
helene9434
[Citation de Nadege]Il n'y a pas eu de soirée hommage, avec un film (ou jouait v.Lanoux), pour victor Lanoux. J'ai trouvé cela très choquant. Je l'appréciais beaucoup[Fin de citation]si, il y a eu une rediffusion d'un téléfilm sur la 3 le samedi suivant (ce n'était pas un épisode de Louis la brocante ni du Commissaire Laviolette) , à la place de ce qui était prévu.
calison
Calison mardi 23 mai 2017 15:36
L'acteur britannique Roger Moore, inoubliable James Bond, est mort à l'âge de 89 ans
Roger Moore est mort à l'âge de 89 ans, "après un court mais courageux combat contre le cancer" en Suisse, annonce, mardi 23 mai, sa famille dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.
Il est notamment célèbre pour avoir interprété James Bond pendant 12 ans, de 1973 à 1985, succédant à Sean Connery.
Il a aussi joué le rôle de l'aristocrate Brett Sinclair dans la série Amicalement vôtre.
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fragile444
Je le trouvais très séduisant quand il était jeune ( Cousin , cousine ) , irrésistible dans "Un éléphant " , et si rassurant en Louis la Brocante . Il était presque toujours entouré de très bons comédiens . Je parlais de lui avec une amie de très longue date , on a l'impression de perdre un parent .
Quel sympathique acteur !Très :triste: aussi , Kankou .
kankou
Le 4 Mai 2017...Décès de Victor Lanoux ., de son vrai nom Victor Robert Nataf,.. comédien, producteur, scénariste et dramaturge français ...Acteur de théâtre et de cinéma renommé, il était aussi connu pour avoir été le célèbre « brocanteur » dans la série télévisée Louis la Brocante, sur France 3.
J'adorais cette acteur suis :triste:
bedi78
Le réalisateur américain Jonathan DEMME, primé aux Oscars pour Le Silence des agneaux, est mort mercredi 26 avril à New York des suites d’un cancer, a fait savoir une porte-parole.
Egalement connu pour le film Philadelphia, sorti en 1993. Ce film avait été récompensé par deux Oscars, celui du meilleur acteur pour Denzel Washington et celui de la meilleure chanson originale pour Bruce Springsteen.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2017/04/26/mort-de-jonathan-demme-realisateur-du-silence-des-agneaux_5118098_3476.html#FjDl54fXkOK3McQc.99
sensitive
Bonjour
Henri Emmanuelli nous a quitté.
Le socialiste est décédé mardi matin à l'âge de 71 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé sa famille.
L'ancien ministre et président PS de l'Assemblée nationale Henri Emmanuelli, est décédé ce matin à l'âge de 71 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé à l'AFP sa famille.
Né le 31 mai 1945, Henri Emmanuelli était député socialiste et président du Conseil départemental des Landes, et il avait également été le premier secrétaire du PS entre 1994 et 1995.
Pilier de la commission des Finances dont il avait été le rapporteur général et le président, il avait également été candidat à l'investiture présidentielle en 1995 face à Lionel Jospin.
bedi78
David Rockefeller, puissant banquier, philanthrope et plus influent héritier de l'une des plus puissantes dynasties américaines, est mort lundi 20 mars dans son sommeil à l'âge de 101 ans.
L'ancien président George H.W. Bush a salué en lui "l'un des plus généreux philanthropes" et "un précieux conseiller" par "ses relations et sa compréhension des problèmes". "Il était l'homme d'affaires parfait", utilisant "son nom et sa fortune pour faire le bien, ici comme à l'étranger", a souligné l'ex-président Bill Clinton.
Né le 12 juin 1915, dernier d'une famille de six, David Rockefeller était le dernier des petits-enfants du fondateur de la dynastie, l'industriel John Rockefeller, qui fit fortune en fondant au XIXe siècle la compagnie pétrolière Standard Oil et inaugura un philanthropisme qui ferait du nom Rockefeller l'un des plus célèbres au monde.
Fidèle à sa famille, David Rockefeller était né dans la richesse et lui-même milliardaire comme son légendaire grand-père. Le classement des milliardaires publié lundi par Forbes évaluait sa fortune à 3,3 milliards de dollars.
