
sik
Un chemin est là, qui fait sa risette aux dards d'haleine chaude de son pote, l'Hélios.
A 9H , la brise engoulevent lui livre sa dotation quotidienne de chants épanouis de la garrigue.
Il se détend et s'étire vers les futaies . Là, il dépose les trilles des mimosas, les huppes des tournesols, les franges de la Camargue aux sabots des faons et sur la lyre des voix du torrent.
A 10H, Boufartigue dont on ne distingue que le haut de la marseillaise et les coudes, bras repliés derrière la nuque, est allongé sur son bord, sous le caroubier dont les gousses bien mûres forment au sol un lit de sucre.
A sa droite, le "Saigneur" ainsi pseunommé de par sa réputation d'ex- braconnier de marcassins et fournisseur des bastides au temps de la disette.
Les deux cantonniers "se remettent" en mâchouillant des brins de luzerne dans l'attente de leurs paniers qui remontent du village ,aux bras des minots farceurs.
pierre1
RIEN à dire , rien à dire... vite dit , trop vite dit .
L'ange au bord de nuit enceinte de Marie- Brizard ève eva eva braün se tasse au creux du berceau , à ciel décapoté : un siège de Triumph Spitfire :
<< j'ai rendez- vous avec mon führer ... aussi vrai que la toison de mes aisselles improvise un sexe velu ! >> Et l'égout la recueille , vieux transsexuel à l'organe lavé , décapité .
pierre1
RIEN à dire , rien à dire ... vite dit , trop vite dit .
L'ange au bord de nuit dans la courbe de son aile ( bien au chaud ), le sexe du comptoir : exorbité << Reste reste reste et décline avec nous à terre tu es si belle ! Si douce ta main plumée au jour invisible >> Et l'aile berce cette prière jusqu'au matin.... quand le membre vampire flapi referme sur lui sa braguette: une tombe .
pierre1
RIEN à DIRE , rien à dire ... vite dit , trop vite dit .
L'ange au bord de la nuit à deux coudées du légionnaire...sa jambe nue sur le comptoir :trois impacts flattés par une experte main : dehors , il neige de la misère ...mais juste en arrière de la terrasse : la jambe soudain,
son métal cliquette comme oui comme une sébile prendrait peur à l'approche de la caresse et s'enfuit en cherchant les coups .
sik
Plusieurs jours déjà.
"L-A", un homme d'esprit, un homme libre, voyageait bonhomme au large, sur nos yeux du dedans; paumes nues et rouflaquettes alizées.
Certaines nuits, quand les sirènes abruties par leurs sottises coulent vers la vase, l'amer hique , rosit de douceur et offre des bulles nacrées.
Assis dans la maison des hommes à contempler le monde, des becs d'azur venaient me visiter, me dire la folie des nôtres ou leur fête, les guerres et les armistices, les Alexandre et les Diogène..et parfois la beauté de la lumière.
Je croyais alors entendre un ronronnement fantôme qui balançait au gré de la houle, disparaissait un instant dans la courbure du temps, pour émerger très près, au sommet de la vigie.
Un son à nul autre pareil. Une vraie madeleine.
Aussitôt que mes tympans le captaient, je me retrouvais sur le chemin des écoliers. Peu d'automobiles en ce temps-là. C'était alors le signe extérieur de richesse, par excellence.
Je voyais beaucoup de charrettes à bras ou hippomobiles, un certain nombre de vélocipèdes....et quelques fameux Solex de légende.
"L-A" cet homme que je ne connais pas et que je reconnais cependant.
L'homme au Solex.
"L-A" est aujourd'hui en peine.
Courage "L-A"
sik
sik lundi 02 février 2015 03:28
-Ah oui?... maugréa le bâtard Rien dans un glouglou style Stakanovitch en bourrant son maté qu'il préfère de loin à la mousmé affalée sur le Pont- aux- Cadenas , et cuisant dans son bouillon.
Il carra contre le bastingage sa dégaine de marlou enveloppée dans un frac rouge, chouré sur les étagères de la costumière de M'enserra- la- Cabale.
Il ajusta sa casquette de kaïra, troquée dans le Soho contre un ouinje made in ArT-NaK, style "Ta bouche le minet".
Il régla ses paupières sur le regard qui tue, profila sa figure sur le bon guingois.
Il fit mine de lancer une patte, se ravisa, et finalement la croisa derrière la patte d'appui, se trémoussa, fit frémir ses épaules style je glousse narquois.
Sale temps pour la poésie, nom d'un chien de mer.
C'est t'as l'or seulement qu'il se fendit de ceci:
" Pov cloche va ! Toi le soi-disant dur-à-cuire, le tatoué, çui à qui on la fait pas.
L' Môssieur qu'a tout vu, tout lu, tout su, qui s'laouej fier et orgueilleux, qu'a d'la teillbou..et c'était Ra...et c'était RA. VI..vi..vi, VI..vi..vi.
En vrai, je te l'dis direct. Tés qu'un nabot qui laboure la pangée, cœur de praline fondue, flanqué d'un Sibère fantoche et hargneux.
A vous deux, vous faites la paire, mais pas la bonne. Deux fossiles ringards gorgés de défoliant, pollueurs d'aquifera.
Et tu peux me remercier; je te rends un grand service...Ouaf!
-Ben dis-donc le clebs, t'en avais sur la patate.
Je t'ai connu plus "humain", philosophe même. A l'époque, quand je t'ai ramassé dans la treizième Avenue. Ne t'avais-je pas recousu la panse après le passage des Domermans de la mouquère qui tenait ce clandé par là-bas?...Tu n'en menais pas large avec tes boyaux en perm, à l'air libre, entrain de se faire la malle.
Mais attend! Je songe à un truc, ça me vient comme ça, je ne sais d'ailleurs pas pourquoi!
Je voulais te demander à tout hasard, t'aurais pas vu ma grosse lime à canines?
