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Mercosur : arrêtons les fantasmes !

valia68 - 18 novembre 2024 17:19

Mercosur : arrêtons les fantasmes !


La croisade française contre le Mercosur repose sur des fantasmes.
Le projet d’accord comprend des protections solides pour nos agriculteurs.
La Chine, elle, déloge l’Europe d’un marché majeur.


Le spectacle est navrant.
La classe politique française, dans un concert unanime aussi rare que préoccupant, s'égare dans une croisade contre l'accord UE-Mercosur, transformé en épouvantail de tous les maux de notre agriculture.
Cette posture, aussi démagogique que contre-productive, mérite d'être déconstruite à l'aune des faits.

Commençons par tordre le cou aux fantasmes sur l'invasion redoutée des produits agricoles sud-américains.
Les quotas négociés sont, en réalité, dérisoires : 99 000 tonnes de bœuf, soit 1,6 % de la production européenne.
Plus révélateur encore : l'Europe importe déjà 200 000 tonnes de bœuf du Mercosur. L'accord ne fera donc qu'abaisser les droits de douane sur des volumes déjà existants.
Même constat pour la volaille (1,4 % de la production européenne) ou le porc (0,1 %).

Où est l'apocalypse annoncée ?


Le Ceta : l'apocalypse n'a jamais eu lieu

L'exemple du Ceta est édifiant.
Malgré les prophéties catastrophistes, le Canada, pourtant champion mondial de la viande bovine, n'utilise quasiment pas ses quotas d'exportation vers l'UE. La raison ? L'impossibilité d'utiliser des hormones de croissance, interdites par la réglementation européenne.
Les cassandres d'hier – Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon en tête – en sont pour leurs frais.

Plus grave encore, cette fixation sur l'agriculture masque les enjeux stratégiques colossaux.
L'accord éliminerait 4 milliards d'euros de droits de douane pour les exportateurs européens. Il ouvrirait grand les portes d'un marché protégé par des barrières douanières massives : 35 % sur les voitures, 14 à 20 % sur les machines, 18 % sur les produits chimiques.
La France, qui conserve un excédent commercial de 155 milliards d'euros avec l'Amérique latine – l'un des derniers au monde – se tire une balle dans le pied.


La Chine avance à grands pas, l'Europe piétine

Pendant que nous tergiversons, la Chine avance ses pions. Pékin comprend parfaitement l'importance stratégique de cette région, riche en matières premières critiques – lithium, cuivre, niobium – essentielles pour notre souveraineté industrielle.
Déjà deuxième partenaire commercial de la région, Pékin a signé des accords de libre-échange avec cinq pays et noué des partenariats « Route de la Soie » avec pas moins de 22 nations latino-américaines.

La prochaine visite d'État de Xi Jinping au Brésil – sa sixième sur le continent depuis 2013 – illustre cette offensive diplomatique méthodique, confirmée le 12 novembre par le porte-parole chinois du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian.
Le discours officiel chinois ne cache même plus ses ambitions, évoquant une « communauté d'avenir partagé » avec l'Amérique latine et des coopérations étendues aux secteurs stratégiques comme le numérique et l'aérospatial.
L'Europe peut-elle se permettre de laisser le champ libre à la Chine, alors même que nous cherchons à réduire notre dépendance vis-à-vis de Pékin ?

La réalité est que nos problèmes agricoles sont avant tout franco-français.
En 15 ans, la balance commerciale agroalimentaire européenne s'est améliorée de 60 milliards d'euros.
La mondialisation n'est pas le problème, mais notre incapacité à nous adapter.



Agriculture française : cherchez l'erreur ailleurs

Le projet d'accord Mercosur contient d'ailleurs des garanties sans précédent : une clause de sauvegarde est applicable même aux produits sous quotas comme le bœuf, la volaille, etc.
Avec cette clause de sauvegarde, l'UE pourrait intervenir rapidement et suspendre les importations en cas de « perturbation grave du marché ». C'est une garantie supplémentaire qui n'existe dans aucun autre accord commercial. Ceinture et bretelles pour protéger l'agriculture européenne !

