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Le dévoilement en Iran, la mise à nu en France

Pimaly - 10 octobre 2022 13:07

Temps de lecture : 3 min

La ritournelle de l’exilé crachant sur nos démocraties occidentales après avoir fui l’islamisme de son pays d’origine est obscène.

Des femmes courageuses ôtent leur voile en Iran et c'est en France que certains s'en retrouvent tout nus. Comment est-ce possible ? Par effet d'éclairage sur les fausses opinions, sur les procès en islamophobie qu'on oppose à la France mais dans le confort, le luxe, la démocratie. Car, aujourd'hui, les Iraniennes montrent ce que coûte la liberté, le courage, la foi en son propre corps.

La facture de l'islamisme est là : la mort et la privation. Elle est montrée à bout de bras. Et ceux qui, ici en France, prônent la liberté en la voilant, l'identité en reculant et le communautaire en choisissant de se taire, les voilà dénudés, exposés dans leur intime conviction monstrueuse et lâche.

L'Occident libre

L'islamisme n'est pas une identité ni du décolonial stylisé, c'est une perte de liberté, un califat, chiite ou sunnite, qui fait peser sur les têtes des femmes et des hommes des ayatollahs aux pouvoirs divins. L'auteur lit, à l'instant, les déclarations scabreuses d'une jeune autrice algérienne qui a fui l'islamisme d'Alger des années 1990, qui a choisi de préserver sa liberté au-delà de la nationalité, de se vêtir comme elle le veut et de se parfumer selon ses rêves, et qui aujourd'hui accuse la France qui l'accueille et la libère.

Que se passe-t-il vingt ans plus tard en France pour elle après avoir quitté Alger ? Elle dénonce l'islamophobie, le néocolonialisme, l'extrême droite dans le pays au bras large. Elle le peut, car en Occident tout est possible, y compris cracher sur la démocratie. Mais c'est fait au moment même où des Iraniennes tombent sous les balles ou croupissent en prison pour avoir revendiqué le droit au corps.

D'où est issue cette schizophrénie de l'exilé typique en Occident qui vient y chercher la liberté et y trouve celle d'y reconstruire sa prison et d'incarner ses bourreaux d'autrefois ? Du mal en soi, du malaise, de la peur et de l'altérité altérée. L'exilé peu aimé, le croit-il, il oppose alors la rancune et, dans le renversement, incarne ce qu'il a fui, plaide pour un islamisme qui l'a chassé de son pays, revendique d'être l'ayatollah de son identité présumée, fétichisée. Une chanson, triste et à voix fausse, du mal-aimé.

Coupables compromissions

L'islamisme tue, le voile assassine, le califat est une prison, les femmes sont courageuses d'incarner nos libertés. Voilà la vérité qui éclaire - en contraste non négociable - nos lâchetés, nos caprices, nos compromissions. Rien ne résiste à cette cruelle lumière qui rend exacts les actes, les paroles ou en souligne la futilité. Les migrants clandestins qui arrivent en chaloupe par la Méditerranée le savent : on proclame rêver d'Arabie islamique utopique, mais c'est vers l'Occident que l'on rame. On crache sur l'Occident au nom de l'Histoire, mais on ne se trompe pas de géographie. La démocratie est belle, elle permet de la mettre en procès. L'islamisme est hideux : on peut le défendre par rancune intime, par haine de soi, mais, à la fin, c'est lui qui vous tue.

Voilà : le coût de la liberté est à voir en Iran. Le surcoût de la futilité, on peut le voir ici en France dans l'âme plate de certains. Ce geste d'arrachement à la tombe, ces cheveux nus, ces sourires face aux balles, ces marches nocturnes pour s'arracher à la nuit. Tout cela, c'est la liberté resplendissante et ensanglantée. Les palabres en démocratie, les polémiques en masochisme national ou les conforts d'exilés sont le contraire de ce courage. Vous y êtes si belles, Iraniennes. Et nous sommes vos ombres compromises. Perdues à découper nos nuances et nos futilités aux terrasses de l'Occident.

Kamel Daoud – Le Point, 10/10/2022 à 07h00

Le dévoilement en Iran, la mise à nu en France

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Pimaly10 octobre 2022 13:07

Temps de lecture : 3 min

La ritournelle de l’exilé crachant sur nos démocraties occidentales après avoir fui l’islamisme de son pays d’origine est obscène.