Philanthrope lui aussi, avec parmi les grands bénéficiaires de sa générosité l'université de Harvard, le Museum of Modern Art que sa mère avait fondé, ou encore le Council on Foreign Relations qu'il dirigea pendant 15 ans, il était le dernier des descendants des Rockefeller à jouir d'une influence considérable sur la scène américaine.
sensitive
LA suite... :-)
De coiffeur à rock star
Surnommé « Crazy legs » - pour son jeu de jambes sans égal -, Chuck Berry est né le 18 octobre 1926 à Saint Louis (Missouri). Il apprend la guitare jazz durant son enfance, tout en accumulant les petits boulots et en flirtant avec la délinquance.
Devenu coiffeur, marié et père de famille, il arrondit ses fins de mois en jouant de la guitare dans des clubs, lorsqu’il est remarqué par le bluesman Muddy Waters.
En 1955, il enregistre sa première chanson, Maybellene, qui devient un tube phénoménal et marque pour lui le début de dix années de succès. Chuck Berry enregistre ensuite Thirty Days, No money down et Roll Over Beethoven (1956), avant d’enchaîner les tubes : School Days et Rock and Roll Music en 1957, Sweet Little Sixteen, Carol et Johnny B. Goode en 1958, Little Queenie, Memphis Tennessee et Back in the USA en 1959.
Héros des Blancs
A la fin des années 50, son succès est gigantesque, ses chansons sont partout et il parvient, avec des thèmes simples et universels exaltant les préoccupations des adolescents - la fête, le flirt, les voitures, l’école - à devenir le héros d’une jeunesse blanche fascinée par le rock.
Sa carrière est ensuite freinée par une condamnation en 1961 et un séjour de deux ans en prison pour une affaire de moeurs. A sa sortie, il traverse une période difficile, tandis que ses standards commencent à être repris par des groupes européens comme les Beatles ou les Rolling Stones. En février 1972, lors d’une émission de télévision, John Lennon (1940-1980), avait été affirmatif : « si vous chercher un autre nom à donner au rock’n’roll, vous devez l’appeler Chuck Berry »
.
Chuck Berry ne renoue avec le succès qu’au début des années 70, avec My Ding A Ling (1972), qui le replace au sommet des hits parades. Il multiplie alors les tournées, monnayant très cher ses apparitions.
Album posthume
Défrayant à nouveau occasionnellement la chronique par ses démêlés avec la justice, le chanteur se retire ensuite peu à peu, continuant cependant à donner des concerts, de plus en plus espacés.
Le jour de son 90e anniversaire il avait créé la surprise en annonçant la sortie d’un nouvel album, son premier depuis près de 40 ans.
Sobrement intitulé Chuck, l’album a été enregistré dans des studios près de Saint-Louis et devait sortir dans le courant de cette année.
sensitive
Bonsoir
Le musicien Chuck Berry, légende du rock’n’roll, meurt à l’âge de 90 ans
Cette grande figure du rock’n’roll est décédée samedi, a annoncé la police du comté de Saint-Charles, dans le Missouri.
Chuck Berry, l’une des plus grandes figures du rock’n’roll, est mort samedi 18 mars dans sa maison du Missouri, dans le comté de Saint-Charles, a annoncé la police locale. Charles Edward Anderson Berry Sr a été trouvé inanimé par les secouristes et son décès a été prononcé à 13 h 26 locales, a-t-elle précisé sur son compte Facebook.
Le chanteur guitariste, auteur de standards inoubliables comme Johnny B. Goode, Roll Over Beethoven ou Sweet Little Sixteen, était âgé de 90 ans.
Chuck Berry laisse une oeuvre immense, de Maybellene à Roll Over Beethoven et Johnny B. Goode, qui a influencé plusieurs générations de musiciens. Auteur d’un grand nombre de classiques du rock, il a composé des dizaines de tubes des années 50, 60 et 70, parmi lesquels Sweet Little Sixteen,School Days ou My Ding a Ling.
"Sweet Little Sixteen"
calison
[Citation de Huarsy]Bonjour @Calison - je te souhaite un prompt rétablissement. Je suppose que tu as pensé à l’ostéopathie.
