L’invraisemblable « melon » de Sandrine Rousseau

- 1 octobre 2021 07:57

L’écoféministe se croit la vraie gagnante de la primaire… qu’elle a perdue. Au-delà du ridicule, son attitude a des conséquences politiques.

Ce n’est pas pour rien que Sandrine Rousseau a des affinités avec La France insoumise. Comme Jean-Luc Mélenchon, elle semble confondre victoire et défaite. Celui-là n’a toujours pas digéré d’être arrivé en quatrième position à la présidentielle de 2017. Celle-ci n’admet pas avoir perdu face à Yannick Jadot au second tour de la primaire écologiste. L’écart, il est vrai, est serré, à peine plus de 2 000 voix sur 102 308 suffrages exprimés. Mais c’est la loi de la démocratie. Une loi que l’égérie de la « radicalité » semble avoir bien du mal à respecter.

Le soir de la proclamation des résultats, elle semble pourtant se rendre au verdict des urnes. Elle n’est que mamours, embrassades et loyauté. « Vous pouvez compter sur moi pour soutenir la suite de cette aventure », dit-elle lors de son discours, au cours duquel elle félicite « Yannick » à deux reprises.
Mais le lendemain midi, ce n’est plus la même chanson. La deuxième place de Sandrine Rousseau à la primaire écologiste, qui a mobilisé, rappelons-le, une centaine de milliers de votants, soit 0,2 % du corps électoral, dont moins de la moitié s’est exprimée en sa faveur, sa deuxième place, donc, est à ses yeux l’événement le plus important de l’année politique. C’est ce qu’elle déclare sur France Inter : « Qu’est-ce que vous êtes capable d’entendre et de comprendre de ce qui s’est passé ? Est-ce que vous saisissez le mouvement qui est derrière moi ? Est-ce que vous le saisissez dans sa complétude ? Est-ce que vous le saisissez dans sa force ? » énonce-t-elle avec véhémence.

« Pile, je gagne, face, tu perds »

Elle a perdu ? Quelle vulgarité de le lui rappeler ! Parce qu’elle aurait dû gagner. C’était le sens de l’histoire, elle n’en démordra pas. « Les courbes étaient en train de se croiser », assène-t-elle au journaliste Bruno Duvic, qui – comme nous ! – n’est pas sûr d’avoir bien compris et demande donc : « À une semaine près, vous dites que vous auriez pu gagner ? » La réponse fuse alors, surréaliste : « Oui, il n’y a même pas tellement de doute, en vrai. » Une élection, pour Sandrine Rousseau, c’est « pile, je gagne, face, tu perds »…

« En vrai », donc, la perdante a gagné. Par conséquent, elle ne voit pas, malgré tous les engagements qu’elle a pris, comme tous les candidats, pourquoi elle devrait appeler à voter pour le vainqueur. La comparaison risque de ne pas faire plaisir à cette féministe de choc, mais c’est ainsi qu’avait réagi Dominique Strauss-Kahn, en 2007, après avoir été battu par Ségolène Royal à la primaire de la gauche !

Un entretien avec Yannick Jadot, mercredi après-midi, n’a rien arrangé. Même la présidence d’« un conseil politique » autour du candidat élu ne lui semble pas suffisante, pas plus que la reprise de certaines de ses propositions. Ce qu’elle veut, en vérité, c’est refaire le match, ou plutôt en inverser le résultat pour triche manifeste, pour machisme larvé, pour antiféminisme « systémique ».
Cette attitude délirante semble a priori desservir Yannick Jadot. Mais les apparences sont parfois trompeuses. N’est-il pas préférable pour le candidat écologiste de se passer tout de suite d’une alliée au soutien aussi incertain qu’embarrassant ? Les quelques voix qu’il y perdra, au profit de Jean-Luc Mélenchon, lui seraient de toute façon difficilement revenues. La liberté qu’il y gagnera est sans commune mesure, loin de la prison sémantique édifiée par Sandrine Rousseau et sa fine équipe.

Sophie Coignard - Le Point 01/10/2021

L’invraisemblable « melon » de Sandrine Rousseau

1 octobre 2021 07:57

L’écoféministe se croit la vraie gagnante de la primaire… qu’elle a perdue. Au-delà du ridicule, son attitude a des conséquences politiques.

Ce n’est pas pour rien que Sandrine Rousseau a des affinités avec La France insoumise. Comme Jean-Luc Mélenchon, elle semble confondre victoire et défaite. Celui-là n’a toujours pas digéré d’être arrivé en quatrième position à la présidentielle de 2017. Celle-ci n’admet pas avoir perdu face à Yannick Jadot au second tour de la primaire écologiste. L’écart, il est vrai, est serré, à peine plus de 2 000 voix sur 102 308 suffrages exprimés. Mais c’est la loi de la démocratie. Une loi que l’égérie de la « radicalité » semble avoir bien du mal à respecter.