Des femmes courageuses ôtent leur voile en Iran et c'est en France que certains s'en retrouvent tout nus. Comment est-ce possible ? Par effet d'éclairage sur les fausses opinions, sur les procès en islamophobie qu'on oppose à la France mais dans le confort, le luxe, la démocratie. Car, aujourd'hui, les Iraniennes montrent ce que coûte la liberté, le courage, la foi en son propre corps.

La facture de l'islamisme est là : la mort et la privation. Elle est montrée à bout de bras. Et ceux qui, ici en France, prônent la liberté en la voilant, l'identité en reculant et le communautaire en choisissant de se taire, les voilà dénudés, exposés dans leur intime conviction monstrueuse et lâche.

L'Occident libre

L'islamisme n'est pas une identité ni du décolonial stylisé, c'est une perte de liberté, un califat, chiite ou sunnite, qui fait peser sur les têtes des femmes et des hommes des ayatollahs aux pouvoirs divins. L'auteur lit, à l'instant, les déclarations scabreuses d'une jeune autrice algérienne qui a fui l'islamisme d'Alger des années 1990, qui a choisi de préserver sa liberté au-delà de la nationalité, de se vêtir comme elle le veut et de se parfumer selon ses rêves, et qui aujourd'hui accuse la France qui l'accueille et la libère.

Que se passe-t-il vingt ans plus tard en France pour elle après avoir quitté Alger ? Elle dénonce l'islamophobie, le néocolonialisme, l'extrême droite dans le pays au bras large. Elle le peut, car en Occident tout est possible, y compris cracher sur la démocratie. Mais c'est fait au moment même où des Iraniennes tombent sous les balles ou croupissent en prison pour avoir revendiqué le droit au corps.

D'où est issue cette schizophrénie de l'exilé typique en Occident qui vient y chercher la liberté et y trouve celle d'y reconstruire sa prison et d'incarner ses bourreaux d'autrefois ? Du mal en soi, du malaise, de la peur et de l'altérité altérée. L'exilé peu aimé, le croit-il, il oppose alors la rancune et, dans le renversement, incarne ce qu'il a fui, plaide pour un islamisme qui l'a chassé de son pays, revendique d'être l'ayatollah de son identité présumée, fétichisée. Une chanson, triste et à voix fausse, du mal-aimé.

Coupables compromissions

L'islamisme tue, le voile assassine, le califat est une prison, les femmes sont courageuses d'incarner nos libertés. Voilà la vérité qui éclaire - en contraste non négociable - nos lâchetés, nos caprices, nos compromissions. Rien ne résiste à cette cruelle lumière qui rend exacts les actes, les paroles ou en souligne la futilité. Les migrants clandestins qui arrivent en chaloupe par la Méditerranée le savent : on proclame rêver d'Arabie islamique utopique, mais c'est vers l'Occident que l'on rame. On crache sur l'Occident au nom de l'Histoire, mais on ne se trompe pas de géographie. La démocratie est belle, elle permet de la mettre en procès. L'islamisme est hideux : on peut le défendre par rancune intime, par haine de soi, mais, à la fin, c'est lui qui vous tue.

Voilà : le coût de la liberté est à voir en Iran. Le surcoût de la futilité, on peut le voir ici en France dans l'âme plate de certains. Ce geste d'arrachement à la tombe, ces cheveux nus, ces sourires face aux balles, ces marches nocturnes pour s'arracher à la nuit. Tout cela, c'est la liberté resplendissante et ensanglantée. Les palabres en démocratie, les polémiques en masochisme national ou les conforts d'exilés sont le contraire de ce courage. Vous y êtes si belles, Iraniennes. Et nous sommes vos ombres compromises. Perdues à découper nos nuances et nos futilités aux terrasses de l'Occident.

Kamel Daoud – Le Point, 10/10/2022 à 07h00

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Avatar simbad

simbad

13 octobre 2022 17:33
aranjuez a écrit :
Toute votre argumentaire tend à démontrer que tout se vaut, que tout est équivalent.
Islam ou christianisme, pour vous, c’est du pareil au même.
Le déni est bien pratique quand il s’agit de fuir la réalité et de se calfeutrer dans de fausses certitudes. C’est que la réalité peut être terriblement anxiogène.
Mais on va essayer de lever un pan du voile, si la censure le permet.
Où trouve t-on ceci :
« La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et son Messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. » ?
Cette injonction au meurtre et à la torture sous prétexte religieux se trouve dans le Coran sourate V, verset 34.

