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A propos de McKinsey

Aurore - 24 janvier 2022 10:49

Pour les curieux... 6 mn pour se faire une idée de cette société qui a placé son siège social dans un paradis fiscal, qui empoche 2 millions par mois pour superviser la gestion logistique de la campagne de vaccination en France et qui s’est fait payer presque 500 000 euros pour « un séminaire et une réflexion sur la réflexion des métiers de l’enseignement » 🥺

A propos de McKinsey

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Aurore24 janvier 2022 10:49

Pour les curieux... 6 mn pour se faire une idée de cette société qui a placé son siège social dans un paradis fiscal, qui empoche 2 millions par mois pour superviser la gestion logistique de la campagne de vaccination en France et qui s’est fait payer presque 500 000 euros pour « un séminaire et une réflexion sur la réflexion des métiers de l’enseignement » 🥺

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Aurore

13 juin 2025 17:26
carousse a écrit :
Merci.
Je classe mes replays par date limite, j'ai réussi à le voir avec plus d'une semaine d'avance ! 😀

Oui j'ai vu que c'était un peu limité et qu'il fallait se dépêcher pour le regarder.
Heureusement qu'on ne sait pas tout, on deviendrait fou lol.

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carousse

13 juin 2025 14:45

Très instructif.

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carousse

13 juin 2025 14:45
Aurore a écrit :
Opération Chixculub ? Lol
J'ai commencé à regarder, je verrais la fin dès que possible mais le peu que j'ai vu est déjà énorme.
Merci pour le lien !
Bon WE Carousse 🙂

Merci.
Je classe mes replays par date limite, j'ai réussi à le voir avec plus d'une semaine d'avance ! 😀

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Aurore

13 juin 2025 12:50
carousse a écrit :
https://www.france.tv/france-2/cash-investigation/6472865-mckinsey-une-firme-au-coeur-du-pouvoir.html
Diffusé le 17/09/2024 à 21h05 - Disponible jusqu'au 23/06/2025

Opération Chixculub ? Lol
J'ai commencé à regarder, je verrais la fin dès que possible mais le peu que j'ai vu est déjà énorme.
Merci pour le lien !
Bon WE Carousse 🙂

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carousse

13 juin 2025 07:48
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Avatar hervé Nono

hervé Nono

27 janvier 2022 10:13
Bibracte a écrit :
Louis je ne vais pas rabâcher ce que j'ai déjà écrit ici à propos de Blackrock et Macron :
https://www.quintonic.fr/forum/paris/societe/macron-et-blackrock-une-histoire-interrompue?

Bonne journée.

nous sommes d’accord ...😅

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Avatar Bibracte

Bibracte

27 janvier 2022 10:09

Louis je ne vais pas rabâcher ce que j'ai déjà écrit ici à propos de Blackrock et Macron :
https://www.quintonic.fr/forum/paris/societe/macron-et-blackrock-une-histoire-interrompue?

Bonne journée.

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

27 janvier 2022 10:03
Bibracte a écrit :
Le problème c'est que c'est l'occupant de l'Elysée le prestataire de service de Blackrock-McKinsey, et non l'inverse 🙂🙃

Non mais ça c’est surtout de la polémique...
On ne va pas lobotomizez les gens ...les accointances,,,font partie du job ,,,,ce sont des relais comme nous en avons toutes et tous ,,,,
c’est marrant cette focalisation sur le groupe financier blackrock avec qui plein de monde à des accointances plus ou moins proches,,,,ne serait qu’avec une assurance ou un crédit ,,,,,ou un placement,,,

C’est pas un scoop que le pognon mène le monde ....🤑

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Aurore

27 janvier 2022 09:51
Bibracte a écrit :
Le problème c'est que c'est l'occupant de l'Elysée le prestataire de service de Blackrock-McKinsey, et non l'inverse 🙂🙃

Et on le voit à petite échelle dans les entreprises, dès qu’une boîte fait appel à ce genre de service, c’est la misère qui s’ensuit pour les employés car ils n’œuvrent jamais en leur faveur.