Le soir de la proclamation des résultats, elle semble pourtant se rendre au verdict des urnes. Elle n’est que mamours, embrassades et loyauté. « Vous pouvez compter sur moi pour soutenir la suite de cette aventure », dit-elle lors de son discours, au cours duquel elle félicite « Yannick » à deux reprises.
Mais le lendemain midi, ce n’est plus la même chanson. La deuxième place de Sandrine Rousseau à la primaire écologiste, qui a mobilisé, rappelons-le, une centaine de milliers de votants, soit 0,2 % du corps électoral, dont moins de la moitié s’est exprimée en sa faveur, sa deuxième place, donc, est à ses yeux l’événement le plus important de l’année politique. C’est ce qu’elle déclare sur France Inter : « Qu’est-ce que vous êtes capable d’entendre et de comprendre de ce qui s’est passé ? Est-ce que vous saisissez le mouvement qui est derrière moi ? Est-ce que vous le saisissez dans sa complétude ? Est-ce que vous le saisissez dans sa force ? » énonce-t-elle avec véhémence.

« Pile, je gagne, face, tu perds »

Elle a perdu ? Quelle vulgarité de le lui rappeler ! Parce qu’elle aurait dû gagner. C’était le sens de l’histoire, elle n’en démordra pas. « Les courbes étaient en train de se croiser », assène-t-elle au journaliste Bruno Duvic, qui – comme nous ! – n’est pas sûr d’avoir bien compris et demande donc : « À une semaine près, vous dites que vous auriez pu gagner ? » La réponse fuse alors, surréaliste : « Oui, il n’y a même pas tellement de doute, en vrai. » Une élection, pour Sandrine Rousseau, c’est « pile, je gagne, face, tu perds »…

« En vrai », donc, la perdante a gagné. Par conséquent, elle ne voit pas, malgré tous les engagements qu’elle a pris, comme tous les candidats, pourquoi elle devrait appeler à voter pour le vainqueur. La comparaison risque de ne pas faire plaisir à cette féministe de choc, mais c’est ainsi qu’avait réagi Dominique Strauss-Kahn, en 2007, après avoir été battu par Ségolène Royal à la primaire de la gauche !

Un entretien avec Yannick Jadot, mercredi après-midi, n’a rien arrangé. Même la présidence d’« un conseil politique » autour du candidat élu ne lui semble pas suffisante, pas plus que la reprise de certaines de ses propositions. Ce qu’elle veut, en vérité, c’est refaire le match, ou plutôt en inverser le résultat pour triche manifeste, pour machisme larvé, pour antiféminisme « systémique ».
Cette attitude délirante semble a priori desservir Yannick Jadot. Mais les apparences sont parfois trompeuses. N’est-il pas préférable pour le candidat écologiste de se passer tout de suite d’une alliée au soutien aussi incertain qu’embarrassant ? Les quelques voix qu’il y perdra, au profit de Jean-Luc Mélenchon, lui seraient de toute façon difficilement revenues. La liberté qu’il y gagnera est sans commune mesure, loin de la prison sémantique édifiée par Sandrine Rousseau et sa fine équipe.

Sophie Coignard - Le Point 01/10/2021

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Avatar rdbrdb

rdbrdb

2 octobre 2021 18:12
armoric56 a écrit :
Avec une dictature écologique, on pourrait alors dire que "si on a le nez dans le caniveau c'est la faute à Rousseau"...

😄

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armoric56

2 octobre 2021 11:27

Avec une dictature écologique, on pourrait alors dire que "si on a le nez dans le caniveau c'est la faute à Rousseau"...

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Avatar tbu

tbu

2 octobre 2021 11:00
Remi a écrit :
Ce que je pense aussi. Jadot, bien managé, aurait ( ou a ) toutes ses chances pour la Présidentielle.

Cela m'étonnerait énormément, car, la France vote majoritairement à droite!!

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tbu

2 octobre 2021 10:55
Simone a écrit :
Je dirais aussi verte de rage!!

Très bon!!! 😊

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2 octobre 2021 10:54

chapeau melon et bottes de radis ...

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Simone

2 octobre 2021 10:41
tbu a écrit :
Vous dites que Rousseau prend un incroyable "melon" la comparaison est normale, pour une "écolo"!!!??? 😊

Je dirais aussi verte de rage!!

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Avatar Vieuxchat

Vieuxchat

2 octobre 2021 10:06
janine33 a écrit :
Et maintenant que le prix de l’électricité flambe … que les éoliennes ont manqué de vent …. que pense t on des centrales nucléaires qui nous donnaient l’indépendance énergétique ?

