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Le pass est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens

Bibracte - 4 octobre 2021 10:59

https://reporterre.net/Le-passe-sanitaire-est-un-moyen-extrajudiciaire-de-desactiver-socialement-les-gens



Reporterre — En quoi le passe sanitaire porte-t-il atteinte aux droits fondamentaux ?

Guillaume Zambrano — Être exclu des transports publics, hôpitaux, cafés, restaurants, bibliothèques, associations sportives et culturelles et autres lieux de réunion est une privation de liberté extrêmement lourde : c’est une privation du droit de réunion, de la liberté d’aller et de venir, une véritable exclusion de la vie sociale. Le plus grave est qu’il s’agit d’une sanction extrajudiciaire. Depuis le XVIIᵉ siècle et le Bill of Rights anglais destiné à limiter l’arbitraire des souverains, notre tradition juridique est fondée sur le principe de l’habeas corpus : toute personne privée de liberté a le droit de passer devant un juge. De fait, quand une personne est assignée à résidence ou condamnée à porter un bracelet électronique, la mesure doit être approuvée par le juge des libertés et de la détention. Quand on condamne des personnes pour des dommages sociaux comme le vol, la fraude fiscale, les coups et blessures, elles ont eu droit à un procès. Et généralement, le but visé est la réinsertion sociale : même pour des délits graves, il y a du sursis, des aménagements de peine. Mais avec le passe sanitaire, toute une catégorie de personnes reçoivent une sanction pénale maximale sans qu’il y ait eu de jugement, sans même avoir pu se défendre.

Qu’est-ce qui justifie cette sanction ? Le fait de ne pas pouvoir (ou ne pas vouloir) présenter un QR code à l’entrée des lieux publics, de ne pas être vacciné ou testé. Ce qui est reproché aux gens, c’est d’être potentiellement contagieux. C’est d’autant plus grave qu’il est très rare en droit que l’on soit condamné pour une infraction par omission. La règle est d’être condamné pour avoir fait quelque chose, et non pour ne pas avoir fait quelque chose. Il existe le délit de non-assistance à personne en danger (article 223-6 du Code pénal), mais ses conditions sont très restrictives et les condamnations rares. Il existe aussi une jurisprudence pour des personnes ayant contaminé d’autres personnes avec le Sida en connaissance de cause, mais les juges ont retenu l’aspect intentionnel : non seulement elles se savaient malades et n’ont pas pris de précautions, mais elles ont déclaré vouloir contaminer d’autres personnes, c’est ce qui a motivé la condamnation [1].

« Ce ne sont plus les juges mais la population elle-même qui applique la sanction. »


Le passe sanitaire — sanction extrajudiciaire selon vous — représente-t-il un basculement ?

Le passe sanitaire sort du cadre ordinaire du droit pénal. Il donne lieu à des sanctions sociales inédites qui sont un mélange de privation de liberté, de stigmatisation et d’incitation à l’humiliation publique. C’est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens, de les débrancher, en quelque sorte. Et ce ne sont plus les juges, mais la population elle-même — les cafetiers, les bibliothécaires, les gardiens de musée ou les employés des hôpitaux — qui applique la sanction. Cela indique que le gouvernement est passé dans une logique de répression massive : comme il ne peut pas mettre un juge derrière chaque citoyen, il se repose sur la population et sur des moyens automatisés pour le faire. C’est une révolution anti-libérale. La seule comparaison possible est celle du crédit social en Chine, une forme de rééducation à la carotte et au bâton : je t’interdis de prendre le train, d’accéder à tel emploi, d’aller au cinéma…



La pandémie de Covid-19 ne justifie-t-elle pas de déroger au droit de manière exceptionnelle ?