Vous le comparateur de religion pouvez-vous trouver un texte similaire dans les Evangiles ?
On ne devrait pas se hasarder à parler de l’Islam sans avoir lu le Coran et parcouru la Sîra (la biographie du prophète) et quelques Hadiths qui racontent longuement les faits et méfaits de Mahomet et de ses sbires. Ces écrits fort nombreux datent du IXème siècle

Or beaucoup de personnes publiques qui parlent du sujet sont des ignares apeurés, qui ne veulent surtout pas savoir.

Une de leur imposture ? La subtile distinction entre islam et islamisme. Distinction qui n’existe pas chez les musulmans.
Pourquoi ? Parce que Mahomet était un islamiste, un djihadiste, un coupeur de tête et non un gentil musulman comme le rêve la bien-pensance.
Tous les crimes de Daesh ou Al Qaida ou autre, toutes les exactions qui se perpétuent aujourd’hui du fait de l’islam trouvent une justification soit dans le Coran soit dans les actes de Mahomet.

Prenons l’exemple de l’attentat de Charlie Hebdo : Le but était de punir la dérision dont pouvaient être porteuses les caricatures.
Mais Mahomet faisait exactement la même chose avec ses opposants ou ses railleurs. Aller voir sur Google quel a été le sort de Asmaa bint Marwân, de Abu 'Afak, de Kaab Ibn Achraf et il y en a beaucoup d’autres.

Les frères Kouachi, les assassins de Charlie Hebdo, sont de parfaits musulmans puisqu’ils on suivi l’exemple de Mohamed dans cette affaire comme le conseille la sourate 33 verset 21 du Coran : « En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. ».
Ne cherchez pas l’origine de la radicalité musulmane ailleurs que dans le Coran et dans l’exemple de Mahomet comme le rapportent les textes musulmans anciens.

On peut aussi parler de l’esclavage et de l’exécution d’otages.
La tribu des Banu Qurayza fut capturée par Mahomet. Environ 600 à 900 personnes selon les divers écrits. Les hommes furent exécutés, les femmes, les enfants et les garçons non pubères (délicate attention) furent épargnés et vendus comme esclaves. Bien sûr l’esclavage sexuel était reconnu.

Coran début sourate 23 : « .Bienheureux sont certes les croyants , … .qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent , car là vraiment, on ne peut les blâmer; »
A l’époque il n’y avait pas la télé, mais l’honnête croyant pouvait quand même occuper sa soirée.

On peut ensuite comparer les exactions et les crimes des descendants spirituels de Jésus ( croisades, Inquisition ...) et ceux de Mohamed.
Mais de tels crimes n’ont jamais été perpétrés par le prophète Jésus ni demandés par les Evangiles.
Au contraire de Mahomet et de son Coran.

J'ai argumenté sur UN verset d'UNE sourate parlant de la place de la femme et vous répondez pour me contredire par une masse de citations pour lesquelles je ne prendrais pas le temps de vérifier vous faisant confiance, concernant d'autres aspects du Coran ;
je réitère ce que j'ai dit sur UN problème concernant la SEULE place de la femme : il est regrettable que l'on veuille appliquer des textes datant du 7ème siècle et complètement obsolètes, en se rappelant que la place de la femme sous nos contrées n'était pas non plus mirobolante.
Je vous laisse à votre exégèse des textes religieux ;
Bonne soirée.

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aranjuez

13 octobre 2022 15:56
simbad a écrit :
je me suis sans doute mal exprimé en ayant écrit : "faire respecter la loi là ou elle doit l'être ".
S'agissant de Libertés publiques, seule une loi peut régir ce problème, et il ne faut pas laisser lâchement les chefs d'établissements seuls face à cette situation. Faire attention à la notion de prosélytisme car les processions mariales dans l'espace public à Lourdes pourraient en devenir un exemple...

