Pourquoi tant de haine dans les médias sociaux ?

- 10 janvier 2022 14:22

Le cerveau de la haine

L’étude la plus complète sur les régions du cerveau responsables de la haine a été réalisée par l’équipe de Semir Zeki et John Paul Romaya, du University College de Londres, en 2008. Dans le cadre d’une expérience d’imagerie du cerveau par résonance magnétique fonctionnelle, des chercheurs ont présenté à des volontaires des photographies de gens qu’ils détestaient. Cette expérience a permis de découvrir que quatre régions du cerveau s’activent alors pour former une circuiterie distincte et exclusive à la haine.
Il y a d’abord l’insula, une structure profonde de notre système limbique, le centre des émotions situé au cœur de notre cerveau. D’autres études avaient déjà démontré que cette région était impliquée dans la perception du dégoût et l’évaluation de stimulus désagréables.
Vient ensuite l’activation du putamen. Cette autre région du système limbique est également liée à la perception du dégoût et du mépris. Le putamen est aussi rattaché au système moteur que l’on mobilise pour passer de la pensée à l’acte, de la haine à l’agression.

C’est donc sans surprise qu’ils ont découvert que la troisième région à s’activer est le cortex prémoteur, situé à la surface du lobe frontal et dont le rôle est de planifier et d’organiser nos mouvements. Zeki et Romaya ont ainsi émis l’hypothèse que la reconnaissance de la personne détestée mobilise le système moteur dans le but de passer éventuellement à l’attaque ou de se placer en mode défensif.

Et la dernière région à se mobiliser dans cette cascade est le gyrus frontal moyen droit. Cette région, impliquée dans l’attention, agit comme un disjoncteur qui permet d’interrompre les processus d’attention et de vigilance provenant d’autres parties du cerveau, pour mieux se concentrer sur les stimulus extérieurs. Que cette région soit activée lors de la haine est logique, car le cerveau se focalise à ce moment précis sur l’objet détesté et non sur lui-même.

L’amplification de la haine dans les médias sociaux
Les médias sociaux nous présentent plus fréquemment que le réel des stimulus provoquant de la haine. Dans un récent sondage de l’institut Léger pour le compte de l’Association d’études canadiennes, 60 % des Canadiens disent y être exposés. De plus, comme nous venons de le voir, cette haine provoquée par des images et des mots affichés sur un écran apporte une « frustration » additionnelle au niveau du putamen et du cortex prémoteur : il nous devient impossible d’anéantir physiquement la personne qui suscite ce sentiment.
Il ne reste donc qu’à transformer cette pulsion de destruction physique en petits gestes moteurs avec nos doigts sur le clavier, c’est-à-dire à utiliser des mots qui se substituent aux grands gestes haineux. C’est ainsi que la haine engendre à nouveau la haine dans les médias sociaux et donne naissance à une spirale toxique. Ce que la recherche scientifique révèle, c’est que cette guerre des mots, déjà impensable il y a une décennie à peine, a le pouvoir de se convertir en de véritables actes haineux. De récentes enquêtes à grande échelle démontrent un lien direct entre les stimulus provoquant de la haine dans les médias sociaux et l’apparition de crimes haineux dans un lieu et à un moment précis.
Ainsi, le « cerveau de la haine », fruit d’une lente évolution sur 200 millions d’années chez les vertébrés, s’exprime malgré tout par le truchement d’une technologie qui n’a qu’une quinzaine d’années.
Des pistes de solution
Au Canada, nous passons en moyenne six heures par jour à naviguer sur le Web, dont près du tiers est consacré aux médias sociaux. La recherche scientifique démontre que notre cerveau subit d’autres effets négatifs liés à la concentration, la mémoire, la dépression et l’estime de soi, entre autres. Il serait sans doute bénéfique de réduire le temps passé en ligne, notamment sur les réseaux sociaux.

Aussi, il est peut-être temps d’augmenter notre amour de l’autre et de diminuer la haine par la pratique de l’empathie. Apprendre à se connaître dans le réel sera toujours plus constructif pour notre société que de haïr dans le virtuel.

Il restera à régler le cas de ceux qui propagent la haine dans les médias sociaux de façon organisée, avec une structure qui ressemble à un essaim d’abeilles. Trouver la reine parmi les ouvrières est un défi de taille pour les informaticiens. Les regroupements haineux savent exploiter les faiblesses de chaque réseau et utilisent un langage codé afin d’éviter toute modération par les autorités gouvernementales ou privées. Nous verrons si la volonté des politiciens et des médias sociaux sera au rendez-vous pour favoriser la recherche scientifique qui permettra de trouver une solution à l’infiltration de ces réseaux haineux dans les médias sociaux.

Source :
https://www.quintonic.fr/forum/paris/societe/on-y-arrive-3?quickAccess=created_by_me

Pourquoi tant de haine dans les médias sociaux ?

