

2ALAIN
01/1984 G Lebovici édite la très bonne " Histoire de l'anarchie " ( SERGENT / HARMEL ) puis J Mesrine , le 5 mars 1984 il est assassiné .
C'est le 2e éditeur français mort ainsi
" Robert Denoël est assassiné en décembre 1945 dans des circonstances restées mystérieuses. "

Remi
aranjuez a écrit :
Mais dans ce que vous dites. vous n‘avez jamais été libre.
Vous êtes passé d‘une idéologie à une autre.
Moi-même, j‘ai une éducation religieuse, une vision économique, sociale et donc politique dont je ne me départis pas.
Bien sur que lorsque j’analyse un sujet je le fais au travers de mes “lunettes culturelles”.
Je ne m‘interdis pas de rectifier ou d’affiner ma perception mais le fond reste.
Comme pour tout un chacun.
Je ne pense pas comme vous ni pour vous en cette approche des choses.
Entre autres , je n'ai jamais tout mélangé ( c'est comme si l'on disait que Marx n'aurait pas dû faire référence à Ricardo ). Nullement une girouette, non plus.
Et je ne souhaite pas polémiquer davantage sur ce topic et ses tenants et aboutissants.
Bonne journée à vous.
aranjuez
Remi a écrit :
"
Toute sa vie et malgré ses affinités idéologiques il gardera, consciemment ou pas, un fond de son éducation initiale avec lequel il pourra faire des compromis mais sa présence sera toujours là pour l'interpeller.".
C'est aussi mon avis.
"
Par la suite adopter l‘anarchie ou une autre idéologie devient un enfermement, une aliénation comme une autre. Cette idéologie devient son maitre auquel on ne peut échapper."
Par contre, là, je ne suis pas d'accord sur la notion d'enfermement, d'autant qu'on ne saurait généraliser.
J'ai, moi - même, changé de références idéologiques au cours du temps. Par approches critiques successives, fonction de mon vécu global - y compris de vie privée - , de mes expériences inscrites dans le concret, de mon analyse sociale générale intégrant de nouveaux éléments; et n'oubliant pas l'économique, capital.
Je ne dirais même pas que je me suis forgé ma propre idéologie, car,en l'état, elle demeure en construction.
Mais dans ce que vous dites. vous n‘avez jamais été libre.
Vous êtes passé d‘une idéologie à une autre.
Moi-même, j‘ai une éducation religieuse, une vision économique, sociale et donc politique dont je ne me départis pas.
Bien sur que lorsque j’analyse un sujet je le fais au travers de mes “lunettes culturelles”.
Je ne m‘interdis pas de rectifier ou d’affiner ma perception mais le fond reste.
Comme pour tout un chacun.

2ALAIN
L'immense pb c'est la prétention ( STIRNER & co ) , du coup " la gauche " a semblé plus crédible dans toutes ses autres composantes " extrêmes " " ultra " qui malgré leurs disparitions font encore la joie/la peur de beaucoup ( politiques , journalistes .... quintonniciens )
Le mvt no work ( Corinne Maier ) était peu ou prou anarchiste
Un des fondateurs de la CGT ( E Pouget ) était un grand anar

2ALAIN
aranjuez a écrit :
Pour moi “ni Dieu ni maître ” est une aberration.
De Dieu on peut s'en passer dans sa vie mais du maître jamais.
Déjà à la naissance nous avons un maître : notre mère dont nous dépendons entièrement.
Mais la mère ne donne pas que son lait. Elle, et la famille tout autour. donnent une premières vision de la vie et des rapports aux autres. A partir de là l'enfant a perdu sa “virginité” originelle. Il ne reviendra plus jamais à l'état zéro.
Toute sa vie et malgré ses affinités idéologiques il gardera, consciemment ou pas, un fond de son éducation initiale avec lequel il pourra faire des compromis mais sa présence sera toujours là pour l'interpeller.
Sa liberté totale, il l‘a perdue à sa naissance.
Par la suite adopter l‘anarchie ou une autre idéologie devient un enfermement, une aliénation comme une autre. Cette idéologie devient son maitre auquel on ne peut échapper.
Si l’on pense que l'être humain est un être social et qu‘il ne peut pas vivre seul, il reste quoi de la formule ”ni Dieu, ni maître”?
Pour moi, ”ni Dieu, ni maître” n‘est possible qu‘avant de naître.
Et encore! si nous considérons que les gènes reçus en héritage ne vont pas impacter notre vie, notre comportement.
Cette formule n‘est qu‘une argutie destinée à se tromper soi-même. Une illusion.
Le pb est , me semble-t-il , par exemple de savoir si on est pour ou contre les lois scélérates ( 1893 : 1894 ) et pourquoi .
Des intellectuels français étaient contre ces lois ,,. ils avaient raison
" Ni Dieu ni Maître " n' a rien d'une argutie ou d'une illusion
Mais s'ils ont tout osé vous avez tout permis Plus l'oppresseur est vil plus l'esclave est infâme
De La Harpe.