Lucie Aubrac, héroïne de la Résistance
LE MONDE | 15.03.2007 à 10h43 • Mis à jour le 15.03.2007 à 10h45
Par Laurent Greilsamer
L'une des dernières grandes figures de la Résistance, Lucie Aubrac, est morte mercredi 14 mars dans la région parisienne à l'âge de 94 ans. Sa vie, marquée par un engagement de tous les jours, et plus précisément durant les années noires de l'Occupation, aura définitivement fait d'elle une incarnation du courage et de la capacité à se révolter. Son action en 1943 à Lyon, alors capitale de la Résistance, a été portée à l'écran en 1997 par Claude Berri dans Lucie Aubrac, jouée par Carole Bouquet. Un film qui restitue bien l'arrestation à Caluire des dirigeants de la Résistance – dont Jean Moulin et Raymond Aubrac, le mari de Lucie –, mais donne peu de renseignements sur la biographie de cette femme de tête née le 29 juin 1912 dans une famille de vignerons mâconnais modestes.
Lucie Bernard, son nom de jeune fille, n'avait pourtant pas attendu les heures sombres pour prendre conscience de la montée des fascismes en Europe. Excellente élève, passionnée d'histoire, elle devient professeur agrégée dans les années 1930. Dès cette époque, elle est spontanément, naturellement une militante. Inscrite aux Jeunesses communistes, son engagement est total.
Lorsque la guerre éclate, elle est en poste à Strasbourg. Elle vit avec un jeune ingénieur des ponts et chaussées issu de la bourgeoisie juive, Raymond Samuel. Ce dernier a fait une partie de ses études aux Etats-Unis, pays qu'il apprécie tout en restant très proche des analyses marxistes. Ils se marient le 14 décembre 1939 alors que la France s'est installée dans la drôle de guerre.
A l'heure de la défaite de juin 1940, quand Raymond Samuel se retrouve prisonnier de l'armée allemande, Lucie parvient une première fois à le libérer de la prison de Sarrebourg (Moselle), en août, profitant d'une confusion générale. Tous deux gagnent alors Lyon.
Le régime de Vichy s'est installé, la collaboration s'impose violemment et le premier statut contre les juifs est adopté. Le couple, qui dispose de deux visas, pourrait partir aux Etats-Unis. Ce serait la sagesse : ils sont fichés comme communistes et il est juif. Ils refusent ce confort, non par défi mais par patriotisme. Par esprit de résistance.
Ils seront parmi les premiers en France à constituer un réseau d'entraide solide, à rédiger des tracts et à les distribuer. A l'automne 1940, Lucie Samuel rencontre Emmanuel d'Astier de la Vigerie, fondateur du réseau clandestin Libération. Ils décident de lancer ensemble un journal. C'est durant ces rencontres que Lucie et Raymond Samuel deviennent insensiblement des clandestins. Elle est professeur et mère de famille; elle est aussi complètement impliquée dans la vie du mouvement Libération.
En 1941, tous leurs efforts sont tournés vers la rédaction et l'impression du journal, arme de propagande. En 1942, ils cherchent à élargir leur réseau et à trouver des armes, de l'argent, des caches. Le tout avec un mélange d'improvisation et d'organisation. De sang-froid et de fièvre.
Pour tout le monde, ils s'appellent Lucie et Raymond Samuel. Ils donnent le change. Leurs voisins ne se doutent de rien. Elle part chaque jour donner ses cours au lycée de jeunes filles Edgard Quinet; lui travaille assidûment. Mais en réalité, les contacts rapides, les rendez-vous clandestins se multiplient. Sous le nom de François Vallet, Raymond Samuel est arrêté le 15 mars 1943 alors qu'il va rencontrer un camarade, Maurice Kriegel Valrimont, alias Maurice Fouquet, dans un appartement de Lyon. Dans le même coup de filet, une vingtaine de personnes sont arrêtées. La police française ne parvient pas à percer la véritable identité de Raymond Samuel. Il explique qu'il se livre au marché noir (achat et revente illégaux de sucre). Le juge signe une ordonnance de libération le 10 mai 1943.