Sur le verset 282 de la sourate 2, ou je vous crois sur parole, je voudrais exposer le point de vue suivant, qui n'engage que moi :
le Coran a été retranscrit de la dictée du prophète, qui lui même l'a reçue suivant la tradition de l'archange Gabriel au VIIème siècle ;
Quel était la place de la femme dans la société mérovingienne ? était-elle vraiment plus enviable ? De mémoire c'est au 4ème siécle qu'un Concile leur a reconnu une âme...et la controverse de Valladolid au XVIème siécle a du statuer sur la nature humaine ou non des amérindiens, empêchant les conquistadors de les massacrer mais leur donnant la sainte obligation de les convertir...
En quelle année la femme mariée en France a-t-elle retrouvé sa majorité civile ? il ya 50-60 ans à peu près, et il faudra encore attendre pour que son témoignage soit recevable à l'encontre de son mari..
(Pour anecdote, il me semble que l'arrêté préfectoral parisien interdisant le port du pantalon aux femmes n'a jamais été abrogé )
Aujourd'hui, peu de femmes imam et rabbin de même, un peu plus de femmes pasteurs, mais comnien de femmes prêtres ? C'est même pas à l'ordre du jour...
Le texte du Coran est né dans une région troublée par les querelles tribales ou autres, avec un passif juridique qui s'appelle le code d'Hammourabi (la loi du Talion entre autres) dans lequel la femme a la valeur d'un esclave
Ce qui est à déplorer selon moi, c'est que malgré des efforts réels dans certaines sociétés de culture musulmane, ou la laïcité établie avait permis aux femmes de prendre une place plus conséquente, je pense par exemple à la Turquie ou la Tunisie, on revient en arrière appliquer des textes par nature obsolètes au vu de l'évolution, sous l'effet d'un conservatisme rétrograde.
Mais je n'engage que moi..
Bonne soirée

Toute votre argumentaire tend à démontrer que tout se vaut, que tout est équivalent.
Islam ou christianisme, pour vous, c’est du pareil au même.
Le déni est bien pratique quand il s’agit de fuir la réalité et de se calfeutrer dans de fausses certitudes. C’est que la réalité peut être terriblement anxiogène.
Mais on va essayer de lever un pan du voile, si la censure le permet.
Où trouve t-on ceci :
« La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et son Messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. » ?
Cette injonction au meurtre et à la torture sous prétexte religieux se trouve dans le Coran sourate V, verset 34.

Vous le comparateur de religion pouvez-vous trouver un texte similaire dans les Evangiles ?
On ne devrait pas se hasarder à parler de l’Islam sans avoir lu le Coran et parcouru la Sîra (la biographie du prophète) et quelques Hadiths qui racontent longuement les faits et méfaits de Mahomet et de ses sbires. Ces écrits fort nombreux datent du IXème siècle

Or beaucoup de personnes publiques qui parlent du sujet sont des ignares apeurés, qui ne veulent surtout pas savoir.

Une de leur imposture ? La subtile distinction entre islam et islamisme. Distinction qui n’existe pas chez les musulmans.
Pourquoi ? Parce que Mahomet était un islamiste, un djihadiste, un coupeur de tête et non un gentil musulman comme le rêve la bien-pensance.
Tous les crimes de Daesh ou Al Qaida ou autre, toutes les exactions qui se perpétuent aujourd’hui du fait de l’islam trouvent une justification soit dans le Coran soit dans les actes de Mahomet.

Prenons l’exemple de l’attentat de Charlie Hebdo : Le but était de punir la dérision dont pouvaient être porteuses les caricatures.
Mais Mahomet faisait exactement la même chose avec ses opposants ou ses railleurs. Aller voir sur Google quel a été le sort de Asmaa bint Marwân, de Abu 'Afak, de Kaab Ibn Achraf et il y en a beaucoup d’autres.

Les frères Kouachi, les assassins de Charlie Hebdo, sont de parfaits musulmans puisqu’ils on suivi l’exemple de Mohamed dans cette affaire comme le conseille la sourate 33 verset 21 du Coran : « En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. ».
Ne cherchez pas l’origine de la radicalité musulmane ailleurs que dans le Coran et dans l’exemple de Mahomet comme le rapportent les textes musulmans anciens.

On peut aussi parler de l’esclavage et de l’exécution d’otages.
La tribu des Banu Qurayza fut capturée par Mahomet. Environ 600 à 900 personnes selon les divers écrits. Les hommes furent exécutés, les femmes, les enfants et les garçons non pubères (délicate attention) furent épargnés et vendus comme esclaves. Bien sûr l’esclavage sexuel était reconnu.

