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RUSSES

Pimaly - 13 février 2023 07:20

Poupées russes, roulette russe, salade russe, montagnes russes, emprunts russes, entremets franco-russe, lévriers russes, cosaques… Quand l’actualité résonne au rythme d’expressions idiomatiques.

Ajoutées à la liste des personnalités russes sanctionnées économiquement par les États-Unis et leurs alliés suite à l’invasion de l’Ukraine, les filles de Vladimir Poutine, Maria Volontsova et Ekaterina Tikhonova se voient définitivement confrontées à la dureté de la vie adulte : oublié leur « vert paradis de l’enfance » quand elles jouaient aux poupées russes. Pour info, l’expression apparaît dans notre langue lorsque Sergueï Malioutine (inspiré par des réalisations japonaises du même type) présente ses poupées emboîtées à l’exposition universelle de Paris en 1900.

Leur père Vladimir donne, lui, l’impression, à chacune de ses opérations militaires sans pitié (en Ossétie-Georgie, en Tchétchénie, en Crimée, en Syrie, en Ukraine…) de jouer à la roulette russe. On notera que dans le préambule de la constitution de la Russie (1993) il est indiqué : « nous fondant sur les principes universellement reconnus d’égalité en droit et d’autodétermination des peuples… »

Comme disait Bergson, « les mots ont une étiquette… » Au reste, la Fédération de Russie, multi-culturaliste, ne compte-t-elle pas près de quatre vingt dix entités territoriales disposant d’une certaine autonomie ? Une véritable salade russe. Ce plat fut inventé par un chef cuisinier russe d’origine franco-belge, décédé à Moscou en 1883. Il était propriétaire du restaurant réputé l’Ermitage, au centre de la ville à la fin du XIXe siècle.

Autre expression qui, dans le contexte de rivalité États-Unis/Russie actuelle, prend tout son sens : les montagnes russes, inventées près de Saint Pétersbourg au XVIIe siècle, en clair, des courses de luge sur des collines aménagées, inspirèrent des américains à la fin du XIXe siècle, sous la forme de trains mus par gravité. On relèvera qu’en Russie, l’attraction des montagnes russes s’appelle montagnes américaines…

On ne saurait passer à côté des emprunts russes, ceux de l’empire tsariste, alors que l’alliance franco-russe, avant la Première Guerre mondiale battait son plein. On se souvient que les souscripteurs français ont été lessivés, si l’on ose écrire, de 15 milliards de francs or. Dès lors, l’emprunt russe de Marine Le Pen pour une campagne électorale, pourrait être regardé comme un prêté pour un rendu…

Et puis il y a, dans ces croisements culturels entre France et Russie, révélés par des mots et des expressions, les entremets franco-russe, Émile Cornillot et son fils Louis développant à Lille la confiserie éponyme dans les années 1880, alors que l’alliance franco-russe se met peu à peu en place. Après la Première Guerre mondiale, la Russie des bolcheviques n’est plus en odeur de sainteté en France et la marque franco-russe s’effacera au profit de la Pie qui chante. Mais Uderzo et Goscinny veillaient au grain et maintinrent le flambeau en baptisant le secrétaire de César dans l’album Les lauriers de César (1972) du nom de Tibérius Entreméfrancorus…

Maintenant, un mystère : comment le qualificatif méprisant de ‘’Cosaque’’ dans l’argot militaire, peut-il viser un soldat trop lent et maladroit alors que les cavaliers émérites cosaques étaient réputés pour leurs engagement tout feu tout flamme ? Une dernière interrogation : pour impressionner la chancelière Merkel, Vladimir Poutine fit entrer lors d’une négociation, ses chiens Labrador, sachant qu’elle était craintive vis à vis de ces bêtes. L’épisode fut beaucoup commenté. En revanche, personne n’a souligné le manque de patriotisme canin du maître du Kremlin : pourquoi s’entoure-t-il de chiens de race occidentale plutôt que de barzoïs, plus connus sous le nom de lévriers russes ?

Source: EMCC-JDidées

RUSSES

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Pimaly13 février 2023 07:20

Poupées russes, roulette russe, salade russe, montagnes russes, emprunts russes, entremets franco-russe, lévriers russes, cosaques… Quand l’actualité résonne au rythme d’expressions idiomatiques.

Ajoutées à la liste des personnalités russes sanctionnées économiquement par les États-Unis et leurs alliés suite à l’invasion de l’Ukraine, les filles de Vladimir Poutine, Maria Volontsova et Ekaterina Tikhonova se voient définitivement confrontées à la dureté de la vie adulte : oublié leur « vert paradis de l’enfance » quand elles jouaient aux poupées russes. Pour info, l’expression apparaît dans notre langue lorsque Sergueï Malioutine (inspiré par des réalisations japonaises du même type) présente ses poupées emboîtées à l’exposition universelle de Paris en 1900.