10 janvier 2022 14:22

Le cerveau de la haine

L’étude la plus complète sur les régions du cerveau responsables de la haine a été réalisée par l’équipe de Semir Zeki et John Paul Romaya, du University College de Londres, en 2008. Dans le cadre d’une expérience d’imagerie du cerveau par résonance magnétique fonctionnelle, des chercheurs ont présenté à des volontaires des photographies de gens qu’ils détestaient. Cette expérience a permis de découvrir que quatre régions du cerveau s’activent alors pour former une circuiterie distincte et exclusive à la haine.
Il y a d’abord l’insula, une structure profonde de notre système limbique, le centre des émotions situé au cœur de notre cerveau. D’autres études avaient déjà démontré que cette région était impliquée dans la perception du dégoût et l’évaluation de stimulus désagréables.
Vient ensuite l’activation du putamen. Cette autre région du système limbique est également liée à la perception du dégoût et du mépris. Le putamen est aussi rattaché au système moteur que l’on mobilise pour passer de la pensée à l’acte, de la haine à l’agression.

C’est donc sans surprise qu’ils ont découvert que la troisième région à s’activer est le cortex prémoteur, situé à la surface du lobe frontal et dont le rôle est de planifier et d’organiser nos mouvements. Zeki et Romaya ont ainsi émis l’hypothèse que la reconnaissance de la personne détestée mobilise le système moteur dans le but de passer éventuellement à l’attaque ou de se placer en mode défensif.

Et la dernière région à se mobiliser dans cette cascade est le gyrus frontal moyen droit. Cette région, impliquée dans l’attention, agit comme un disjoncteur qui permet d’interrompre les processus d’attention et de vigilance provenant d’autres parties du cerveau, pour mieux se concentrer sur les stimulus extérieurs. Que cette région soit activée lors de la haine est logique, car le cerveau se focalise à ce moment précis sur l’objet détesté et non sur lui-même.

L’amplification de la haine dans les médias sociaux
Les médias sociaux nous présentent plus fréquemment que le réel des stimulus provoquant de la haine. Dans un récent sondage de l’institut Léger pour le compte de l’Association d’études canadiennes, 60 % des Canadiens disent y être exposés. De plus, comme nous venons de le voir, cette haine provoquée par des images et des mots affichés sur un écran apporte une « frustration » additionnelle au niveau du putamen et du cortex prémoteur : il nous devient impossible d’anéantir physiquement la personne qui suscite ce sentiment.
Il ne reste donc qu’à transformer cette pulsion de destruction physique en petits gestes moteurs avec nos doigts sur le clavier, c’est-à-dire à utiliser des mots qui se substituent aux grands gestes haineux. C’est ainsi que la haine engendre à nouveau la haine dans les médias sociaux et donne naissance à une spirale toxique. Ce que la recherche scientifique révèle, c’est que cette guerre des mots, déjà impensable il y a une décennie à peine, a le pouvoir de se convertir en de véritables actes haineux. De récentes enquêtes à grande échelle démontrent un lien direct entre les stimulus provoquant de la haine dans les médias sociaux et l’apparition de crimes haineux dans un lieu et à un moment précis.
Ainsi, le « cerveau de la haine », fruit d’une lente évolution sur 200 millions d’années chez les vertébrés, s’exprime malgré tout par le truchement d’une technologie qui n’a qu’une quinzaine d’années.
Des pistes de solution
Au Canada, nous passons en moyenne six heures par jour à naviguer sur le Web, dont près du tiers est consacré aux médias sociaux. La recherche scientifique démontre que notre cerveau subit d’autres effets négatifs liés à la concentration, la mémoire, la dépression et l’estime de soi, entre autres. Il serait sans doute bénéfique de réduire le temps passé en ligne, notamment sur les réseaux sociaux.

Aussi, il est peut-être temps d’augmenter notre amour de l’autre et de diminuer la haine par la pratique de l’empathie. Apprendre à se connaître dans le réel sera toujours plus constructif pour notre société que de haïr dans le virtuel.

Il restera à régler le cas de ceux qui propagent la haine dans les médias sociaux de façon organisée, avec une structure qui ressemble à un essaim d’abeilles. Trouver la reine parmi les ouvrières est un défi de taille pour les informaticiens. Les regroupements haineux savent exploiter les faiblesses de chaque réseau et utilisent un langage codé afin d’éviter toute modération par les autorités gouvernementales ou privées. Nous verrons si la volonté des politiciens et des médias sociaux sera au rendez-vous pour favoriser la recherche scientifique qui permettra de trouver une solution à l’infiltration de ces réseaux haineux dans les médias sociaux.

Source :
https://www.quintonic.fr/forum/paris/societe/on-y-arrive-3?quickAccess=created_by_me

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triccce

10 janvier 2022 16:43
Vieuxchat a écrit :
Le covid a bon dos ! Il n'y a pas que dans les médias sociaux, que quelques uns/unes ont des"régions responsables du cerveau dans la haine "!...quand on ne partage pas leurs idées...

Le covid, cher vieux matou , a accentué les NNN !
De quelle région parlez vous ?