Depuis deux siècles, la France a érigé la liberté en tant que principe fondamental, naturel, inaliénable : les restrictions sont des exceptions qui doivent être strictement justifiées et proportionnelles. Dans le cadre d’un raisonnement sur la proportionnalité, les mesures portant atteinte aux libertés fondamentales doivent remplir trois conditions. D’abord, le test d’« aptitude » : la mesure est-elle apte à atteindre l’objectif affiché ? Le passe sanitaire et l’obligation vaccinale peuvent-ils lutter efficacement contre l’épidémie ? On peut en discuter, puisque les vaccins n’empêchent pas forcément la contagion. Ensuite, le test de « nécessité » : y aura-t-il un très grand nombre de morts si le gouvernement ne met pas en place cette mesure ? Vraisemblablement non, ce n’est pas le cas dans les pays qui n’ont pas recours au passe sanitaire comme la Suède ou l’Angleterre. Enfin, le test de « substitution » : existe-t-il des mesures alternatives et moins restrictives qui permettraient de lutter contre les effets de l’épidémie ? Oui : le gouvernement pourrait ouvrir des lits de réanimation, créer des hôpitaux de campagne, vacciner les personnes les plus à risque et les personnes volontaires, et tester fréquemment les soignants, ce qui serait dans ce cas plus efficace que l’obligation vaccinale. Le passe sanitaire et l’obligation vaccinale sont donc des mesures disproportionnées et excessives par rapport à la nature du danger et à leur capacité à y répondre.



L’obligation vaccinale des soignants, ou la quasi-obligation vaccinale imposée par le passe sanitaire, sont-elles contraires au droit ?

Le plus fondamental des droits fondamentaux est le respect de la dignité humaine dont le consentement libre et éclairé à l’acte médical est une manifestation. En principe, les atteintes à l’intégrité du corps humain ne sont jamais permises, sauf dans des circonstances particulières et si et seulement si elles sont justifiées par un intérêt médical pour vous [2]. En avril dernier, les juges européens ont rendu un arrêt justifiant la vaccination obligatoire des enfants contre le tétanos (arrêt Vavřička, 8/04/21) : on note que d’une part, la balance bénéfice/risque est positive pour les enfants, car le tétanos est dangereux pour eux, et que d’autre part, l’ancienneté des vaccins permet de connaître leur efficacité et la nature des risques à long terme. Dans le cas des vaccins contre le Sars-Cov2, c’est différent : non seulement leur intérêt médical pour les enfants et les adolescents fait débat [3], mais le fait qu’ils soient basés sur une technologie nouvelle ne permet raisonnablement pas d’en connaître les risques à long terme.

« Ce qui risque de se normaliser n’est plus seulement l’atteinte à la vie privée, mais l’atteinte à l’intégrité physique des individus. »
Ne risque-t-on pas de voir ces mesures d’exception se normaliser ?

Le risque est d’autant plus grand que la menace épidémique n’est pas de nature provisoire. Nous allons devoir vivre avec ce virus, ou avec d’autres virus. Si on est face à un risque permanent, alors il faut mettre en place des mesures permanentes, et celles-ci doivent bien sûr être compatibles avec les libertés. On peut constater que les mesures antiterroristes temporaires ont été dévoyées pour s’installer de manière permanente dans notre droit. Avec l’opération Sentinelle, le fait d’utiliser l’armée pour exercer des pouvoirs de police sur le peuple s’est normalisé. La surveillance de la population aussi : dans les années 1980, les écoutes de l’Élysée ont fait scandale ; en 2020, l’État peut écouter n’importe qui. Les mesures antiterroristes ont donc progressivement fait disparaître du droit la protection de la vie privée. Si on transpose cette situation aux mesures d’exception sanitaires, les conséquences sont vertigineuses : ce qui risque de se normaliser, ce n’est plus seulement l’atteinte à la vie privée, mais l’atteinte à l’intégrité physique des individus, la privation de sortie et de mouvement.



Quels espoirs placez-vous dans la requête que vous portez auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme ?

Il faut rappeler une chose élémentaire : les droits de l’Homme sont au-dessus des lois. C’est la raison d’être de ces textes. Si les droits fondamentaux ont été inscrits dans les juridictions internationales et les constitutions, c’est précisément pour éviter que les gouvernements n’adoptent des lois contraires aux libertés et ne fassent basculer un pays dans la dictature. Il est donc nécessaire (quoique pas forcément suffisant) d’en appeler à la Cour européenne des droits de l’Homme dans la situation actuelle. En pratique, le but est d’éviter que l’obligation du passe sanitaire ne soit prolongée au-delà du 15 novembre 2021 par l’adoption d’une nouvelle loi. La Cour est légalement obligée de traiter toutes les requêtes, or ses moyens sont limités. Si elle est saisie par des dizaines de milliers de personnes, elle sera contrainte d’écouter nos arguments, pour éviter d’être complètement paralysée administrativement. En 2020, la CEDH a reçu un total de 40 000 requêtes de toutes natures. C’est ce chiffre qu’il faut dépasser. Nous sommes déjà à plus de 20 000. Toute personne de plus de 12 ans peut attaquer gratuitement et sans risques la loi sur le passe sanitaire.