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Avatar Bibracte

Bibracte

27 janvier 2022 09:40
hervé Nono a écrit :
Il peut se concevoir qu’au niveau d’un gouvernement il soit fait appel à des prestataires de service ,,,
Autrement dit on ne gouverne pas uniquement avec son zizi et son couteau multilames ,,,,,
🙄

Le problème c'est que c'est l'occupant de l'Elysée le prestataire de service de Blackrock-McKinsey, et non l'inverse 🙂🙃

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

27 janvier 2022 07:07
Bibracte a écrit :
McKinsey, Blackrock...le beau linge de l'armoire présidentielle 👺 🤢

Il peut se concevoir qu’au niveau d’un gouvernement il soit fait appel à des prestataires de service ,,,
Autrement dit on ne gouverne pas uniquement avec son zizi et son couteau multilames ,,,,,
🙄

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hervé Nono

27 janvier 2022 07:01

Covid-19 : on vous résume la polémique autour de McKinsey, le cabinet qui conseille le gouvernement sur la stratégie vaccinale

L'influente firme de conseil américaine entretient des liens étroits avec le chef de l'Etat. Mais elle n'est pas la seule à intervenir dans la campagne de vaccination mise en place par l'exécutif.
Article rédigé par

franceinfo
France Télévisions
Publié le 10/02/2021 19:55
Mis à jour le 11/02/2021 17:59
Temps de lecture : 7 min.
Emmanuel Macron lors d'un colloque organisé par l'Institut Montaigne et le McKinsey Global Institute le 23 juin 2016. (MAXPPP)
Emmanuel Macron lors d'un colloque organisé par l'Institut Montaigne et le McKinsey Global Institute le 23 juin 2016. (MAXPPP)
Qui a vraiment eu la main sur la gestion de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France ? Certains domaines de la stratégie vaccinale mise en place par le gouvernement ont été confiés au cabinet de conseil américain McKinsey, ainsi qu'à plusieurs autres cabinets (Accenture, Citwell et JLL), selon les révélations faites par Le Canard Enchaîné et le site Politico (en anglais) début janvier.

Ces prestations extérieures s'éleveraient à 2 millions d'euros par mois pour McKinsey, selon Le Point, et 1,2 million d'euros pour Accenture, d'après Mediapart. D'autres cabinets sont également sollicités, comme JLL Consulting, Roland Berger, ou Deloitte. On vous résume cette polémique et le rôle joué par ce très mystérieux cabinet Mckinsey qui murmurerait à l'oreille du président Emmanuel Macron.

Une "firme" très secrète et très influente

Le cabinet de conseil américain McKinsey, surnommé "la Firme", a été créé par James McKinsey dans les années 1920. Sa clientèle rassemble aujourd'hui tout le gotha : "des PDG, des ministres, des chefs d'Etat", énumère Le Monde (article abonnés), qui a publié une longue enquête sur "la Firme", vendredi 5 février. "Quand on fait appel à eux, il y a une part de snobisme, on achète aussi une réputation", explique un concurrent au quotidien du soir. Et la tarification des services s'en ressent. Grâce à son influence, le puissant cabinet affichait, en 2019, un chiffre d'affaires de 8,3 milliards d'euros, selon le magazine américain Forbes (en anglais).

Le siège social de McKinsey & Company France Inc. se trouve à Wilmington, dans l'Etat du Delaware (Etats-Unis) – qui est aussi le fief du nouveau président américain, Joe Biden. L'avantage de cette adresse, située bien loin de ses bureaux parisiens sur les Champs-Elysées ? Une société qui détient une boîte aux lettres dans cet Etat, sans y exercer d'activité réelle, est dispensée d'impôt sur les bénéfices. McKinsey ne paierait ainsi, selon les informations du Monde, qu'un forfait fiscal symbolique de 175 dollars par an.

"McKinsey est établi en France depuis 1964, et emploie ses salariés en contrat de travail de droit français. Le cabinet respecte l’ensemble des règles fiscales et sociales françaises applicables aux sociétés. Il déclare ses activités en France, et paie la fiscalité directe et indirecte due chaque année. Il s’acquitte des charges sociales au titre de ses salariés en France", précise de son côté à franceinfo la filiale française de McKinsey.