Coran début sourate 23 : « .Bienheureux sont certes les croyants , … .qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent , car là vraiment, on ne peut les blâmer; »
A l’époque il n’y avait pas la télé, mais l’honnête croyant pouvait quand même occuper sa soirée.

On peut ensuite comparer les exactions et les crimes des descendants spirituels de Jésus ( croisades, Inquisition ...) et ceux de Mohamed.
Mais de tels crimes n’ont jamais été perpétrés par le prophète Jésus ni demandés par les Evangiles.
Au contraire de Mahomet et de son Coran.

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Avatar simbad

simbad

11 octobre 2022 16:17
aranjuez a écrit :
Vous excluez totalement le fait que le port du voile qui se généralise chez les jeunes filles et femmes musulmanes soit l’expression du prosélytisme islamique, d’un action concertée politisée.

Si c’est le cas, vous répondez comment ? Faut-il faire encore des concessions et le voile entrera dans les lycées et les collèges ou faut-il s’y opposer ?

je me suis sans doute mal exprimé en ayant écrit : "faire respecter la loi là ou elle doit l'être ".
S'agissant de Libertés publiques, seule une loi peut régir ce problème, et il ne faut pas laisser lâchement les chefs d'établissements seuls face à cette situation. Faire attention à la notion de prosélytisme car les processions mariales dans l'espace public à Lourdes pourraient en devenir un exemple...

Sur le verset 282 de la sourate 2, ou je vous crois sur parole, je voudrais exposer le point de vue suivant, qui n'engage que moi :
le Coran a été retranscrit de la dictée du prophète, qui lui même l'a reçue suivant la tradition de l'archange Gabriel au VIIème siècle ;
Quel était la place de la femme dans la société mérovingienne ? était-elle vraiment plus enviable ? De mémoire c'est au 4ème siécle qu'un Concile leur a reconnu une âme...et la controverse de Valladolid au XVIème siécle a du statuer sur la nature humaine ou non des amérindiens, empêchant les conquistadors de les massacrer mais leur donnant la sainte obligation de les convertir...
En quelle année la femme mariée en France a-t-elle retrouvé sa majorité civile ? il ya 50-60 ans à peu près, et il faudra encore attendre pour que son témoignage soit recevable à l'encontre de son mari..
(Pour anecdote, il me semble que l'arrêté préfectoral parisien interdisant le port du pantalon aux femmes n'a jamais été abrogé )
Aujourd'hui, peu de femmes imam et rabbin de même, un peu plus de femmes pasteurs, mais comnien de femmes prêtres ? C'est même pas à l'ordre du jour...
Le texte du Coran est né dans une région troublée par les querelles tribales ou autres, avec un passif juridique qui s'appelle le code d'Hammourabi (la loi du Talion entre autres) dans lequel la femme a la valeur d'un esclave
Ce qui est à déplorer selon moi, c'est que malgré des efforts réels dans certaines sociétés de culture musulmane, ou la laïcité établie avait permis aux femmes de prendre une place plus conséquente, je pense par exemple à la Turquie ou la Tunisie, on revient en arrière appliquer des textes par nature obsolètes au vu de l'évolution, sous l'effet d'un conservatisme rétrograde.
Mais je n'engage que moi..
Bonne soirée

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aranjuez

11 octobre 2022 12:57
GÉO a écrit :
Donc, si les religieuses ne se maquillent pas, masque leur féminité et portent le voile, ce n'est pas en rapport avec la religion, c'est juste un uniforme en rapport avec leur boulot. Au fait, c'est quoi leur boulot?

A l’instar des religieuses, il conviendrait que seules les femmes imam se voilent aussi.
Il est vrai que les femmes imam sont très rares, l’islam étant une religion d’hommes et de domination masculine.

Pour exemple, le Coran le confirme dans sa sourate 2 (la vache) verset 282 parlant du témoignage en justice. Il dit :
«  …. Faites-en témoigner par deux témoins d'entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d'entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l'une d'elles s'égare, l'autre puisse lui rappeler....»
Pas fiables, les femmes. Il en faut deux au cas où l’une disjoncterait.
Et si la deuxième disjoncte aussi ? Avec les femmes on ne peut rien exclure ...

