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La Langue Occitane.

Agnes - 17 décembre 2020 13:17

L'idée m'est venue de vous faire découvrir notre Langue Occitane .Je suis Occitane d'adoption,mais cela fait tellement longtemps,que je me sens "entièrement et complètement Occitane" , et rien ni personne ne me fera dire ou penser le contraire !
Je vous laisse la parole ,et soyez nombreux:
vos anecdotes,vos ressentis; faites nous le plaisir de les partager avec nous!

La Langue Occitane.

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Agnes17 décembre 2020 13:17

L'idée m'est venue de vous faire découvrir notre Langue Occitane .Je suis Occitane d'adoption,mais cela fait tellement longtemps,que je me sens "entièrement et complètement Occitane" , et rien ni personne ne me fera dire ou penser le contraire !
Je vous laisse la parole ,et soyez nombreux:
vos anecdotes,vos ressentis; faites nous le plaisir de les partager avec nous!

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Agnes

17 décembre 2020 16:23
kisscool a écrit :
- En Provençal, un copié-collé...

" La legendo di Cigalo

L'istòri se tèn dóu tèms mounte lis Ange venien passa si vacanço en terro prouvençalo.

Un jour, arribèron au grand soulèu e fuguèron sousprès de pas rencountra amo qui vivo, e de trouba de noumbruso terro en erme.

Fort sousprès, anèron pica à l'oustau de Dieu e fuguèron encaro mai sousprès de trouba lou Cura, non pas en preguièro mai dins un miejour majestuous.

Aquèu ié espliquèron que lou segnour ié dounant lou soulèu en aboundanci li gens d'aqui se metavian à l'oumbro dis óulivié pèr s'engarda de si terrible raioun.

L'un dis Ange demandè : mai quand travaian dounc ?
A la fresco, respoundè lou Cura. Un pichot pau lou matin, un pichot pau pèr vèspre. Veici ço qu'esplico l'estat di champ.

S'entourèron au Cièu counta sis aventuro à Dièu, que decidè de crea un espèci d'insèite "tambourinaïre" que, quand lusirié lou soulèu, farié de la musico pèr empecha li gènt dóu païs de dourmi.

Es ansin que nasquèron li cigalo. "

Très joli tout ça Kisscool !C'est la légende de la cigale ? Il parait qu'en Provence la cigale c'est un porte bonheur .Seriez vous capable de faire la traduction ?
Merci pour ce joli poème Provençal ,
excellente journée

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propos

17 décembre 2020 15:52

Ne donne pas ta langue au chat. Tire ta langue que je dépose par un simple baiser encore et encore plus de rayons de soleil.

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kisscool

17 décembre 2020 15:42

- En Provençal, un copié-collé...

" La legendo di Cigalo

L'istòri se tèn dóu tèms mounte lis Ange venien passa si vacanço en terro prouvençalo.

Un jour, arribèron au grand soulèu e fuguèron sousprès de pas rencountra amo qui vivo, e de trouba de noumbruso terro en erme.

Fort sousprès, anèron pica à l'oustau de Dieu e fuguèron encaro mai sousprès de trouba lou Cura, non pas en preguièro mai dins un miejour majestuous.

Aquèu ié espliquèron que lou segnour ié dounant lou soulèu en aboundanci li gens d'aqui se metavian à l'oumbro dis óulivié pèr s'engarda de si terrible raioun.

L'un dis Ange demandè : mai quand travaian dounc ?
A la fresco, respoundè lou Cura. Un pichot pau lou matin, un pichot pau pèr vèspre. Veici ço qu'esplico l'estat di champ.

S'entourèron au Cièu counta sis aventuro à Dièu, que decidè de crea un espèci d'insèite "tambourinaïre" que, quand lusirié lou soulèu, farié de la musico pèr empecha li gènt dóu païs de dourmi.

Es ansin que nasquèron li cigalo. "

