
simbad
kunzite a écrit :
Qu'est-ce qui pourrait permettre aux aidants de ne pas mourir à petit feu ? Comment est-il possible de leur venir en aide ?
la réponse se situe au niveau du traitement de la dépendance au niveau national ;
les Epadh, pour adultes dépendants ou handicapés accueillent très principalement des personnes âgées, et quelques ALZHEIMER un peu plus jeunes parfois.
la personne dépendante (72 ans GIR 2, le GIR 1 c'est les tétraplégiques) que je connais, et qui fait des séjours en Epadh, quand l'aidant est lui même dans l'incapacité de subvenir à ses propres besoins, raconte qu'à la table ou elle prenait ses repas, la plus dynamique avait 94 ans ; la différence d'âge rendait inintéressantes pour elle les activités organisées et malgré les meilleures intentions et attentions du personnel, elle s'ennuyait : cela passe donc par des accueils plus spécifiques pour les adultes dépendants jeunes (on peut imaginer une aile dans un Epadh par exemple ;
l'aidant ne doit plus être considéré comme un moyen, mais comme une personne avec sa volonté de vie et son accord doit être recherché et renouvelé ;
le droit doit être précisé : si l'obligation de secours du conjoint est bien connue (il s'agit de l'aspect financier ) l'obligation d'assistance, à savoir le soutien moral et les soins à prodiguer l'est beaucoup moins : les magistrates juges aux affaires familiales que j'ai questionnées sont restées muettes : à vrai dire, elles n'ont jamais été saisies sur ce point qui relèverait du juge pénal, pour abandon ou...Mais quelle obligation légale peut mettre une personne, 17 heures par jour, 7 jours sur 7, à la disposition d'une autre ? quelle obligation légale peut conduire un être humain au suicide, ou à l'infirmité ?
je ne parle pas du volet financier de la dépendance : dans les frais d'Epadh, il y a 3 postes : les frais d'hôtelleries à la charge des familles, et (très ) variables , les frais de dépendance dont la prise en charge par l'APAH départementale est fonction des revenus, l'individualisation des revenus semble être une priorité du gouvernement, car aujourd'hui ce sont les revenus du couple qui sont pris en compte, et les frais infirmiers pris intégralement en charge.