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aranjuez

11 octobre 2022 12:55
simbad a écrit :
Merci d'avoir publié cet article qui relève les incohérences de certaines.
le texte fondateur de la liberté de penser (et de la laïcité ) est l'article 10 de la Déclaration des droits de l'Homme : " nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi " ;
Ce qui implique à contrario que nul ne peut se voir imposer une opinion même religieuse, mais aussi que le port du voile dans la rue n'est pas interdit, dès lors qu'il permet l'identification de la personne, au même titre qu'une personne ne peut se promener à pied avec un casque intégral sur la tête...
Si les femmes iraniennes manifestent leur désir de se libérer de la soumission à une loi d'état, elles manifestent une opinion pour laquelle elles peuvent être inquiétées, si l'ordre public est troublé, mais l'ordre des gardiens de la Révolution est-il l'ordre public ? j'en doute quand on voit les réactions du peuple iranien.
Mais que pensez de la femme musulmane qui porte le foulard comme symbole de sa foi, sans vouloir l'imposer aux autres (j'en connais) ? Trouble -t-elle l'ordre public plus qu'une religieuse venant voter avec son voile, sans que personne ne trouve à redire sur la manifestation d'une apparence religieuse dans le lieu le plus significatif de l'exercice de la souveraineté du peuple ?
Oh je sais bien, personne n'y trouvera à redire parce que on est en France et que si c'est devenu rare cela fait "partie de notre paysage" culturel. J'ai eu un grand père que je n'ai pas connu, fervent anticlérical, qui "s'amusait " , au début du siècle dernier , à décoiffer les soeurs du couvent voisin lorsqu'elles passaient sur le champ de foire du marché mensuel du chef lieu de canton, et je n'en suis pas particulièrement fier.

Reste un problème : quid de l'acceptation de ces femmes voilées de cette pratique religieuse : est-elle libre, même si comme le relève RDBRDB elle n'a rien d'obligatoire et ne tient qu'à une interprétation excessive même pas d'un verset du Coran mais d'un récit d'un contemporain du prophète (me semble-t-il) quand la première épouse s'étant plaint d'avoir été importunée dans la rue par des hommes , son mari lui avait dit de de couvrir la tête et de sortir accompagnée lorsqu'elle aurait à ressortir (nos grands parents ne faisaient-ils pas de même vis à vis de nos mères et tantes quand elles sortaient ? ou est-elle imposée ou utilisée comme une provocation ?

Sortir du cliché femme voilée femme soumise, mais ne pas se voiler la face, sans mauvais jeu de mots, sur les motivations possibles, faire respecter la loi là ou elle doit l'être sans manifestation d'anti islamisme. Il n'y a pas que des personnes d'autres cultures religieuse ou nationale pour qui le respect la politesse sont devenus des mots à consulter sur Wikipédia parce qu'il n'en entendent pas parler assez souvent...
Bonne journée

Vous excluez totalement le fait que le port du voile qui se généralise chez les jeunes filles et femmes musulmanes soit l’expression du prosélytisme islamique, d’un action concertée politisée.

Si c’est le cas, vous répondez comment ? Faut-il faire encore des concessions et le voile entrera dans les lycées et les collèges ou faut-il s’y opposer ?

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Avatar simbad

simbad

11 octobre 2022 12:27

Merci d'avoir publié cet article qui relève les incohérences de certaines.
le texte fondateur de la liberté de penser (et de la laïcité ) est l'article 10 de la Déclaration des droits de l'Homme : " nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi " ;
Ce qui implique à contrario que nul ne peut se voir imposer une opinion même religieuse, mais aussi que le port du voile dans la rue n'est pas interdit, dès lors qu'il permet l'identification de la personne, au même titre qu'une personne ne peut se promener à pied avec un casque intégral sur la tête...
Si les femmes iraniennes manifestent leur désir de se libérer de la soumission à une loi d'état, elles manifestent une opinion pour laquelle elles peuvent être inquiétées, si l'ordre public est troublé, mais l'ordre des gardiens de la Révolution est-il l'ordre public ? j'en doute quand on voit les réactions du peuple iranien.
Mais que pensez de la femme musulmane qui porte le foulard comme symbole de sa foi, sans vouloir l'imposer aux autres (j'en connais) ? Trouble -t-elle l'ordre public plus qu'une religieuse venant voter avec son voile, sans que personne ne trouve à redire sur la manifestation d'une apparence religieuse dans le lieu le plus significatif de l'exercice de la souveraineté du peuple ?
Oh je sais bien, personne n'y trouvera à redire parce que on est en France et que si c'est devenu rare cela fait "partie de notre paysage" culturel. J'ai eu un grand père que je n'ai pas connu, fervent anticlérical, qui "s'amusait " , au début du siècle dernier , à décoiffer les soeurs du couvent voisin lorsqu'elles passaient sur le champ de foire du marché mensuel du chef lieu de canton, et je n'en suis pas particulièrement fier.