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Agnes

17 décembre 2020 15:18
franced a écrit :
Etre marseillais Par Fortuné Cadet

Mais, être Marseillais - ô bonheur sans égal !
C'est naître en plein soleil, par un coup de mistral
Dans la plus belle ville et sans y prendre garde,
Voir, en ouvrant les yeux, la Vierge de la Garde !
Que l'on soit du Canet ou de la Porte d'Aï,
C'est grandire en tétant un quignon frotté d'ail ;
C'est aimer son quartier où, niston on fourmille
En jouant à la raie, à morfion, aux billes ;
C'est tailler son école ;
aller en tourbillon Chouner aux Catalans ;
faire le bataillon ;
C'est marcher dans la rue plus fier qu'un santibelli
Et montrer aux passants un vaste chichibelli ;
C'est, lorsque l'on devient un jeune, un peu plus tard ;
Etre un type à la coule et aller au pétard ;
C'est aimer simplement nos petites nistonnes
Avec leurs yeux de braise et leurs airs airs de madones ;
Aller au baletti, faire les petits pas ;
Filer la rente à Choise entre deux mazurkas ;
Se saper en rupin, se coiffer d'une bâche ;
Faire voir que pour tout on est à la renache ;
Mangea tres soou de muscle en passant sur le Quai ;
*Avoir du bon pastis dans sa piaule planqué,
Dégotter une rague où le roucaou y pite ;
Avoir des mouredus, des piades qui s'agitent ;
Savoir faire avec art un aïoli puissant,
Une rouille, un coulis, surtout, avoir l'assent !
C'est aimer le soleil, notre belle Corniche ;
Balader en tramways auprès d'une bibiche ;
Aller au cabanon ;
pas forcer le jeudi
Et pour se reposer, l'Alcazar le lundi
; C'est la mer, la jetée et notre Canebière ;
On a beau la chiner mais elle est là, très fière,
Elle commence au Cours pour finir à l'ékin.
Et le ciel le plus bleu lui sert de baldaquin !
Ah ! vous pouvez blaguer les gens de la Provence,
Notre langue est de race, elle tient de France ;
Si l'on met pas les points sur le i en parlant,
Nous les mettons ailleurs quand on est insolent.
«Té mon bon !» «quès aco ?» sont des mots hors d'usage
Le Marseillais, peut-être, est simple en son langage,
Mais il est naturel, sincère, honnête et franc
Et ne dit jamais : Noir quand il a pensé : Blanc !
C'est accrocher partout un peu de sa jeunesse
En galéjant toujours et, quand vient la vieillesse
S'en aller lentement d'un pas triste et lassé
Vivant les souvenirs d'un si joyeux passé
Avec sa bonne vieille à qui l'on est fidèle
Puis, un soir sans regrets, c'est fermer la parpelle
Dans ce joly pays aux coins ensoleillés...
Et voilà ce que c'est que d'être Marseillais

Merci Franced! C'est bigrement beau ,j'aime beaucoup et merci encore pour votre participation
Excellente journée à vous

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Avatar franced

franced

17 décembre 2020 14:57

Etre marseillais Par Fortuné Cadet

Mais, être Marseillais - ô bonheur sans égal !
C'est naître en plein soleil, par un coup de mistral
Dans la plus belle ville et sans y prendre garde,
Voir, en ouvrant les yeux, la Vierge de la Garde !
Que l'on soit du Canet ou de la Porte d'Aï,
C'est grandire en tétant un quignon frotté d'ail ;
C'est aimer son quartier où, niston on fourmille
En jouant à la raie, à morfion, aux billes ;
C'est tailler son école ;
aller en tourbillon Chouner aux Catalans ;
faire le bataillon ;
C'est marcher dans la rue plus fier qu'un santibelli
Et montrer aux passants un vaste chichibelli ;
C'est, lorsque l'on devient un jeune, un peu plus tard ;
Etre un type à la coule et aller au pétard ;
C'est aimer simplement nos petites nistonnes
Avec leurs yeux de braise et leurs airs airs de madones ;
Aller au baletti, faire les petits pas ;
Filer la rente à Choise entre deux mazurkas ;
Se saper en rupin, se coiffer d'une bâche ;
Faire voir que pour tout on est à la renache ;
Mangea tres soou de muscle en passant sur le Quai ;
*Avoir du bon pastis dans sa piaule planqué,
Dégotter une rague où le roucaou y pite ;
Avoir des mouredus, des piades qui s'agitent ;
Savoir faire avec art un aïoli puissant,
Une rouille, un coulis, surtout, avoir l'assent !
C'est aimer le soleil, notre belle Corniche ;
Balader en tramways auprès d'une bibiche ;
Aller au cabanon ;
pas forcer le jeudi
Et pour se reposer, l'Alcazar le lundi
; C'est la mer, la jetée et notre Canebière ;
On a beau la chiner mais elle est là, très fière,
Elle commence au Cours pour finir à l'ékin.
Et le ciel le plus bleu lui sert de baldaquin !
Ah ! vous pouvez blaguer les gens de la Provence,
Notre langue est de race, elle tient de France ;
Si l'on met pas les points sur le i en parlant,
Nous les mettons ailleurs quand on est insolent.
«Té mon bon !» «quès aco ?» sont des mots hors d'usage
Le Marseillais, peut-être, est simple en son langage,
Mais il est naturel, sincère, honnête et franc
Et ne dit jamais : Noir quand il a pensé : Blanc !
C'est accrocher partout un peu de sa jeunesse
En galéjant toujours et, quand vient la vieillesse
S'en aller lentement d'un pas triste et lassé
Vivant les souvenirs d'un si joyeux passé
Avec sa bonne vieille à qui l'on est fidèle
Puis, un soir sans regrets, c'est fermer la parpelle
Dans ce joly pays aux coins ensoleillés...
Et voilà ce que c'est que d'être Marseillais

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Avatar PIRLOUI

PIRLOUI

17 décembre 2020 13:54
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