Des liens étroits avec Emmanuel Macron

La première rencontre entre Emmanuel Macron et McKinsey remonte à 2007. Le jeune énarque de 29 ans est alors inspecteur des finances et rapporteur général adjoint de la commission Attali, rappelle Le Monde. Emmanuel Macron "impressionne" l'assistance – composée de grands patrons, d'économistes ou d'intellectuels – durant les travaux de cette commission chargée de formuler des propositions pour "libérer" la croissance française, à la demande du président Nicolas Sarkozy. Parmi eux, se trouvent Eric Labaye et Pierre Nanterme, respectivement patrons de McKinsey France et d'Accenture, détaille le quotidien. Emmanuel Macron fait aussi la rencontre de Karim Tadjeddine, alors chef des consultants de McKinsey.

Avec ce dernier, Emmanuel Macron – qui a entre-temps intégré la banque d'affaires Rothschild & Cie – intègre en 2010 le conseil d'administration du think tank En temps réel. Ils y rencontrent Thierry Cazenave, avec lequel ils collaboreront quelques années plus tard sur son livre L'Etat en mode start-up (Eyrolles, 2016).

Aujourd'hui, Emmanuel Macron est chef de l'Etat. Il a créé après son élection, en novembre 2017, une direction interministérielle à la transformation publique (DITP) et placé à sa tête un certain Thierry Cazenave, qui supervise toutes les missions commandées aux cabinets de conseil privés, comme McKinsey. Quant à Karim Tadjeddine, il est justement chargé de ces missions pour l'Etat au sein du cabinet américain. Un "entre-soi qui dérange", écrit Le Monde. Selon le journal, la DITP, qui dispose d'un budget global de 100 millions d'euros sur le quinquennat, a pour l'instant dépensé 30,2 millions pour les seules prestations de consultants privés.


Durant la campagne présidentielle de 2017, les "MacronLeaks" ont également révélé la collaboration entre des membres de McKinsey et la République en marche, le parti lancé par le candidat Macron, rapporte Le Monde. Mais aucune trace d'une facture du cabinet dans les comptes de campagne du parti, consultés par le quotidien à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). LREM a assuré au quotidien qu'il ne faisait pas appel à des cabinets de conseil en stratégie "ni pour des missions facturées, car nous n'en avons pas les moyens, ni pour des missions 'pro bono' [pour le bien public], car ce serait considéré comme un don d'une personne morale à un parti politique et c'est interdit par la loi".

Un rôle important dans la campagne de vaccination

Le 12 janvier, quelques jours après les révélations du Canard enchaîné et de Politico sur la sous-traitance de la logistique du plan de vaccination à McKinsey, Olivier Véran a été auditionné en commission à l'Assemblée pour justement détailler la stratégie vaccinale française. Et il a évidemment été interrogé sur le cabinet de conseil américain. Réponse laconique du ministre : "Il est tout à fait classique et cohérent de s'appuyer sur l'expertise du secteur privé." Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, avait été plus loquace en conférence de presse une semaine plus tôt, comme le note Politico.

L'embauche de consultants externes fournit "un soutien du secteur privé en plus de l'expertise de nos fonctionnaires, a-t-il expliqué. C'est dans ce contexte que nous avons utilisé (McKinsey). Comme vous le savez, la logistique est au cœur de la campagne de vaccination." Gabriel Attal a ajouté que "les cabinets de conseil sont utilisés depuis plusieurs années par plusieurs gouvernements lorsqu'ils élaborent et mettent en œuvre de grands projets nécessitant un soutien et des conseils stratégiques ou logistiques". De son côté, la direction générale de la santé a expliqué au Monde que McKinsey était chargé "du cadrage logistique, du benchmarking et de la coordination opérationnelle", sans donner davantage de détails.

Le Monde raconte que le 23 décembre lors d'une visioconférence organisée par Olivier Véran avec les directeurs d'hôpitaux choisis pour lancer le plan de vaccination, Maël de Calan, élu du Finistère embauché en 2018 par McKinsey, détaille la stratégie logistique retenue et dresse un état des lieux de la vaccination chez les voisins européens. Une présence qui étonne, alors que "pour le H1N1, en 2010, nous n'avons pas eu besoin d'autres compétences, on a tout géré en interne", remarque une personne haut placée au sein du ministère de la Santé.

Ce recours à McKinsey et à d'autres cabinets s'expliquent aussi par rapport à l'urgence de la situation. "On peut avoir le sentiment qu'il y a eu une sorte d'effet de panique", souffle à Politico la députée Les Républicains Véronique Louwagie, rapporteure du budget sur plusieurs sujets santé. "Au moins deux associés et sept consultants de McKinsey travaillent sur la campagne de vaccination", avance l'article, qui pointe la dureté de la situation. "Une personne sur deux est en burnout", clame auprès du site d'informations un fonctionnaire du ministère de la Santé sous couvert d'anonymat. "Vous avez une crise, un confinement, plus le vaccin à gérer... Il est évident que nous avons besoin d'une aide extérieure."