Sans parler des avantages du Mercosur pour les 357 indications géographiques européennes (dont les marques agroalimentaires, comme les fromages, les vins etc.).
Les pays du Mercosur prendront, à la faveur de cet accord, des engagements contraignants sur la déforestation.
Nos normes sanitaires restent intouchables, comme le prouve la récente suspension des exportations brésiliennes à la suite de défaillances dans le contrôle des hormones.

Mercosur, le bouc émissaire de nos lâchetés

La France et l'Europe ont tout à perdre dans ce repli frileux.
Nos viticulteurs verraient tomber des droits de douane de 27 %.
Nos industriels accéderaient à un marché majeur.
Notre indépendance stratégique serait renforcée face à la Chine.
Et nos agriculteurs ? Les volumes en jeu sont si faibles qu'ils pourraient être aisément compensés par la PAC.

En transformant le Mercosur en bouc émissaire, la classe politique française fait preuve d'une myopie dangereuse.
Elle sacrifie nos intérêts stratégiques sur l'autel d'une démagogie à courte vue.
L'Histoire jugera sévèrement ce moment où, par pusillanimité, nous aurons laissé la Chine s'emparer d'un partenaire crucial, tout en sabordant nos propres intérêts économiques. Il est encore temps de retrouver la raison.

Emmanuel Berretta - Publié par Le Point le 18/11/2024

Mercosur : arrêtons les fantasmes !

Avatar valia68

valia6818 novembre 2024 17:19

Mercosur : arrêtons les fantasmes !


La croisade française contre le Mercosur repose sur des fantasmes.
Le projet d’accord comprend des protections solides pour nos agriculteurs.
La Chine, elle, déloge l’Europe d’un marché majeur.


Le spectacle est navrant.
La classe politique française, dans un concert unanime aussi rare que préoccupant, s'égare dans une croisade contre l'accord UE-Mercosur, transformé en épouvantail de tous les maux de notre agriculture.
Cette posture, aussi démagogique que contre-productive, mérite d'être déconstruite à l'aune des faits.

Commençons par tordre le cou aux fantasmes sur l'invasion redoutée des produits agricoles sud-américains.
Les quotas négociés sont, en réalité, dérisoires : 99 000 tonnes de bœuf, soit 1,6 % de la production européenne.
Plus révélateur encore : l'Europe importe déjà 200 000 tonnes de bœuf du Mercosur. L'accord ne fera donc qu'abaisser les droits de douane sur des volumes déjà existants.
Même constat pour la volaille (1,4 % de la production européenne) ou le porc (0,1 %).

Où est l'apocalypse annoncée ?


Le Ceta : l'apocalypse n'a jamais eu lieu

L'exemple du Ceta est édifiant.
Malgré les prophéties catastrophistes, le Canada, pourtant champion mondial de la viande bovine, n'utilise quasiment pas ses quotas d'exportation vers l'UE. La raison ? L'impossibilité d'utiliser des hormones de croissance, interdites par la réglementation européenne.
Les cassandres d'hier – Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon en tête – en sont pour leurs frais.

Plus grave encore, cette fixation sur l'agriculture masque les enjeux stratégiques colossaux.
L'accord éliminerait 4 milliards d'euros de droits de douane pour les exportateurs européens. Il ouvrirait grand les portes d'un marché protégé par des barrières douanières massives : 35 % sur les voitures, 14 à 20 % sur les machines, 18 % sur les produits chimiques.
La France, qui conserve un excédent commercial de 155 milliards d'euros avec l'Amérique latine – l'un des derniers au monde – se tire une balle dans le pied.


La Chine avance à grands pas, l'Europe piétine

Pendant que nous tergiversons, la Chine avance ses pions. Pékin comprend parfaitement l'importance stratégique de cette région, riche en matières premières critiques – lithium, cuivre, niobium – essentielles pour notre souveraineté industrielle.
Déjà deuxième partenaire commercial de la région, Pékin a signé des accords de libre-échange avec cinq pays et noué des partenariats « Route de la Soie » avec pas moins de 22 nations latino-américaines.

La prochaine visite d'État de Xi Jinping au Brésil – sa sixième sur le continent depuis 2013 – illustre cette offensive diplomatique méthodique, confirmée le 12 novembre par le porte-parole chinois du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian.
Le discours officiel chinois ne cache même plus ses ambitions, évoquant une « communauté d'avenir partagé » avec l'Amérique latine et des coopérations étendues aux secteurs stratégiques comme le numérique et l'aérospatial.
L'Europe peut-elle se permettre de laisser le champ libre à la Chine, alors même que nous cherchons à réduire notre dépendance vis-à-vis de Pékin ?

