
sik
-Par tous les diables de Tasmanie! C'est toi qui cries comme ça ma loutre marine? Que t'arrive t'il? Tu m'as foutu une de ces frousses Hein?
-Sikorto chéri chéri, débarrasse-moi de ta touffe. Ton horreur, cette boule d'acacia mâtiné de barbelés qui s'agite sans cesse et couine des insanités par trop lubriques au creux de mes chastes oreilles de nymphe. Et ce, au meilleur moment , celui de la cigarette ,après l'amour.
Et tiens le-toi pour dit. Si tu ne te décides pas à noyer ton gremlin's, c'est ton chagrin que tu devras noyer alors. Car je débarquerai au prochain claque.
-Des claques! Il va y avoir droit le sale et gueux,et pas plus tard que sousuite; et une sacrée pu...n de volée à lui faire scintiller la Grande Ourse, le Centaure, Cassiopée en plein jour, et à faire se "téléscoper" Hubble, Magellan et Aménophis à la lisière boréale des Nénètses.
Des baffes, des calottes, des coups, empeignes, emplâtres, fessées, gifles, mornifles, talmouses, des taloches, tapes, tartes, torgnoles. GRRRR.
L'est hoù l'empaffé? Hein?
-Attends Pitaine, attends, pas si vite. Détends-toi. Tu veux Ta Gourde?
Tiens, aboies un coup. Et maintenant, comme le dit le moaï pascuan, on peut pas labrer. Valp a raison, toujours.
Voila, moi je t'ai entendu menacer de me débarquer dans un lupanar , un boxon , foutoir ou ce genre de maison dont les résidentes tolèrent ce que toi et ta ...comment tu l'appelles? ta mousmé angevine, callipyge et forte poitrine...oui enfin j'm'en tape...m'interdîtez ici
-M'nterdisez, corniaud, m'interdisez.....Oh là là!
-Hé commence pas à me chercher, à "ragot"er, et pis bâbord sors ton doigt nasal de là car sinon et sous peu on te baptisera NAK A NEUIL"
sik
Ah petite.
Regarde bien, regarde bien sans tes lunettes de soleil. De grâce, ne fais pas ta mijaurée et cesse de jouer les starlettes.
Mes deux lascars nous rendent visite, et avec eux l'hôte antique, mon Léo, l'allumé. Sans maquillage.
Voici donc la parole de l'Arthur, le rein beau:
LES ASSIS
Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues
Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,
Le sinciput plaqué de hargnosités vagues
Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ;
Ils ont greffé dans des amours épileptiques
Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs
De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques
S'entrelacent pour les matins et pour les soirs !
Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges,
Sentant les soleils vifs percaliser leur peau,
Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges,
Tremblant du tremblement douloureux du crapaud.
Et les Sièges leur ont des bontés : culottée
De brun, la paille cède aux angles de leurs reins ;
L'âme des vieux soleils s'allume, emmaillotée
Dans ces tresses d'épis où fermentaient les grains.
Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes,
Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour,
S'écoutent clapoter des barcarolles tristes,
Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour.
- Oh ! ne les faites pas lever ! C'est le naufrage...
Ils surgissent, grondant comme des chats giflés,
Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage !
Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés.
Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves,
Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors,
Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves
Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors !
Puis ils ont une main invisible qui tue :
Au retour, leur regard filtre ce venin noir
Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue,
Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir.
Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales,
Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever
Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales
Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever.
Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières,
Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés,
De vrais petits amours de chaises en lisière
Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés ;
Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule
Les bercent, le long des calices accroupis
Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules
- Et leur membre s'agace à des barbes d'épis.
Ce titre est extrait de l'album de Léo Ferré: "Les Poètes: Verlaine Et Rimbaud".
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sik
Ah ma Morgane. Ah petite. Regarde bien, regarde bien sans tes lunettes de soleil. De grâce, ne fais pas ta mijaurée et cesse de jouer les starlettes.
Mes deux lascars nous rendent visite, et avec eux l'hôte antique, mon Léo, l'allumé. Sans maquillage.
Les Assis
Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues
Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,
Le sinciput plaqué de hargnosités vagues
Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ;
Ils ont greffé dans des amours épileptiques
Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs
De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques
S'entrelacent pour les matins et pour les soirs !
Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges,
Sentant les soleils vifs percaliser leur peau,
Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges,
Tremblant du tremblement douloureux du crapaud.
Et les Sièges leur ont des bontés : culottée
De brun, la paille cède aux angles de leurs reins ;
L'âme des vieux soleils s'allume, emmaillotée
Dans ces tresses d'épis où fermentaient les grains.
Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes,
Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour,
S'écoutent clapoter des barcarolles tristes,
Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour.
- Oh ! ne les faites pas lever ! C'est le naufrage...
Ils surgissent, grondant comme des chats giflés,
Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage !
Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés.
Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves,
Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors,
Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves
Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors !
Puis ils ont une main invisible qui tue :
Au retour, leur regard filtre ce venin noir
Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue,
Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir.
Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales,
Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever
Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales
Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever.
Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières,
Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés,
De vrais petits amours de chaises en lisière
Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés ;
Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule
Les bercent, le long des calices accroupis
Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules
- Et leur membre s'agace à des barbes d'épis.
Ce titre est extrait de l'album : Les Poetes: Verlaine Et Rimbaud.
helene9434
[Citation de sik]-I manque un "r" à "gou.de". Compris? T'avais les crocs ou quoi?
Allez, passe moi la vraie, de gourde , k'j'y fasse son affaire .
-Oui oh; Je devais sûrement me repasser des pans entiers de son défilé célébrant la Révolution, le Jean Paul. Au fait, tu sais pas ce qu'il est devenu par hasard?
Tiens, voila la gourde.[Fin de citation]de laquelle tu parles Sik (de gourde...) ?
sik
-I manque un "r" à "gou.de". Compris? T'avais les crocs ou quoi?
Allez, passe moi la vraie, de gourde , k'j'y fasse son affaire .
-Oui oh; Je devais sûrement me repasser des pans entiers de son défilé célébrant la Révolution, le Jean Paul. Au fait, tu sais pas ce qu'il est devenu par hasard?
Tiens, voila la gourde.
sik
-Tiens, puisque t'es las, change pas d'main le Thrace.
Allez donne de la flamme dans le ballon et crame moi tous ces poux récalcitrants et leur lentes mais néanmoins hargneuses progressions sur la soie.
Donne, donne de l'Hydre aux gènes des facheux.
Quoi? Tu fatigues? Comme je te comprends ma reinette. Y'a du boulot en effet; un boulot de longue hélène.
-Nan, j'ai l' gosier qui fissure. Je crains les retours de flamme.
-RHHOOO. J'te reconnais bien là, mon farfadet letton. T'arrive pas à l'effacer ta polonaise. Elle t'a collé ses phéromones à jamais, dans l' blaire. Faut dire que les remparts ne voient pas tous les jours un tel popotin, et elle en promène un sacré nom de D... de paquet, en laisse.
Eh, t'as fini de te retrousser les babines et de chercher ses arômes avec tes naseaux pointés au Ch'nord?
Tiens, j'te file "la goude", bois un ch'tit coup en attendant de te soûler à sa fontaine.
-Aboule
-Fais gaffe . Tout doux petit. Va pas m'écluser ma Veuve.
Dans un moment, quand notre ballon sera vraiment en cloque, gonflé par les hennissements des chevaux, je t’emmènerai dessus la vallée fertile où les cyborgs veillent les pampres de la vigne noble tous les soirs, entre chien et loup, quand le Soleil poudroie la rouge heure.
kankou
@ Sik ....Comme je ne peux trop jacter pour "Rien à dire" ..je kiffe tes écrits qui sont maousses où des fois j’entrave que dalle mais j'essaie de gamberger ..bon je fais fissa .. je décanille vite fait ..pour aller buller devant la téloche :rire:
A la revoyure :cligne:
sik
Merci à toutes les ambianceuses et tous les ambianceurs de tout crin qui nous mettent le cristallin aux oreilles et des brassées de mots à vous allumer les gaz dans le ballon.
Tous vos petits "Rien à dire" reprennent sa chanson au passant qui chante, et lui offrent le feu éternel des poètes .
Namasté.