Le pass est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens

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Bibracte4 octobre 2021 10:59

https://reporterre.net/Le-passe-sanitaire-est-un-moyen-extrajudiciaire-de-desactiver-socialement-les-gens



Reporterre — En quoi le passe sanitaire porte-t-il atteinte aux droits fondamentaux ?

Guillaume Zambrano — Être exclu des transports publics, hôpitaux, cafés, restaurants, bibliothèques, associations sportives et culturelles et autres lieux de réunion est une privation de liberté extrêmement lourde : c’est une privation du droit de réunion, de la liberté d’aller et de venir, une véritable exclusion de la vie sociale. Le plus grave est qu’il s’agit d’une sanction extrajudiciaire. Depuis le XVIIᵉ siècle et le Bill of Rights anglais destiné à limiter l’arbitraire des souverains, notre tradition juridique est fondée sur le principe de l’habeas corpus : toute personne privée de liberté a le droit de passer devant un juge. De fait, quand une personne est assignée à résidence ou condamnée à porter un bracelet électronique, la mesure doit être approuvée par le juge des libertés et de la détention. Quand on condamne des personnes pour des dommages sociaux comme le vol, la fraude fiscale, les coups et blessures, elles ont eu droit à un procès. Et généralement, le but visé est la réinsertion sociale : même pour des délits graves, il y a du sursis, des aménagements de peine. Mais avec le passe sanitaire, toute une catégorie de personnes reçoivent une sanction pénale maximale sans qu’il y ait eu de jugement, sans même avoir pu se défendre.

Qu’est-ce qui justifie cette sanction ? Le fait de ne pas pouvoir (ou ne pas vouloir) présenter un QR code à l’entrée des lieux publics, de ne pas être vacciné ou testé. Ce qui est reproché aux gens, c’est d’être potentiellement contagieux. C’est d’autant plus grave qu’il est très rare en droit que l’on soit condamné pour une infraction par omission. La règle est d’être condamné pour avoir fait quelque chose, et non pour ne pas avoir fait quelque chose. Il existe le délit de non-assistance à personne en danger (article 223-6 du Code pénal), mais ses conditions sont très restrictives et les condamnations rares. Il existe aussi une jurisprudence pour des personnes ayant contaminé d’autres personnes avec le Sida en connaissance de cause, mais les juges ont retenu l’aspect intentionnel : non seulement elles se savaient malades et n’ont pas pris de précautions, mais elles ont déclaré vouloir contaminer d’autres personnes, c’est ce qui a motivé la condamnation [1].

« Ce ne sont plus les juges mais la population elle-même qui applique la sanction. »


Le passe sanitaire — sanction extrajudiciaire selon vous — représente-t-il un basculement ?

Le passe sanitaire sort du cadre ordinaire du droit pénal. Il donne lieu à des sanctions sociales inédites qui sont un mélange de privation de liberté, de stigmatisation et d’incitation à l’humiliation publique. C’est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens, de les débrancher, en quelque sorte. Et ce ne sont plus les juges, mais la population elle-même — les cafetiers, les bibliothécaires, les gardiens de musée ou les employés des hôpitaux — qui applique la sanction. Cela indique que le gouvernement est passé dans une logique de répression massive : comme il ne peut pas mettre un juge derrière chaque citoyen, il se repose sur la population et sur des moyens automatisés pour le faire. C’est une révolution anti-libérale. La seule comparaison possible est celle du crédit social en Chine, une forme de rééducation à la carotte et au bâton : je t’interdis de prendre le train, d’accéder à tel emploi, d’aller au cinéma…



La pandémie de Covid-19 ne justifie-t-elle pas de déroger au droit de manière exceptionnelle ?

