
camillel31
Religieux ou pas ?
"Le partage de la galette n'a rien à voir avec la religion. Cela faisait partie des célébrations autour du solstice d'hiver, propice aux divinations. Les chrétiens la mangent lors de l'Épiphanie et la célébration des rois mages. Cependant luthériens, calvinistes et certains catholiques se sont opposés à cette coutume païenne, comme le prouve les discours du chanoine de Senlis en 1664, qui n'approuvait pas le côté festif de la galette."
Une coutume ancienne
"Il est difficile de ne pas faire le lien avec les Saturnales de l'époque romaine : un roi était élu et donnait des gages. Aucun côté orgiaque à cela, mais plutôt domestique. Durant ces fêtes, au moment du solstice d'hiver, maîtres et esclaves étaient sur un pied d'égalité et tout le monde mangeait à la même table. C'était dans l'idée de revivre l'Âge d'or [ou l'éternel printemps]. À noter : certains prétendent qu'un condamné à mort était élu puis sacrifié après les fêtes. Or c'était le cas à Babylone, pas à Rome."
article de l'Express
camillel31
Elle est indissociable de la fête de l’Epiphanie. La traditionnelle galette des rois (ou gâteau des rois dans certaines régions du sud de la France) est l’héritage d’une tradition païenne.
Elle vient des Saturnales, une fête romaine célébrant le dieu Saturne et le Soleil. Un repas était alors partagé entre les maîtres et les esclaves et une fève (un haricot) était glissée dans un gâteau ou une galette dont l’aspect rond et doré rappelait le soleil. Celui qui tombait dessus était ainsi désigné roi du festin.
La tradition a été conservée après la christianisation, l’Eglise ayant fait coïncider la fête avec la célébration de l’arrivée des Rois mages devant le berceau de l’enfant Jésus. Quant à la galette actuelle, composée de pâte feuilletée et de frangipane, elle serait arrivée beaucoup plus tard, à la fin du XVIIe siècle.