Remi
aranjuez a écrit :
Pour moi “ni Dieu ni maître ” est une aberration.
De Dieu on peut s'en passer dans sa vie mais du maître jamais.
Déjà à la naissance nous avons un maître : notre mère dont nous dépendons entièrement.
Mais la mère ne donne pas que son lait. Elle, et la famille tout autour. donnent une premières vision de la vie et des rapports aux autres. A partir de là l'enfant a perdu sa “virginité” originelle. Il ne reviendra plus jamais à l'état zéro.
Toute sa vie et malgré ses affinités idéologiques il gardera, consciemment ou pas, un fond de son éducation initiale avec lequel il pourra faire des compromis mais sa présence sera toujours là pour l'interpeller.
Sa liberté totale, il l‘a perdue à sa naissance.
Par la suite adopter l‘anarchie ou une autre idéologie devient un enfermement, une aliénation comme une autre. Cette idéologie devient son maitre auquel on ne peut échapper.
Si l’on pense que l'être humain est un être social et qu‘il ne peut pas vivre seul, il reste quoi de la formule ”ni Dieu, ni maître”?
Pour moi, ”ni Dieu, ni maître” n‘est possible qu‘avant de naître.
Et encore! si nous considérons que les gènes reçus en héritage ne vont pas impacter notre vie, notre comportement.
Cette formule n‘est qu‘une argutie destinée à se tromper soi-même. Une illusion.
"
Toute sa vie et malgré ses affinités idéologiques il gardera, consciemment ou pas, un fond de son éducation initiale avec lequel il pourra faire des compromis mais sa présence sera toujours là pour l'interpeller.".
C'est aussi mon avis.
"
Par la suite adopter l‘anarchie ou une autre idéologie devient un enfermement, une aliénation comme une autre. Cette idéologie devient son maitre auquel on ne peut échapper."
Par contre, là, je ne suis pas d'accord sur la notion d'enfermement, d'autant qu'on ne saurait généraliser.
J'ai, moi - même, changé de références idéologiques au cours du temps. Par approches critiques successives, fonction de mon vécu global - y compris de vie privée - , de mes expériences inscrites dans le concret, de mon analyse sociale générale intégrant de nouveaux éléments; et n'oubliant pas l'économique, capital.
Je ne dirais même pas que je me suis forgé ma propre idéologie, car,en l'état, elle demeure en construction.
aranjuez
Pour moi “ni Dieu ni maître ” est une aberration.
De Dieu on peut s'en passer dans sa vie mais du maître jamais.
Déjà à la naissance nous avons un maître : notre mère dont nous dépendons entièrement.
Mais la mère ne donne pas que son lait. Elle, et la famille tout autour. donnent une premières vision de la vie et des rapports aux autres. A partir de là l'enfant a perdu sa “virginité” originelle. Il ne reviendra plus jamais à l'état zéro.
Toute sa vie et malgré ses affinités idéologiques il gardera, consciemment ou pas, un fond de son éducation initiale avec lequel il pourra faire des compromis mais sa présence sera toujours là pour l'interpeller.
Sa liberté totale, il l‘a perdue à sa naissance.
Par la suite adopter l‘anarchie ou une autre idéologie devient un enfermement, une aliénation comme une autre. Cette idéologie devient son maitre auquel on ne peut échapper.
Si l’on pense que l'être humain est un être social et qu‘il ne peut pas vivre seul, il reste quoi de la formule ”ni Dieu, ni maître”?
Pour moi, ”ni Dieu, ni maître” n‘est possible qu‘avant de naître.
Et encore! si nous considérons que les gènes reçus en héritage ne vont pas impacter notre vie, notre comportement.
Cette formule n‘est qu‘une argutie destinée à se tromper soi-même. Une illusion.
yalow
fragile444 a écrit :
Excellent sujet de réflexion , Janine 33 , et " ô merveille" aucune agressivité chez personne !
L'anarchie est provocatrice et , pour moi , complètement utopique . Même les animaux ont des règles , choisissent un chef , et le perdant se soumet ou s'en va . J'ai des idées très simplistes sur ce sujet . L'anarchie des cités ( sus aux flics , aux pompiers , détruisons le mobilier urbain , les magasins , les écoles , les aires de jeux des enfants . vendons des drogues , tuons les dealers concurrents ...) est là , bien présente . Elle est plus que menaçante ... On risque de me dire que je suis hors sujet et je l'admets , mais comment ne pas penser à la réalité que peut engendrer l'anarchie ? Sans compter l'action néfaste des blackblocks dans des manifs ... L'ultra - violence moderne , c'est , pour moi , l'illustration de ce "ni dieu , ni maître " .
