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Naissance sous X

Cathy - 5 juillet 2025 07:26

De longues années de recherche pour retrouver mes origines . Suis favorable à une modification de la loi et à l’accès à ses origines pour tous comme pour la loi sur la bioéthique. Qu’en pensez-vous ?

Naissance sous X

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Cathy5 juillet 2025 07:26

De longues années de recherche pour retrouver mes origines . Suis favorable à une modification de la loi et à l’accès à ses origines pour tous comme pour la loi sur la bioéthique. Qu’en pensez-vous ?

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Danielle

7 juillet 2025 05:38

Il faut connaître ses géniteurs sans aucun doute, pour soi et la descendance.

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Avatar helene9434

helene9434

6 juillet 2025 21:07
Cathy a écrit :
Ce n’est pas la Dass mais le CNAOP

désolée, je n'ai pas retenu le nom, et avant cette loi, c'était la DASS (qui a aussi changé de nom) qui détenait les papiers....

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Cathy

6 juillet 2025 20:40
helene9434 a écrit :
mais, cela a été écrit 2 fois sur ce topic :
ça a changé en 2002. toute personne peut demander à la DASS s'il y a un dossier d'origine sur elle. Toutefois ce dossier ne peut exister que si la mère biologique bien voulu laisser des indications. on ne peut la forcer.
Je comprends très bien que ça doit être dur, mais cette femme a aussi le droit à l'anonymat complet.

Ce n’est pas la Dass mais le CNAOP

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helene9434

6 juillet 2025 18:23
Cathy a écrit :
Chaque personne a son histoire et son point de vue et c’est très bien . L’ idée c’est d’avoir le choix, le choix de savoir d’où on vient , d’où viennent ses gènes, cette histoire que vous portez en vous . Imaginez une maison sans fondation , Est elle aussi solide qu’une maison ancrée dans le sol ! D’où vient ma couleur aussi ! Vivre avec le savoir d’être abandonné , seule une personne qui vit cela peut en parler , le vivre au quotidien c’est comme qq qui a une maladie grave : on peut comprendre humainement , médicalement mais nous ne sommes pas cette personne ! Combien de personnes font la démarche de chercher leurs origines après la disparition de leurs parents adoptifs ! La loi date du Maréchal Pétain, ne peut elle pas évoluer ???

mais, cela a été écrit 2 fois sur ce topic :
ça a changé en 2002. toute personne peut demander à la DASS s'il y a un dossier d'origine sur elle. Toutefois ce dossier ne peut exister que si la mère biologique bien voulu laisser des indications. on ne peut la forcer.
Je comprends très bien que ça doit être dur, mais cette femme a aussi le droit à l'anonymat complet.

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Avatar helene9434

helene9434

6 juillet 2025 18:16
joiedevivre15 a écrit :
Mais Hélène je suis vraiment très heureuse que cela se passe très bien avec votre fils. J'aspire à ce que tout le monde soit heureux sur Terre. Cependant, je connais d'autres cas de relations assez proches qui ont adopté au Mexique et je peux vous dire que dans ces cas, cela ne s'est pas bien passé. Lorsqu'ils étaient encore assez jeunes, les parents ont cru bien faire en retournant voir les familles qui les avaient abandonnés.
Par exempke, dans l'un des cas, l'association a poussé la famille mexicaine a abandonner le dernier enfant, un garçon qui avait déjà 6 ans en poussant la famille à l'abandonner parce qu'elle ne serait pas capable d'en élever un 6e et ils ont reçu de l'argent pour cela de la part de l'association même si c'est caché, c'est la vérité. et les patents adoptants ont donné une grosse somme à l'association pour qu'elle puisse encore faire du bien et faire tourner la boutique ... L'autre cas est assez semblable mais là l'enfant n'avait que 6 mois cela s'est mieux passé. En conclusion adopter un enfant des rues complètement abandonnés. C'est mieux mais le retirer à une famille joyeuse qui n'a pas d'argent, c'est odieux ...
Il faut savoir aussi qu'il y a des enfants vendus aux réseaux de pédophilie et ce dans le monde entier. Trump fait un nettoyage magnigique en ce moment. Et ces gens quii profitent de ces enfants ne dont pas des pauvres, souvent bien placés ! Par contre, des sataniques, c'est certain.