Depuis deux siècles, la France a érigé la liberté en tant que principe fondamental, naturel, inaliénable : les restrictions sont des exceptions qui doivent être strictement justifiées et proportionnelles. Dans le cadre d’un raisonnement sur la proportionnalité, les mesures portant atteinte aux libertés fondamentales doivent remplir trois conditions. D’abord, le test d’« aptitude » : la mesure est-elle apte à atteindre l’objectif affiché ? Le passe sanitaire et l’obligation vaccinale peuvent-ils lutter efficacement contre l’épidémie ? On peut en discuter, puisque les vaccins n’empêchent pas forcément la contagion. Ensuite, le test de « nécessité » : y aura-t-il un très grand nombre de morts si le gouvernement ne met pas en place cette mesure ? Vraisemblablement non, ce n’est pas le cas dans les pays qui n’ont pas recours au passe sanitaire comme la Suède ou l’Angleterre. Enfin, le test de « substitution » : existe-t-il des mesures alternatives et moins restrictives qui permettraient de lutter contre les effets de l’épidémie ? Oui : le gouvernement pourrait ouvrir des lits de réanimation, créer des hôpitaux de campagne, vacciner les personnes les plus à risque et les personnes volontaires, et tester fréquemment les soignants, ce qui serait dans ce cas plus efficace que l’obligation vaccinale. Le passe sanitaire et l’obligation vaccinale sont donc des mesures disproportionnées et excessives par rapport à la nature du danger et à leur capacité à y répondre.



L’obligation vaccinale des soignants, ou la quasi-obligation vaccinale imposée par le passe sanitaire, sont-elles contraires au droit ?

Le plus fondamental des droits fondamentaux est le respect de la dignité humaine dont le consentement libre et éclairé à l’acte médical est une manifestation. En principe, les atteintes à l’intégrité du corps humain ne sont jamais permises, sauf dans des circonstances particulières et si et seulement si elles sont justifiées par un intérêt médical pour vous [2]. En avril dernier, les juges européens ont rendu un arrêt justifiant la vaccination obligatoire des enfants contre le tétanos (arrêt Vavřička, 8/04/21) : on note que d’une part, la balance bénéfice/risque est positive pour les enfants, car le tétanos est dangereux pour eux, et que d’autre part, l’ancienneté des vaccins permet de connaître leur efficacité et la nature des risques à long terme. Dans le cas des vaccins contre le Sars-Cov2, c’est différent : non seulement leur intérêt médical pour les enfants et les adolescents fait débat [3], mais le fait qu’ils soient basés sur une technologie nouvelle ne permet raisonnablement pas d’en connaître les risques à long terme.

« Ce qui risque de se normaliser n’est plus seulement l’atteinte à la vie privée, mais l’atteinte à l’intégrité physique des individus. »
Ne risque-t-on pas de voir ces mesures d’exception se normaliser ?

Le risque est d’autant plus grand que la menace épidémique n’est pas de nature provisoire. Nous allons devoir vivre avec ce virus, ou avec d’autres virus. Si on est face à un risque permanent, alors il faut mettre en place des mesures permanentes, et celles-ci doivent bien sûr être compatibles avec les libertés. On peut constater que les mesures antiterroristes temporaires ont été dévoyées pour s’installer de manière permanente dans notre droit. Avec l’opération Sentinelle, le fait d’utiliser l’armée pour exercer des pouvoirs de police sur le peuple s’est normalisé. La surveillance de la population aussi : dans les années 1980, les écoutes de l’Élysée ont fait scandale ; en 2020, l’État peut écouter n’importe qui. Les mesures antiterroristes ont donc progressivement fait disparaître du droit la protection de la vie privée. Si on transpose cette situation aux mesures d’exception sanitaires, les conséquences sont vertigineuses : ce qui risque de se normaliser, ce n’est plus seulement l’atteinte à la vie privée, mais l’atteinte à l’intégrité physique des individus, la privation de sortie et de mouvement.



Quels espoirs placez-vous dans la requête que vous portez auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme ?

Il faut rappeler une chose élémentaire : les droits de l’Homme sont au-dessus des lois. C’est la raison d’être de ces textes. Si les droits fondamentaux ont été inscrits dans les juridictions internationales et les constitutions, c’est précisément pour éviter que les gouvernements n’adoptent des lois contraires aux libertés et ne fassent basculer un pays dans la dictature. Il est donc nécessaire (quoique pas forcément suffisant) d’en appeler à la Cour européenne des droits de l’Homme dans la situation actuelle. En pratique, le but est d’éviter que l’obligation du passe sanitaire ne soit prolongée au-delà du 15 novembre 2021 par l’adoption d’une nouvelle loi. La Cour est légalement obligée de traiter toutes les requêtes, or ses moyens sont limités. Si elle est saisie par des dizaines de milliers de personnes, elle sera contrainte d’écouter nos arguments, pour éviter d’être complètement paralysée administrativement. En 2020, la CEDH a reçu un total de 40 000 requêtes de toutes natures. C’est ce chiffre qu’il faut dépasser. Nous sommes déjà à plus de 20 000. Toute personne de plus de 12 ans peut attaquer gratuitement et sans risques la loi sur le passe sanitaire.