Des qu on élève le niveau, les personnes capables d 'argumenter, et qui savent être dans la retenue, s'expriment . Les autres vont sur les autres forum pour se défouler dans l invective, sans parler de quelques personnes, au mental compliqué .
janine33
fragile444 a écrit :
Excellent sujet de réflexion , Janine 33 , et " ô merveille" aucune agressivité chez personne !
L'anarchie est provocatrice et , pour moi , complètement utopique . Même les animaux ont des règles , choisissent un chef , et le perdant se soumet ou s'en va . J'ai des idées très simplistes sur ce sujet . L'anarchie des cités ( sus aux flics , aux pompiers , détruisons le mobilier urbain , les magasins , les écoles , les aires de jeux des enfants . vendons des drogues , tuons les dealers concurrents ...) est là , bien présente . Elle est plus que menaçante ... On risque de me dire que je suis hors sujet et je l'admets , mais comment ne pas penser à la réalité que peut engendrer l'anarchie ? Sans compter l'action néfaste des blackblocks dans des manifs ... L'ultra - violence moderne , c'est , pour moi , l'illustration de ce "ni dieu , ni maître " .
Merci de votre participation Fragile ,
Pour que l’anarchie fonctionne , sans aboutir au chaos , il faudrait beaucoup d’autodiscipline chez chacun et chez tous … alors même que nous sommes dans le «laisser-aller ».
Mais comme on ne peut pas mettre un gendarme derrière chacun , il serait peut-être bon de faire vivre cette notion dans la jeunesse montante . L’éducation civique a une raison d’être . À présent , dans mon tram à Bordeaux , sont diffusés des slogans sur le savoir vivre , comme «ne parlez pas trop fort dans vos téléphones portables pour ne pas gêner les passagers » , mais personne ne se lève pour offrir sa place . Des principes qui s’enseignent à la maison . Quant aux bancs en station , ils sont jonchés de canettes abandonnées comme par provocation . Refuser l’autorité c’est dans le caractère de beaucoup !
Quant à la casse … elle nous laisse de belles factures à payer . Ce seront autant de fonds en moins , ailleurs .
fragile444
Excellent sujet de réflexion , Janine 33 , et " ô merveille" aucune agressivité chez personne !
L'anarchie est provocatrice et , pour moi , complètement utopique . Même les animaux ont des règles , choisissent un chef , et le perdant se soumet ou s'en va . J'ai des idées très simplistes sur ce sujet . L'anarchie des cités ( sus aux flics , aux pompiers , détruisons le mobilier urbain , les magasins , les écoles , les aires de jeux des enfants . vendons des drogues , tuons les dealers concurrents ...) est là , bien présente . Elle est plus que menaçante ... On risque de me dire que je suis hors sujet et je l'admets , mais comment ne pas penser à la réalité que peut engendrer l'anarchie ? Sans compter l'action néfaste des blackblocks dans des manifs ... L'ultra - violence moderne , c'est , pour moi , l'illustration de ce "ni dieu , ni maître " .
kunzite
Un poète libertaire, chansonnier français, Gaston COUTÉ, décédé en 1911 à seulement 30 ans mais dont les textes antimilitaristes, sociaux anarchistes parfois en argot ou en patois beauceron, sont encore chantés aujourd'hui . Ils ont pour moi des parfums de jeunesse et je les écoute toujours avec plaisir et nostalgie .

2ALAIN
Proudhon est d'une certaine façon à l'origine de la " 3 e voie "
" Le président français Emmanuel Macron et son parti La République en marche se présentent comme une incarnation de cette troisième voie, par leur rejet du clivage traditionnel gauche/droite et leur synthèse entre socialisme et libéralisme " wiki
" Au sein
du Cercle Proudhon, Valois préconise l’intégration de la classe ouvrière au sein de la nation
ainsi que l’instauration d’une monarchie syndicaliste et néo-corporatiste, pour combattre le
système plouto-démocratique
. Dans son ouvrage majeur, La Monarchie et la classe
ouvrière, paru en 1909, Valois prône l’établissement d’une monarchie sociale et corporatiste,
ennemie du capitalisme et de la ploutocratie, afin de rallier le prolétariat au nationalisme. "
ETC ETC