"D'une manière générale, le recours à des cabinets de conseil ne me choque pas trop", observe Véronique Louwagie auprès de Politico. Mais "la fréquence me gêne, l'accélération (de ces derniers mois) aussi". Elle ajoute : "La question aujourd'hui est de savoir : est-ce qu'il est normal qu'une administration comme celle de la santé ne soit plus en capacité d'assurer un certain nombre de missions ?"

Une influence qui dépasse le cadre de la santé

Aujourd'hui, selon Le Monde, le cabinet McKinsey "rend quelques services à la présidence de la République, mais gratuitement". En 2018, il était intervenu au sommet intitulé "Tech for Good" dans lequel Emmanuel Macron avait invité les patrons de Facebook, Google ou Uber. Le cabinet de conseil était chargé de préparer les débats et suivre le respect des engagements. Une autre mission "pro bono", une de ses spécialités. McKinsey intervient aussi auprès du ministère des Armées, qui échappe au contrôle de la DITP et dispose de sa propre enveloppe de 87 millions d'euros pour acheter des conseils, assure le quotidien. Le cabinet conseille le ministère sur sa transformation.

McKinsey agissait déjà pour le compte de l'Etat à l'époque de Nicolas Sarkozy. Il avait conseillé le ministère de l'Identité nationale sur une "optimisation du processus de naturalisation". Cette question migratoire est une des marottes du cabinet américain puisqu'en 2017, le député Aurélien Taché, alors membre de LREM, est chargé par le gouvernement d'un rapport sur la politique de l'immigration. Il auditionne le cabinet pour son "approche comparée avec l'Allemagne", explique aujourd'hui au Monde le coprésident du parti Les Nouveaux démocrates. A l'époque, outre-Rhin, le cabinet avait travaillé avec le gouvernement d'Angela Merkel sur l'accueil des migrants.

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jokaire

26 janvier 2022 19:52

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Emmanuel Macron n’était pas un génie de la finance. Pourtant, ses adversaires du Front national n'hésitent pas à dresser de lui le portrait d'un banquier avide… En réalité, lors de son passage à la banque Rothschild, de 2008 à 2012, il ne marque pas les esprits, comme le relate une enquête de Franceinfo ce vendredi. Certes, il connaît une ascension fulgurante, et devient le plus jeune banquier d’affaire nommé associé chez Rothchild – il a seulement 33 ans – mais ses anciens collègues, cités par Franceinfo, parlent d’avantage de son carnet d’adresse et de son bagou que de son talent pour conclure de gros contrats. En fait, Emmanuel Macron se fera connaître avec un gros coup, le seul de sa carrière. C’est aussi ce deal-là qui le rendra riche.

A la fin de sa carrière bancaire, il réussit à nouer de bons contacts avec Peter Brabeck-Lemathe, le PDG de Nestlé. Il se voit donc confier par Rothschild la négociation du géant agro-alimentaire, qui souhaite racheter une branche de l’entreprise Pfizer, spécialisée dans le lait infantile. Une très grosse opération. Grâce à la médiation d’Emmanuel Macron, le deal est confirmé, et Nestlé débourse près de 9 milliards d’euros. C’est suite à cette opération réussie qu’Emmanuel Macron devient millionnaire. « En 18 mois, de 2011 au premier semestre de 2012, avant sa nomination comme secrétaire général adjoint de l’Elysée, il a gagné 2,4 millions d’euros chez Rothschild », a révélé BFMTV.

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Bibracte

26 janvier 2022 17:59

McKinsey, Blackrock...le beau linge de l'armoire présidentielle 👺 🤢

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jokaire

26 janvier 2022 17:38

Entre le tout-puissant cabinet américain McKinsey et Emmanuel Macron, c’est une longue histoire. En effet, ces dernières semaines, une vive polémique a secoué la France après la révélation dans la presse que l’Etat a sollicité le soutien de McKinsey (récemment condamné à 573 millions de dollars pour fraude) pour conseiller l’Exécutif dans la gestion de la campagne de vaccination. L’Etat français ne dément pas, mais refuse de communiquer sur la rémunération du cabinet américain dont le tarif des prestations est extrêmement élevé.