Mais ce qu'ignore Raymond Samuel à ce moment-là, c'est le rôle de sa femme. Lucie s'est rendue en personne chez le procureur pour lui tenir ce langage : "Je représente ici l'autorité du général de Gaulle, qui est le chef de Vallet. Si demain, au palais de justice, vous ne signez pas favorablement sa mise en liberté, si le 14 au matin Vallet n'est pas libre, vous ne verrez pas le soleil se coucher le 14 au soir." Une dizaine de jours plus tard, le mouvement Libération, avec un commando intégrant Lucie et Raymond, libérera plusieurs autres résistants de ce groupe : Kriegel Valrimont, Serge Ravanel et François Morin, en se faisant passer pour des agents de la Gestapo. A chaque fois, Lucie Aubrac manifeste un courage et un esprit de décision exemplaires.
"Il faut savoir être fou", disait-elle. Il lui arrivait aussi d'ajouter : "Sans les femmes, la Résistance ne pouvait rien faire." Elle en était un élément de preuve. La Résistance pouvait en tout cas prendre les couleurs d'un "grand jeu enfantin et mortel", selon la formule de d'Astier de la Vigerie.
Lors de l'arrestation de Caluire, près de Lyon, le 21 juin 1943, quand Jean Moulin, chef de la Résistance fut arrêté avec sept autres dirigeants dont Raymond Aubrac, l'aspect mortel l'emporta. Mais encore une fois, Lucie parvient, après quatre mois de patience, à faire libérer son mari au cœur de Lyon.
Le couple vit alors de cache en cache, recherché, traqué. Lucie Aubrac parvient, grâce à ses contacts, à gagner Londres le 8 février 1944 avec son petit garçon. Elle accouche d'une petite fille quelques jours plus tard. Son combat aurait pu s'arrêter là. Mais Lucie Aubrac participa à la Libération et siégera à l'Assemblée consultative. Par la suite, elle ne cessa jamais de militer, d'enseigner, de faire la pédagogie de ce que furent l'ignominie de la collaboration et la fraternité de la Résistance. De sa voix forte, avec une détermination inoxydable, elle racontait, expliquait. Devenue militante d'Amnesty international, prenant cause pour les sans papiers, elle résumait son credo d'une phrase : "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent."
Par Laurent Greilsamer[Fin de citation]≈≈≈≈≈≈
Merci ! et bon weekend
huarsy
Bonjour @Calison - je te souhaite un prompt rétablissement. Je suppose que tu as pensé à l’ostéopathie.
Lucie Aubrac, héroïne de la Résistance
LE MONDE | 15.03.2007 à 10h43 • Mis à jour le 15.03.2007 à 10h45
Par Laurent Greilsamer
L'une des dernières grandes figures de la Résistance, Lucie Aubrac, est morte mercredi 14 mars dans la région parisienne à l'âge de 94 ans. Sa vie, marquée par un engagement de tous les jours, et plus précisément durant les années noires de l'Occupation, aura définitivement fait d'elle une incarnation du courage et de la capacité à se révolter. Son action en 1943 à Lyon, alors capitale de la Résistance, a été portée à l'écran en 1997 par Claude Berri dans Lucie Aubrac, jouée par Carole Bouquet. Un film qui restitue bien l'arrestation à Caluire des dirigeants de la Résistance – dont Jean Moulin et Raymond Aubrac, le mari de Lucie –, mais donne peu de renseignements sur la biographie de cette femme de tête née le 29 juin 1912 dans une famille de vignerons mâconnais modestes.
Lucie Bernard, son nom de jeune fille, n'avait pourtant pas attendu les heures sombres pour prendre conscience de la montée des fascismes en Europe. Excellente élève, passionnée d'histoire, elle devient professeur agrégée dans les années 1930. Dès cette époque, elle est spontanément, naturellement une militante. Inscrite aux Jeunesses communistes, son engagement est total.
Lorsque la guerre éclate, elle est en poste à Strasbourg. Elle vit avec un jeune ingénieur des ponts et chaussées issu de la bourgeoisie juive, Raymond Samuel. Ce dernier a fait une partie de ses études aux Etats-Unis, pays qu'il apprécie tout en restant très proche des analyses marxistes. Ils se marient le 14 décembre 1939 alors que la France s'est installée dans la drôle de guerre.
A l'heure de la défaite de juin 1940, quand Raymond Samuel se retrouve prisonnier de l'armée allemande, Lucie parvient une première fois à le libérer de la prison de Sarrebourg (Moselle), en août, profitant d'une confusion générale. Tous deux gagnent alors Lyon.