Leur père Vladimir donne, lui, l’impression, à chacune de ses opérations militaires sans pitié (en Ossétie-Georgie, en Tchétchénie, en Crimée, en Syrie, en Ukraine…) de jouer à la roulette russe. On notera que dans le préambule de la constitution de la Russie (1993) il est indiqué : « nous fondant sur les principes universellement reconnus d’égalité en droit et d’autodétermination des peuples… »

Comme disait Bergson, « les mots ont une étiquette… » Au reste, la Fédération de Russie, multi-culturaliste, ne compte-t-elle pas près de quatre vingt dix entités territoriales disposant d’une certaine autonomie ? Une véritable salade russe. Ce plat fut inventé par un chef cuisinier russe d’origine franco-belge, décédé à Moscou en 1883. Il était propriétaire du restaurant réputé l’Ermitage, au centre de la ville à la fin du XIXe siècle.

Autre expression qui, dans le contexte de rivalité États-Unis/Russie actuelle, prend tout son sens : les montagnes russes, inventées près de Saint Pétersbourg au XVIIe siècle, en clair, des courses de luge sur des collines aménagées, inspirèrent des américains à la fin du XIXe siècle, sous la forme de trains mus par gravité. On relèvera qu’en Russie, l’attraction des montagnes russes s’appelle montagnes américaines…

On ne saurait passer à côté des emprunts russes, ceux de l’empire tsariste, alors que l’alliance franco-russe, avant la Première Guerre mondiale battait son plein. On se souvient que les souscripteurs français ont été lessivés, si l’on ose écrire, de 15 milliards de francs or. Dès lors, l’emprunt russe de Marine Le Pen pour une campagne électorale, pourrait être regardé comme un prêté pour un rendu…

Et puis il y a, dans ces croisements culturels entre France et Russie, révélés par des mots et des expressions, les entremets franco-russe, Émile Cornillot et son fils Louis développant à Lille la confiserie éponyme dans les années 1880, alors que l’alliance franco-russe se met peu à peu en place. Après la Première Guerre mondiale, la Russie des bolcheviques n’est plus en odeur de sainteté en France et la marque franco-russe s’effacera au profit de la Pie qui chante. Mais Uderzo et Goscinny veillaient au grain et maintinrent le flambeau en baptisant le secrétaire de César dans l’album Les lauriers de César (1972) du nom de Tibérius Entreméfrancorus…

Maintenant, un mystère : comment le qualificatif méprisant de ‘’Cosaque’’ dans l’argot militaire, peut-il viser un soldat trop lent et maladroit alors que les cavaliers émérites cosaques étaient réputés pour leurs engagement tout feu tout flamme ? Une dernière interrogation : pour impressionner la chancelière Merkel, Vladimir Poutine fit entrer lors d’une négociation, ses chiens Labrador, sachant qu’elle était craintive vis à vis de ces bêtes. L’épisode fut beaucoup commenté. En revanche, personne n’a souligné le manque de patriotisme canin du maître du Kremlin : pourquoi s’entoure-t-il de chiens de race occidentale plutôt que de barzoïs, plus connus sous le nom de lévriers russes ?

Source: EMCC-JDidées

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

13 février 2023 08:24

La Russie pour moi aujourd'hui ''la Russie qui m'enchante et me laisse espoir d'un monde meilleur à venir '''
La Russie c'est alexië NAVALNY...

cet homme Russe de grande conscience et de grand courage. C'est lui ALEXIË aujourd'hui la grandeur de la Russie '''
C'est lui l'honneur et la magnificence de la Russie''

c'est lui
ALEXIË NAVALNY ,🌞🐀🐐🌱

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Avatar Adalbert

Adalbert

13 février 2023 08:17

"En revanche, personne n’a souligné le manque de patriotisme canin du maître du Kremlin : pourquoi s’entoure-t-il de chiens de race occidentale plutôt que de barzoïs, plus connus sous le nom de lévriers russes ?"

Qui vous dit qu'à l'époque préhistorique, il n'y avait pas toute une population russe installée au Labrador après avoir traversé le détroit de Béring ???
lI n'est d'ailleurs ni impossible ni incongru qu'un de ces jours, au nom du Saint Droit des Peuples à disposer d'eux-mêmes, Poutine réclame qu'on y organise un référendum afin que cette minorité, voire - qui sait ? - cette majorité de Labradoriens si longtemps muselée puisse enfin choisir entre le Canada et le rattachement à son Antique Mère Patrie ...

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Avatar janine33

janine33

13 février 2023 07:57

Manque peut-être l’Âme Russe

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