Reste un problème : quid de l'acceptation de ces femmes voilées de cette pratique religieuse : est-elle libre, même si comme le relève RDBRDB elle n'a rien d'obligatoire et ne tient qu'à une interprétation excessive même pas d'un verset du Coran mais d'un récit d'un contemporain du prophète (me semble-t-il) quand la première épouse s'étant plaint d'avoir été importunée dans la rue par des hommes , son mari lui avait dit de de couvrir la tête et de sortir accompagnée lorsqu'elle aurait à ressortir (nos grands parents ne faisaient-ils pas de même vis à vis de nos mères et tantes quand elles sortaient ? ou est-elle imposée ou utilisée comme une provocation ?

Sortir du cliché femme voilée femme soumise, mais ne pas se voiler la face, sans mauvais jeu de mots, sur les motivations possibles, faire respecter la loi là ou elle doit l'être sans manifestation d'anti islamisme. Il n'y a pas que des personnes d'autres cultures religieuse ou nationale pour qui le respect la politesse sont devenus des mots à consulter sur Wikipédia parce qu'il n'en entendent pas parler assez souvent...
Bonne journée

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Avatar sylguima

sylguima

11 octobre 2022 11:42
GÉO a écrit :
Donc, si les religieuses ne se maquillent pas, masque leur féminité et portent le voile, ce n'est pas en rapport avec la religion, c'est juste un uniforme en rapport avec leur boulot. Au fait, c'est quoi leur boulot?

Les religieuses sont dans le dévouement, elles prient pour nous pauvres pêcheurs! Un job a plein temps, heures sup non rémunérées!

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Avatar didjo

didjo

11 octobre 2022 11:29
hubert0627 a écrit :
Cela fait longtemps que je n'ai pas vu de religieuses portant le voile en public. Le portent-elles encore?
Les femmes portaient le foulard à l'église il y a encore 40 ans; les rares qui vont encore à l'église ne le portent plus. C'est un des aspect de la sécularisation.

je ne me souviens plus avoir rencontré une religieuse portant un voile et c est bien différent car elles ont une vie en rapport(infirmière,aide soignante etc....)elles ne courent pas les boutiques de luxe en arborant un signe que je qualifie de provocation

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Avatar Rod

Rod

11 octobre 2022 10:20

Que des vérités... hélas :-)

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Avatar Adalbert

Adalbert

11 octobre 2022 09:20
GÉO a écrit :
Donc, si les religieuses ne se maquillent pas, masque leur féminité et portent le voile, ce n'est pas en rapport avec la religion, c'est juste un uniforme en rapport avec leur boulot. Au fait, c'est quoi leur boulot?

Servir Dieu.
Et ça c'est un...Sacré boulot !

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Avatar GÉO

GÉO

11 octobre 2022 09:06
sylguima a écrit :
Que les religieuses portent le voile, c'est bien différent c'est leur job!

Donc, si les religieuses ne se maquillent pas, masque leur féminité et portent le voile, ce n'est pas en rapport avec la religion, c'est juste un uniforme en rapport avec leur boulot. Au fait, c'est quoi leur boulot?

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Avatar cedrelopsis

cedrelopsis

11 octobre 2022 08:39

bravo

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Avatar marie5949

marie5949

11 octobre 2022 08:21
Dany a écrit :
Là où le voile, et bien d'autres choses, sont obligatoires et contraignantes, on lutte âprement pour abolir tout cela ; là où ce n'est pas obligatoire, et où il n'y a nulle contrainte, on encourage, ou on laisse faire sans moufter !
Quand allons-nous comprendre que nous fabriquons le carcan qui nous emprisonnera bientôt ?

👍👍👍👍😢😭😭

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