoir une activité régulière et se fixer chaque fois des objectifs un peu plus élevés. Ou simplement aller au square avec ses enfants, faire du shopping, une sortie avec ses amis… Il faut bouger mais toujours avec plaisir ! »

- L’obésité est-elle un combat à mener toute une vie ?

« C’est un combat contre soi mais aussi contre les autres. Il y a toujours les jugements, la discrimination, la violence des réflexions des autres. C’est pourquoi il est vraiment important de s’accepter. Quand on est bien avec soi-même, les autres le ressentent. »

- Où en est le plan obésité en France ?

« Un travail colossal a été fait mais il n’a pas été visible par le grand public. On a réussi à faire travailler ensemble des gens qui ne le faisaient pas auparavant : les ministères entre eux, ce qui n’était pas évident. Le dialogue s’est engagé aussi entre les différents corps médicaux. De nombreuses recherches ont été lancées notamment par l’INSERM, financées par le Parlement Européen de Bruxelles.

Le Plan obésité se termine à la fin de l’année 2013 et on espère qu’il sera reconduit. L’obésité entraîne d’autres pathologies, il est important de ne rien lâcher et que le projet continue. Nous attendons une réponse de la Ministre de la Santé Marisol Touraine. »

*Source : Etude ObEpi-Roche 2012

Et vous, pensez-vous que les personnes naissent et demeurent obèses de génération en génération ? Rencontrez-vous ce genre de problème au sein de votre famille ? N'hésitez pas à échanger sur ce sujet de santé publique dans l'encadré "Commentaires sur l'article" ci-dessous.

Commentaires
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Avatar petitefeuille
petitefeuille 12 septembre 2013 à 11:25
Etre obèse est une souffrance en soit ! On ne peux juger qui que se soit, car l’obésité est lié à son histoire et à son hérédité.
être obèse c'est un confinement psychologique et souvent la personne à besoin plus d'aide que d'être montrer du doigt. C'est un soutien journalier ....
Une personne qui est embonpoint sait qu'il faut marcher, manger moins, stopper sur les mauvais sucre etc. .. lui dire c'est la culpabiliser et donc ne pas l'aider!
C'est pour cela que sur mon forum http://www.petitefeuille.net/ j'ai ouvert une section coaching pour aider et surtout ne pas juger !
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Avatar petitefeuille
petitefeuille 29 août 2013 à 11:12
[Citation de planteverte]Qu’on arrête d’en avoir toujours contre les obèses «  Pauvre alcoolique !...Pauvre infirme !
Pauvre débile !.....Pauvre …….Mais pauvres obèses jamais !....
Nous sommes regardés par la plupart des gens comme des montres !....
Mes bourrelets sont la muraille qui me protège de la société, et la méchanceté extérieure et des pauvres ‘’ CONS ‘’ qui passent leur vie a regarder leur nombril , et a faire chier par leur kilos imaginaires, en culpabilisant les ‘’OBESES ‘’ .
[Fin de citation]


mes bourrelets sont le reflets de ma joie de vivre, faire de bons p'tits plats et les partager avec mon compagnon et mes amis (e) ! Ma gourmandise est le reflet de mon optimisme :bisous: Quand je me retrouve seule, je maigri.. pas envie ... toute triste !

Nous sommes pas tous égaux, acceptons nous comme nous sommes et la vie sera plus souriante :hihi:
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Avatar souffledumenhir
souffledumenhir 27 août 2013 à 12:30
bonjour,
toute ma vie je me suis battue contre les kilos. Non pas l'obésité, mais les quelques kilos de trop; en fait jeune, j'ai suivi des régimes que je n'aurai pas du suivre, parce que d'après la table des assureurs j'aurai du peser tel poids. Un jour, je suis arrivé à ce poids à force de privations et j'avais l'air d'un cadavre. Pourquoi ? J'ai une grosse ossature et une bonne musculature. Alors déjà il faudrait qu'on adapte ces fameuses grilles en fonction des ossatures et musculatures. J'avais réussi à me stabiliser avant la ménopause et là l'horreur 15 kilos de plus et l'apparition du cholestérol. Et depuis, même en mangeant peu, je ne perds pas un gramme.
Je pense aller voir un médecin chinois, car je ne pense pas que le problème soit génétique, mais je pense que mon organisme est complètement déréglé.
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Avatar marine
marine 27 août 2013 à 12:08
Je suis mince pour ma stature et parfois je regarde avec envie ces femmes un peu rondes que j'aurais aimé être et qui me regardent avec envie. On n'est jamais contents !
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Avatar angel57
angel57 27 août 2013 à 06:32
À part quelques cas cliniques. L'obésité et  la sanction de mauvaises habitudes alimentaires et de sur consomation caloriques. Autrement dis votre assiette vous pénalise sur la balance. Bol alimentaire et activités physiques seront vos alliées pour une balance sympathique et valorisante en matière de poids.
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Avatar paule68
paule68 26 août 2013 à 22:18
toute ma vie je me suis battue contre les kilos, ils sont toujours revenus. ce qui m'exaspère le plus, c'est qu'aux gros, on leur dira "bouffe moins" mais l'anorexique qui doit manger davantage, on ne laissera pas mourir, on l'hospitalise jusqu'à six mois voire davantage. personnellement, j'aimerai bien qu'on me prenne en charge pendant une longue période......
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Avatar mutiara
mutiara 26 août 2013 à 18:17
L'obésité est une maladie. J'ai été obèse toute ma vie, en faisant des régimes, du sport à mon rythme. Une cellule graisseuse ne meure jamais après une régime elle reprend et on reprend les kilos après avoir vidé le porte-feuille.  La seule solution remboursée par la sécu l'opération. J'ai perdu 21 kg depuis le 12 mars 2013. Je marche plus vite, je dors mieux, je respire mieux et je fais taille 40 au lieu de 44. Que du bonheur! J'ai le moral, je travail mieux car je vends des sandwichs.Je fais du sport pour la plaisir. 
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Avatar musha
musha 26 août 2013 à 17:40
[Citation de chantal64000]Non, l'obésité n'est pas une fatalité, même si plusieurs personnes de la famille ont tendance à avoir trop de poids, je suis dans la nutrition et il est possible à des personnes de perdre du poids. Chaque personne est différente.
Si elle est équilibrée, la nutrition peut faire beaucoup.
Personnellement, je suis coach et j'aide les personnes à mieux manger, à prendre de bonnes habitudes et à être actifs. Dommage que nous ne soyons pas plus près. Je suis d'une famille de maigres, et malgré tout, à la suite de souffrances psychiques, je me suis mise à manger et je suis en surpoids. Je n'ose pas en parler, je sais ce qu'il faut manger et le sport qu'il faut faire (et en plus j'aime l'effort physique) mais la motivation n'est pas là, je culpabilise..... J'ai pourtant une fille près de Pau, mais les ^ponts sont coupés, cela n'arrange rien. Si je pouvais trouver une personne comme vous en Corrèze ? Amitié
Mon objectif est de faire comprendre l'importance d'une nutrition équilibrée et aider à améliorer la qualité de vie des gens.
Nous sommes tous pleins de bonnes intentions quand il s'agit de notre santé ou d'une activité sportive, mais nous avons parfois besoin d'être remotivés.
Quel que soit l'âge, les antécédents familiaux, les "accidents de la vie" physiques ou stressant, c'est possible.
Quand on a perdu du poids il faut le stabiliser et garder les bonnes habitudes.[Fin de citation]
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