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kisscool

9 octobre 2021 09:49

- Lorsque cette mesure sera levée, les grands théoriciens du complot trouveront
encore matière à s'occuper............................... 😂

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Bibracte

8 octobre 2021 10:46
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Bibracte

8 octobre 2021 10:43

Heureusement nombre de vaccinés hors ce forum se posent des questions, s'agacent voire s'inquiètent de ce laissez-passer " provisoire".
C'est tout l'intérêt de ne jamais laisser le champ-libre aux provocations de soumis "quoiqu'il en coûte" chaque fois qu'une info sérieuse est relayée via un réseau public.

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Bibracte

7 octobre 2021 07:30
Dany a écrit :
Charles, merci pour ce long développement.
J'ai reçu (pour l'instant) une dose de Pfizer car,, comme vous j'ai contracté le covid, en mars 2020, en version light ... tout le monde n'a pas eu cette "chance". Et qui est à risque ? Dans mon entourage, une personne de 40 ans, saine, s'est retrouvée entre la vie et la mort puis dans le coma avant de s'en sortir. Des personnes âgées l'ont eu en version bénigne, des ados l'ont contracté d'une manière rude (comparable à une bronchite aiguë). Tout le monde est à risque. D'être vacciné permet de passer à travers ou de ne developper que des symptômes légers. Vous evoquez les variants, mais ceux-ci conservent la structure de base initiale et nos anticorps formeront un barrage comme s'il s'agissait du corona ... ce sui mettra bien à mal le variant.

Vous semblez avoir oublié les méfaits des maladies graves des années d'après guerre jusqu'aux années 60. Dans ma jeunesse, j'entendais parler d'enfants morts étouffés par la typhoïde, d'autres décédés ou infirmes à vie par la polio. Sans compter les victimes de la tuberculose ou du tetanos. Si nous sommes là, bon pied bon œil, c'est parce que les vaccins de notre enfance nous ont sauvé la vie.

Dommage Dany vous ne donnez pas votre avis sur la prolongation possible de l'obligation à ce laisser-passer sanitaire et des questions que celà soulève, coeur du sujet pour Zambrano et ses confrères avocats .Dommage aussi sans parler de sa légalité vous n'avez pas répondu à mon post d'hier soir sur les incohérences de ce passe. Et encore une fois cette infection Covid asymptomatique ou bénigne pour l'immense majorité des humains n'a rien à voir avec la dangerosité de la typhoïde ,du tétanos, etc.
Bonne journée☕ 🌄

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Dany

7 octobre 2021 06:09

Charles, merci pour ce long développement.
J'ai reçu (pour l'instant) une dose de Pfizer car,, comme vous j'ai contracté le covid, en mars 2020, en version light ... tout le monde n'a pas eu cette "chance". Et qui est à risque ? Dans mon entourage, une personne de 40 ans, saine, s'est retrouvée entre la vie et la mort puis dans le coma avant de s'en sortir. Des personnes âgées l'ont eu en version bénigne, des ados l'ont contracté d'une manière rude (comparable à une bronchite aiguë). Tout le monde est à risque. D'être vacciné permet de passer à travers ou de ne developper que des symptômes légers. Vous evoquez les variants, mais ceux-ci conservent la structure de base initiale et nos anticorps formeront un barrage comme s'il s'agissait du corona ... ce sui mettra bien à mal le variant.

Vous semblez avoir oublié les méfaits des maladies graves des années d'après guerre jusqu'aux années 60. Dans ma jeunesse, j'entendais parler d'enfants morts étouffés par la typhoïde, d'autres décédés ou infirmes à vie par la polio. Sans compter les victimes de la tuberculose ou du tetanos. Si nous sommes là, bon pied bon œil, c'est parce que les vaccins de notre enfance nous ont sauvé la vie.

