

alain
" l’extrême gauche reposerait sur trois principes élémentaires :
Principe n°1 : les ennemis de mes ennemis ne sont pas pour autant mes amis.
Principe n°2 : mes amis sont portés par des valeurs hétérogènes à l’ordre capitaliste et étatique et ils expérimentent des formes de vie qui reposent, à minima, sur ce que Michéa appelle, dans la lignée d’Orwell, « common decency », la décence commune.
Principe n°3 : la transformation révolutionnaire de la société étant une humanisation des rapports sociaux, une force est révolutionnaire si la pratique politique, économique et sociale qu’elle véhicule témoigne de cette humanisation.
Se situer à « l’extrême gauche », selon moi, c’est donc partager la conviction que dans cette affaire, les émeutiers, le gouvernement et les syndicats de la police sont parfaitement homogènes à l’ordre idéologique dominant ici, à l’Ouest. A vrai dire, ils en sont des rouages, chacun jouant sa partition, que ce soit celle du bourreau ou de la victime, du policier ou du bandit, du riche ou du pauvre. "

plusbellelavie
Dany a écrit :
Qu'est-ce donc que les jeunes des banlieues n'ont pas et que nous avons eu ?
Mon enfance : je l'ai vécue à Paris, au 5ème étage sans ascenseur d'un immeuble pas très reluisant, dans 26 m2 pour deux, avec les chiottes sur le palier de l'étage en dessous, muni d'un lucarnon sans vitre !
Être dans un HLM était alors le grand luxe !
Moi aussi dans un 32m pour 4 et après le divorce de mes G Parents à 7 nous dormions ma sœur et ma tante à 3 dans un canapé déployé après avoir poussé la table de salle à manger et nous n'en sommes pas mort .
Je suis d'accord avec vous.

alain
" Une évidence, surtout, se faisait jour : ce monde a produit les espaces dans lesquels ont lieu ces émeutes ; ces émeutes se mènent contre les espaces que produit ce monde."
" Quant aux experts et sociologues que l’État compte désormais envoyer sur le terrain afin d’entamer une réflexion en profondeur (rions de leur bêtise), et à l’État lui-même, en la personne de son chef, Bataille adresse, depuis La part maudite, cette mise en garde : « Malheur à qui jusqu’au bout voudrait ordonner le mouvement qui l’excède avec l’esprit borné du mécanicien qui change une roue. »
Tapis dans l’ombre, le tigre sait : il n’y a pas de fin aux surprises. "
" Une hypothèse complémentaire, dans ce cadre, est que l’émeute est la modalité d’intensité maximale de la subjectivité révolutionnaire des désespérés, de ce refus de plier la révolution sociale – donc l’action spontanée et imprévisible de destruction, d’expropriation et de dé-réification – aux exigences de la révolution politique, avec ses partis, ses promesses, ses programmes, ses tentatives de préfiguration et ses plans de reconstruction socio-économique. En ce sens, elle est l’expression la plus dangereuse, et dès lors aussi la plus férocement réprimée, d’un « désespoir actif et combattant » qui vise à destituer « la politique comme domination » " in " L’émeute contre les formes-État : à propos d’une hypothèse anarcho-opéraïste "
Dany
Qu'est-ce donc que les jeunes des banlieues n'ont pas et que nous avons eu ?
Mon enfance : je l'ai vécue à Paris, au 5ème étage sans ascenseur d'un immeuble pas très reluisant, dans 26 m2 pour deux, avec les chiottes sur le palier de l'étage en dessous, muni d'un lucarnon sans vitre !
Être dans un HLM était alors le grand luxe !

catherine-
janine33 a écrit :
La fausse indignation de la classe politique pas plus que les analyses capillotractées des influenceurs invités sur les plateaux-télés , ne nous éclairent sur la montée de la rancoeur de cette partie de la France-Silencieuse , qui elle , respecte les lois , vit modestement de son travail , loge également en HLM . Malgré le paiement de ses cotisations , le « salaire diffèré » qu’elle obtiendra en arrivant à la retraite sera en dessous du seuil de pauvreté .
La classe moyenne , à peine mieux lotie , mais encore solvable paiera toujours plus d’impôts , pour une redistribution critiquable . Elle va s’effondrer . Dans ces conditions un mécontentement sourd grogne dans le pays .
Autour de moi , les zones d’HLM ne sont pas ghettoisées et bénéficient d’infrastructures et d’un cadre de vie appréciable : jardins , pistes cyclables , bibliothèque, piscine , terrains de sports , écoles . On a cassé quand même !
Qui va-t-on ponctionner pour payer les factures ?
Le déficit de la France irréversible , nous entraîne où ? La liste des bénéficiaires d’allocations et de subventions en tout genre ne peut pas s’allonger indéfiniment .
Tout égaliser ?
Pourquoi pas : actuellement aller travailler coûte plus cher que de rester chez soi à se reposer .
Entièrement de votre avis ! Cette "ghettoisation" n'est que de la responsabilité de cette population qui souhaite rester entre soi, ne pas s'intégrer, vivre aux crochets d'un état trop généreux avec eux. Tous ces enfants et ces jeunes sont censés aller à l'école puis au collège, qui sont ouverts à tous et gratuits, et personne ne les empêche de faire une scolarité correcte de façon à pouvoir s'intégrer dans le monde du travail.
janine33
La fausse indignation de la classe politique pas plus que les analyses capillotractées des influenceurs invités sur les plateaux-télés , ne nous éclairent sur la montée de la rancoeur de cette partie de la France-Silencieuse , qui elle , respecte les lois , vit modestement de son travail , loge également en HLM . Malgré le paiement de ses cotisations , le « salaire diffèré » qu’elle obtiendra en arrivant à la retraite sera en dessous du seuil de pauvreté .
La classe moyenne , à peine mieux lotie , mais encore solvable paiera toujours plus d’impôts , pour une redistribution critiquable . Elle va s’effondrer . Dans ces conditions un mécontentement sourd grogne dans le pays .
Autour de moi , les zones d’HLM ne sont pas ghettoisées et bénéficient d’infrastructures et d’un cadre de vie appréciable : jardins , pistes cyclables , bibliothèque, piscine , terrains de sports , écoles . On a cassé quand même !
Qui va-t-on ponctionner pour payer les factures ?
Le déficit de la France irréversible , nous entraîne où ? La liste des bénéficiaires d’allocations et de subventions en tout genre ne peut pas s’allonger indéfiniment .
Tout égaliser ?
Pourquoi pas : actuellement aller travailler coûte plus cher que de rester chez soi à se reposer .

alain
Pour S Weill deux ou trois conneries ( contre vérités ) pour un journaliste et c'était ... le bagne direct ( 1943 l'enracinement )
" le président de la république lui-même que certains artistes paraît-il appelle à lyncher "
Izïa argue à juste titre de humour , pareil pour T ( 7 h de gav !!! ) et son paillassou ( de l'italien pagliaccio, qui veut dire le clown ! ) . L'humour est devenu un quasi délit ( normal si penser est un crime )