il y a quelque chose qui me chiffonne dans votre histoire au Mexique, l'association qui aurait pousser à abandonner :
La loi mexicaine interdit l'abandon d'enfant, et lorsqu'un enfant est trouvé, les autorités recherchent en priorité la mère, qui, si elle est retrouvée, écope d'une peine de prison.
ce n'est qu'au bout d'un certain temps, si elle n'est pas retrouvée, l'enfant est adoptable.
s'il survit, on lui donne un nom et une date de naissance probable.
Ca a été le cas de mon fils, on ne connaît pas sa date de naissance exacte. les médecins ont jugé qu'il devait avoir environ 10-15 jours quand il a été trouvé. c'est également l'avis du pédiatre vu à notre retour en France.
encore une fois, nous nous sommes adressés à une organisation officielle, tant en France qu'au Mexique (la DASS du pays) , nous n'avons pas eu à payer quoi que ce soit, en dehors de nos frais de voyage et d'hébergement, les honoraires de l'avocat, agréé par la France et le Mexique, la visite médicale pour l'obtention du visa de sortie les frais des actes officiels d'adoption.

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Cathy

6 juillet 2025 16:30

Chaque personne a son histoire et son point de vue et c’est très bien . L’ idée c’est d’avoir le choix, le choix de savoir d’où on vient , d’où viennent ses gènes, cette histoire que vous portez en vous . Imaginez une maison sans fondation , Est elle aussi solide qu’une maison ancrée dans le sol ! D’où vient ma couleur aussi ! Vivre avec le savoir d’être abandonné , seule une personne qui vit cela peut en parler , le vivre au quotidien c’est comme qq qui a une maladie grave : on peut comprendre humainement , médicalement mais nous ne sommes pas cette personne ! Combien de personnes font la démarche de chercher leurs origines après la disparition de leurs parents adoptifs ! La loi date du Maréchal Pétain, ne peut elle pas évoluer ???

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joiedevivre15

6 juillet 2025 12:41
helene9434 a écrit :
Hé bien, ma chère JDV, vous savez très bien que je parle en connaissance de cause.
et si beaucoup de couples se tournent vers l'étranger - et la plupart du temps envers des pays agréés par la Mission de l'Adoption Internationale, où les interlocuteurs , les DASS locales, les pédiatres, parlent français dans le pays , sont agréés, garantissant que tout se passera bien et légalement, aussi bien dans le pays qu'en France.

s'ils y a des associations vraisemblablement qui vivent très bien, il y en a aussi, et plus que vous ne le pensez, qui ne cherchent pas à gagner de l'argent, mais agissent pour aider les parents adoptants avec des conseils, tant sur le pays , que les usages des administrations, de la façon de penser des gens, afin d'éviter des impairs, Elles sont gérés par des personnes qui ont eux-mêmes adoptés.
Au retour, et suivent attentivement les parents, les aidant à l'adaptation, car ce n'est ni simple pour les enfants, ni pour les parents qui se retrouvent avec un "vrai" enfant (pas celui rêvé) qui a un passé - même bébé - avec lequel il va falloir faire avec, même à quelques mois un enfant sait qu'il a été "abandonné" par la personne qui l'a mis au monde,
et croyez-moi, il faut toujours se souvenir de ça, même quand il devient adulte, son sentiment de rejet , envers les autres, parents ou amis, ou même n'importe qui, est très vif en cas de paroles, d'actions que l'on pense anodines, ne le seront jamais pour lui.

Alors, quand je dis qu'il y a des enfants adoptés qui "adoptent" eux-mêmes toute la famille au sens large, dans laquelle ils sont élevé, Ca existe.
Mon fils réagit ainsi, et depuis toujours, je me souviens que la directrice de la crèche et celle de l'école maternelle, me l'avait dit : sa maman (moi) c'était quelque chose pour lui, bien plus que pour les autres enfants. ma soeur est sa tante, la soeur de mon mari aussi. point.
mes frères sont ses oncles, et quand le plus jeune, avec qui il avait plus de liens de "confident" est décédé en 2017 d'un cancer du pancréas, il a été très affecté.
On projetait avec mon mari et avec l'accord de notre fils, de retourner au Mexique pour lui montrer les lieux où il avait vécu 10 mois, mais cela n'a pas pu se faire; Il espère toujours y aller un jour, mais juste pour voir les lieux.