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Bibracte

6 octobre 2021 21:16
Dany a écrit :
Dans les propos de Zambrano, on peut lire : existe-t-il des mesures alternatives et moins restrictives qui permettraient de lutter contre les effets de l’épidémie ? Oui : le gouvernement pourrait ouvrir des lits de réanimation, créer des hôpitaux de campagne, vacciner les personnes les plus à risque et les personnes volontaires, et tester fréquemment les soignants,
Mais dites-moi, n'est-ce pas un noir tableau ?
Ouvrir des lits de réanimation : et les mettre où ? On pousse un peu les murs des centres hospitaliers ?
Créer des hôpitaux de campagne : comme en urgence, comme en guerre, on soigne sur le terrain !!!
Dans un sens, ça revient à ne pas nier la gravité de la maladie et sa contagion rapide.

Mais, tous ces détracteurs du vaccin anti-covid, s'ils sont là pour en parler aujourd'hui, c'est bien parce qu'ils ont eu dès l'âge scolaire le BCG, la vaccination trivalente diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) et le ROR, voire l'antirabique.
J'ai vu, dans le village où j'ai passé une partie de ma petite enfance, les ravages de la poliomyélite ... et quand je retourne sur le tombeau familial, je passe à côté de 2 petites tombes, blanches avec la date de décès 1956 ! Ces enfants venaient de Pologne et n'étaient pas encore vaccinés.

Nos parents ne sont pas descendus dans la rue le samedi pour contester l'utilité de ces vaccins, ils y ont vu plutôt le salut de leur progéniture ... remercions-les !

Dany vous dîtes : " Dans un sens, ça revient à ne pas nier la gravité de la maladie et sa contagion rapide. "

C'est votre interprétation. Chacun sa grille de lecture. Zambrano qui n'est pas un complotiste selon votre formule consacré laisse penser le contraire en n'appelant qu'à la vaccination des volontaires et à celle (obligatoire?) de sujets à risques, ce qu'il ne précise pas. Il rejette une obligation vaccinale pour tous qui ne dit pas son nom, obligation sous couvert de laisser-passer sanitaire dont des avocats mettent en cause la légitimité, sujet de ce topic pour rappel.
Vous Dany vous vous êtes fait vacciné ( 2, 3 fois ? ) parce que vous estimiez être à risques et vous vous sentez maintenant protégé au maximum non? Si vous ne l'estimez pas alors votre voisin de palier sans passe sanitaire ou celui de votre siège au cinéma avec passe restent dangereux pour vous. Sauf que l'un aura vu sa liberté réduite. Et rien ne vous dérangera jamais si comme le souligne Zambrano la situation perdure.
Et puis mettre en parallèle comme vous le faîtes la dangerosité de la polio, de la diphtérie, du tétanos avec celle de Covid est pour le moins discutable, non ? Vous n'êtes plus à jour d'une protection contre la variole et pourtant des souches dorment dans des labos partout sur la planète, sans parler de probables autres contagions à venir de microbes autrement plus pathogènes que Covid, microbes déjà douillettement en gestation dans des univers concentrationnaires d'élevages porcins, volaillers ..j'ai le droit de m'en inquiéter davantage que de celle de faire une récidive d'un Covid bénin que j'ai déjà contracté?
Et ne me dites pas que je suis un égoïste peu soucieux d'une immunité collective qui serait acquise grâce à une hypothétique vaccination mondiale généralisée. Si un variant exigeant une nouvelle injection beaucoup plus dangereux doit émerger à Zanzibar ou Tombouctou à cause de leurs taux de vaccination record ( humour) pensez-vous que je serai celui qui aura mis en péril votre vie en m'asseyant au cinéma ou au resto à un siège d'écart de vous alors que vous vous serez entassé auparavant dans le métro ?

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Dany

6 octobre 2021 14:59

Dans les propos de Zambrano, on peut lire : existe-t-il des mesures alternatives et moins restrictives qui permettraient de lutter contre les effets de l’épidémie ? Oui : le gouvernement pourrait ouvrir des lits de réanimation, créer des hôpitaux de campagne, vacciner les personnes les plus à risque et les personnes volontaires, et tester fréquemment les soignants,
Mais dites-moi, n'est-ce pas un noir tableau ?
Ouvrir des lits de réanimation : et les mettre où ? On pousse un peu les murs des centres hospitaliers ?
Créer des hôpitaux de campagne : comme en urgence, comme en guerre, on soigne sur le terrain !!!
Dans un sens, ça revient à ne pas nier la gravité de la maladie et sa contagion rapide.