👍 👏 Pour une fois que la France a bien fait ! Et ne croyez pas que la "fumée que vous voyez soit nocive : c'est de la vapeur du réchauffeur... Et l'arrêt et la destruction de Fessenheim, en très bon état (qui va coûter très cher ) est une c....rie de plus de notre gouvernement de financiers requins !

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dlatouff

2 octobre 2021 08:50

le vote s'est fait en primaire ouverte, on ne peut donc pas exclure que des socialistes, ou autres, aient voté pour Rousseau, par crainte de l'ombre que fait Jadot a Hidalgo. Et l'autre tache, elle pérore....

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gotaab

2 octobre 2021 06:40

Avec ses théories fumeuses elle n'avait aucune chance de gagner la présidentielle !
Elle talonne Yannick Jadot mais ça le fera pas !

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tbu

2 octobre 2021 05:58
janine33 a écrit :
Et maintenant que le prix de l’électricité flambe … que les éoliennes ont manqué de vent …. que pense t on des centrales nucléaires qui nous donnaient l’indépendance énergétique ?

Exactement, mais la dictature ecolo ne veut rien comprendre !!! Elle est en train de bousiller le peu de notre industrie qu'il nous restait, l'automobile, l'aéronautique, le nucléaire, l'armement, etc...

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Avatar tbu

tbu

2 octobre 2021 05:51

Vous dites que Rousseau prend un incroyable "melon" la comparaison est normale, pour une "écolo"!!!??? 😊

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Avatar janine33

janine33

1 octobre 2021 18:48

Et maintenant que le prix de l’électricité flambe … que les éoliennes ont manqué de vent …. que pense t on des centrales nucléaires qui nous donnaient l’indépendance énergétique ?

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Remi

1 octobre 2021 17:28
aranjuez a écrit :
"La disparition des espèces (et encore!) , les canicules, les ouragans et les inondations," etc .
La France représente 3% de l'activité mondiale. Elle n'est pas mal placée en matière de maîtrise de l'empreinte carbone, grâce à la production d'électricité nucléaire.
Ce n'est pas parce qu'on aurait une politique radicale en matière d'écologie que cela changerait quelque chose pour la planète.
Inutile, donc, que des candidats à la présidentielle se présentent comme sauveurs de la planète. Ils ne sont pas en situation pour tenir ce rôle. Ils font comme les éoliennes : ils brassent du vent.

Les moulins à vent furent une innovation, à une certaine époque.
Tout comme les moulins à eau.
Un vieux tonton avait essayé d'en faire fonctionner un, en notre Bretagne, lors des générations précédentes; mais il semble qu'il n'avait pas bien mesuré le débit ( = insuffisant ) : cela m'a doublement amusé, car, de voir cette roue, d'une part, perdue dans les lierres et arbustes, et , parce que, j'ai dû , moi - même, d'autre part, calculer des débits, pour des rizières, à Madagascar, sans être sûr de faire mieux que mon prédécesseur.
Cyclones à répétition.

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Avatar aranjuez

aranjuez

1 octobre 2021 15:14
GÉO a écrit :
La disparition des espèces (et encore!) , les canicules, les ouragans et les inondations, font malheureusement plus avancer la conscience écologique que tous les discours écologiques. Les écologistes on beau crier au feu, c'est quand il nous brûle les fesses qu'on commence à se les bouger.

"La disparition des espèces (et encore!) , les canicules, les ouragans et les inondations," etc .
La France représente 3% de l'activité mondiale. Elle n'est pas mal placée en matière de maîtrise de l'empreinte carbone, grâce à la production d'électricité nucléaire.
Ce n'est pas parce qu'on aurait une politique radicale en matière d'écologie que cela changerait quelque chose pour la planète.
Inutile, donc, que des candidats à la présidentielle se présentent comme sauveurs de la planète. Ils ne sont pas en situation pour tenir ce rôle. Ils font comme les éoliennes : ils brassent du vent.

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

1 octobre 2021 14:16
Remi a écrit :
+
Car il serait le seul capable de réaliser et faire avancer une "Union de la Gauche", moderne, avec le soutien de progressistes ( en matière d'écologie ) , comme notre maire de Paris ( se retirant alors) et Ségolène Royal + d'autres encore...

faut pas rêver ils sont trop bornés
a mon avis le changement se fait toujours au centre
donc une alliance ÉCOLOS pragmatiques ..L’AILE PROGRESSISTE DE LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE 🚶‍♂️ SOCIALISTES TENDANCE VALLS ET BAYROU ....ÇA LE FERA AVEC MAÇRON ...PRÉSIDENT EN COHABITATION....🙄

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