Dans les familles d'adoptants que j'ai rencontré, certains réagissaient pareil, allant jusqu'à refuser d'apprendre la langue du pays d'origine, et d'autres non, et ce à l'intérieur d'une même fratrie "reconstituée" si je puis dire.
Je sais très bien que certains veulent à tout pris connaître leur mère biologique, et que quelquefois ça se passe mal, mais ce n'est pas forcément tous.
croyez-moi, mon fils est parfaitement heureux d'être ici, et d'avoir une famille. il est parfaitement à l'aise en ce qui concerne son adoption, il ne s'en cache pas, mais ne s'en vante pas non plus, car comme il a une carnation et un visage un peu "indien" (métissé) on lui demande souvent d'où il vient.
Il avait environ 17 ans, alors que nous regardions un reportage sur les enfants des rues en Amérique du sud, il s'est tourné vers moi, et m'a dit : "je ne vous remercierai jamais assez, papa et toi, de m'avoir tiré de là".
alors, aucun enfant ne réagit pareil, l'origine géographique n'a rien à voir. ça tient aussi à la façon dont on lui a parlé de son adoption, dès le début, avec des mots adaptés à son âge, en le considérant comme un enfant comme les autres, et adoptés ou pas, les enfants sont tous pareils, chacun son caractère, mais ils savent tous comment nous faire tourner en bourrique pour voir jusqu'où ils peuvent aller !

Mais Hélène je suis vraiment très heureuse que cela se passe très bien avec votre fils. J'aspire à ce que tout le monde soit heureux sur Terre. Cependant, je connais d'autres cas de relations assez proches qui ont adopté au Mexique et je peux vous dire que dans ces cas, cela ne s'est pas bien passé. Lorsqu'ils étaient encore assez jeunes, les parents ont cru bien faire en retournant voir les familles qui les avaient abandonnés.
Par exempke, dans l'un des cas, l'association a poussé la famille mexicaine a abandonner le dernier enfant, un garçon qui avait déjà 6 ans en poussant la famille à l'abandonner parce qu'elle ne serait pas capable d'en élever un 6e et ils ont reçu de l'argent pour cela de la part de l'association même si c'est caché, c'est la vérité. et les patents adoptants ont donné une grosse somme à l'association pour qu'elle puisse encore faire du bien et faire tourner la boutique ... L'autre cas est assez semblable mais là l'enfant n'avait que 6 mois cela s'est mieux passé. En conclusion adopter un enfant des rues complètement abandonnés. C'est mieux mais le retirer à une famille joyeuse qui n'a pas d'argent, c'est odieux ...
Il faut savoir aussi qu'il y a des enfants vendus aux réseaux de pédophilie et ce dans le monde entier. Trump fait un nettoyage magnigique en ce moment. Et ces gens quii profitent de ces enfants ne dont pas des pauvres, souvent bien placés ! Par contre, des sataniques, c'est certain.

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Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

6 juillet 2025 12:23
carousse a écrit :
"Comment se fait-il qu'il y ait encore des abandons d'enfants en France à la naissance ?"

sortez du 15ème arrondissement !

Quelle réponse intelligente, Madame la Parisienne !

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Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

6 juillet 2025 12:19
carousse a écrit :
comment savez-vous que je ne sais pas "ce que ces personnes souffrent ... !" ??

je résume mon avis :
Je suis contre.
Cela permet d'éviter d'horribles drames.
c'est comme ça.

Entre deux maux, il faut choisir le moindre et c'est ce que je pense : la vérité, la vérité, la vérité ! Car de toute façon, tôt ou tard, elle éclate. Loi de l'Univers.
Par contre, peut-être, déterminer un âge où la personne adoptée peut faire sa recherche. Ceci pour que l'enfance et l'adolescence se passent le plus calmement possible pour l'enfant adopté et ses patents adoptifs.
Entre temps, on peut espérer que lorsque la vérité sera mise au grand jour, la mère qui a abandonné son enfant ait pu reprendre le cours d'une vie normale.
La première rencontre devra se faire encadrée et discrètement. Ensuite chaqhe partie décidera selon sa situation.

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Avatar Laurence

Laurence

6 juillet 2025 11:18
helene9434 a écrit :
Hé bien, ma chère JDV, vous savez très bien que je parle en connaissance de cause.
et si beaucoup de couples se tournent vers l'étranger - et la plupart du temps envers des pays agréés par la Mission de l'Adoption Internationale, où les interlocuteurs , les DASS locales, les pédiatres, parlent français dans le pays , sont agréés, garantissant que tout se passera bien et légalement, aussi bien dans le pays qu'en France.

s'ils y a des associations vraisemblablement qui vivent très bien, il y en a aussi, et plus que vous ne le pensez, qui ne cherchent pas à gagner de l'argent, mais agissent pour aider les parents adoptants avec des conseils, tant sur le pays , que les usages des administrations, de la façon de penser des gens, afin d'éviter des impairs, Elles sont gérés par des personnes qui ont eux-mêmes adoptés.
Au retour, et suivent attentivement les parents, les aidant à l'adaptation, car ce n'est ni simple pour les enfants, ni pour les parents qui se retrouvent avec un "vrai" enfant (pas celui rêvé) qui a un passé - même bébé - avec lequel il va falloir faire avec, même à quelques mois un enfant sait qu'il a été "abandonné" par la personne qui l'a mis au monde,
et croyez-moi, il faut toujours se souvenir de ça, même quand il devient adulte, son sentiment de rejet , envers les autres, parents ou amis, ou même n'importe qui, est très vif en cas de paroles, d'actions que l'on pense anodines, ne le seront jamais pour lui.