Le régime de Vichy s'est installé, la collaboration s'impose violemment et le premier statut contre les juifs est adopté. Le couple, qui dispose de deux visas, pourrait partir aux Etats-Unis. Ce serait la sagesse : ils sont fichés comme communistes et il est juif. Ils refusent ce confort, non par défi mais par patriotisme. Par esprit de résistance.
Ils seront parmi les premiers en France à constituer un réseau d'entraide solide, à rédiger des tracts et à les distribuer. A l'automne 1940, Lucie Samuel rencontre Emmanuel d'Astier de la Vigerie, fondateur du réseau clandestin Libération. Ils décident de lancer ensemble un journal. C'est durant ces rencontres que Lucie et Raymond Samuel deviennent insensiblement des clandestins. Elle est professeur et mère de famille; elle est aussi complètement impliquée dans la vie du mouvement Libération.
En 1941, tous leurs efforts sont tournés vers la rédaction et l'impression du journal, arme de propagande. En 1942, ils cherchent à élargir leur réseau et à trouver des armes, de l'argent, des caches. Le tout avec un mélange d'improvisation et d'organisation. De sang-froid et de fièvre.
Pour tout le monde, ils s'appellent Lucie et Raymond Samuel. Ils donnent le change. Leurs voisins ne se doutent de rien. Elle part chaque jour donner ses cours au lycée de jeunes filles Edgard Quinet; lui travaille assidûment. Mais en réalité, les contacts rapides, les rendez-vous clandestins se multiplient. Sous le nom de François Vallet, Raymond Samuel est arrêté le 15 mars 1943 alors qu'il va rencontrer un camarade, Maurice Kriegel Valrimont, alias Maurice Fouquet, dans un appartement de Lyon. Dans le même coup de filet, une vingtaine de personnes sont arrêtées. La police française ne parvient pas à percer la véritable identité de Raymond Samuel. Il explique qu'il se livre au marché noir (achat et revente illégaux de sucre). Le juge signe une ordonnance de libération le 10 mai 1943.
Mais ce qu'ignore Raymond Samuel à ce moment-là, c'est le rôle de sa femme. Lucie s'est rendue en personne chez le procureur pour lui tenir ce langage : "Je représente ici l'autorité du général de Gaulle, qui est le chef de Vallet. Si demain, au palais de justice, vous ne signez pas favorablement sa mise en liberté, si le 14 au matin Vallet n'est pas libre, vous ne verrez pas le soleil se coucher le 14 au soir." Une dizaine de jours plus tard, le mouvement Libération, avec un commando intégrant Lucie et Raymond, libérera plusieurs autres résistants de ce groupe : Kriegel Valrimont, Serge Ravanel et François Morin, en se faisant passer pour des agents de la Gestapo. A chaque fois, Lucie Aubrac manifeste un courage et un esprit de décision exemplaires.
"Il faut savoir être fou", disait-elle. Il lui arrivait aussi d'ajouter : "Sans les femmes, la Résistance ne pouvait rien faire." Elle en était un élément de preuve. La Résistance pouvait en tout cas prendre les couleurs d'un "grand jeu enfantin et mortel", selon la formule de d'Astier de la Vigerie.
Lors de l'arrestation de Caluire, près de Lyon, le 21 juin 1943, quand Jean Moulin, chef de la Résistance fut arrêté avec sept autres dirigeants dont Raymond Aubrac, l'aspect mortel l'emporta. Mais encore une fois, Lucie parvient, après quatre mois de patience, à faire libérer son mari au cœur de Lyon.
Le couple vit alors de cache en cache, recherché, traqué. Lucie Aubrac parvient, grâce à ses contacts, à gagner Londres le 8 février 1944 avec son petit garçon. Elle accouche d'une petite fille quelques jours plus tard. Son combat aurait pu s'arrêter là. Mais Lucie Aubrac participa à la Libération et siégera à l'Assemblée consultative. Par la suite, elle ne cessa jamais de militer, d'enseigner, de faire la pédagogie de ce que furent l'ignominie de la collaboration et la fraternité de la Résistance. De sa voix forte, avec une détermination inoxydable, elle racontait, expliquait. Devenue militante d'Amnesty international, prenant cause pour les sans papiers, elle résumait son credo d'une phrase : "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent."
Par Laurent Greilsamer