La réalité est que nos problèmes agricoles sont avant tout franco-français.
En 15 ans, la balance commerciale agroalimentaire européenne s'est améliorée de 60 milliards d'euros.
La mondialisation n'est pas le problème, mais notre incapacité à nous adapter.



Agriculture française : cherchez l'erreur ailleurs

Le projet d'accord Mercosur contient d'ailleurs des garanties sans précédent : une clause de sauvegarde est applicable même aux produits sous quotas comme le bœuf, la volaille, etc.
Avec cette clause de sauvegarde, l'UE pourrait intervenir rapidement et suspendre les importations en cas de « perturbation grave du marché ». C'est une garantie supplémentaire qui n'existe dans aucun autre accord commercial. Ceinture et bretelles pour protéger l'agriculture européenne !

Sans parler des avantages du Mercosur pour les 357 indications géographiques européennes (dont les marques agroalimentaires, comme les fromages, les vins etc.).
Les pays du Mercosur prendront, à la faveur de cet accord, des engagements contraignants sur la déforestation.
Nos normes sanitaires restent intouchables, comme le prouve la récente suspension des exportations brésiliennes à la suite de défaillances dans le contrôle des hormones.

Mercosur, le bouc émissaire de nos lâchetés

La France et l'Europe ont tout à perdre dans ce repli frileux.
Nos viticulteurs verraient tomber des droits de douane de 27 %.
Nos industriels accéderaient à un marché majeur.
Notre indépendance stratégique serait renforcée face à la Chine.
Et nos agriculteurs ? Les volumes en jeu sont si faibles qu'ils pourraient être aisément compensés par la PAC.

En transformant le Mercosur en bouc émissaire, la classe politique française fait preuve d'une myopie dangereuse.
Elle sacrifie nos intérêts stratégiques sur l'autel d'une démagogie à courte vue.
L'Histoire jugera sévèrement ce moment où, par pusillanimité, nous aurons laissé la Chine s'emparer d'un partenaire crucial, tout en sabordant nos propres intérêts économiques. Il est encore temps de retrouver la raison.

Emmanuel Berretta - Publié par Le Point le 18/11/2024

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Avatar janine33

janine33

20 novembre 2024 11:30
2ALAIN a écrit :
Deux diptyques :
l'écologie / l'agriculture
le travail agricole / le commerce
Cette complexité exige une rigueur qui fait qu'il est difficile de dire je suis pour ou contre

On peut y ajouter
- la santé , en effet là où on a faim , mourir du glyphosate , des eaux minières polluées , ou de faim … importe peu . L’argent , quand bien même minime fait vivre .
- la guerre
Beaucoup d’états ou même de regroupements humains , sans industrie produisant des armes , sont attaqués ( ou veulent en attaquer d’autres ) , doivent se défendre et l’Europe comme les USA leur vendent armes et munitions . Il les payent en nature ( pardon , avec ce qu’ils peuvent nous vendre).Seuls les pays militairement puissants ont voix au chapitre !
- l’ambition de développer les pays pauvres . Pour les enrichir nous trouvons moral de leur acheter ce qu’ils peuvent produire . Moins pauvres , ils seront plus heureux et deviendront nos clients , demain

C’est le commerce qui règle tous ces échanges inégaux .

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

20 novembre 2024 08:30

A partir du lien ci dessous on peut accéder à des films sur la question agricole......
Bons instants 🐀 🌳🐖🐸🙂🐈☔️🐕🧑🏿‍🎄

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

20 novembre 2024 08:23

J’ai trouvé cela ...une bande annonce...
Les films entiers c’est plus difficile à cause des droits apparemment...

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

20 novembre 2024 08:10

C’est un sacré problème que celui de l’agriculture....je suis en ces semaines une série de documentaires sur ce thème...je vais essayer de publier quelques liens ...