Alors, quand je dis qu'il y a des enfants adoptés qui "adoptent" eux-mêmes toute la famille au sens large, dans laquelle ils sont élevé, Ca existe.
Mon fils réagit ainsi, et depuis toujours, je me souviens que la directrice de la crèche et celle de l'école maternelle, me l'avait dit : sa maman (moi) c'était quelque chose pour lui, bien plus que pour les autres enfants. ma soeur est sa tante, la soeur de mon mari aussi. point.
mes frères sont ses oncles, et quand le plus jeune, avec qui il avait plus de liens de "confident" est décédé en 2017 d'un cancer du pancréas, il a été très affecté.
On projetait avec mon mari et avec l'accord de notre fils, de retourner au Mexique pour lui montrer les lieux où il avait vécu 10 mois, mais cela n'a pas pu se faire; Il espère toujours y aller un jour, mais juste pour voir les lieux.

Dans les familles d'adoptants que j'ai rencontré, certains réagissaient pareil, allant jusqu'à refuser d'apprendre la langue du pays d'origine, et d'autres non, et ce à l'intérieur d'une même fratrie "reconstituée" si je puis dire.
Je sais très bien que certains veulent à tout pris connaître leur mère biologique, et que quelquefois ça se passe mal, mais ce n'est pas forcément tous.
croyez-moi, mon fils est parfaitement heureux d'être ici, et d'avoir une famille. il est parfaitement à l'aise en ce qui concerne son adoption, il ne s'en cache pas, mais ne s'en vante pas non plus, car comme il a une carnation et un visage un peu "indien" (métissé) on lui demande souvent d'où il vient.
Il avait environ 17 ans, alors que nous regardions un reportage sur les enfants des rues en Amérique du sud, il s'est tourné vers moi, et m'a dit : "je ne vous remercierai jamais assez, papa et toi, de m'avoir tiré de là".
alors, aucun enfant ne réagit pareil, l'origine géographique n'a rien à voir. ça tient aussi à la façon dont on lui a parlé de son adoption, dès le début, avec des mots adaptés à son âge, en le considérant comme un enfant comme les autres, et adoptés ou pas, les enfants sont tous pareils, chacun son caractère, mais ils savent tous comment nous faire tourner en bourrique pour voir jusqu'où ils peuvent aller !

J’ai 2 enfants adoptés. L’un ne veut pas du tout faire un retour vers ses racines et l’autre en a besoin. Ce n’est donc pas une question d’éducation mais bien de caractère, de perception des choses, d’acceptation ou de rejet….

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helene9434

6 juillet 2025 10:50
joiedevivre15 a écrit :
Il est bien rare qu'un enfant adopté ne recherche pas tôt ou tard d'où il vient chère Hélène, j'ai connu trop de cas autour de moi ...

Hé bien, ma chère JDV, vous savez très bien que je parle en connaissance de cause.
et si beaucoup de couples se tournent vers l'étranger - et la plupart du temps envers des pays agréés par la Mission de l'Adoption Internationale, où les interlocuteurs , les DASS locales, les pédiatres, parlent français dans le pays , sont agréés, garantissant que tout se passera bien et légalement, aussi bien dans le pays qu'en France.

s'ils y a des associations vraisemblablement qui vivent très bien, il y en a aussi, et plus que vous ne le pensez, qui ne cherchent pas à gagner de l'argent, mais agissent pour aider les parents adoptants avec des conseils, tant sur le pays , que les usages des administrations, de la façon de penser des gens, afin d'éviter des impairs, Elles sont gérés par des personnes qui ont eux-mêmes adoptés.
Au retour, et suivent attentivement les parents, les aidant à l'adaptation, car ce n'est ni simple pour les enfants, ni pour les parents qui se retrouvent avec un "vrai" enfant (pas celui rêvé) qui a un passé - même bébé - avec lequel il va falloir faire avec, même à quelques mois un enfant sait qu'il a été "abandonné" par la personne qui l'a mis au monde,
et croyez-moi, il faut toujours se souvenir de ça, même quand il devient adulte, son sentiment de rejet , envers les autres, parents ou amis, ou même n'importe qui, est très vif en cas de paroles, d'actions que l'on pense anodines, ne le seront jamais pour lui.