Mais, tous ces détracteurs du vaccin anti-covid, s'ils sont là pour en parler aujourd'hui, c'est bien parce qu'ils ont eu dès l'âge scolaire le BCG, la vaccination trivalente diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) et le ROR, voire l'antirabique.
J'ai vu, dans le village où j'ai passé une partie de ma petite enfance, les ravages de la poliomyélite ... et quand je retourne sur le tombeau familial, je passe à côté de 2 petites tombes, blanches avec la date de décès 1956 ! Ces enfants venaient de Pologne et n'étaient pas encore vaccinés.

Nos parents ne sont pas descendus dans la rue le samedi pour contester l'utilité de ces vaccins, ils y ont vu plutôt le salut de leur progéniture ... remercions-les !

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Avatar beafran

beafran

6 octobre 2021 14:58
Bibracte a écrit :
Eh bien demandez-lui pourquoi il n'exerce pas.
Et si vous aviez fait attention de le lire avant de le dénigrer, vous sauriez qu'il est professeur de faculté.
Soyez désolée, on est toujours garant de ce qui nous conforte ici et aujourd'hui.
Peu importe que demain on rase gratis hein !?
😁

Je me suis renseignée avant.
Il n'a pas le titre de professeur, il est Maître de conférence en droit privé ( Pas en droit constitutionnel ). C'est déjà bien...
Mais ça ne l'empêche pas de fausser la présentation d'un sujet pour arriver à ses fins...

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Avatar Bibracte

Bibracte

6 octobre 2021 14:49
beafran a écrit :
Il n'exerce pas en tant qu"avocat, on se demande pourquoi ...
Et un collectif de militants anti passe n'est pas à une invraissemblance près...

Désolée, mais le Conseil Constitutionnel et le Conseil d'Etat sont les garants du respect de nos lois et de nos institutions..

Eh bien demandez-lui pourquoi il n'exerce pas.
Et si vous aviez fait attention de le lire avant de le dénigrer, vous sauriez qu'il est professeur de faculté.
Soyez désolée, on est toujours garant de ce qui nous conforte ici et aujourd'hui.
Peu importe que demain on rase gratis hein !?
😁

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Avatar kisscool

kisscool

6 octobre 2021 14:45
Bibracte a écrit :
Réjouissez-vous, réjouissez-vous....
Vous êtes âgé et peut-être sujet à risques Francis, avant le vaccin pendant des mois vous avez été à cran alors vos réactions peuvent se comprendre mais rien ne vous empêche d'être un peu curieux et ouvert aux opinions contraires.
Si vous l'étiez vous auriez vu que Guillaume Zambrano n'est pas opposé aux vaccins.
À croire que vous n'êtes pas entièrement rassuré par vos trois injections.
Pas besoin pour ma part de raconter des anecdotes sur l'intolérance crasse ou la folie furieuse qui agitent certains vaccinés, les lire sur ce forum est suffisant.

- Tu m'fais tellement rire, 😂, en opposition avec 1 de tes complices....
Eh, lorsque c'est celui qui a créé ce "Paul", énième profil parasite, qui s'en
est pris à quelques membres début aout et pendant 2 ou 3 jours.
Puis plus récemment un "Pierre" pour la même raison, nuire ;
tout indique que la stupidité est consciencieuse.

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Avatar beafran

beafran

6 octobre 2021 14:44
Bibracte a écrit :
Déjà rien que votre " juriste de pacotille" vous discrédite. Pour qui vous vous prenez vous aussi ? Ensuite ce docteur en droit et avocat n'est pas seul , un collectif de ses confrères ont soulevé les mêmes questions, et eux ne sont pas juristes fonctionnaires des Conseils cités.

Il n'exerce pas en tant qu"avocat, on se demande pourquoi ...
Et un collectif de militants anti passe n'est pas à une invraissemblance près...

Désolée, mais le Conseil Constitutionnel et le Conseil d'Etat sont les garants du respect de nos lois et de nos institutions..