🌳🐈🙂🐸🐖

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Avatar 2ALAIN

2ALAIN

19 novembre 2024 20:21

Deux diptyques :
l'écologie / l'agriculture
le travail agricole / le commerce
Cette complexité exige une rigueur qui fait qu'il est difficile de dire je suis pour ou contre

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Avatar janine33

janine33

19 novembre 2024 19:43
marie5949 a écrit :
Ben oui que voulez vous notre France est bradée, il ne nous reste pas grand chose , elle n’intéresse pas son président il n’y a que l’Europe qui l’intéresse !!!

Pas si simple !
Les importations à bas- coût permettent de maintenir le pouvoir d’achat .

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Avatar aranjuez

aranjuez

19 novembre 2024 14:19
2ALAIN a écrit :
" Les agriculteurs espagnols ne sont pas contre le Mercosur. Ils ont des produits compétitifs, eux. "

On peut manger des fraises espagnoles , du miel ukrainien , des boîtes de thon , des burgers yanks ... pas chers . Perso je préfère ne pas . Les vins sans raisin ; les jambons sans porc ... non merci

Des produits bons ou moins bon on en trouve partout y compris en France.
J'ai acheté dernièrement du raisin blanc italien, il était excellent et moins cher que le chasselas français que j'aime bien par ailleurs.
Il ne faut pas commettre l'erreur que l'on a commis il y a 30 ou 40 ans quand devant les progrès de la Chine, on se rassurait en se disant que même si les chinois nous copiaient, ils ne feraient pas aussi bien que nous.
Aujourd'hui ils sont en pointe dans de nombreux domaines et nous en ont exclu.

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Avatar marie5949

marie5949

19 novembre 2024 13:53
Renours a écrit :
Vous avez raison ,continuons la mondialisation à outrance
En France tout y est passé (à la trappe!!!! toute l 'industrie
quelle soit métallurgique , pharmaceutique , les savoirs faire
;l 'automobile se débat pour ne pas disparaitre à terme !!!
Il nous reste encore l 'agriculture coincé entre le poulet Ukrainien,
la Chine présente partout
avec par exemple l 'armée de voitures électriques prêtes à nous
envahir et voilà l ' Amérique du Sud qui arrive!!!
Avec son président ami de Mr Trump ( qui fait le clown dans ses réceptions!!)
Nous voilà bien mal barré ajoutons tous nos problèmes intérieurs le compte
y est!!!! Je garde mes fantasmes!!!!!
Bonne journée

Ben oui que voulez vous notre France est bradée, il ne nous reste pas grand chose , elle n’intéresse pas son président il n’y a que l’Europe qui l’intéresse !!!

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Avatar tbu

tbu

19 novembre 2024 13:28

Le Mercosur, ne représenterait que 1,6% de la consommation annuelle de l'Europe !!
Et, en plus cela nous permettrait en échange de leurs vendre des produits qu'ils n'ont pas !!

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Avatar Lionel102127

Lionel102127

19 novembre 2024 12:53

le principe des politiques français c'est d'écouter ceux qui manifestent!
les agriculteurs ont de problèmes de trésorerie du fait qu'il doivent acheter des exploitations agricoles toujours de plus en plus chères. Cela les obligent à emprunter. Ce qu'ils oublient de dire c'est que chaque années des terres agricoles deviennent constructibles et ont un prix multiplié par 100 pour certaines régions dont la Normandie!
il faut que les exploitations soient achetées par les SAFER et louées ensuite aux agriculteurs qui n'auront alors plus de problème de trésorerie.
Autre solution, des prêts remboursables en fin d'activité à la place des subventions. Ces prêts permettront aux agriculteurs de s'installer sans devoir rembourser les prêts. les bonnes années, ils rembourseront sur la base du volontariat; les mauvaises il pourront emprunter à nouveau et ce à concurrence de 80% de la valeur de l'exploitation. toute vente de terre viendrait bien sûr rembourser les dettes avant tout autre usage!

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Avatar denmich

denmich

19 novembre 2024 12:18

Vous vivez sur quelle planète a nous débiter des absurdités pareilles.

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Avatar marie5949

marie5949

19 novembre 2024 12:17
marie5949 a écrit :
Les fraises espagnoles elles sont degueulasses pas d’odeur pas de goût dures comme de la pierre pleines de pesticides …. Le miel d’Ukraine que du sucre !!! Évidemment c’est moins cher c’est de la malbouffe , moi je préfère acheter moins mais sain , chacun ses goûts … Si vous préférez vous empoisonner tant pis pour vous …

Les espagnols ont des prix compétitifs mais pas en qualité….