Alors, quand je dis qu'il y a des enfants adoptés qui "adoptent" eux-mêmes toute la famille au sens large, dans laquelle ils sont élevé, Ca existe.
Mon fils réagit ainsi, et depuis toujours, je me souviens que la directrice de la crèche et celle de l'école maternelle, me l'avait dit : sa maman (moi) c'était quelque chose pour lui, bien plus que pour les autres enfants. ma soeur est sa tante, la soeur de mon mari aussi. point.
mes frères sont ses oncles, et quand le plus jeune, avec qui il avait plus de liens de "confident" est décédé en 2017 d'un cancer du pancréas, il a été très affecté.
On projetait avec mon mari et avec l'accord de notre fils, de retourner au Mexique pour lui montrer les lieux où il avait vécu 10 mois, mais cela n'a pas pu se faire; Il espère toujours y aller un jour, mais juste pour voir les lieux.

Dans les familles d'adoptants que j'ai rencontré, certains réagissaient pareil, allant jusqu'à refuser d'apprendre la langue du pays d'origine, et d'autres non, et ce à l'intérieur d'une même fratrie "reconstituée" si je puis dire.
Je sais très bien que certains veulent à tout pris connaître leur mère biologique, et que quelquefois ça se passe mal, mais ce n'est pas forcément tous.
croyez-moi, mon fils est parfaitement heureux d'être ici, et d'avoir une famille. il est parfaitement à l'aise en ce qui concerne son adoption, il ne s'en cache pas, mais ne s'en vante pas non plus, car comme il a une carnation et un visage un peu "indien" (métissé) on lui demande souvent d'où il vient.
Il avait environ 17 ans, alors que nous regardions un reportage sur les enfants des rues en Amérique du sud, il s'est tourné vers moi, et m'a dit : "je ne vous remercierai jamais assez, papa et toi, de m'avoir tiré de là".
alors, aucun enfant ne réagit pareil, l'origine géographique n'a rien à voir. ça tient aussi à la façon dont on lui a parlé de son adoption, dès le début, avec des mots adaptés à son âge, en le considérant comme un enfant comme les autres, et adoptés ou pas, les enfants sont tous pareils, chacun son caractère, mais ils savent tous comment nous faire tourner en bourrique pour voir jusqu'où ils peuvent aller !

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Avatar Marjorie

Marjorie

6 juillet 2025 09:16

Personnellement , je pense que l on a envie de savoir d où l on vient , à qui on ressemble, les circonstances de la naissance , bref, connaître ses origines.

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Avatar Laurence

Laurence

6 juillet 2025 09:15

On peut avoir son opinion, bien sûr
Mais tant que l’on n’a pas parlé avec des enfants adoptés et avec des parents adoptants, cela reste très théorique à mon avis

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Avatar carousse

carousse

6 juillet 2025 09:14
joiedevivre15 a écrit :
À la racine, il faut tout faire pour ne pas tomber enceinte quand on ne souhaite pas d'enfant ! Aujourd'hui, tout est offert à la femme pour cela : le préservatif, la pilule, l'avortement au tout début de la grossesse ...
Comment se fait-il qu'il y ait encore des abandons d'enfants en France à la naissance ?
Le plus souvent aujourd'hui ce sont des enfants adoptés venant de pays lointains et il y a des associations qui en vivent trop bien... Là, c'est pire, on les déracine doublement.

"Comment se fait-il qu'il y ait encore des abandons d'enfants en France à la naissance ?"

sortez du 15ème arrondissement !

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Avatar Laurence

Laurence

6 juillet 2025 09:13
joiedevivre15 a écrit :
À la racine, il faut tout faire pour ne pas tomber enceinte quand on ne souhaite pas d'enfant ! Aujourd'hui, tout est offert à la femme pour cela : le préservatif, la pilule, l'avortement au tout début de la grossesse ...
Comment se fait-il qu'il y ait encore des abandons d'enfants en France à la naissance ?
Le plus souvent aujourd'hui ce sont des enfants adoptés venant de pays lointains et il y a des associations qui en vivent trop bien... Là, c'est pire, on les déracine doublement.

Je suis d’accord avec vous, ils sont déracinés, coupés de leur culture.
Je pense que la blessure d’abandon reste tout de même la principale cause de souffrance.
Certes, abandonner son enfant peut être un acte d’amour parce qu’on est dans une impasse pour élever son enfant (et c’est ce que je dis à mes enfants) mais c’est destructeur.
Il faut au moins que ces enfants puissent se reconstruire en ayant accès aux informations sur leurs origines.

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