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Vieuxchat

10 janvier 2022 16:22

Le covid a bon dos ! Il n'y a pas que dans les médias sociaux, que quelques uns/unes ont des"régions responsables du cerveau dans la haine "!...quand on ne partage pas leurs idées...

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kisscool

10 janvier 2022 16:21
zorbek a écrit :
Kisscool, je ne sais pas si vous avez saisi mon ton humoristique second degré concernant Jean75

- Non Monsieur, j'suis un vrai bourrin moi 😊
Bonne soirée

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zorbek

10 janvier 2022 16:15
kisscool a écrit :
- EH ! LES PERLES , ÇA EXCISTE... ET, AVEC SSIAP, ÇA FAIT 2. OUI MONSIEUR !!!
Et c'est; Bonne soirée maintenant !

Kisscool, je ne sais pas si vous avez saisi mon ton humoristique second degré concernant Jean75

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Avatar kisscool

kisscool

10 janvier 2022 16:08
zorbek a écrit :
Oui c'est bien lui qui en parle, un vertueux, pas comme ceux qui contestent ses dires ou ses interprétations des faits.

Hé oui Jean, un constat pour les réseaux sociaux qui s'applique au plus grand nombre mais à des degrés divers.
Une belle étude, merci Jean.

Comme on l'apprécie, Jean75 est un homme pondéré sans œillère (sans a priori politique) qui ne s'énerve jamais (jamais un mot plus haut que l'autre, aucune insulte) qui n'alimente aucun foyer de tension haineuse. Il relaie toujours des informations vraies; ne provenant jamais de sites douteux. Et surtout quand les informations sont officielles elles ne sont jamais biaisées par les interprétations très rigoureuses qu'il en fait, d'une neutralité sans faille, pas d'embrouilles pour leur faire dire ce qu'elles ne disent pas.

Allez une petite pique un IRM peut-être? 😀

Malgré tout merci Paix sur vous.

Bonne journée

- EH ! LES PERLES , ÇA EXCISTE... ET, AVEC SSIAP, ÇA FAIT 2. OUI MONSIEUR !!!
Et c'est; Bonne soirée maintenant !

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zorbek

10 janvier 2022 16:04

Oui c'est bien lui qui en parle, un vertueux, pas comme ceux qui contestent ses dires ou ses interprétations des faits.

Hé oui Jean, un constat pour les réseaux sociaux qui s'applique au plus grand nombre mais à des degrés divers.
Une belle étude, merci Jean.

Comme on l'apprécie, Jean75 est un homme pondéré sans œillère (sans a priori politique) qui ne s'énerve jamais (jamais un mot plus haut que l'autre, aucune insulte) qui n'alimente aucun foyer de tension haineuse. Il relaie toujours des informations vraies; ne provenant jamais de sites douteux. Et surtout quand les informations sont officielles elles ne sont jamais biaisées par les interprétations très rigoureuses qu'il en fait, d'une neutralité sans faille, pas d'embrouilles pour leur faire dire ce qu'elles ne disent pas.

Allez une petite pique un IRM peut-être? 😀

Malgré tout merci Paix sur vous.

Bonne journée

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triccce

10 janvier 2022 16:02

Haine et mal être, celui ci accentué depuis le covid, n'auront pas tendance à disparaître de sitôt !
Derrière les écrans c'est facile, même si la délation y est active !
Les politiciens et les élus s'en fichent car pendant que les citoyens s'écharpent, eux font passer des lois scélérates , et on imagine pas le nombre de celles ci qui ne servent à rien comme par exemple la " CI" traduite en anglais et bien d'autres que je citerais point, liste trop longue... !
Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et montrant des jeunes voyous hilares en voiture trainant un Monsieur sur plusieurs centaines de mètres avant de le faire tomber et le blessant....là ce n'est ni haine ni mal être juste des délinquants en mal de sensations qui ne seront sans doute jamais punis ...
Les coups de couteaux, ces derniers jours ont fait des victimes tout cela pour un portable ou un regard mal placé.....ou pour rien seulement plaisir de se défouler !
Les "boomers" que l'on, critique tant sur les médias avaient une autre mentalité, empathie, solidarité et partage n'étaient pas des vains mots pour eux....après tout est aussi une question d'éducation !
La haine est dans la rue et pas seulement sur les R.S., enfin c'est mon avis et on peut , ne pas le partager !

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Nexus

10 janvier 2022 15:36

Malheureusement, par les temps qui courent la haine ne se limite pas aux réseaux sociaux. Il faudrait peut-être chercher l'explication dans les comportements égoïstes, cupides et purement matérialistes des humains.

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kisscool

10 janvier 2022 15:20

’’ 𝐴𝑢𝑠𝑠𝑖, 𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑒𝑢𝑡-𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑑’𝑎𝑢𝑔𝑚𝑒𝑛𝑡𝑒𝑟 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑑𝑖𝑚𝑖𝑛𝑢𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝘩𝑎𝑖𝑛𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑚𝑝𝑎𝑡𝘩𝑖𝑒. ’’ 🤔

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