Répondre·

Avatar marie5949

marie5949

19 novembre 2024 12:16
2ALAIN a écrit :
" Les agriculteurs espagnols ne sont pas contre le Mercosur. Ils ont des produits compétitifs, eux. "

On peut manger des fraises espagnoles , du miel ukrainien , des boîtes de thon , des burgers yanks ... pas chers . Perso je préfère ne pas . Les vins sans raisin ; les jambons sans porc ... non merci

Les fraises espagnoles elles sont degueulasses pas d’odeur pas de goût dures comme de la pierre pleines de pesticides …. Le miel d’Ukraine que du sucre !!! Évidemment c’est moins cher c’est de la malbouffe , moi je préfère acheter moins mais sain , chacun ses goûts … Si vous préférez vous empoisonner tant pis pour vous …

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Avatar 2ALAIN

2ALAIN

19 novembre 2024 11:58
aranjuez a écrit :
Il vous manque un élément essentiel : le coût de la production agricole ou autre.
Sans parler du Mercosur, les produits agricoles français sont hors de prix par rapport aux concurrents européens.
On peut comprendre que l'arrivée de produits meilleurs marché fasse peur aux agriculteurs.

Les agriculteurs espagnols ne sont pas contre le Mercosur. Ils ont des produits compétitifs, eux.

On arrive toujours à la même conclusion : le coût de production est trop élevé en France.
Tant qu'on ne baissera pas les charges, les impôts, les normes les agriculteurs désespéreront et les entreprises couleront ou feront produire à l'étranger.
Mais pour faire baisser les prélèvements il faut baisser la dépense publique...

Sinon je crois que le Mercosur est une bonne chose globalement.

" Les agriculteurs espagnols ne sont pas contre le Mercosur. Ils ont des produits compétitifs, eux. "

On peut manger des fraises espagnoles , du miel ukrainien , des boîtes de thon , des burgers yanks ... pas chers . Perso je préfère ne pas . Les vins sans raisin ; les jambons sans porc ... non merci

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Avatar aranjuez

aranjuez

19 novembre 2024 11:37
hervé Nono a écrit :
Bonjour ...c’est un peu un débat qui en cache un autre plus important... celui de notre organisation agricole nationale c'est-à-dire .... comment nous concevons notre agriculture pour être auto suffisant déjà...... avec une alimentation de grande qualité respectueuse de l'environnement respectueuse de notre santé respectueuse de beaucoup de choses


le bien-être animal ....le bien-être des humains qui est un animal parmi d'autres exetera exetera le bien être de nos terres agricoles

donc ce débat sur le mode de vie que nous voulons ou que nous devons adopter pour avoir un avenir durable ....vient se superposer et en quelque sorte parasiter et complexifier le débat sur les échanges internationaux

je pense que nous n'avons pas avoir peur des échanges internationaux si nous avons une vision claire de ce que nous voulons pour notre nation pour notre société pour nous

si nous avons une identité agricole

je crois que c'est ça qui est posé en superposition de cette problématique du Mercosur c'est la question de notre identité agricole française et aussi européenne puisque si nous sommes des Français nous sommes aussi des Européens et cela a beaucoup de sens

bonne journée bons instants la camaraderie🐄🌳🐈😃🐸💧🐖

Il vous manque un élément essentiel : le coût de la production agricole ou autre.
Sans parler du Mercosur, les produits agricoles français sont hors de prix par rapport aux concurrents européens.
On peut comprendre que l'arrivée de produits meilleurs marché fasse peur aux agriculteurs.

Les agriculteurs espagnols ne sont pas contre le Mercosur. Ils ont des produits compétitifs, eux.

On arrive toujours à la même conclusion : le coût de production est trop élevé en France.
Tant qu'on ne baissera pas les charges, les impôts, les normes les agriculteurs désespéreront et les entreprises couleront ou feront produire à l'étranger.
Mais pour faire baisser les prélèvements il faut baisser la dépense publique...

Sinon je crois que le Mercosur est une bonne chose globalement.

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