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Bibracte

6 octobre 2021 14:42
Aurore a écrit :
Oh les voilà tous au complet ! Et bien excités on dirait, ça faisait longtemps... ce n’est pourtant pas pleine lune 😂

Oui Jo- comme d'hab'🙄 après les furieux les enragés.
gna gna gna ..le même refrain de la même petite clique de trolls vaniteux depuis des années, sans parler du paumé qui nous colle aux semelles, de pauvres clowns qui passent la moitié de leur vie en privé à juger de ce qui doit s'écrire ou pas sur ce forum parisien et l'autre à y provoquer dénigrer mentir pour tenter intimider.
Attaquer l'auteur plutôt que le sujet.
Drôle de cirque.
Bah peu importe tant qu'une info reste accessible et relayée...☺️
Bonne fin d'ap' 😉🙂🌄

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Bibracte

6 octobre 2021 14:39
beafran a écrit :
" Le problème est pourtant simple cette loi enfreint d'autres qui prévalent sur elle. "
***********

Pourtant, les membres du Conseil d'Etat et du Conseil Contitutionnel, avec leur armée de juristes, ils l'ont validée,

Vous pensez qu'ils sont moins compétents que votre juriste de pacotille ?

Déjà rien que votre " juriste de pacotille" vous discrédite. Pour qui vous vous prenez vous aussi ? Ensuite ce docteur en droit et avocat n'est pas seul , un collectif de ses confrères ont soulevé les mêmes questions, et eux ne sont pas juristes fonctionnaires des Conseils cités.

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beafran

6 octobre 2021 14:28
Bibracte a écrit :
Le problème est pourtant simple cette loi enfreint d'autres qui prévalent sur elle.
Si vous lisez (celà prend 10 minutes ) Guillaume Zambrano explique précisément pourquoi.
Il n'est pas un huluberlu isolé sorti d'un chapeau. Comme d'autres avocats et spécialistes en droit il met l'accent sur l'illégalité de ce passe.
Durée limitée dites-vous? Qu'est ce qui vous le prouve? Si les opposants au passe font ces démarches c'est bien pour qu'il ne soit pas prolongé jusqu'aux calendes grecques.
En appeler à la douleur de parents de victimes est un argument douteux. Vous souhaitez leur désigner un coupable tout trouvé dans leur entourage, leur voisin de palier peut-être ?
C'est exactement une des conséquences sociales de ce passe, utiliser la peur suscitée en vue d'une "chasse aux sorcières"dans une population donnée. Le principe n'est pas nouveau , il n'est qu'à lire certains depuis des mois sur ce forum pour en prendre conscience.

" Le problème est pourtant simple cette loi enfreint d'autres qui prévalent sur elle. "
***********

Pourtant, les membres du Conseil d'Etat et du Conseil Contitutionnel, avec leur armée de juristes, ils l'ont validée,

Vous pensez qu'ils sont moins compétents que votre juriste de pacotille ?

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kisscool

6 octobre 2021 14:17
Aurore a écrit :
Comme quoi, les fabulations mythomaniaques de certains ont fait mouche on dirait, car moi je sais qu’il vous a été impossible de constater que je change de pseudo. Par contre possible que du coup vous me prenez pour quelqu’un d’autre, si vous pensez que j’avais un autre pseudo il y a quelques temps lol

Pour ma part, je pense que nous sommes arrivés à un croisement et selon la voie que notre espèce empruntera, il y aura soit une nouvelle civilisation soit une extinction de masse du vivant. Il n’y pas besoin d’être médium pour se dire qu’un grand chaos attend les jeunes générations, tellement le processus de destruction de l’environnement est entamé et en partie déjà irréversible. Il n’y a pas de planète de rechange et il n’y aura pas de navettes spatiales pour emmener 8 milliards de personnes vers d’autres planètes encore inconnues.

- Tu ne devrais pas avoir de crainte Jo-lie jumper.
De rond rouge vêtu, pour certains ça fait peut-être illusion. Eh oui !
Il semblerait que cela suffise à influencer quelques Quintos, qui peuvent
s'imaginer que l'amour indéfectible qu'une "femme" a pour Charles Ingalls
l'aveugle sur les innombrables et éternels travers de celui-ci sur le site.

Ah.....! Plutôt que baver et de dénigrer... chacun de vous devrait prendre le
temps de lire ailleurs plutôt qu'autour de son nombril.
J'ai déjà vu 2 remarques à propos de tes échanges avec le beau et terrible
Charles Ingalls.
Il est vrai qu'il y a de quoi se poser des questions, quand on sait que vous
pouvez communiquer en "privé", et, de plusieurs façons.
Ça fait un peu provocateur et c'est une bonne indication des nuisances que
vous avez l'habitude de faire.
C'est une case de plus qui est cochée..............

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