Apparemment, ce n’est pas la première fois que McKinsey est sollicité par Macron. D’ailleurs, d’après une révélation exclusive faite par le journal Le Monde et intégralement lue par Lecourrier-du-soir.com, le média français nous apprend que le cabinet a participé à la création d’En Marche!

Des liens dix ans avec la Présidentielle
En effet, les relations entre McKinsey et Macron ont commencé à se tisser en 2007, date à laquelle Emmanuel Macron, jeune énarque, est nommé rapporteur adjoint de la Commission Attali. La commission avait pour mission de proposer à Nicolas Sarkozy des réformes économiques.

“Le jeune inconnu (Emmanuel Macron) impressionne la quarantaine de membres, tous grands patrons ou experts influents. Parmi eux, Eric Labaye, alors dirigeant de McKinsey en France, et Pierre Nanterme, son homologue d’Accenture”, note le journal Le Monde.


Le duo senior-junior Attali-Macron
“On se réunissait le soir jusqu’à minuit dans une salle du Sénat avec Attali et Macron”, se souvient un membre de la commission. Et d’ajouter : “dans les sièges du public, il y avait trois ou quatre jeunes de McKinsey. Ils faisaient des simulations sur Excel. Normalement, les consultants n’avaient pas droit à la parole, mais leur chef était si brillant qu’on l’écoutait comme s’il était membre à part entière”.

Ce chef n’est autre que Karim Tadjeddine. “Il a 32 ans à l’époque. Il est passé par deux des plus grandes écoles de la République, Polytechnique et les Ponts et Chaussées. Cet « X-Ponts » est un crack des mathématiques financières. Il sait aussi comment fonctionne l’Etat, après avoir passé quatre ans à Bercy. Il y a notamment participé à la création de l’Agence des participations de l’Etat et à l’ouverture du capital d’EDF, avant d’être débauché par McKinsey”, renseigne Le Monde. On apprendra que Karim Tadjeddine fut l’auteur d’un chapitre du livre “l’Etat en mode start-up” préfacé par Macron.

Le Think-Tank en Temps réel avant en-Marche
Son aventure avec Macron ne s’arrête pas là car en 2010, Tadjeddine et l’actuel président de la France rejoignent le conseil d’administration du Think Tank En Temps Réel. “Ils y ont été recrutés par un membre de la commission, Stéphane Boujnah, un banquier passé par le cabinet de Dominique Strauss-Kahn à Bercy”, précise Le Monde.

Une affaire de VRP et de porte-à-porte
Dans sa révélation, le journal français note l’implication de McKinsey dans la création du parti En Marche. D’ailleurs, d’après la même source, c’est une société baptisée LMP qui sera chargée de collecter et de traiter les données et les verbatims de la “grande marche” du nouveau parti, c’est-à-dire du porte-à-porte à travers la France pour recueillir les doléances et les désirs sur une application.

Que sait-on de la société LMP? Et bien, elle appartient à un proche de Macron du nom de Guillaume Liegey, lui aussi ex employé de McKinsey. Une source fiable confirme que plus tard, c’est des gens de McKinsey qui se sont chargés de la mise en forme du rapport de la “grande marche”.

De toutes les réunions électorales
Ainsi, à quelques semaines de l’annonce de la candidature de Macron, les réunions se succèdent. Mais, une constance : à chaque rencontre, on note la présence d’experts en provenance du cabinet McKinsey. “Emmanuel Macron n’a pas encore annoncé sa candidature mais, à l’été 2016, des groupes de travail sont déjà constitués pour élaborer son programme. On y croise Thomas Cazenave, mais aussi une dizaine de salariés de McKinsey. Ils planchent sur l’économie comme sur les dossiers régaliens. Chez McKinsey, Guillaume de Ranieri dirige la « practice » chargée de la défense et du secteur aérospatial. Il rejoint le groupe de travail concerné”, révèle Le Monde.

La source ajoute qu’après la victoire de Macron à la présidentielle de 2017, le nouveau président n’a pas hésité une seule seconde à recruter des jeunes de McKinsey dans son gouvernement. Parmi eux, figurent Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique, mais aussi Cédric O.

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